Noter ce blog :
8244 connectés
462462 visiteurs
Ce blog est classé 2262ème
Score de ce blog : 3,04
|
<
|
Jui. 2006 |
>
|
| L |
M |
M |
J |
V |
S |
D |
| | | | | | 1 | 2 | | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | | 31 | | | | | | |
|
Publié le 05/07/2006 à 13:07
Par escalibur
Julien Fortin est baptisé le 9 février 1621 à la paroisse de Notre-Dame-de-Vair (rattachée aujourd'hui à la commune de Saint-Cosme-en-Vairais, département de la Sarthe), en bordure du Perche. Son père, prénommé également Julien et qui exerçait le métier de boucher épousa Marie Lavie dans la même paroisse, le 26 novembre 1619. Julien fils, qui a une sœur et trois frères, perd sa mère à 7 ans. Son grand-père maternel, Gervais Lavie, possède la célèbre «Auberge du Cheval Blanc » où descend le médecin Robert Giffard (originaire de Mortagne-au-Perche), de retour de Nouvelle-France (Le quebec de l'époque). A 13 ans, Julien s'enflamme pour le récit. Giffard parle de la colonie de Québec comme d'un jardin d'Éden. Un pays où coulent le lait et le miel. Les Iroquois et les Anglais font aussi couler le sang. Mais, de cela, il n'en parle pas. Lorsque, seize ans plus tard, Robert Giffard revient, ils sont plusieurs du pays à le suivre. Voilà Julien Fortin, 29 ans, embarqué à Dieppe en 1650 avec plusieurs compagnons pour une périlleuse traversée de trois mois qui le conduira au Québec. Le groupe comprenait Simon Rocheron et sa soeur Marie, âgée de 15 ans, Antoine Rouillard, charpentier, Claude Bouchard, tailleur d'habits, Martin Boullard, Pierre Mauffay, Simon Lereau et quelques autres. Le 26 décembre 1650, il obtient d'Olivier Le Tardif, une concession au Petit Cap, tout comme Claude Bouchard, Louis et Pierre Gagné, une terre où il passera sa vie avec Geneviève Gamache. Le mariage de Julien Fortin et Geneviève Gamache
Deux années à peine s'étaient écoulées lorsque Julien Fortin se crut prêt à prendre femme et à fonder un foyer. Il avait connu une gentille jeune paysanne de quatorze ans sa cadette, qui consentit à lui donner sa main. Geneviève Gamache dit Lamarre, baptisée le 3 octobre 1636 à Saint-Illiers-la-Ville, bourg du diocèse de Chartres (France) est la fille de Nicolas Gamache dit Lamarre et Jacqueline Cadot et la sœur du pionnier Nicolas Gamache, Seigneur de l’Islet.
Le 11 novembre 1652 le mariage était célébré dans une chapelle domestique au Cap Tourmente (à Saint-Joachim de Montmorency) par le Père Paul Ragneau, supérieur des Jésuites et grand vicaire de l'archevêché de Rouen. L'acte de mariage, cependant, se trouve consigné aux registres de la paroisse Notre-Dame de Québec. Ce colon prospère est aussi repéré pour ses dons, surtout après la guérison miraculeuse de sa fille Barbe. Le 18 août 1680, il fait don aux églises de Notre-Dame-de-la-Visitation du Château-Richer et de Sainte-Anne-de-Beaupré d'un emplacement et d'une maison avec fournil à Château-Richer.
Il fonde une nombreuse famille. Douze enfants naissent du couple. Malgré la perte de nombreux enfants dans la fleur de l'âge en raison des épidémies de l'époque (fièvre, scarlatine, rougeole, petite vérole,etc.), quatre fils continueront les noms de Fortin et de Bellefontaine : Eustache, Jacques, Joseph et Pierre.
Julien Fortin est décédé entre le 18 juin 1689 - il est le parrain de sa petite-fille Marie Gagnon baptisée ce jour - et le 16 avril 1690, jour du mariage de sa fille Barbe avec Pierre Lessard - Geneviève Gamache, va terminer ses jours chez son fils Charles Fortin, à l’Islet. Elle est inhumé à Notre-Dame de Bonsecours, à l’Islet, le 5 novembre 1709.
Au 31 décembre 1729, Julien Fortin avait 364 descendants ce qui lui donne le 56ème rang parmi les pionniers établis au Canada. 230 ans plus tard, le 16 août 1958 naissait Madonna...
|
 |