Faut il, que nous ayons la vérité sur les tractations de la libération des personnels soignants en libye, comme le souhaite le parti Socialiste ?
Lors de la lecture de cet article, je suis, pour savoir la vérité car cela engendre trop d'incertitude en raison du personnage et de ces antécédents.
http://rue89.com/2007/08/15/le-colonel-kadhafi-voulait-la-bombe-atomique
Le colonel Kadhafi voulait la bombe atomique
Par David Servenay (Rue89) 00H31 15/08/2007
L'ancien n° 2 de Framatome (aujourd'hui Areva) révèle à Rue89 comment le "Guide" a manoeuvré dès les années 70.
C'est une certitude pour les nucléocrates: Kadhafi a toujours voulu la bombe atomique. Yves Girard s'en souvient très bien. Vice-président de Framatome (l'ancêtre d'Areva) entre 1974 et 1981, puis de Technicatome jusqu'en 1991, il a accompagné plusieurs minitres des gouvernements Barre à la fin des années 70 à Tripoli. Juste après l'Iran, la Libye du colonel Kadhafi cherchait alors à développer un véritable arsenal, en lorgnant sur un réacteur du même type que celui fourni à Israël. Par la France. La centrale nucléaire de Dimona (photo) fut opérationnelle dès 1963.
Or, les quelques éléments rendus publics par l'Elysée depuis la signature d'un "mémorandum d'entente", le 25 juillet dernier, sur la construction d'un réacteur laissent penser que le "Guide" n'a pas changé d'avis sur cette question stratégique. D'après Yves Girard, un réacteur de "dessalement d'eau de mer" permet d'obtenir assez facilement une matière fissile de qualité militaire. Surtout lorsque ce même pays a utilisé les filières "clandestines" du réseau du docteur Abdul Qadeer Khan, le physicien pakistanais.
Dernier conseil de ce nucléocrate au président Sarkozy: faire durer les discussions et ne jamais aboutir...
Dans les années 70, comment êtes-vous arrivé à la conclusion que le colonel Kadhafi cherchait à acquérir la bombe atomique?
Il s'en cachait à peine. Il ne s'en cachait même pas du tout. Quand je dis que Kadhafi ne se cachait pas, je veux parler de ses sbires et de son état-major. Quand on a commencé à discuter, il voulait faire du nucléaire. Ce n'était pas très difficile de faire avouer aux responsables libyens que ce qu'ils cherchaient, c'était une copie de Dimona. Et s'ils cherchaient une copie de Dimona, c'est qu'ils supposaient que Dimona avait donné la bombe à Israël. Il n'y a pas eu un compte rendu où est mentionné ce désir, c'était le fruit de conversations. Mais, effectivement, cela correspond au réacteur de Dimona: on pourrait faire de l'eau dessalée avec le réacteur de Dimona.
Quels risques présente une telle livraison?
Si vous faites un réacteur genre Dimona, un réacteur à basse température, pour faire du dessalement d'eau de mer, c'est un réacteur qui pourra être alimenté en uranium naturel, facile à trouver. Et de cet uranium naturel, on tirera du plutonium de qualité explosive, il n'y a aucun problème.
D'après le journal Le Parisien du lundi 13 août, Tripoli chercherait à s'équiper de l'EPR?
C'est complètement délirant. Cela ne correspond pas du tout à la production de la Libye. Complètement délirant. Mais vous savez, c'est comme cela que ça se passe: on ne veut pas vexer les gens en leur disant "non", alors on leur dit "oui", mais en fait rien ne se passe.
Lorsque la France a refusé la livraison d'un réacteur du type Dimona à la Libye, comment Kadhafi a-t-il réagi?
Les Libyens ont suggéré, aussi bien aux Egyptiens qu'aux Tunisiens, de commander la même chose que le réacteur de Dimona, pensant que cela aurait plus de chance d'être accepté. Comme Kadhafi savait qu'il n'était pas en odeur de sainteté, il pensait qu'on ferait plus confiance aux Tunisiens. En fait, cela n'a pas été le cas, parce que la Tunisie n'a absolument pas besoin de ça.
Si on vous demandait aujourd'hui de conseiller le président Sarkozy, que lui diriez-vous?
Cause toujours... On peut très bien faire traîner, l'art de faire traîner un accord pendant plusieurs années... Je lui conseillerais de ne pas aboutir. Cela me paraît aberrant, aujourd'hui, de livrer de l'équipement nucléaire, même modeste, à un pays comme la Libye. Une fois que vous êtes embrayés là-dedans, vous ne savez jamais comment cela se termine. Je ne sais pas sous quelle forme il l'a promis, mais j'espère que c'est une promesse qui ne sera jamais tenue.
Télé : recherche d’audimat ou de qualité ?
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=27737
Pendant sa campagne présidentielle, Sarkozy avait "admis le manque de moyens" de France Télévisions et envisagé des ressources supplémentaires ainsi qu’une meilleure qualité des programmes. Aujourd’hui, il semble que le gouvernement veuille enterrer cette idée.
Patrick de Carolis, PDG du groupe France-Télévisions, relance l’affaire en faisant remarquer que la redevance en Grande-Bretagne est de 200 euros contre 116 euros en France. Le directeur des programmes de France 2 (Eric Stemmelen) avait déclaré en juillet qu’une coupure publicitaire supplémentaire dans un programme de divertissement rapporterait environ 20 millions d’euros, somme qu’il s’engageait à investir dans des fictions de prestige et des documentaires. Aujourd’hui, la promesse faite pendant la campagne n’apparaît plus comme une bonne idée aux yeux du gouvernement. La ministre de la Culture, Christine Albanel, s’y oppose et l’a fait savoir à François Fillon. La raison ? Une coupure publicitaire détournerait vers le service public les juteuses recettes des chaînes privées. Il faut savoir renvoyer l’ascenseur aux copains (TF1) ! Les autres raisons se devinent aisément : on ne veut pas alourdir les charges du contribuable surtout au moment de la préparation de la mise en place du bouclier fiscal, des franchises, du gel du SMIC et des revenus des fonctionnaires, des revenus des personnes handicapées, de la limitation du droit de grève... En rajouter serait fâcher le peuple attaché à sa chère télé. Mais la raison principale, c’est que la culture, dans la ligne sakorzyste, on s’en fout totalement ! Le "Je ne suis pas un intellectuel" l’avait bien fait comprendre.
Pourtant, la qualité des programmes de la BBC nous montre qu’avec un budget conséquent, il est possible de produire des oeuvres intéressantes, que nous rachetons d’ailleurs pour diffusion sur les chaînes publiques françaises. On voit de plus en plus de documentaires britanniques sur nos petits écrans. Il semble que la promesse de choix de qualité et de développement de la culture à la télévision française soit sacrifiée sur l’autel de l’audimat et en considération d’intérêts financiers privés. On voit ici ressurgir la collusion entre le pouvoir et les médias qui fut dénoncée par François Bayrou.
Cela ne dérangera pas la majorité des téléspectateurs pour qui TF1 est la chaîne la plus regardée et qui comble leur appétit de divertissement et de voyeurisme. Et peu importe si cette chaîne abuse de procédés peu respectables pour faire de l’audience. Ainsi, d’anciens dirigeants de TF1 (Le Lay, Mougeotte, Charles Villeneuve du Droit de savoir, Jacques Aragonès, le rédacteur en chef de cette émission), un journaliste (Olivier Baudry) viennent d’être déférés devant le tribunal correctionnel d’Alès pour "violation et recel du secret de l’instruction". A cause d’un reportage sur les gendarmes de la section de recherches de Nîmes pendant leur traque des meurtriers d’une aide-soignante (meurtre d’une jeune Ardéchoise dans le Gard, en avril 2004.).
Selon le journal Le Monde, "Après sa diffusion sur TF1, le 7 septembre 2004, le reportage avait montré que le journaliste avait filmé les gardes à vue et interrogé les meurtriers présumés. L’émission avait provoqué un tollé des avocats. En mai 2004, quelques semaines après sa mise en examen pour meurtre, un des suspects avait déposé plainte avec constitution de partie civile pour violation du secret de l’instruction". On ne sera guère surpris de voir, le procès venu, la défense de la chaîne invoquer la liberté de la presse et regagner très facilement la confiance de ses adorateurs.
Le déni culturel du gouvernement, qui fait coprs avec TF1, ne consacre pas le droit de la presse, mais plutôt la liberté de la paresse intellectuelle à laquelle cède la grille des programmes de cette chaîne. Sans indépendance du pouvoir par rapport aux puissances financières et aux médias, la culture continuera de se déprécier sur le petit écran, la course à l’audience engagée par les chaînes publiques se renforcera. Et la médiocrité se généralisera.
La promesse de la campagne n’était-elle qu’un leurre pour faire oublier la crise de colère de Sarkozy dans les studios de France 3 ? (Ce jour-là, il menaça de renvoyer toute l’équipe de direction de la chaîne). La politique de l’audiovisuel sera-t-elle figée pour préserver les bonnes relations avec TF1 qui saura bien s’en souvenir au moment des prochaines élections : 2008 et 2012 ?
En attendant, la chaîne TF1 contine d’arborer sans complexe son logo aux couleurs nationales : bleu-blanc-rouge ! Représente-t-elle toute la France et sa culture ?
Nicolas Sarkozy serait « mécontentement » de la Bulgarie, et l’aurait fait savoir !
(tribune libre agora vox du 30/07/07)
La Libye n’est pas heureuse du geste du président de la Bulgarie de gracier, après huit ans d’internement, les cinq infirmières et le médecin. Cela, nous le savions : « Les détenus devaient être remis dès leur arrivée à un établissement pénitencier et non pas libérés de manière illégale », a déclaré le chef de la diplomatie libyenne, Abdelrahman Chalgham, lors d’une conférence de presse à Tripoli. La libération des six praticiens constitue aux yeux de la Libye une « violation » de l’accord d’extradition liant cette dernière à la Bulgarie qui, selon elle, ne prévoit pas une telle mesure. Pour Sofia, qui rejette ces protestations, il n’existe « aucun obstacle » juridique à la clémence du président.
Idriss Lagha, porte-parole des familles des enfants contaminés, également présent à la conférence de presse, invite le gouvernement libyen à saisir Interpol pour que les six praticiens soient de nouveau arrêtés et à rompre ses relations diplomatiques avec la Bulgarie en raison de ce qu’il qualifie de « mépris du président bulgare à l’égard du droit international et du sang des enfants ».
Cette libération ne cesse de créer des remous. Nicolas Sarkozy, confronté aux questions de la presse, avait affirmé que « ni l’Europe ni la France » n’avaient « versé la moindre contribution financière à la Libye » en échange de la libération des Bulgares. Ses amis libyens le soutiennent à souhait : « le Premier ministre de la Libye répond que les compensations ont été payées par des pays européens, dont la Bulgarie, la Slovaquie et la République tchèque, ainsi que par le Qatar dont la « médiation » avait été saluée par la Libye, la France et la Commission européenne. Paris a promis d’équiper l’hôpital de Benghazi et de fournir du personnel qualifié pendant cinq ans. La France formera une cinquantaine de médecins libyens ». Bref, pour la Libye, c’est bien l’Union européenne et la France qui ont couvert les sommes versées aux familles par le Fonds Benghazi.
Le Monde précise que : « le Fonds international Benghazi a accordé un million de dollars aux familles de chacun des enfants contaminés dans le cadre d’un accord aux termes duquel elles ont accepté que la peine de mort à laquelle cinq infirmières et un médecin bulgares avaient été condamnés soit commuée en détention à perpétuité. L’argent a été dégagé grâce à un prêt libyen de 460 millions de dollars, remboursable lorsque les fonds des donateurs seront disponibles. Le fonds financera aussi le traitement médical des enfants et des améliorations du système de santé libyen ».
Alexandre Buccianti, de Radio-France International, rappelle que : « cette conférence de presse, destinée à dénoncer la Bulgarie, est aussi une manière, pour la Libye, de répondre au Front national du salut libyen qui, de son exil, accuse le régime de Tripoli d’avoir manipulé et menti aux familles des victimes en prétendant avoir reçu des dédommagements ». Voilà pourquoi le Premier ministre insiste tellement sur le fait que « Tripoli n’avait pas déboursé un dinar dans le dédommagement des familles des enfants victimes du virus du sida ».
La question nucléaire a également refait surface et provoqué beaucoup de remous.
La Libye est-elle un partenaire réconcilié, comme le laisse entendre le président de la France ?
Là où se corse davantage cette saga de la libération des praticiens bulgares, c’est lorsque le Premier ministre libyen affirme, le plus sérieusement du monde, que : « le président français Nicolas Sarkozy, qui s’est beaucoup impliqué avec son épouse Cécilia dans le dénouement de cette affaire, a lui aussi exprimé son "mécontentement" face à la méthode avec laquelle ont été libérés les six praticiens ».
Il faudra bien que le président de la France confirme ou infirme cette révélation très embarrassante de la Libye. Si cela est avéré, toute la démarche entreprise par la France pour libérer les soignants bulgares et tous les élans de sincérité qu’a bien voulu laissé entendre le président Sarkozy, ne seraient que pure manœuvre tactique pour ouvrir un territoire de négociations commerciales et devancer ainsi les autres pays d’Europe, avides du pétrole de la Libye. Où iront les intérêts de la France dans ce litige ? Vers la Bulgarie ou vers la Libye ?
Cette révélation supposerait également que madame Cecilia Sarkozy s’est prêtée à des opérations diplomatiques qui n’avaient d’humanitaires que ce que voulait bien en dire le président de la République. Interrogé sur le rôle concret joué par son épouse Cécilia et l’éventuelle mise en œuvre d’une nouvelle forme de diplomatie, le président avait répondu que, peu importait les personnes impliquées, « ces infirmières, elles étaient Françaises (...) il fallait les faire sortir, on les a fait sortir ».
De Sofia, Arnaud De La Grange, du Figaro, précisait que : « Au début de l’affaire, les autorités bulgares ont été critiquées pour leur mollesse et leur inefficacité. Il y a deux jours encore, la fille de l’infirmière Valia Tcherveniachka demandait que les dirigeants bulgares répondent devant la justice de leur « inaction ». En comparaison, l’activisme de la France faisait en Bulgarie l’unanimité. « On avait été aussi étonnés qu’heureux d’apprendre que Nicolas Sarkozy avait parlé des infirmières dès le soir de son élection, confie une commerçante, Jana Kotcheva. On est bluffés de voir aujourd’hui que ce n’était pas seulement des mots. » Nicolas et Cécilia Sarkozy, ainsi que Benita Ferrero-Waldner ont été faits citoyens d’honneur de Sofia ».
La question est donc d’actualité :
- le président Sarkozy partage-t-il l’avis du président Gueorgui Parvanov qui déclarait, selon Le Figaro : « Les tribunaux libyens n’ont pas tenu compte des preuves indiscutables, scientifiques et juridiques, de l’innocence des praticiens » ?
- le président Sarkozy a-t-il notifié à Sofia son « mécontentement » pour la décision du président bulgare Gueorgui Parvanov de gracier, dès leur arrivée en sol bulgare, les praticiens détenus en Libye ?
- le président Sarkozy considère-t-il que les praticiens bulgares doivent encore faire l’objet, après tant d’années de souffrance, d’un mandat d’arrêt international déposé auprès d’Interpol ?
Comme l’indiquait Arnaud De La Grange, du Figaro : « C’est dommage que nous n’ayons pas entendu Cécilia Sarkozy, mais on nous a expliqué que le protocole autorisait seul le secrétaire général de l’Élysée à parler », commentait un journaliste bulgare. Le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, qui a fait les deux voyages de Tripoli avec Cécilia Sarkozy, a résumé l’aventure libyenne par un « mission accomplie ».
Mission qui suscite encore certaines interrogations. Beaucoup de déclarations ont été faites à Tripoli, engageant directement la responsabilité de la France. Mais qui parlera au nom de la France pour rétablir les faits ?
L’ère du sarkozysme absolu :
(tribune libre agora vox du 23/07/07)
Depuis bientôt trois mois, nous sommes entrés dans l’ère du sarkozysme absolu. Tous les médias, tous les pouvoirs, tout converge vers notre nouveau président, et aucun obstacle ne peut se mettre en travers de sa route. On assiste parallèlement à une belle opération de désinformation continue. "Sarkozy aussi populaire que Charles de Gaulle", "Les Français plébiscitent l’ouverture", "Sarkozy sauve l’Europe", "Sarkozy soutient la candidature de DSK à la tête du FMI", "Sarkozy aide à la libération des infirmières bulgares en Libye"...
Dans le flux continu de ces informations débitées à longueur de journée par des médias complaisants, quelques faits sont réels, d’autres sont tout simplement d’éhontés mensonges.
La popularité comparée de Sarkozy, tout d’abord.
On tente de nous faire croire que notre nouveau président est le plus populaire depuis Charles de Gaulle, vénérable père de notre République. Tout la presse, sans exception, s’est faite l’écho d’une étude de l’IFOP, réalisée pour le Journal du dimanche le 26 mai dernier, donnant Sarkozy comme étant à deux points seulement derrière le Général, "le seul à avoir eu une cote de popularité meilleure lors de son arrivée à l’Elysée, avec 67 % en 1958." Surprise et consternation. D’où proviennent ces chiffres ? Non pas ceux du sondage, dont nous ne pouvons remettre en cause la réalité. Mais ceux du général de Gaulle ?
Après de nombreuses recherches effectuées sur le web, "impossible" de retrouver les chiffres précis de cette étude de popularité concernant le général de Gaulle en 1965. Seuls chiffres certains, les cotes de popularité du général avant le scrutin présidentiel. Petit retour historique. Le général avait instauré le principe d’une élection présidentielle au suffrage universel et 1965 devait être l’année de son sacre. Les sondages le donnaient à 66 % d’intentions de vote au premier tour, laissant même espérer une élection au premier tour. A la surprise générale, François Mitterrand était venu perturber le jeu "monopolistique" du parti gaulliste. Le candidat socialiste (rappelons qu’il était alors bien isolé sur la scène politique, faisant figure de "has been" dont la réputation était entâchée par l’affaire de l’Observatoire) avait obtenu 31,7 % des suffrages, contre 44,6 % au général. Un certain Lecanuet, candidat du centre, obtenait également un joli 15,6 %. De Gaulle avait été élu, bien sûr, mais loin de remporter le plébiscite attendu. Trois ans plus tard, un certain mois de mai provoquait la première grande crise de société de l’après-guerre et sa fuite à Baden-Baden.
Deuxième certitude, le seul institut de sondages fournissant un baromètre continu sur la popularité des chefs de l’état est la TNS-Sofres, depuis octobre 1978. Pas de chiffres, donc, concernant De Gaulle et Giscard à l’issue de leur élection, mais bien pour Mitterrand et Chirac. Constat : Mitterrand obtenait une cote de popularité de 74 % en 1981, 63 % en 1988, Chirac 64 % en 1988, et seulement 50 % en 1995. Conclusion : avec 63 % (chiffres TNS-SOFRES), Nicolas Sarkozy est 11 % derrière le meilleur score de Mitterrand et fait jeu égal avec Chirac en 1988. Pas de quoi crier au succès "phénoménal".
Même chose pour Fillon. Le même sondage annonçait que François Fillon obtenait 62 %, soit le meilleur score depuis Alain Juppé en 1995. Là encore, il s’agit d’une désinformation flagrante. En se reportant aux sondages continus de TNS-Sofres, on constate que les champions des sondages, depuis 1981, sont :
- Pierre Mauroy et Edouard Balladur : 73 %
- Lionel Jospin : 71 %
- Michel Rocard : 66 %
- Alain Juppé : 65 %
- Jean-Pierre Raffarin : 64 %
Avec 63 % de cote de confiance, François Fillon est donc loin de battre des records de popularité.
D’où viennent donc ces chiffres fournis par l’IFOP et pourquoi les médias n’ont-ils pas souligné ces incohérences que de simples internautes un peu curieux pouvaient constater en quelques clics ?
Faut-il y voir, comme certains le suggèrent, la main discrète de Laurence Parisot, présidente du Medef et toujours présidente du Conseil d’administration de cet institut de sondage "marqué à droite" ? Ou bien, est-ce seulement la paresse intellectuelle d’une classe médiatique entièrement dévolue au nouveau pouvoir politique ?
Comment ne pas remarquer, la semaine dernière, la remise de distinctions honorifiques à Christine Ockrent (officier de la Légion d’honneur), ainsi qu’à la journaliste de FR3, Elise Lucet, à Nonce Paolini, nouveau PDG de TF1, à Philippe Baudillon, journaliste de TF1, à Francis Morel, directeur général du Figaro et président du Syndicat de la presse quotidienne nationale et à Nicolas Baverez, économiste nettement marqué à droite et pourfendeur du "déclin français", tous nommés "chevaliers" du même ordre.
Pendant ce temps, les textes de loi sont votés par des assemblées à peu près vides. Lorsque François Bayrou voulait assainir la vie politique en exigeant que les élus fassent acte de présence à l’hémicycle pour mériter leur rémunération, Nicolas Sarkozy préfère modifier la Constitution pour avoir l’insigne plaisir de venir défendre lui-même sa politique devant les députés.
La machine médiatique ne s’arrêtera pas à ces broutilles. L’IFOP continue de diffuser des sondages tronqués ou absurdes (70 % des Français approuvent la loi sur le service minimum, alors que personne n’en connaît encore le contenu !). Le jeune conseiller de Nicolas Sarkozy, Laurent Solly, 37 ans, va devenir le bras droit de Paolini à TF1. Les journaux de Bolloré (Matin Plus et Direct Soir, tressent des couronnes de laurier à peine déguisées en articles de presse, au gouvernement et au nouveau président à longueur de pages. La presse libérale applaudit des deux mains, bien sûr.
Non, ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui a négocié le mini-traité européen, même s’il a joué un rôle positif dans ces négociations. Il est encore très loin d’avoir "sauvé l’Europe" et sème le doute parmi nos alliés à cause de sa politique économique.
Non, Nicolas Sarkozy ne convainc pas avec sa politique d’ouverture. Preuve en est le piètre résultat obtenu par les députés de la majorité sortante aux législatives (50 sièges perdus sur 363), ainsi que les inquiétudes concernant le remboursement des frais de santé ou d’autres sujets sociaux encore en suspens.
Non, Nicolas Sarkozy n’est pas à l’initiative de l’appel à DSK pour la présidence du FMI, qui est le fait de Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois.
Non, Nicolas Sarkozy n’est pas le négociateur, ni sa femme Cecilia, qui va permettre aux infirmières bulgares d’être libérées (peut-être). Ce long travail a été mené par Amnesty International, Avocats sans frontière, Benita Ferrero-Valdner, commissaire européen aux relations extérieures, M. Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères, 114 lauréats du Prix Nobel et bien d’autres encore, avant que, soudain, le 26 avril dernier, le candidat Sarkozy ne se souvienne de ce dossier et ne tente de se l’approprier.
Pendant ce temps, le Parti socialiste se déchire et le leader le mieux placé pour mener la prochaine bataille (Dominique Stauss-Kahn, selon les sondages), céderait aux sirènes internationales plutôt que de mener le combat de reconstruction de la gauche. Le désespoir règne à gauche. Le peuple se tait et la comédie continue, jusqu’aux prochains réveils difficiles de ce pays si versatile.
E-mail diffamatoire à la mairie de Grenoble : un suspect identifié
Un responsable de l’UMP Isère, soupçonné d’avoir diffusé un e-mail diffamatoire sur le député-maire PS de Grenoble Michel Destot, a été interpellé et a reconnu les faits.
Michel Destot avait porté plainte contre X après la diffusion en juin, pendant la campagne législative, de ce tract le concernant ainsi que son adjointe Geneviève Fioraso, alors candidate (PS) aux législatives, qui a été élue, battant Alain Carignon (UMP).
"Le procureur m’a informé que la personne ayant envoyé le mail signé "Monsieur X" a été identifiée, placée en garde à vue et a reconnu les faits", a déclaré Michel Destot à l’ouverture du conseil municipal, hier. En précisant qu’il "s’agit d’un jeune responsable départemental de l’UMP Isère".
Le maire de Grenoble a aussitôt annoncé qu’il déposait une plainte pour piratage et constitution illégale de fichier, ainsi qu’une autre plainte contre l’auteur du mail pour diffamation.
Ce courrier électronique, intitulé "Quand la gauche grenobloise (Destot, Fioraso...) dérape dans les magouilles...", évoquait de prétendus emplois fictifs dans les transports en commun, ainsi qu’un "scandale politico-financier" lié au contrat des eaux de la ville.
Au cours d’une conférence de presse en juin dernier, Michel Destot avait alors assuré que l’on retrouvait "exactement les éléments" de cet envoi diffamatoire dans de précédents tracts de l’UMP. (Avec AFP)
Article paru sur Lyon Mag.net le 10/07/07
APRES LE TEMPS DES AMOURS VIENT IL LE TEMPS
DES REGRETS?
Le chef de file des députés du Nouveau centre lance un avertissement au président du groupe UMP, qui a refusé un amendement excluant la CSG et la CRDS du bouclier fiscal.

François Sauvadet et Jean-François Copé
Le président du groupe Nouveau centre à l'Assemblée nationale, François Sauvadet, a lancé un avertissement à son homologue de l'UMP, vendredi 6 juillet. La "majorité n'est pas un pensionnat" et n'a "pas besoin d'un surveillant général", a-t-il lancé à l'adresse de Jean-François Copé, le président du groupe UMP, après qu'il a refusé un amendement sur le bouclier fiscal.
Cette déclaration constitue le premier incident public entre les dirigeants de la majorité présidentielle.
"Feuille de route"
Jean-François Copé avait affirmé un peu plus tôt, vendredi, que l'amendement voté jeudi en commission des Finances excluant la CSG (Contribution sociale généralisée) et la CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) du bouclier fiscal ne serait "pas adopté" lors de l'examen en séance du "paquet fiscal".
Jean-François Copé a affirmé qu'il était "hors de question que le groupe UMP adopte cet amendement" voté la veille en commission des Finances contre l'avis du rapporteur général, Gilles Carrez (UMP).
"Je veillerai scrupuleusement à ce que la feuille de route du président de la République soit intégralement adoptée, je suis tout à fait ouvert aux amendements qui améliorent le texte mais tout à fait défavorable à ceux qui le dénaturent", a affirmé l'ancien ministre du Budget, se disant prêt à "taper du poing sur la table".
"Respecter le travail des parlementaires"
A l'adresse des parlementaires du Nouveau Centre, Jean-François Copé a mis en garde: "le Nouveau Centre ne peut pas être un pied dedans, un pied dehors, nous avons été élus sur une feuille de route".
François Sauvadet lui répond que "le dialogue et l'ouverture voulus par le président de la République et que (le NC) partage pleinement doit s'exercer à l'Assemblée nationale". "Car si le débat n'a pas lieu là, il risque d'avoir lieu ailleurs". François Sauvadet observe que l'amendement de Charles de Courson (Nouveau Centre) lui semblait "juste" et avait été "adopté à la majorité de la commission avec l'appui de plusieurs parlementaires UMP".
"On ne peut pas vouloir la revalorisation du rôle du Parlement sans respecter le travail des parlementaires et leur rôle de propositions", a-t-il fait valoir.
"Supprimer l'ISF pour les riches".Jeudi, la commission des Finances a voté un amendement excluant CSG et CRDS du bouclier fiscal, en estimant qu'en incluant ces deux contributions le bouclier n'était pas ramené à 50% mais à 39%, ce qui revenait à "supprimer l'ISF pour les riches".L'examen en séance publique du projet de loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (TEPA), dit "paquet fiscal" commence mardi à l'Assemblée.Sur les parachutes dorés, c'est un amendement de Michel Bouvard (UMP) qui a été adopté.
L'amendement prévoit que seules "les indemnités de départ et de licenciement" pour une personne inférieures à un million d'euros sont exclues de l'assiette de l'impôt sur les sociétés (IS).
Même si le texte "renforce le contrôle" sur les parachutes dorées, "ces primes ou indemnités constituent aujourd'hui et constitueront encore demain des charges déductibles (...) et réduisent donc d'autant l'impôt sur les sociétés payé par les entreprises concernées" ce qui "revient à faire prendre en charge par la Nation une partie du coût de ces rémunérations", estime Michel Bouvard dans l'exposé des motifs de son amendement.
Le bénéfice du dispositif d'exonération d'ISF étenduLa commission a également étendu le bénéfice du dispositif d'exonération d'ISF pour les investissements dans les PME aux investissements dans les établissements de recherche privée, comme par exemple l'institut Pasteur, ou encore dans les ateliers ou les chantiers d'insertion.
Concernant le Revenu de solidarité active (RSA) dont le texte lance l'expérimentation, la commission a demandé que "toute généralisation du dispositif" soit précédée d'un "rapport d'évaluation" présenté au Parlement. (avec AFP)
Les centristes ralliés à Sarkozy se peaufinent
une image d’héritiers de l’UDF.
Par LAURE EQUYQUOTIDIEN : mardi 3 juillet 2007Ils sont «heureux, dynamiques, toniques et prêts à affronter le défi», aux dires d’André Santini. Emmenés par Hervé Morin, les députés du Nouveau Centre ont décliné hier leur feuille de route pour les six premiers mois de la législature et annoncé leur organigramme, dans l’attente d’un congrès constitutif. La toute jeune formation, inaugurée il y a un mois, n’en finit donc pas d’officialiser sa création. Et pour cause : l’étiquette de «transfuges» de l’ancienne UDF, ralliés à Nicolas Sarkozy dans l’entre-deux tours, est difficile à décoller.En se présentant comme un vrai parti, avec le projet d’une organisation structurée et d’un ancrage territorial, ses représentants entendent revendiquer la paternité des valeurs centristes. Hervé Morin, président provisoire, veut ainsi redonner sa place, «sous un autre nom», à une UDF «vidée de sa substance ces dix dernières années». François Sauvadet, président du groupe à l’Assemblée, se défend d’appartenir à «un parti issu de nulle part», mais se voit en «héritier» de la famille UDF. Sur le mode «nous sommes les purs, ils sont les traîtres», André Santini renchérit : «Ce n’est pas nous qui avons abandonné l’UDF, mais François Bayrou et son équipe.» Et le secrétaire d’Etat à la Fonction publique de voler au secours des «électeurs UDF orphelins», décontenancés par le positionnement d’un leader solitaire. Il en veut pour preuve les bons résultats obtenus par leurs députés sortants.Les élus Nouveau Centre ont surtout cherché à assurer de leur «liberté» au sein de la majorité. Ou, comme le dit Jean-Christophe Lagarde, que le Nouveau Centre n’est pas «une UMP light». Les députés affirment n’avoir signé aucun engagement écrit, même s’ils ont dû donner oralement des gages sur le vote des principaux textes, la confiance et le budget. Morin et ses amis ne désespèrent, par ailleurs, pas que certaines de leurs idées forces soient inscrites au programme de la législature ((législation spéciale pour les PME, interdiction du déficit pour le budget de l’Etat, réforme des institutions).Pour s’appuyer sur une base qui lui fait aujourd’hui défaut, le Nouveau Centre affiche aussi l’ambition de rencontrer les élus locaux qui ne se reconnaîtraient pas dans le Modem, de créer des fédérations pour lancer une campagne d’adhésion. Hervé Morin revendique près de 5000 demandes de pré-inscriptions. Mais le doute demeure sur le financement du Nouveau Centre, les fonds publics étant accordés aux partis ayant recueilli aux législatives 1 % des voix dans 50 circonscriptions. Hervé Morin s’est dit confiant et doit remettre dans la semaine une liste d’une soixantaine de candidats pouvant être assimilés au Nouveau Centre. En attendant le congrès prévu pour la fin de l’année, derrière Hervé Morin, un comité exécutif a pris provisoirement les rênes : avec Santini comme président délégué, le député-maire de Blois, Nicolas Perruchot, nommé porte-parole et une ribambelle de vice-présidents, dont la secrétaire d’Etat à la Solidarité, Valérie Letard. ce qui change au 1er juillet
Voici la liste des cotisations, des prestations sociales et des tarifs dont les montants changent à partir du 1er juillet.
SMIC / FONCTION PUBLIQUE:. Le Smic augmente de 2,1%. Le tarif horaire brut passe de 8,27 à 8,44 euros, le brut mensuel (pour 35 heures hebdomadaires) à 1.279 euros et le net mensuel à légèrement plus de 1.000 euros.. Les entreprises de moins de 20 salariés bénéficient au niveau du Smic d'un allègement correspondant à la totalité des cotisations de sécurité sociale, hors accident du travail/maladie professionnelle.. Dans la Fonction publique, le traitement minimum mensuel est porté à 1.283,2 euros mensuels.
ASSURANCE CHOMAGE:. Les allocations chômage sont revalorisées de 1,95%. Cela s'applique sur les allocations de juillet, payables début août.
HANDICAP:. Le complément de ressources des bénéficiaires de l'Allocation aux adultes handicapés (AAH) ne sera pas valorisé, comme c'était le cas depuis deux ans, au même taux que le Smic. Depuis 2005, ce complément est pourtant censé garantir 80% du Smic aux personnes handicapées qui ne peuvent pas travailler.. Le montant maximum de l'AAH reste fixé, jusqu'au 31 décembre, à 621,27 euros par mois pour une personne handicapée.
MINIMA SOCIAUX:. Les minima sociaux, revalorisés au 1er janvier, ne bougent pas au 1er juillet. Le montant du Revenu minimum d'insertion (RMI) reste, pour une personne seule sans enfant, à 440,86 euros net, à 661,29 euros pour une personne seule avec un enfant ou pour un couple sans enfant, et à 793,55 euros pour une personne seule avec deux enfants ou pour un couple avec un enfant.
PRINCIPALES PRESTATIONS FAMILIALES:. Revalorisation de 1,7% au 1er juillet des plafonds de ressources pour l'attribution des prestations familiales.. Pour les couples avec un seul revenu d'activité, le plafond annuel de ressources revalorisé de la prime à la naissance ou à l'adoption et de l'allocation de base passe à 32.328 euros pour un enfant, 38.794 € pour deux enfants, et 46.553 euros pour trois enfants (puis 7.759 € par enfant supplémentaire).. Pour les parents isolés ou les couples avec deux revenus d'activités, ces plafonds sont portés respectivement à 42.722 €, 49.188 €, 56.947 € (puis 7.759 € par enfant supplémentaire).
ASSURANCE MALADIE:. Le tarif de la consultation des médecins généralistes augmente d'un euro, passant ainsi de 21 à 22 euros. Le tarif de la visite à domicile passe de 31 à 32 euros.. Mise en place d'une consultation de prévention gratuite mais non obligatoire pour les personnes âgées de 70 ans et plus pour le dépistage de maladies neurologiques comme Alzheimer.
ENERGIE:. Le 1er juillet marque l'ouverture complète du marché européen de l'énergie, déjà ouvert aux entreprises depuis le 1er juillet 2004. Les Français pourront choisir leur fournisseur de gaz et d'électricité en optant soit pour une offre aux tarifs réglementés, fixés par les pouvoirs publics et uniquement délivrés par EDF et Gaz de France, soit pour une offre aux "prix du marché", proposée par plusieurs fournisseurs (Poweo, Direct Energie, etc.), mais aussi par EDF et GDF.. En ce qui concerne les tarifs réglementés, le gouvernement a promis que ceux du gaz n'augmenteraient pas "dans les prochains mois". Pour l'électricité, aucune hausse n'est prévue à ce jour le 1er juillet. Le contrat d'EDF avec l'Etat pour la période 2006-2010 stipule que ces tarifs n'augmenteront pas plus vite que l'inflation.
TRANSPORTS. SNCF:- Augmentation du prix des billets sur les lignes hors TGV de 10 centimes à 2,9 euros suivant les destinations pour un plein tarif en seconde classe. A titre d'exemple, le prix du parcours Paris-Caen va augmenter de 70 centimes d'euro, passant à 29,10 euros, un trajet Paris-Clermont Ferrand de 1,2 euro, à 49,30 euros, ou encore un Bordeaux-Montpellier de 1,4 euro, à 56,70 euros.- Deux cartes commerciales sont également concernées: la carte Senior qui passe de 53 à 55 euros et la Carte Enfant+ de 68 à 69 euros.- Pour les TGV, les tarifs sont généralement réévalués une fois par an au mois de janvier. Le 23 janvier, les tarifs de seconde classe ont augmenté de 30 centimes à 1,90 euro, selon les destinations, en période normale.. Ile-de-France:- La carte orange augmente de 1,8% au 1er juillet. Le coupon mensuel deux zones passe de 52,50 à 53,50 euros. Pour la zone 3, il en coûtera 70,80 euros contre 69,50 euros jusque là. En zone 4, le tarif passe à 87,60 euros (86,10), en zone 5 il atteint 105,20 euros (103,30). Le prix maximum est celui de la zone 6 avec 118,50 euros. La zone 6 englobe désormais les anciennes zones 7 et 8 qui sont supprimées et qui Coûtaient jusqu'ici 129 et 142 euros.- Le carnet de tickets passe de 10,90 à 11,10 euros. Ce ticket est désormais blanc et non plus mauve. Baptisé t+, il permet des correspondances entre bus et tramways pendant 1h30.
POSTE - TELECOMS. La Poste a déjà augmenté le prix du timbre le 1er octobre dernier, de 53 à 54 centimes d'euros. Elle ne prévoit pas de nouvelle hausse pour l'instant.. Le prix de l'abonnement à France Télécom augmentera d'un euro le 3 juillet, passant de 15 à 16 euros par mois, mais les offres qui incluent l'abonnement n'augmentent pas, tout comme l'abonnement social.. La hausse de l'abonnement est contrebalancée par des baisses simultanées de tarifs sur les communications, comme France Télécom s'y est engagé: baisse de plus de 5% du prix par minute des appels depuis un fixe vers un fixe en métropole et de plus de 8% pour les appels depuis un fixe vers les Dom.. Les tarifs des autres opérateurs évoluent en fonction du marché. De plus en plus de Français choisissent de se désabonner de France Télécom (3 millions au total fin mars) en faveur d'un opérateur alternatif fixe ou mobile.
LOGEMENT SOCIAL. Les loyers HLM peuvent être révisés deux fois par an, en janvier et juillet. Chaque organisme HLM est libre de ses choix dans la limite d'un loyer plafond, dont le relèvement dépend de l'indice des loyers qui sert de référence à la révision annuelle (+3,23% au quatrième trimestre 2006).
France/Russie:l'indépendance de la presse mise à mal
Par Elisabeth Studer le 29 juin 2007
Décidément, la liberté de la presse est mise à mal partout dans le monde, étant de plus confrontée à la censure, voire même à un phénomène d'auto-censure. Les choses ne vont pas aller en s'améliorant en ce qui concerne la Russie, puisque le géant gazier russe Gazprom a annoncé jeudi être devenu propriétaire à 100% de la chaîne de télévision russe NTV, ex-chaîne indépendante reprise en mains en 2001 par les autorités via ce groupe public.
Pendant ce temps en France, les salariés des Echos et de la Tribune se débattent pour tenter de péserver leur liberté d'expression. Mais si Bernard Arnault est en voie de remporter la manche, le groupe Bolloré vient de sortir du bois. Nicolas Sarkozy avait lui-même récemment fait remarquer à Poutine – lequel s'étonnait de son côté direct - qu'il s'inspirait de lui. Jusqu'où ? pourrait-on se demander ...
I – Gazprom devient majoritaire dans la télvion russe NTV
Selon le rapport annuel de la compagnie, la participation de Gazprom dans NTV est passée de 69% en 2005 à 100% en 2006. La télévision russe NTV avait commencé à être reprise en main en 2001 par le Kremlin.
La prise de contrôle par le pouvoir en 2001 de NTV, qui appartenait alors à l'oligarque Vladimir Goussinski, avait marqué le début d'une offensive contre les médias dits indépendants ou d'opposition et avait suscité l'inquiétude en Occident.
En 2004, la nomination à la direction de NTV d'une ancienne collaboratrice de Vladimir Poutine avait conduit au gel des derniers programmes qui faisaient encore la relative liberté de ton de la chaîne.
II – Bolloré pourrait être intéressé par la Tribune
Vincent Bolloré, PDG du groupe éponyme, a déclaré jeudi qu'il serait intéressé par le rachat du quotidien économique La Tribune s'il était mis en vente par son actuel propriétaire, LVMH, mais a assuré n'avoir reçu pour l'heure "aucun dossier". "A l'instant d'aujourd'hui je n'ai reçu ni dossier ni émissaire", a précisé M. Bolloré, propriétaire du quotidien gratuit DirectSoir, de la chaîne de la TNT Direct8 et d'une participation majoritaire dans le quotidien gratuit MatinPlus. Vincent Bolloré aurait été "heureux d'étudier le dossier" des Echos, que LVMH veut racheter, "mais nous n'avons jamais été contactés ni par leur propriétaire ni par les banquiers".
Le groupe de luxe LVMH, dirigé par l'hommes d'affaires Bernard Arnault, est en négociations exclusives avec le groupe Pearson pour acquérir Les Echos. Si le rachat aboutissait il devrait mettre en vente La Tribune, qu'il détient depuis 1993.
Quoiqu'il en soit Bolloré sera amené "à un moment à tisser des liens avec un média économique", a ajouté son patron. Si TF1 était à vendre par Bouygues, "on regarderait" également, "mais ça n'arrivera pas", a poursuivi M. Bolloré, présent dans l'audiovisuel avec la chaîne de la TNT Direct8.
Faut il, que nous ayons la vérité sur les tractations de la libération des personnels soignants en libye, comme le souhaite le parti Socialiste ?
Lors de la lecture de cet article, je suis, pour savoir la vérité car cela engendre trop d'incertitude en raison du personnage et de ces antécédents.
http://rue89.com/2007/08/15/le-colonel-kadhafi-voulait-la-bombe-atomique
Le colonel Kadhafi voulait la bombe atomique
Par David Servenay (Rue89) 00H31 15/08/2007
L'ancien n° 2 de Framatome (aujourd'hui Areva) révèle à Rue89 comment le "Guide" a manoeuvré dès les années 70.
C'est une certitude pour les nucléocrates: Kadhafi a toujours voulu la bombe atomique. Yves Girard s'en souvient très bien. Vice-président de Framatome (l'ancêtre d'Areva) entre 1974 et 1981, puis de Technicatome jusqu'en 1991, il a accompagné plusieurs minitres des gouvernements Barre à la fin des années 70 à Tripoli. Juste après l'Iran, la Libye du colonel Kadhafi cherchait alors à développer un véritable arsenal, en lorgnant sur un réacteur du même type que celui fourni à Israël. Par la France. La centrale nucléaire de Dimona (photo) fut opérationnelle dès 1963.
Or, les quelques éléments rendus publics par l'Elysée depuis la signature d'un "mémorandum d'entente", le 25 juillet dernier, sur la construction d'un réacteur laissent penser que le "Guide" n'a pas changé d'avis sur cette question stratégique. D'après Yves Girard, un réacteur de "dessalement d'eau de mer" permet d'obtenir assez facilement une matière fissile de qualité militaire. Surtout lorsque ce même pays a utilisé les filières "clandestines" du réseau du docteur Abdul Qadeer Khan, le physicien pakistanais.
Dernier conseil de ce nucléocrate au président Sarkozy: faire durer les discussions et ne jamais aboutir...
Dans les années 70, comment êtes-vous arrivé à la conclusion que le colonel Kadhafi cherchait à acquérir la bombe atomique?
Il s'en cachait à peine. Il ne s'en cachait même pas du tout. Quand je dis que Kadhafi ne se cachait pas, je veux parler de ses sbires et de son état-major. Quand on a commencé à discuter, il voulait faire du nucléaire. Ce n'était pas très difficile de faire avouer aux responsables libyens que ce qu'ils cherchaient, c'était une copie de Dimona. Et s'ils cherchaient une copie de Dimona, c'est qu'ils supposaient que Dimona avait donné la bombe à Israël. Il n'y a pas eu un compte rendu où est mentionné ce désir, c'était le fruit de conversations. Mais, effectivement, cela correspond au réacteur de Dimona: on pourrait faire de l'eau dessalée avec le réacteur de Dimona.
Quels risques présente une telle livraison?
Si vous faites un réacteur genre Dimona, un réacteur à basse température, pour faire du dessalement d'eau de mer, c'est un réacteur qui pourra être alimenté en uranium naturel, facile à trouver. Et de cet uranium naturel, on tirera du plutonium de qualité explosive, il n'y a aucun problème.
D'après le journal Le Parisien du lundi 13 août, Tripoli chercherait à s'équiper de l'EPR?
C'est complètement délirant. Cela ne correspond pas du tout à la production de la Libye. Complètement délirant. Mais vous savez, c'est comme cela que ça se passe: on ne veut pas vexer les gens en leur disant "non", alors on leur dit "oui", mais en fait rien ne se passe.
Lorsque la France a refusé la livraison d'un réacteur du type Dimona à la Libye, comment Kadhafi a-t-il réagi?
Les Libyens ont suggéré, aussi bien aux Egyptiens qu'aux Tunisiens, de commander la même chose que le réacteur de Dimona, pensant que cela aurait plus de chance d'être accepté. Comme Kadhafi savait qu'il n'était pas en odeur de sainteté, il pensait qu'on ferait plus confiance aux Tunisiens. En fait, cela n'a pas été le cas, parce que la Tunisie n'a absolument pas besoin de ça.
Si on vous demandait aujourd'hui de conseiller le président Sarkozy, que lui diriez-vous?
Cause toujours... On peut très bien faire traîner, l'art de faire traîner un accord pendant plusieurs années... Je lui conseillerais de ne pas aboutir. Cela me paraît aberrant, aujourd'hui, de livrer de l'équipement nucléaire, même modeste, à un pays comme la Libye. Une fois que vous êtes embrayés là-dedans, vous ne savez jamais comment cela se termine. Je ne sais pas sous quelle forme il l'a promis, mais j'espère que c'est une promesse qui ne sera jamais tenue.
Télé : recherche d’audimat ou de qualité ?
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=27737
Pendant sa campagne présidentielle, Sarkozy avait "admis le manque de moyens" de France Télévisions et envisagé des ressources supplémentaires ainsi qu’une meilleure qualité des programmes. Aujourd’hui, il semble que le gouvernement veuille enterrer cette idée.
Patrick de Carolis, PDG du groupe France-Télévisions, relance l’affaire en faisant remarquer que la redevance en Grande-Bretagne est de 200 euros contre 116 euros en France. Le directeur des programmes de France 2 (Eric Stemmelen) avait déclaré en juillet qu’une coupure publicitaire supplémentaire dans un programme de divertissement rapporterait environ 20 millions d’euros, somme qu’il s’engageait à investir dans des fictions de prestige et des documentaires. Aujourd’hui, la promesse faite pendant la campagne n’apparaît plus comme une bonne idée aux yeux du gouvernement. La ministre de la Culture, Christine Albanel, s’y oppose et l’a fait savoir à François Fillon. La raison ? Une coupure publicitaire détournerait vers le service public les juteuses recettes des chaînes privées. Il faut savoir renvoyer l’ascenseur aux copains (TF1) ! Les autres raisons se devinent aisément : on ne veut pas alourdir les charges du contribuable surtout au moment de la préparation de la mise en place du bouclier fiscal, des franchises, du gel du SMIC et des revenus des fonctionnaires, des revenus des personnes handicapées, de la limitation du droit de grève... En rajouter serait fâcher le peuple attaché à sa chère télé. Mais la raison principale, c’est que la culture, dans la ligne sakorzyste, on s’en fout totalement ! Le "Je ne suis pas un intellectuel" l’avait bien fait comprendre.
Pourtant, la qualité des programmes de la BBC nous montre qu’avec un budget conséquent, il est possible de produire des oeuvres intéressantes, que nous rachetons d’ailleurs pour diffusion sur les chaînes publiques françaises. On voit de plus en plus de documentaires britanniques sur nos petits écrans. Il semble que la promesse de choix de qualité et de développement de la culture à la télévision française soit sacrifiée sur l’autel de l’audimat et en considération d’intérêts financiers privés. On voit ici ressurgir la collusion entre le pouvoir et les médias qui fut dénoncée par François Bayrou.
Cela ne dérangera pas la majorité des téléspectateurs pour qui TF1 est la chaîne la plus regardée et qui comble leur appétit de divertissement et de voyeurisme. Et peu importe si cette chaîne abuse de procédés peu respectables pour faire de l’audience. Ainsi, d’anciens dirigeants de TF1 (Le Lay, Mougeotte, Charles Villeneuve du Droit de savoir, Jacques Aragonès, le rédacteur en chef de cette émission), un journaliste (Olivier Baudry) viennent d’être déférés devant le tribunal correctionnel d’Alès pour "violation et recel du secret de l’instruction". A cause d’un reportage sur les gendarmes de la section de recherches de Nîmes pendant leur traque des meurtriers d’une aide-soignante (meurtre d’une jeune Ardéchoise dans le Gard, en avril 2004.).
Selon le journal Le Monde, "Après sa diffusion sur TF1, le 7 septembre 2004, le reportage avait montré que le journaliste avait filmé les gardes à vue et interrogé les meurtriers présumés. L’émission avait provoqué un tollé des avocats. En mai 2004, quelques semaines après sa mise en examen pour meurtre, un des suspects avait déposé plainte avec constitution de partie civile pour violation du secret de l’instruction". On ne sera guère surpris de voir, le procès venu, la défense de la chaîne invoquer la liberté de la presse et regagner très facilement la confiance de ses adorateurs.
Le déni culturel du gouvernement, qui fait coprs avec TF1, ne consacre pas le droit de la presse, mais plutôt la liberté de la paresse intellectuelle à laquelle cède la grille des programmes de cette chaîne. Sans indépendance du pouvoir par rapport aux puissances financières et aux médias, la culture continuera de se déprécier sur le petit écran, la course à l’audience engagée par les chaînes publiques se renforcera. Et la médiocrité se généralisera.
La promesse de la campagne n’était-elle qu’un leurre pour faire oublier la crise de colère de Sarkozy dans les studios de France 3 ? (Ce jour-là, il menaça de renvoyer toute l’équipe de direction de la chaîne). La politique de l’audiovisuel sera-t-elle figée pour préserver les bonnes relations avec TF1 qui saura bien s’en souvenir au moment des prochaines élections : 2008 et 2012 ?
En attendant, la chaîne TF1 contine d’arborer sans complexe son logo aux couleurs nationales : bleu-blanc-rouge ! Représente-t-elle toute la France et sa culture ?
Nicolas Sarkozy serait « mécontentement » de la Bulgarie, et l’aurait fait savoir !
(tribune libre agora vox du 30/07/07)
La Libye n’est pas heureuse du geste du président de la Bulgarie de gracier, après huit ans d’internement, les cinq infirmières et le médecin. Cela, nous le savions : « Les détenus devaient être remis dès leur arrivée à un établissement pénitencier et non pas libérés de manière illégale », a déclaré le chef de la diplomatie libyenne, Abdelrahman Chalgham, lors d’une conférence de presse à Tripoli. La libération des six praticiens constitue aux yeux de la Libye une « violation » de l’accord d’extradition liant cette dernière à la Bulgarie qui, selon elle, ne prévoit pas une telle mesure. Pour Sofia, qui rejette ces protestations, il n’existe « aucun obstacle » juridique à la clémence du président.
Idriss Lagha, porte-parole des familles des enfants contaminés, également présent à la conférence de presse, invite le gouvernement libyen à saisir Interpol pour que les six praticiens soient de nouveau arrêtés et à rompre ses relations diplomatiques avec la Bulgarie en raison de ce qu’il qualifie de « mépris du président bulgare à l’égard du droit international et du sang des enfants ».
Cette libération ne cesse de créer des remous. Nicolas Sarkozy, confronté aux questions de la presse, avait affirmé que « ni l’Europe ni la France » n’avaient « versé la moindre contribution financière à la Libye » en échange de la libération des Bulgares. Ses amis libyens le soutiennent à souhait : « le Premier ministre de la Libye répond que les compensations ont été payées par des pays européens, dont la Bulgarie, la Slovaquie et la République tchèque, ainsi que par le Qatar dont la « médiation » avait été saluée par la Libye, la France et la Commission européenne. Paris a promis d’équiper l’hôpital de Benghazi et de fournir du personnel qualifié pendant cinq ans. La France formera une cinquantaine de médecins libyens ». Bref, pour la Libye, c’est bien l’Union européenne et la France qui ont couvert les sommes versées aux familles par le Fonds Benghazi.
Le Monde précise que : « le Fonds international Benghazi a accordé un million de dollars aux familles de chacun des enfants contaminés dans le cadre d’un accord aux termes duquel elles ont accepté que la peine de mort à laquelle cinq infirmières et un médecin bulgares avaient été condamnés soit commuée en détention à perpétuité. L’argent a été dégagé grâce à un prêt libyen de 460 millions de dollars, remboursable lorsque les fonds des donateurs seront disponibles. Le fonds financera aussi le traitement médical des enfants et des améliorations du système de santé libyen ».
Alexandre Buccianti, de Radio-France International, rappelle que : « cette conférence de presse, destinée à dénoncer la Bulgarie, est aussi une manière, pour la Libye, de répondre au Front national du salut libyen qui, de son exil, accuse le régime de Tripoli d’avoir manipulé et menti aux familles des victimes en prétendant avoir reçu des dédommagements ». Voilà pourquoi le Premier ministre insiste tellement sur le fait que « Tripoli n’avait pas déboursé un dinar dans le dédommagement des familles des enfants victimes du virus du sida ».
La question nucléaire a également refait surface et provoqué beaucoup de remous.
La Libye est-elle un partenaire réconcilié, comme le laisse entendre le président de la France ?
Là où se corse davantage cette saga de la libération des praticiens bulgares, c’est lorsque le Premier ministre libyen affirme, le plus sérieusement du monde, que : « le président français Nicolas Sarkozy, qui s’est beaucoup impliqué avec son épouse Cécilia dans le dénouement de cette affaire, a lui aussi exprimé son "mécontentement" face à la méthode avec laquelle ont été libérés les six praticiens ».
Il faudra bien que le président de la France confirme ou infirme cette révélation très embarrassante de la Libye. Si cela est avéré, toute la démarche entreprise par la France pour libérer les soignants bulgares et tous les élans de sincérité qu’a bien voulu laissé entendre le président Sarkozy, ne seraient que pure manœuvre tactique pour ouvrir un territoire de négociations commerciales et devancer ainsi les autres pays d’Europe, avides du pétrole de la Libye. Où iront les intérêts de la France dans ce litige ? Vers la Bulgarie ou vers la Libye ?
Cette révélation supposerait également que madame Cecilia Sarkozy s’est prêtée à des opérations diplomatiques qui n’avaient d’humanitaires que ce que voulait bien en dire le président de la République. Interrogé sur le rôle concret joué par son épouse Cécilia et l’éventuelle mise en œuvre d’une nouvelle forme de diplomatie, le président avait répondu que, peu importait les personnes impliquées, « ces infirmières, elles étaient Françaises (...) il fallait les faire sortir, on les a fait sortir ».
De Sofia, Arnaud De La Grange, du Figaro, précisait que : « Au début de l’affaire, les autorités bulgares ont été critiquées pour leur mollesse et leur inefficacité. Il y a deux jours encore, la fille de l’infirmière Valia Tcherveniachka demandait que les dirigeants bulgares répondent devant la justice de leur « inaction ». En comparaison, l’activisme de la France faisait en Bulgarie l’unanimité. « On avait été aussi étonnés qu’heureux d’apprendre que Nicolas Sarkozy avait parlé des infirmières dès le soir de son élection, confie une commerçante, Jana Kotcheva. On est bluffés de voir aujourd’hui que ce n’était pas seulement des mots. » Nicolas et Cécilia Sarkozy, ainsi que Benita Ferrero-Waldner ont été faits citoyens d’honneur de Sofia ».
La question est donc d’actualité :
- le président Sarkozy partage-t-il l’avis du président Gueorgui Parvanov qui déclarait, selon Le Figaro : « Les tribunaux libyens n’ont pas tenu compte des preuves indiscutables, scientifiques et juridiques, de l’innocence des praticiens » ?
- le président Sarkozy a-t-il notifié à Sofia son « mécontentement » pour la décision du président bulgare Gueorgui Parvanov de gracier, dès leur arrivée en sol bulgare, les praticiens détenus en Libye ?
- le président Sarkozy considère-t-il que les praticiens bulgares doivent encore faire l’objet, après tant d’années de souffrance, d’un mandat d’arrêt international déposé auprès d’Interpol ?
Comme l’indiquait Arnaud De La Grange, du Figaro : « C’est dommage que nous n’ayons pas entendu Cécilia Sarkozy, mais on nous a expliqué que le protocole autorisait seul le secrétaire général de l’Élysée à parler », commentait un journaliste bulgare. Le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, qui a fait les deux voyages de Tripoli avec Cécilia Sarkozy, a résumé l’aventure libyenne par un « mission accomplie ».
Mission qui suscite encore certaines interrogations. Beaucoup de déclarations ont été faites à Tripoli, engageant directement la responsabilité de la France. Mais qui parlera au nom de la France pour rétablir les faits ?
L’ère du sarkozysme absolu :
(tribune libre agora vox du 23/07/07)
L'ancien n° 2 de Framatome (aujourd'hui Areva) révèle à Rue89 comment le "Guide" a manoeuvré dès les années 70.
Or, les quelques éléments rendus publics par l'Elysée depuis la signature d'un "mémorandum d'entente", le 25 juillet dernier, sur la construction d'un réacteur laissent penser que le "Guide" n'a pas changé d'avis sur cette question stratégique. D'après Yves Girard, un réacteur de "dessalement d'eau de mer" permet d'obtenir assez facilement une matière fissile de qualité militaire. Surtout lorsque ce même pays a utilisé les filières "clandestines" du réseau du docteur Abdul Qadeer Khan, le physicien pakistanais.
Dernier conseil de ce nucléocrate au président Sarkozy: faire durer les discussions et ne jamais aboutir...
Dans les années 70, comment êtes-vous arrivé à la conclusion que le colonel Kadhafi cherchait à acquérir la bombe atomique?
Il s'en cachait à peine. Il ne s'en cachait même pas du tout. Quand je dis que Kadhafi ne se cachait pas, je veux parler de ses sbires et de son état-major. Quand on a commencé à discuter, il voulait faire du nucléaire. Ce n'était pas très difficile de faire avouer aux responsables libyens que ce qu'ils cherchaient, c'était une copie de Dimona. Et s'ils cherchaient une copie de Dimona, c'est qu'ils supposaient que Dimona avait donné la bombe à Israël. Il n'y a pas eu un compte rendu où est mentionné ce désir, c'était le fruit de conversations. Mais, effectivement, cela correspond au réacteur de Dimona: on pourrait faire de l'eau dessalée avec le réacteur de Dimona.
Quels risques présente une telle livraison?
Si vous faites un réacteur genre Dimona, un réacteur à basse température, pour faire du dessalement d'eau de mer, c'est un réacteur qui pourra être alimenté en uranium naturel, facile à trouver. Et de cet uranium naturel, on tirera du plutonium de qualité explosive, il n'y a aucun problème.
D'après le journal Le Parisien du lundi 13 août, Tripoli chercherait à s'équiper de l'EPR?
C'est complètement délirant. Cela ne correspond pas du tout à la production de la Libye. Complètement délirant. Mais vous savez, c'est comme cela que ça se passe: on ne veut pas vexer les gens en leur disant "non", alors on leur dit "oui", mais en fait rien ne se passe.
Lorsque la France a refusé la livraison d'un réacteur du type Dimona à la Libye, comment Kadhafi a-t-il réagi?
Les Libyens ont suggéré, aussi bien aux Egyptiens qu'aux Tunisiens, de commander la même chose que le réacteur de Dimona, pensant que cela aurait plus de chance d'être accepté. Comme Kadhafi savait qu'il n'était pas en odeur de sainteté, il pensait qu'on ferait plus confiance aux Tunisiens. En fait, cela n'a pas été le cas, parce que la Tunisie n'a absolument pas besoin de ça.
Si on vous demandait aujourd'hui de conseiller le président Sarkozy, que lui diriez-vous?
Cause toujours... On peut très bien faire traîner, l'art de faire traîner un accord pendant plusieurs années... Je lui conseillerais de ne pas aboutir. Cela me paraît aberrant, aujourd'hui, de livrer de l'équipement nucléaire, même modeste, à un pays comme la Libye. Une fois que vous êtes embrayés là-dedans, vous ne savez jamais comment cela se termine. Je ne sais pas sous quelle forme il l'a promis, mais j'espère que c'est une promesse qui ne sera jamais tenue.
Télé : recherche d’audimat ou de qualité ?
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=27737
Pendant sa campagne présidentielle, Sarkozy avait "admis le manque de moyens" de France Télévisions et envisagé des ressources supplémentaires ainsi qu’une meilleure qualité des programmes. Aujourd’hui, il semble que le gouvernement veuille enterrer cette idée.
Aujourd’hui, la promesse faite pendant la campagne n’apparaît plus comme une bonne idée aux yeux du gouvernement. La ministre de la Culture, Christine Albanel, s’y oppose et l’a fait savoir à François Fillon. La raison ? Une coupure publicitaire détournerait vers le service public les juteuses recettes des chaînes privées. Il faut savoir renvoyer l’ascenseur aux copains (TF1) ! Les autres raisons se devinent aisément : on ne veut pas alourdir les charges du contribuable surtout au moment de la préparation de la mise en place du bouclier fiscal, des franchises, du gel du SMIC et des revenus des fonctionnaires, des revenus des personnes handicapées, de la limitation du droit de grève... En rajouter serait fâcher le peuple attaché à sa chère télé. Mais la raison principale, c’est que la culture, dans la ligne sakorzyste, on s’en fout totalement ! Le "Je ne suis pas un intellectuel" l’avait bien fait comprendre.
Pourtant, la qualité des programmes de la BBC nous montre qu’avec un budget conséquent, il est possible de produire des oeuvres intéressantes, que nous rachetons d’ailleurs pour diffusion sur les chaînes publiques françaises. On voit de plus en plus de documentaires britanniques sur nos petits écrans. Il semble que la promesse de choix de qualité et de développement de la culture à la télévision française soit sacrifiée sur l’autel de l’audimat et en considération d’intérêts financiers privés. On voit ici ressurgir la collusion entre le pouvoir et les médias qui fut dénoncée par François Bayrou.
Cela ne dérangera pas la majorité des téléspectateurs pour qui TF1 est la chaîne la plus regardée et qui comble leur appétit de divertissement et de voyeurisme. Et peu importe si cette chaîne abuse de procédés peu respectables pour faire de l’audience. Ainsi, d’anciens dirigeants de TF1 (Le Lay, Mougeotte, Charles Villeneuve du Droit de savoir, Jacques Aragonès, le rédacteur en chef de cette émission), un journaliste (Olivier Baudry) viennent d’être déférés devant le tribunal correctionnel d’Alès pour "violation et recel du secret de l’instruction". A cause d’un reportage sur les gendarmes de la section de recherches de Nîmes pendant leur traque des meurtriers d’une aide-soignante (meurtre d’une jeune Ardéchoise dans le Gard, en avril 2004.).
Selon le journal Le Monde, "Après sa diffusion sur TF1, le 7 septembre 2004, le reportage avait montré que le journaliste avait filmé les gardes à vue et interrogé les meurtriers présumés. L’émission avait provoqué un tollé des avocats. En mai 2004, quelques semaines après sa mise en examen pour meurtre, un des suspects avait déposé plainte avec constitution de partie civile pour violation du secret de l’instruction". On ne sera guère surpris de voir, le procès venu, la défense de la chaîne invoquer la liberté de la presse et regagner très facilement la confiance de ses adorateurs.
Le déni culturel du gouvernement, qui fait coprs avec TF1, ne consacre pas le droit de la presse, mais plutôt la liberté de la paresse intellectuelle à laquelle cède la grille des programmes de cette chaîne. Sans indépendance du pouvoir par rapport aux puissances financières et aux médias, la culture continuera de se déprécier sur le petit écran, la course à l’audience engagée par les chaînes publiques se renforcera. Et la médiocrité se généralisera.
La promesse de la campagne n’était-elle qu’un leurre pour faire oublier la crise de colère de Sarkozy dans les studios de France 3 ? (Ce jour-là, il menaça de renvoyer toute l’équipe de direction de la chaîne). La politique de l’audiovisuel sera-t-elle figée pour préserver les bonnes relations avec TF1 qui saura bien s’en souvenir au moment des prochaines élections : 2008 et 2012 ?
En attendant, la chaîne TF1 contine d’arborer sans complexe son logo aux couleurs nationales : bleu-blanc-rouge ! Représente-t-elle toute la France et sa culture ?
La Libye n’est pas heureuse du geste du président de la Bulgarie de gracier, après huit ans d’internement, les cinq infirmières et le médecin. Cela, nous le savions : « Les détenus devaient être remis dès leur arrivée à un établissement pénitencier et non pas libérés de manière illégale », a déclaré le chef de la diplomatie libyenne, Abdelrahman Chalgham, lors d’une conférence de presse à Tripoli. La libération des six praticiens constitue aux yeux de la Libye une « violation » de l’accord d’extradition liant cette dernière à la Bulgarie qui, selon elle, ne prévoit pas une telle mesure. Pour Sofia, qui rejette ces protestations, il n’existe « aucun obstacle » juridique à la clémence du président.
Idriss Lagha, porte-parole des familles des enfants contaminés, également présent à la conférence de presse, invite le gouvernement libyen à saisir Interpol pour que les six praticiens soient de nouveau arrêtés et à rompre ses relations diplomatiques avec la Bulgarie en raison de ce qu’il qualifie de « mépris du président bulgare à l’égard du droit international et du sang des enfants ».
Cette libération ne cesse de créer des remous. Nicolas Sarkozy, confronté aux questions de la presse, avait affirmé que « ni l’Europe ni la France » n’avaient « versé la moindre contribution financière à la Libye » en échange de la libération des Bulgares. Ses amis libyens le soutiennent à souhait : « le Premier ministre de la Libye répond que les compensations ont été payées par des pays européens, dont la Bulgarie, la Slovaquie et la République tchèque, ainsi que par le Qatar dont la « médiation » avait été saluée par la Libye, la France et la Commission européenne. Paris a promis d’équiper l’hôpital de Benghazi et de fournir du personnel qualifié pendant cinq ans. La France formera une cinquantaine de médecins libyens ». Bref, pour la Libye, c’est bien l’Union européenne et la France qui ont couvert les sommes versées aux familles par le Fonds Benghazi.
Le Monde précise que : « le Fonds international Benghazi a accordé un million de dollars aux familles de chacun des enfants contaminés dans le cadre d’un accord aux termes duquel elles ont accepté que la peine de mort à laquelle cinq infirmières et un médecin bulgares avaient été condamnés soit commuée en détention à perpétuité. L’argent a été dégagé grâce à un prêt libyen de 460 millions de dollars, remboursable lorsque les fonds des donateurs seront disponibles. Le fonds financera aussi le traitement médical des enfants et des améliorations du système de santé libyen ».
Alexandre Buccianti, de Radio-France International, rappelle que : « cette conférence de presse, destinée à dénoncer la Bulgarie, est aussi une manière, pour la Libye, de répondre au Front national du salut libyen qui, de son exil, accuse le régime de Tripoli d’avoir manipulé et menti aux familles des victimes en prétendant avoir reçu des dédommagements ». Voilà pourquoi le Premier ministre insiste tellement sur le fait que « Tripoli n’avait pas déboursé un dinar dans le dédommagement des familles des enfants victimes du virus du sida ».
La question nucléaire a également refait surface et provoqué beaucoup de remous.
La Libye est-elle un partenaire réconcilié, comme le laisse entendre le président de la France ?
Là où se corse davantage cette saga de la libération des praticiens bulgares, c’est lorsque le Premier ministre libyen affirme, le plus sérieusement du monde, que : « le président français Nicolas Sarkozy, qui s’est beaucoup impliqué avec son épouse Cécilia dans le dénouement de cette affaire, a lui aussi exprimé son "mécontentement" face à la méthode avec laquelle ont été libérés les six praticiens ».
Il faudra bien que le président de la France confirme ou infirme cette révélation très embarrassante de la Libye. Si cela est avéré, toute la démarche entreprise par la France pour libérer les soignants bulgares et tous les élans de sincérité qu’a bien voulu laissé entendre le président Sarkozy, ne seraient que pure manœuvre tactique pour ouvrir un territoire de négociations commerciales et devancer ainsi les autres pays d’Europe, avides du pétrole de la Libye. Où iront les intérêts de la France dans ce litige ? Vers la Bulgarie ou vers la Libye ?
Cette révélation supposerait également que madame Cecilia Sarkozy s’est prêtée à des opérations diplomatiques qui n’avaient d’humanitaires que ce que voulait bien en dire le président de la République. Interrogé sur le rôle concret joué par son épouse Cécilia et l’éventuelle mise en œuvre d’une nouvelle forme de diplomatie, le président avait répondu que, peu importait les personnes impliquées, « ces infirmières, elles étaient Françaises (...) il fallait les faire sortir, on les a fait sortir ».
De Sofia, Arnaud De La Grange, du Figaro, précisait que : « Au début de l’affaire, les autorités bulgares ont été critiquées pour leur mollesse et leur inefficacité. Il y a deux jours encore, la fille de l’infirmière Valia Tcherveniachka demandait que les dirigeants bulgares répondent devant la justice de leur « inaction ». En comparaison, l’activisme de la France faisait en Bulgarie l’unanimité. « On avait été aussi étonnés qu’heureux d’apprendre que Nicolas Sarkozy avait parlé des infirmières dès le soir de son élection, confie une commerçante, Jana Kotcheva. On est bluffés de voir aujourd’hui que ce n’était pas seulement des mots. » Nicolas et Cécilia Sarkozy, ainsi que Benita Ferrero-Waldner ont été faits citoyens d’honneur de Sofia ».
La question est donc d’actualité :
- le président Sarkozy partage-t-il l’avis du président Gueorgui Parvanov qui déclarait, selon Le Figaro : « Les tribunaux libyens n’ont pas tenu compte des preuves indiscutables, scientifiques et juridiques, de l’innocence des praticiens » ?
- le président Sarkozy a-t-il notifié à Sofia son « mécontentement » pour la décision du président bulgare Gueorgui Parvanov de gracier, dès leur arrivée en sol bulgare, les praticiens détenus en Libye ?
- le président Sarkozy considère-t-il que les praticiens bulgares doivent encore faire l’objet, après tant d’années de souffrance, d’un mandat d’arrêt international déposé auprès d’Interpol ?
Comme l’indiquait Arnaud De La Grange, du Figaro : « C’est dommage que nous n’ayons pas entendu Cécilia Sarkozy, mais on nous a expliqué que le protocole autorisait seul le secrétaire général de l’Élysée à parler », commentait un journaliste bulgare. Le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, qui a fait les deux voyages de Tripoli avec Cécilia Sarkozy, a résumé l’aventure libyenne par un « mission accomplie ».
Mission qui suscite encore certaines interrogations. Beaucoup de déclarations ont été faites à Tripoli, engageant directement la responsabilité de la France. Mais qui parlera au nom de la France pour rétablir les faits ?
L’ère du sarkozysme absolu :
(tribune libre agora vox du 23/07/07)
Depuis bientôt trois mois, nous sommes entrés dans l’ère du sarkozysme absolu. Tous les médias, tous les pouvoirs, tout converge vers notre nouveau président, et aucun obstacle ne peut se mettre en travers de sa route. On assiste parallèlement à une belle opération de désinformation continue. "Sarkozy aussi populaire que Charles de Gaulle", "Les Français plébiscitent l’ouverture", "Sarkozy sauve l’Europe", "Sarkozy soutient la candidature de DSK à la tête du FMI", "Sarkozy aide à la libération des infirmières bulgares en Libye"...
La popularité comparée de Sarkozy, tout d’abord.
On tente de nous faire croire que notre nouveau président est le plus populaire depuis Charles de Gaulle, vénérable père de notre République. Tout la presse, sans exception, s’est faite l’écho d’une étude de l’IFOP, réalisée pour le Journal du dimanche le 26 mai dernier, donnant Sarkozy comme étant à deux points seulement derrière le Général, "le seul à avoir eu une cote de popularité meilleure lors de son arrivée à l’Elysée, avec 67 % en 1958." Surprise et consternation. D’où proviennent ces chiffres ? Non pas ceux du sondage, dont nous ne pouvons remettre en cause la réalité. Mais ceux du général de Gaulle ?
Après de nombreuses recherches effectuées sur le web, "impossible" de retrouver les chiffres précis de cette étude de popularité concernant le général de Gaulle en 1965. Seuls chiffres certains, les cotes de popularité du général avant le scrutin présidentiel. Petit retour historique. Le général avait instauré le principe d’une élection présidentielle au suffrage universel et 1965 devait être l’année de son sacre. Les sondages le donnaient à 66 % d’intentions de vote au premier tour, laissant même espérer une élection au premier tour. A la surprise générale, François Mitterrand était venu perturber le jeu "monopolistique" du parti gaulliste. Le candidat socialiste (rappelons qu’il était alors bien isolé sur la scène politique, faisant figure de "has been" dont la réputation était entâchée par l’affaire de l’Observatoire) avait obtenu 31,7 % des suffrages, contre 44,6 % au général. Un certain Lecanuet, candidat du centre, obtenait également un joli 15,6 %. De Gaulle avait été élu, bien sûr, mais loin de remporter le plébiscite attendu. Trois ans plus tard, un certain mois de mai provoquait la première grande crise de société de l’après-guerre et sa fuite à Baden-Baden.
Deuxième certitude, le seul institut de sondages fournissant un baromètre continu sur la popularité des chefs de l’état est la TNS-Sofres, depuis octobre 1978. Pas de chiffres, donc, concernant De Gaulle et Giscard à l’issue de leur élection, mais bien pour Mitterrand et Chirac. Constat : Mitterrand obtenait une cote de popularité de 74 % en 1981, 63 % en 1988, Chirac 64 % en 1988, et seulement 50 % en 1995. Conclusion : avec 63 % (chiffres TNS-SOFRES), Nicolas Sarkozy est 11 % derrière le meilleur score de Mitterrand et fait jeu égal avec Chirac en 1988. Pas de quoi crier au succès "phénoménal".
Même chose pour Fillon. Le même sondage annonçait que François Fillon obtenait 62 %, soit le meilleur score depuis Alain Juppé en 1995. Là encore, il s’agit d’une désinformation flagrante. En se reportant aux sondages continus de TNS-Sofres, on constate que les champions des sondages, depuis 1981, sont :
- Pierre Mauroy et Edouard Balladur : 73 %
- Lionel Jospin : 71 %
- Michel Rocard : 66 %
- Alain Juppé : 65 %
- Jean-Pierre Raffarin : 64 %
Avec 63 % de cote de confiance, François Fillon est donc loin de battre des records de popularité.
D’où viennent donc ces chiffres fournis par l’IFOP et pourquoi les médias n’ont-ils pas souligné ces incohérences que de simples internautes un peu curieux pouvaient constater en quelques clics ?
Faut-il y voir, comme certains le suggèrent, la main discrète de Laurence Parisot, présidente du Medef et toujours présidente du Conseil d’administration de cet institut de sondage "marqué à droite" ? Ou bien, est-ce seulement la paresse intellectuelle d’une classe médiatique entièrement dévolue au nouveau pouvoir politique ?
Comment ne pas remarquer, la semaine dernière, la remise de distinctions honorifiques à Christine Ockrent (officier de la Légion d’honneur), ainsi qu’à la journaliste de FR3, Elise Lucet, à Nonce Paolini, nouveau PDG de TF1, à Philippe Baudillon, journaliste de TF1, à Francis Morel, directeur général du Figaro et président du Syndicat de la presse quotidienne nationale et à Nicolas Baverez, économiste nettement marqué à droite et pourfendeur du "déclin français", tous nommés "chevaliers" du même ordre.
Pendant ce temps, les textes de loi sont votés par des assemblées à peu près vides. Lorsque François Bayrou voulait assainir la vie politique en exigeant que les élus fassent acte de présence à l’hémicycle pour mériter leur rémunération, Nicolas Sarkozy préfère modifier la Constitution pour avoir l’insigne plaisir de venir défendre lui-même sa politique devant les députés.
La machine médiatique ne s’arrêtera pas à ces broutilles. L’IFOP continue de diffuser des sondages tronqués ou absurdes (70 % des Français approuvent la loi sur le service minimum, alors que personne n’en connaît encore le contenu !). Le jeune conseiller de Nicolas Sarkozy, Laurent Solly, 37 ans, va devenir le bras droit de Paolini à TF1. Les journaux de Bolloré (Matin Plus et Direct Soir, tressent des couronnes de laurier à peine déguisées en articles de presse, au gouvernement et au nouveau président à longueur de pages. La presse libérale applaudit des deux mains, bien sûr.
Non, ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui a négocié le mini-traité européen, même s’il a joué un rôle positif dans ces négociations. Il est encore très loin d’avoir "sauvé l’Europe" et sème le doute parmi nos alliés à cause de sa politique économique.
Non, Nicolas Sarkozy ne convainc pas avec sa politique d’ouverture. Preuve en est le piètre résultat obtenu par les députés de la majorité sortante aux législatives (50 sièges perdus sur 363), ainsi que les inquiétudes concernant le remboursement des frais de santé ou d’autres sujets sociaux encore en suspens.
Non, Nicolas Sarkozy n’est pas à l’initiative de l’appel à DSK pour la présidence du FMI, qui est le fait de Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois.
Non, Nicolas Sarkozy n’est pas le négociateur, ni sa femme Cecilia, qui va permettre aux infirmières bulgares d’être libérées (peut-être). Ce long travail a été mené par Amnesty International, Avocats sans frontière, Benita Ferrero-Valdner, commissaire européen aux relations extérieures, M. Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères, 114 lauréats du Prix Nobel et bien d’autres encore, avant que, soudain, le 26 avril dernier, le candidat Sarkozy ne se souvienne de ce dossier et ne tente de se l’approprier.
Pendant ce temps, le Parti socialiste se déchire et le leader le mieux placé pour mener la prochaine bataille (Dominique Stauss-Kahn, selon les sondages), céderait aux sirènes internationales plutôt que de mener le combat de reconstruction de la gauche. Le désespoir règne à gauche. Le peuple se tait et la comédie continue, jusqu’aux prochains réveils difficiles de ce pays si versatile.
E-mail diffamatoire à la mairie de Grenoble : un suspect identifié
Un responsable de l’UMP Isère, soupçonné d’avoir diffusé un e-mail diffamatoire sur le député-maire PS de Grenoble Michel Destot, a été interpellé et a reconnu les faits.
Michel Destot avait porté plainte contre X après la diffusion en juin, pendant la campagne législative, de ce tract le concernant ainsi que son adjointe Geneviève Fioraso, alors candidate (PS) aux législatives, qui a été élue, battant Alain Carignon (UMP).
"Le procureur m’a informé que la personne ayant envoyé le mail signé "Monsieur X" a été identifiée, placée en garde à vue et a reconnu les faits", a déclaré Michel Destot à l’ouverture du conseil municipal, hier. En précisant qu’il "s’agit d’un jeune responsable départemental de l’UMP Isère".
Le maire de Grenoble a aussitôt annoncé qu’il déposait une plainte pour piratage et constitution illégale de fichier, ainsi qu’une autre plainte contre l’auteur du mail pour diffamation.
Ce courrier électronique, intitulé "Quand la gauche grenobloise (Destot, Fioraso...) dérape dans les magouilles...", évoquait de prétendus emplois fictifs dans les transports en commun, ainsi qu’un "scandale politico-financier" lié au contrat des eaux de la ville.
Au cours d’une conférence de presse en juin dernier, Michel Destot avait alors assuré que l’on retrouvait "exactement les éléments" de cet envoi diffamatoire dans de précédents tracts de l’UMP. (Avec AFP)
Article paru sur Lyon Mag.net le 10/07/07
APRES LE TEMPS DES AMOURS VIENT IL LE TEMPS
DES REGRETS?
Le chef de file des députés du Nouveau centre lance un avertissement au président du groupe UMP, qui a refusé un amendement excluant la CSG et la CRDS du bouclier fiscal.

François Sauvadet et Jean-François Copé
Cette déclaration constitue le premier incident public entre les dirigeants de la majorité présidentielle.
"Feuille de route"
Jean-François Copé avait affirmé un peu plus tôt, vendredi, que l'amendement voté jeudi en commission des Finances excluant la CSG (Contribution sociale généralisée) et la CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) du bouclier fiscal ne serait "pas adopté" lors de l'examen en séance du "paquet fiscal".
Jean-François Copé a affirmé qu'il était "hors de question que le groupe UMP adopte cet amendement" voté la veille en commission des Finances contre l'avis du rapporteur général, Gilles Carrez (UMP).
"Je veillerai scrupuleusement à ce que la feuille de route du président de la République soit intégralement adoptée, je suis tout à fait ouvert aux amendements qui améliorent le texte mais tout à fait défavorable à ceux qui le dénaturent", a affirmé l'ancien ministre du Budget, se disant prêt à "taper du poing sur la table".
"Respecter le travail des parlementaires"
A l'adresse des parlementaires du Nouveau Centre, Jean-François Copé a mis en garde: "le Nouveau Centre ne peut pas être un pied dedans, un pied dehors, nous avons été élus sur une feuille de route".
François Sauvadet lui répond que "le dialogue et l'ouverture voulus par le président de la République et que (le NC) partage pleinement doit s'exercer à l'Assemblée nationale". "Car si le débat n'a pas lieu là, il risque d'avoir lieu ailleurs". François Sauvadet observe que l'amendement de Charles de Courson (Nouveau Centre) lui semblait "juste" et avait été "adopté à la majorité de la commission avec l'appui de plusieurs parlementaires UMP".
"On ne peut pas vouloir la revalorisation du rôle du Parlement sans respecter le travail des parlementaires et leur rôle de propositions", a-t-il fait valoir.
L'amendement prévoit que seules "les indemnités de départ et de licenciement" pour une personne inférieures à un million d'euros sont exclues de l'assiette de l'impôt sur les sociétés (IS).
Même si le texte "renforce le contrôle" sur les parachutes dorées, "ces primes ou indemnités constituent aujourd'hui et constitueront encore demain des charges déductibles (...) et réduisent donc d'autant l'impôt sur les sociétés payé par les entreprises concernées" ce qui "revient à faire prendre en charge par la Nation une partie du coût de ces rémunérations", estime Michel Bouvard dans l'exposé des motifs de son amendement.
Concernant le Revenu de solidarité active (RSA) dont le texte lance l'expérimentation, la commission a demandé que "toute généralisation du dispositif" soit précédée d'un "rapport d'évaluation" présenté au Parlement. (avec AFP)
Les centristes ralliés à Sarkozy se peaufinent
une image d’héritiers de l’UDF.
SMIC / FONCTION PUBLIQUE:
ASSURANCE CHOMAGE:
HANDICAP:
MINIMA SOCIAUX:
PRINCIPALES PRESTATIONS FAMILIALES:
ASSURANCE MALADIE:
ENERGIE:
TRANSPORTS
POSTE - TELECOMS
LOGEMENT SOCIAL







