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FOR ALL IMAZIGHEN OF THE WORLD, FOR THE SAKE OF A GOOD FUTUR...
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mohamed : azul abba alitbarkllah 3lik tamazight akmazynkka ;ha youne site n nguigou 3ad aydiys bdikh (http://almisgu igou.vu.ma)
ADERWI : IYA LHAK AMOHIZON , YIWD ACHAL IKHOBAS , ADOLM AWA TOFID MACHI THAZAN NIYAS
ADERWI : IYA LHAK AM OHIZON , YIWD ACHAL IKHOBAS, ADOLM AWA TOFID MACHI THAZAN NIYAS
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Publié le 13/04/2006 à 17:43
Par aderwi
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Imazighen
 

Glissez la souris sur la carte pour voir les détails

 

Au Maroc, les trois parlers amazighs sont Tamazight, Tacelh'it et Tarifit. Imazighen, les locuteurs de Tamazight, occupent une vaste étendue géographique (Maroc central) à l'intérieur de laquelle les populations amazighes partagent les mêmes moeurs et modes de vie. On parle parfois de Moyen Atlas pour désigner cette région, mais en réalité, Tamazight déborde largement les limites géographiques du moyen Atlas.

Imazighen se composent de nombreuses confédérations toutes issues du vaste rameau des Sanhaja qui s'est détaché du tronc commun des Imazighen, et a poussé vers le Nord-ouest au cours des siècles à partir du

Sahara. On y regroupe: Ayt Bugemmaz - Ayt H'diddu - Ayt Merghad - Ayt Mgild - Ayt Nd'ir - Ayt Um Lbext - Ayt Seghruccen - Ayt Sgugu - Ayt Suxman - Ayt Warayen - Ayt Yah'ya - Ayt Izdegh - Ayt At't'a - Iz'ayan - Imermucen - Ayt Yussi - Ayt Sadden - Zemmur.

Michael Peyron dit d'eux: "Tribus transhumantes, guerrières et remuantes, se faisant une âpre concurrence dans la recherche de nouveaux pâturages, elles ont, par leur dynamisme, tissé la trame principale de l'histoire de ces régions du XV au XIXeme siècle." Lire Isaffen Ghbanin (Rivière profondes).

Jusqu'en 1912, période à laquelle le protectorat français commençait à s'ingérer dans les affaires de ces tribus, celles-ci géraient leur vie selon des coutumes ancéstrales (Azerf, L3orf) et n'étaient pas soumises à l'autorité du Sultan. Plutôt que de les affronter par les armes, Lyauté initia une politique vicieuse reconnaissant aux Imazighen leurs droits coutumiers, ce qui aboutira au décret du 16 mai 1930, le "Dahir Berbère", scéllé par Mohamed V. Le protectorat français, et en particulier la politique berbère qu'il a initiée (La politique berbère de la France et le nationalisme marocain. Gilles Lafuente, 1999, l'Harmattan) a eu des conséquences désastreuses sur l'avenir de cette région. Ce fameux "Dahir Berbère" est brandit encore par les pan-arabistes à chaque fois que les Imazighen expriment leur revendication culturelle.

 
Publié le 13/04/2006 à 17:40
Par aderwi
hadda.gifhadda.gif
tamazight - français - English
Order
Co-réalisation de l'Institut du monde arabe et du Centre Tarik ibn Zyad
Distribution Harmonia Mundi, Label Institut du monde arabe
(P) & © 2002 IMA
 
1.

Ay illi nu / Oh my small one real audio
Mohamed Maghni & Mohamed Rouicha

2.Wala a nebdû / Rather than be separated real audio
Tamawayt followed by izlan by Aïcha de Elhajeb and Bouazza L'arbi
3.Di lawqat unebdu negh ma yekkat udfel / Whether it is sunny or it snows real audio
Tamedyazt, a "joust" about the horse-riding tradition
4.

Islan / Celebration real audio
Ahidus; wedding parade

5.Akemmus / The bundle real audio
Ahidus; wedding parade
6.A bab n uxxam / Host real audio
Ahidus; wedding parade
7.A ninni / In the name of God real audio
Ahidus; wedding parade for the henna ceremony
8.

Iberdan / The paths real audio
Izlan, by Mohamed Maghni and Mohamed Rouicha

9.Awal / The word real audio
Tamedyazt; this "joust" is about new imedyazen challenging older ones
10.A mrêhba s arraw imazighen / Welcome to the Imazighen children real audio
Ahidus; a praising song by Mimoun Ourahlou
11.Lhâyat umedyaz / The life of a poet real audio
Tamedyazt; the theme of this "joust" is the criticism of the amedyaz profession
12.Urda wa gangh / I sleep no more real audio
Izlan by Moha Oulmoudden
13.Iqqur lhênna / The henna has dried out real audio
Ahidus; wedding parade
14.Ay ixef inu / Oh my soul real audio
Izlan by Mohamed Rouicha
 
Total time : 70' 55"

The voice of the Imazighen bard blends in with the majestic landscape – the shade of the cedars, the beautiful meadows, the high peaks, the crystal-clear snow, the limpid lakes and the cool oases that appear in the midst of desolated, desertic land. The melancholic voice of the amedyaz (the Amazigh bard), the powerful tamawayt songs, the communion experienced in the ahidus dances, all express the same cry. A cry ripped from the past, form the innermost depths of Northern Africa, everlastingly standing up to all denials of its identity, thanks to the faith of its women and the tenacity of its men. This is what the present compilation relates, topped of by the splendid voice of the master Mohamed Rouicha.

Publié le 13/04/2006 à 17:22
Par aderwi

azrou epicerie.jpgASSOCIATION IGHBOULA DE M’RIRT

Rencontre du 25 mars 2001 autour de la Culture Amazighe

DEVELOPPEMENT ET AMAZIGHITE

(ASGAM D TIMMUZGHA)

Lahcen OULHAJ, membre du Comité du Manifeste Amazighe

 

 

Dans le présent papier, j’essayerai de traiter de trois idées : 1) Conditions positives, 2) conditions négatives et 3) conditions spécifiques du développement. Je voudrai dire par là que, 1) pour nous développer, il nous faut nous intégrer pleinement dans l’économie mondiale, 2) pour ce faire, nous devons rompre de manière radicale avec l’idéologie arabo-islamiste, et, 3) pour ce faire, nous devons nous armer de l’Amazighité dans toutes ses dimensions, tant comme rempart contre l’arabo-islamisme que comme vaisseau spécifique de navigation dans la mer commune, la civilisation universelle, que nous embrassons sans ambages et sans hypocrisie.

 

  1. Conditions positives du développement

 

Dans cette section, il ne sera point question de la politique économique qu’il faut ou qu’il ne faut pas que notre pays applique à présent pour qu’il se développe économiquement, socialement… ou, plutôt, pour qu’il accélère son développement économique et social. Il ne s’agira que des conditions permissives du développement socio-économique. Il nous faut donc considérer deux moments précis dans l’histoire de l’humanité. Le premier est le point de départ de cette prodigieuse aventure humaine qu’est le développement économique lancé par la révolution industrielle. Le second est l’après-guerre du vingtième siècle, les indépendances et l’émergence du tiers monde pour voir comment certains pays membres de ce tiers monde ont pu s’échapper du groupe alors que d’autres se sont enfoncés dans le sous-développement.

 

  1. Aux origines de la Révolution Industrielle

     

    Encore une fois, il ne m’appartient pas ici de décrire les différents aspects de la Révolution Industrielle. Si je remonte à ce processus, c’est juste pour voir quelles ont été les conditions culturelles l’ayant permis, conditions qu’il nous faut maintenant vérifier pour nous permettre d’aspirer à en bénéficier.

    La Révolution Industrielle n’est pas qu’une révolution matérielle. Elle est d’abord et avant tout une révolution intellectuelle et morale, puis économique, politique et sociale avant d’être technique.

    Les aspects matériels de la Révolution Industrielle sont les plus connus chez nous : révolution géographique, révolution technique avec l’apparition de nouvelles techniques du livre, de la soie de l’artillerie et la mécanisation d’anciennes comme les textiles et les transports maritimes…

    Sur les plans politique, social, intellectuel et moral, on peut résumer en disant que la Révolution Industrielle est le produit de la combinaison de la Renaissance et la Réforme. La Renaissance n’est autre que l’émancipation de la science et de la raison par rapport à la foi. Ce qui a donné une impulsion aux recherches scientifiques et techniques. Quant à la Réforme, fille révoltée de la Renaissance, elle a malgré son rigorisme, favorisé l’éclosion de l’esprit capitaliste. C’est ce qui a été mis en évidence par le grand sociologue allemand, Max Weber. Les Réformateurs entendaient remplacer une religion trop rituelle par une religion plus intime en proscrivant la vie monastique. Calvin voyait dans l’activité économique un remède au doute angoissant de la prédestination. La prospérité matérielle devient un signe de bénédiction céleste alors qu’au cours du Moyen Age, les discussions tournaient autour de la pauvreté ou non du Christ ( voir le Nom de la Rose de Umberto Eco).

    C’est vrai que Luther a aggravé la prohibition de l’intérêt, mais c’est vrai aussi que Calvin a levé cette interdiction et a permis le développement économique.

    Ce qui est important dans la Réforme c’est qu’elle a permis la sécularisation des biens d’Eglise et la suppression de quantité de monastères. La mentalité d’assisté des pauvres et des miséreux va faire place à la mentalité de travail et d’intérêt. En France où la Réforme ne l’avait pas emporté, ce sera la Révolution de 1789 qui viendra supprimer des couvents et laïciser la vie économique et sociale. Et ce n’est pas par hasard que les premiers pays capitalistes, de commerce et de finance ont été les pays protestants : Hollande, Angleterre, Ecosse, Genève, Bâle, et plus tard les Etats-Unis.

    Sur le plan socio-économique, c’est le libéralisme économique qui a été à l’origine du prodigieux développement économique enregistré par les pays du Nord à partir du dix-huitième siècle et ce libéralisme ne pouvait pas se mettre en place sans une véritable révolution philosophique et culturelle. Les traits saillants de cette révolution ne sont autres que la révolte de la raison ou le rationalisme français et la recherche d’une physique économique, l’empirisme britannique et la recherche d’une arithmétique économique. Tout cela bien entendu participe de la même démarche que celle de l’optimisme naturaliste principalement représenté par Jean-Jacques Rousseau contre le pessimisme de Hobbes, mais aussi et surtout le pessimisme de Mandeville, l’auteur de la Fable des Abeilles qui montre que la concurrence des égoïsmes fait la richesse de la ruche, idée transposée par le fondateur de l’économie politique, Adam Smith, dans le domaine économique et social.

    Pour parler comme André Piettre, disons que – après la raison critique de Voltaire et " le saint de la nature " de Rousseau -- , le troisième terme de la pensée du dix-huitième siècle est l’individualisme. et c’est Diderot avec son anarchisme qui le représente : " la vérité n’est qu’opinion : elle est dans l’homme, dans la liberté de son jugement ; elle ne relève que de son libre choix ". C’est le " laissez-dire, laissez-penser " de l’individualisme philosophique, moins connu que le " laissez-faire, laissez-passer " de l’individualisme économique des physiocrates et d’Adam Smith et que l’individualisme politique dont l’idée est que la norme politique dérive de la libre opinion de chacun.

     

     

  2. Facteurs de succès des Nouveaux Pays Industriels (NPI)

 

Je ne vais pas parler des politiques économiques poursuivies par les NPI pour expliquer leur succès et donc l’échec des autres pays du tiers monde dans leur lutte contre le sous-développement et la pauvreté. Je vais simplement faire un constat que tout honnête personne ne peut qu’appuyer. C’est le suivant : depuis la seconde guerre mondiale et, surtout, depuis les indépendances, aucun pays du tiers monde ne s’est développé contre ou à l’écart des échanges économiques internationaux. Bien plus, les pays du tiers monde qui ont remporté les plus grands succès dans la lutte pour le développement, autrement dit, les NPI, sont les pays qui ont choisi de s’intégrer complètement dans le système économique mondial. Ce sont les pays qui ont choisi d’importer massivement la technologie des pays du Nord, de développer l’éducation scientifique de leurs populations, d’acquérir des connaissances d’un haut niveau scientifique à partir des pays du Nord et d’exporter vers ces pays et à chaque moment les produits technologiques pour lesquels ils ont un avantage comparatif, étant donné que leur position ou que cet avantage comparatif ne pouvait qu’évoluer favorablement avec l’élévation du niveau scientifique et technologique de leurs populations.

L’intégration audacieuse et ne traînant pas les pieds à l’économie mondiale est d’autant plus nécessaire au développement économique que le savoir scientifique et technique est devenu de nos jours bien indispensable à toute production industrielle et à toute réussite économique. C’est que le centre critique de l’apprentissage n’est plus l’atelier. C’est désormais le laboratoire et la salle de conférence. La production industrielle fait de plus en plus appel à des connaissances scientifiques que l’on ne peut point acquérir sur le tas, dans l’atelier. Il faut envoyer de plus en plus d’étudiants se former à l’étranger car le niveau de nos universités ne peut pas procurer un savoir scientifique de pointe, lequel est évolutif et avec une rapidité vertigineuse.

Mais, il faut que ces étudiants reviennent. Seulement, il faudra les utiliser à bon escient et non pas dans des tâches administratives avilissantes et corruptrices.

L’intégration de nos pays au système mondial n’est pas seulement indispensable sur le plan économique. Elle est également nécessaire sur le plan politique, social et culturel. La démocratie et les droits humains, la liberté et la tolérance sont un produit des pays du Nord. Toute l’humanité, dont nous sommes, y aspire. Le salut de l’humanité passe par son intégration à ces valeurs.

 

  1. Conditions négatives du développement

 

A l’heure actuelle, la seule idéologie qui affiche son hostilité à l’intégration dans la civilisation économique, politique, sociale et culturelle mondiale est l’arabo-islamisme.

Dans le passé, il y a eu l’idéologie de la dépendance et de la domination développée à partir des travaux de la CEPAL dont le chef de file n’était autre que l’argentin Raul Prebisch, mais aussi des travaux de André Gunder Frank, Samir Amin, François Perroux en France et ses disciples dont notamment G. Destanne de Bernis, A. Emmanuel. Cette idéologie qui considère que les pays du tiers monde sont dominés, exploités, pillés, qu’ils ne peuvent entretenir avec les pays développés que des échanges inégaux aggravant leur sous-développement, cette idéologie ou doctrine est de nos jours oubliée et dépassée.

Seuls les Arabo-islamistes ayant hérité et ayant surtout développé une haute opinion d’eux-mêmes et de leur culture continuent à croire à ce genre de doctrine. Ils entretiennent le mythe de leur supériorité et de leur créativité. Ils considèrent les " autres ", les non arabo-islamiques, comme des voleurs et des usurpateurs. Ils pensent que l’Histoire a été injuste et traître envers eux. Les " autres " leur ont volé le savoir scientifique qui se trouve dans le Coran. Ils leur ont volé leur culture et leur science. Tous les autres sont les ennemis de l’Islam et des Arabes. Ils les empêchent de pratiquer le vrai Islam pour redécouvrir le savoir scientifique, renouer avec le passé et ses vertus, c’est-à-dire dominer les infidèles, écraser les femmes... Autant dire toute la barbarie que tout un chacun sait.

En réalité, il y a deux hypothèses implicites erronées derrière cette doctrine arabo-islamiste avec laquelle il faut absolument rompre si l’on veut s’intégrer à la civilisation universelle et se développer et s’émanciper.

  1. La première hypothèse implicite erronée est que le Coran est un recueil de vérités scientifiques qu’il suffit de comprendre pour dominer la nature, développer la bombe atomique et les fusées pour conquérir l’espace. Les vérités scientifiques sont des vérités évolutives, relatives et historiques. Elles sont humaines. On pensait que la masse était invariable. On sait maintenant qu’elle ne l’est pas quand on passe à de grandes vitesses. Plusieurs théories de la lumière existent. On peut la considérer comme ondulatoire, corpusculaire, comme quelque chose qui se projette en ligne droite… Les vérités scientifiques sont imparfaites et sont affaire de ce bas monde. Le Coran, comme c’est le cas des autres Livres Saints ne devrait s’occuper que de Vérités absolues, parfaites, immuables et éternelles.

     

  2. La seconde hypothèse implicite et erronée consiste à croire ou à accroire que la grandeur de l’empire islamique du Moyen Age était l’œuvre des seuls Arabes Musulmans. Tout un chacun sait que cela est archifaux. La contribution des Persans, Turcs, Imazighen, Uzbeks, et d’autres peuples musulmans non arabes a été considérable et décisive. On sait aussi que l’apport des non musulmans à cette civilisation appelée injustement arabo-islamique, juifs, chrétiens et autres, a été considérable.

Pour un développement économique et social, notre pays doit donc s’intégrer à la civilisation universelle. Et, pour ce faire, il ne peut que rompre avec cette idéologie arabo-islamiste hostile à cette intégration et fondée sur des hypothèses erronées. Le Maroc doit s’intégrer à cette civilisation d’autant plus que cette dernière n’appartient en fait à personne pour ce qui est de son aspect matériel, technique et scientifique, dominant. Le savoir scientifique à la base de cette civilisation est en effet le produit d’une accumulation à laquelle tous les peuples de la terre ont plus ou moins participé à un moment ou un autre de l’histoire de l’humanité. La civilisation matérielle universelle appartient à l’humanité toute entière.

 

  1. Conditions spécifiques du développement

 

La rupture avec l’arabo-islamisme s’impose pour au moins trois raisons :

  1. La première est que cette idéologie vise à instaurer un système socio-économique et politique insoutenable, un système inégalitaire où seule une élite masculine décide et jouit du fruits du travail de la majorité exclue du pouvoir de décision, exclue linguistiquement de la parole et de l’expression…

     

  2. La deuxième raison est que l’idéologie en question nous impose un état de guerre permanente contre le reste du monde. Ce qui implique des efforts considérables d’armement. Ce qui est coûteux pour le budget de l’Etat et pour la société entière.

     

  3. La troisième raison est que l’implication logique de cette idéologie est de vivre en autarcie et d’essayer de réinventer la poudre. Ce qui est presque impossible car insupportable sur le plan économique.

En tout cas, l’humanité entière est témoin du coût occasionné par le choix de cette idéologie et d’une partie seulement des implications logiques de ce choix, dans le cas de l’Irak.

Nous devons rompre avec l’arabo-islamisme car nous ne sommes pas des Arabes et nous n’acceptons pas l’interprétation que donnent les Arabes de l’Islam. Ce dernier est pluriel et, lorsque Imazighen l’ont embrassé, ils l’ont intégré comme spiritualité et ont continué à organisé leur vie sociale selon leurs coutumes. Ceux qui croient pouvoir imposer à Imazighen, à travers l’Islam, les coutumes des Arabes, se trompent lourdement. Nos ancêtres se sont convertis à l’Islam et non pas à l’Arabisme qui, d’ailleurs, n’existe que depuis le vingtième siècle. Il n’est qu’une création des écoles britanniques et françaises en Orient dans leur lutte contre l’empire ottoman. En tout cas, la prétendue nation arabe n’a jamais englobé le pays des berbères, Tamazgha, ni même l’Egypte. Il suffit de se rappeler que lorsque les britanniques avaient promis au Grand Chérif de Mecca un royaume arabe, ce royaume ne comprenait que la péninsule arabique, la Syrie, la Palestine et l’Irak.

Pour nous intégrer dans la civilisation universelle en vue d’un développement économique, politique et social, nous devons être nous mêmes, c’est-à-dire musulmans Imazighen. Mais que nous apporte l’Amazighité ou Timmuzgha ?

Timmuzgha nous apporte une langue et des valeurs qui tout en étant les nôtres ne nous opposent pas au monde, au contraire.

L’Amazighité en tant que langue est d’une grande souplesse. Elle permet plus facilement que d’autres de passer à l’anglais, langue universelle des sciences et de la technologie. Elle permet des emprunts absolument nécessaires de nos jours. Elle n’a aucun caractère sacré pour nous. Elle est vivante.

L’Amazighité en tant que culture permet de satisfaire tous les préalables philosophico-culturels de la démocratisation nécessaire tant pour notre développement que pour nous entendre avec le reste du monde. En plus, la démocratie comme on dit est le moins mauvais des systèmes qui existent au monde. Ces préalables sont  : 1) L’amazighité n’a jamais prétendu détenir quelque vérité absolue à imposer aux autres. La vérité, d’ailleurs toute relative et susceptible d’évoluer, est celle qui sortira des urnes. 2) Il suffit de considérer la culture amazighe orale exprimée dans les anecdotes pour se rendre compte à quel point les Imazighen ne se privent pas de tout critiquer et même de se tourner en dérision. L’esprit critique nécessaire à la démocratie et au progrès ne leur a jamais fait défaut. 3) Il suffit de considérer l’histoire des Imazighen pour s’apercevoir que la femme a été à la tête des combattants Imazighen de la liberté. Tous les individus sont égaux et seule la valeur intrinsèque de chacun lui permet de l’emporter dans la compétition. 4) Il suffit de reconsidérer les anecdotes de tout à l’heure pour se rendre compte que l’Amazigh accepte difficilement les explications métaphysiques qu’on lui sert pour rendre compte de ses misères. Loin de toute fatalité, la raison est donc sollicité par l’Amazigh pour rechercher les causes de ses défaites et revers. C’est là une attitude favorable au développement économique. 5) Les Imazighen sont universalistes un peu à leurs dépens d’ailleurs. C’est qu’ils ont beaucoup emprunté aux autres. Ils ont embrassé la culture et la langue des autres et ont produit des œuvres reconnues universellement : l’influence sur le théâtre exercée par Afulay ne s’est estompée qu’au dix-septième siècle, celle d’Augustin est toujours vivante, les analyses du grand historien et sociologue Ibn Khaldoun sont toujours d’une actualité étonnante, et j’en passe. " Nous sommes capables de prendre sans complexe aucun ce qu’il y a de meilleur chez les autres y compris chez ceux qui nous combattent ".

 

En résumé et pour conclure, le développement économique et social de notre pays passe par une redéfinition de notre identité nationale pour rompre avec l’idéologie panarabiste et islamiste et pour reconnaître officiellement l’amazighité du Maroc dans toutes ses dimensions, linguistique, culturelle mais aussi au niveau des valeurs nobles de l’amazighité qui permettront à notre pays de s’intégrer sans complexe aucun dans la civilisation universelle fondée sur la démocratie, la liberté, l’égalité de tous, la tolérance et les droits humains.

Tanemmirt

 

 

 

 

Publié le 13/04/2006 à 17:15
Par aderwi

  Imazighen au moyen âge: une grande Nation

 Ibn Khaldoun (Tunis 1332, Le Caire 1406) est connu comme “Philosophe Arabe de l’Histoire” (Dictionnaire Encyclopédique de la Langue Française). Parmi ses ouvrages les plus connus on peut citer Almukaddima (Préface). Mais il légua à l’humanité ses livres sur l’histoire universelle. L’un d’entre eux est l’Histoire des Berbères et des Dynasties Musulmanes de l’Afrique Spetentrionale”. Un grand témoignage pour les valeurs et qualités des Berbères, une référence pour ceux qui s’intéressent à leur histoire. 



“En traitant de la race berbère, des nombreuses populations dont elle se compose, et de la multitude de tribus et de peuplades dans laquelle elle se divise, nous avons fait mention des victoires qu’elle remporta sur les princes de la terre, et de ses luttes avec divers empires pendant des siècles, depuis ses guerres en Syrie avec les enfants d’Israël et sa sortie de ce pays pour se transporter en Ifrîkïa et en Maghreb. Nous avons raconté les combats qu’elle livra aux premières armées musulmanes qui envahirent l’Afrique; nous avons signalé les nombreux traits de bravoure qu’elle déploya sous les drapeaux de ses nouveaux alliés, et retracé l’histoire de Dihya-t-el-Kahena, du peuple nombreux et puissant qui obéissait à cette femme, et de l’autorité qu’elle exerça dans l’Auras, depuis les temps qui précèdent immédiatement l’arrivé des vrais croyants jusqu’à sa défaite par les Arabes.  Nous avons mentionné avec quel empressement la tribu de Miknaça se rallia aux musulmans; comment elle se révolta et chercha un asile dans le Maghreb-el-Acsa pour échapper à la vengeance d'Ocba-Ibn-Nafè, et comment les troupes du Khalife Hicham la subjuguèrent plus tard dans le territoire du Maghreb. "Les Berbères, dit Ibn-Abi-Yezid, apostasièrent jusqu'à douze fois, tout en Ifrikïa qu'en Maghreb; chaque fois, ils soutinrent une guerre contre les Musulmans, et ils n'adoptèrent définitivement l'islamisme que sous le gouvernement de Mouça-Ibn-Noceir";
ou quelque temps après, selon un autre récit. 
 Ayant indiqué les régions du Désert habitées par les Berbères, ainsi que les châteaux, forteresses et villes qu'ils s'étaient bâtis, tels que Sidjilmessa, les bourgades de Taout, de Tîgourarin, de Figuig, de Mozab, de Ouargla, du Righa, du Zab, de Nefzaoua, d'El-Hamma et de Ghadems; ayant parlé des batailles et des grandes journées dans lesquelles ils étaient distingués; des empires et royaumes qu'ils avaient fondés; de leur conduite à l'égard des Arabes Hilaliens, lorsque ceux-ci envahirent l'Ifrikïa au cinquième siècle de l'hégire; de leur procédés envers les Beni-Hammad d'El-Calâ, et de leurs rapports tantôt amicaux, tantôt hostiles; ayant emntionné les concessions de territoire que les Beni-Bâdin obtinrent des Almohades dans le Maghreb, et raconté les guerres que firent les Beni-Merîn aux successeurs d'Abd-el-Moumen, nous croyons citer une série de faits qui prouvent que les Berbères ont toujours été un peuple puissant, redoutable, brave et nombreux; un vrai peuple comme tant d'autres dans le monde, tels qe les Arabes, les Persans, les Grecs et les Romains. 
 Telle fut en effet la race Berbère; mais, étant tombée en décadence, et ayant perdu son esprit national par l'effet du luxe que l'exercice du pouvoir et l'habitude de la domination avaient introduit dans son sein, elle a vu sa population décroître, son patriotisme disparaître et son esprit de corps et de tribu s'affaiblir au point que diverses peuplades qui la composent sont maintenant devenues sujets d'autres dynasties et ploient, comme des esclaves, sous le fardeau des impôts.
Pour cette raison, beaucoup de personnes ont eu de la répugnance à se reconnaître d'origine berbère, et cependant on n'a pas oublié la haute renommée que les Auréba et leur chef Koceila s'acquièrent à l'époque de l'invasion musulmane. On se rappelle aussi la vigoureuse résistance faite par les Zenata, jusqu'au moment où leur chef Ouezmar-Ibn-Soulat fut conduit prisonnier à Médine pour être présenté au khalife Othman-Ibn-Affan. On n'a pas oublié leurs successeurs, les Hoouara et les Sanhadja, et comment les Ketama fondèrent ensuite une dynastie qui subjugua l'Afrique occidentale et orientale, expulsa les Abbacides de ce pays et gagna encore d'autres droits à une juste renommée. Citons ensuite les vertus qui ont honneur à l'homme et qui étaient devenues pour les Berbères une seconde nature; leur empressement à s'acquérir des qualités louables, la noblesse d'âme qui les porta au premier rang parmi les nations, les actions par lesquelles ils méritèrent les louanges de l'univers, bravoure et promptitude à défendre leurs hôtes et clients, fidèles aux promesses, aux engagements et aux traités, patience dans l'adversité, fermeté dans les grandes afflictions, douceur de caractère, indulgence pour les défauts d'autrui, éloignement pour la vengeance, bonté pour les malheureux, respects pour les vieillards et les hommes dévots, empressement à soulager les infortunés, industrie, hospitalité, charité, magnanimité, haine de l'oppression, valeur déployée contre les empires de la terre, dévouement à la cause de Dieu et de sa religion; voilà, pour les Berbères, une foule de titres à une haute illustration, titres hérites de leurs pères et dont l'exposition, mise par écrit, aurait pu servir d'exemple aux nations à venir. 

Que l'on se rappelle seulement les belles qualités qui portèrent au faîte de la gloire et les élevèrent jusqu'aux hauteurs de la domination, de sorte que le pays entier leur fut soumis et que les ordres rencontrèrent partout une prompte obéissance.   Parmi les plus illustres Berbères de la première race, citons d'abord Bologguîn-Ibn-Zîri le Sanhadjien qui gouverna l'Ifrikïa au nom des Fatemides; nommons ensuite Mohammed-Ibn-Khazer et son fils El-Kheir, Arouba-Ibn-Youçof-el-Ketami, champion de la cause d'Obeid-Allah-es-Chîi, Youçof-Ibn-Tachefin, roi des Lemtouna du Maghreb, et Abd-el Moumen-Ibn-Ali, grand cheikh des Almohades et disciple de l'imam  El-Mehdi.  ... Parmi les chefs berbères voilà ceux qui possédèrent au plus haut degré les brillantes qualités que nous avons énumérées, et qui, tant avant qu'après l'établissement de leur domination, jouirent d'une réputation étendue, réputation qui a été transmise à la postérité par les meilleures autorités d'entre les Berbères et les autres nations, de sorte que le récit de leurs exploits porte tous les caractères d'une authenticité parfaite.”  (Extrait du Tome I; Traduit par Le Baron de Slane et Paul Casanova, Librairie Orientaliste, Paris 1978. Pages 198-301). 


Tifsa, N° 1 Juin 1999 (page 4) Retour au sommaire


 

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Publié le 13/04/2006 à 09:08
Par aderwi
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Since the dawn of history, the Imazighen people have been the indigenous inhabitants of North Africa. (Berber is a name that has been given them by others and which they themselves do not use). Their territory reaches from Egypt to Mauritania and from the Mediterranean to the boundaries of historic sub-Saharan Africa (not North Africa). Various empires and peoples have conquered portions of historic Tamazgha (their land), beginning with the Phoenicians and Greeks and continuing through the Romans, Vandals, Byzantines, Arabs, Turks, French, British, Spanish, and Italians.

Imazighen and beliefs

Imazighen have been subjected to various religious beliefs: their own early pantheistic (God is in all) concepts; the polytheistic (idolatry) dogmas of the Phoenicians, Egyptians, Greeks, and Romans; and monotheistic (one God) Judaism, Christianity, and Islam. Since the 13th century, most Imazighen have professed the Islamic faith and Islam has sunk most deeply into their psyches. Throughout their history, the Imazighen have always had their heroes or heroines who have defended their ancestral homeland but then succumbed to the superior "civilized" might of their conquerors.

The term Amazigh
Amazigh "nationalists" are lobbying for the use of the term "Amazigh", which they use to describe themselves in their own languages. "Amazigh" signifies "free" or "noble" person; the plural is Imazighen. To define, in the most generic way, the language that they speak, Imazighen use the term "Tamazight." This term is also used specifically for the speech of the Imazighen of Kabylia in Algeria and the Middle Atlas in Morocco. The "gh" in the words Tamazight and Amazigh is pronounced as a sharp "r" (Amazir).

Regional Tamazight speakers use their own localized terms to define their own regional variations, such as Tarrifit in northern Morocco, Tashilhit in Morocco's Sous Valley, and the like. The original Amazigh alphabetic transcription system is referred to as "Tifinagh". Variant transcription systems in use include Latin and Arabic adaptations of Tifinagh representations.

Biological affinity

Amazigh/ Berber populations show varying degrees of biological affinity with Europeans, Middle Easterners and sub-Saharan Africans. Those who inhabit the northern Maghrib (the western part of North Africa) and most of the Atlas Mountains are typically light brown to pallid in complexion, with a high frequency of blond and red hair and green and blue eyes relative to the region as a whole.
Those who live in and around the Sahara zone range from brown to very dark.

Isolated Tamazight-speaking groups are found all over North Africa, from the Atlantic in the west to Egypt in the east. A colourful nomadic Berber tribe, the Tuaregs, whose male warriors wear blue dresses and indigo-colored veils, still roam the Sahara desert.

Sedentary agriculture
Contrary to popular romanticism which portrays Imazighen as nomadic peoples crossing the desert on camels, most actually practice sedentary agriculture in the mountains and valleys throughout northern Africa. Some do, in fact, engage in trade throughout the region, and such practices certainly had a tremendous influence on the history of the African continent.

Trade routes established from western Africa to the Mediterranean connected the peoples of southern Europe with much of sub-Saharan Africa thousands of years ago. There are five trade routes which extend across the Sahara from the northern Mediterranean coast of Africa to the great cities, which are situated on the southern edge of the Sahara. Berber merchants were responsible for bringing goods from these cities to the north. From there, they were distributed throughout the world.

Morocko and Algeria - Berber

It may come as a surprise to hear that the North African Moslem countries Morocco and Algeria are, in an ethnic sense, not Arab nations at all, but Berber/ Amazigh nations, speaking a completely different language than Arabic. Politically the Arab minority has dominated these countries for centuries, and has - without much success, though - attempted to eradicate the language. This also holds true of the present leaderships in independent Morocco and Algeria, who up to now have tried to establish an Arab identity for their countries. In the latest years, the Maghrib (the western part of North Africa) experienced an awakening of Berber consciousness.

Recognition of the identity
After years of repression, the Amazigh movement in Morocco is now going through a very active and decisive stage in the struggle for the recognition of the Moroccan Amazigh identity. More Imazighen are being organized and involved in their local communities in order to denounce the marginalization of the Amazigh culture and language. More than a dozen Amazigh associations were created in the last few years. Moreover, newsstands and bookstores in all the major cities are filled with new Amazigh magazines and other publications that provide outstanding articles about their culture. This enthusiasm is not shared by the national press or the government controlled radio and television.

Amazigh people's language - Tamazight

The Amazigh heart is beating stronger than ever. Amazigh associations in North Africa, Europe and the USA are working very hard not only to preserve the Amazigh culture but also to fight Arab cultural dominance in North Africa. Amazigh magazines are published not only in Tamazight language, but also in French and Arabic in order to reach out and encourage militancy amongst all citizens against the cultural discrimination against Tamazight. Furthermore, while the Maghreb Arab Union is still struggling to exist, the Amazigh World Congress (CMA) is alive, in order to unite and streamline the efforts to preserve the Amazigh cultural heritage.

In Algeria, where the Amazigh language rights movement is most overt and powerful, there have been periodic mass demonstrations since 1980 when the so-called Berber Spring uprising forced this issue into public view. That movement continues today. In June of 2001, over 1-million Imazighen demonstrated in Algiers and Morocco, calling for official acceptance of Amazigh identity and state-funded education in the Tamazight language.
In May of 2002, Imazighen in the Tamazight-speaking region of Kabylia (Algeria) boycotted the country’s parliamentary elections because they feel that the country’s entire political system is rigged against them. A number of people have died in this struggle in Algeria in recent years, and no sign of a lasting resolution is in sight.

Education for Imazighenamazigh/ berber flag

Amazigh protests have had limited success, but they have at least led to the introduction of formal teaching of Imazighen in some Moroccan and Algerian schools and universities. The strong Amazigh desire to establish a national identity is accelerating. (Their flag to the right).

Thousands of Tamazight speakers of Tunisia, from the north to the south, are living witnesses to the vitality of the Tamazight language and culture and the silent resistance of the Amazigh people despite a ferocious repression. Amazigh citizens of Tunisia only dare express themselves in their native language in the privacy of their homes.
Libya practices the same type of linguistic and cultural genocide toward Amazigh identity. The right to assemble or form associations does not exist there, and anyone who dares publicly express his Amazigh identity is punishable by death, imprisonment, or forced exile.


The Guanches ancestral heritage
The Amazigh autochthonous ancestral heritage of the Guanches at the Canary Islands is evoked by the Spanish authorities only as local folklore to attract the tourists. Amazigh associations are presently at work to renew and re-appropriate the ancestral Canarian cultural identity. To help the brothers and sisters of the Archipelago, the CMA (Amazigh World Congress) encourages the development of exchanges between Canarian and Amazigh associations throughout Tamazgha and the Diaspora (people that settle far away from their homelands).

Interview with the singer Kahleb

The Afro pop Worldwide in the Berber Rising program, had an interview with Khaled, the pre-eminent Algerian rai singer in 25th February 2005.
The reporters simply asked Kahleb: "What are the most important songs in your career?" and he began with this answer:

"Look, for example, at ’Harba Wine,’ done in the 80s when things were starting to get hot in Algeria. We were starting to have problems. The first release coincided with the civil unrest of October 1988. I had recorded it in 1987. When the song was released, I was in France, and I heard that young people were singing it outside in the street. So I was afraid to go back to Algeria. I told myself, ’It’s over. If I go back, they’ll throw me in prison.’ Because the young really found themselves in that song ’Harba Wine.’ It’s a song that was created by Idir, a Berber singer, singing in the Amazigh language. The words meant something like, ’Let’s move, let’s boogie.’ The words were about dancing. Now me, I’m an Arabaphone. So, I made words in Arabic. ’You want to leave your country? Where do you want to go?’ Because this had become a mode in Algeria. All the young people wanted to leave. So why did they want to emigrate? Because life had become so bad. The song says that. And all the youth were singing it."

The people, the words and the pictures

At the beginning of the Amazigh civilisation, there is a people, then there are the words, then the pictures of animals and other means of living things, facts of early life drawn on cave walls several thousands of years B.C. Many of those rocking engravings exist on several prehistoric landmarks, throughout the North-West of Africa, the Amazigh land, Tamazgha, that covers a vast and mountainous land and desert from the Canary Islands to Siwa in Egypt.

An art, a symbol and a sound
Tamazgha’s indigenous artists, writers and musicians through their creative works that reflect the trilogy of Amazigh culture by depicting a people, an art, a symbol and a sound, is more than just a form of expression, it is a media way of recording realistically the Berber traditions and it is also a media way of communication and transmission of Berber cultural heritage to future generations and in order to keep alive one of the oldest civilisations on earth, Tamazight.

Imazighen in the world

Today, there are around 2 million Imazighen contributing to the economic, scientific, artistic and athletic domains in France. The Berbers have found in French society the very same essential values upon which their own are founded, democracy, liberty, laity, and equity. They have not encountered any major difficulties in espousing the French Republican model and are numerous in having succeeded in business, administration, medicine, research, artistic professions and sports. It is useful to recall for instance that Edith Piaf, Mouloudji, Daniel Prevost, Isabelle Adjani, Zidane, and many others, are the product of this Berber import.

The Imazighen people are also settled in the Netherlands, Belgium, Canada, USA
Norway, Sweden, Germany and England.

"By virtue of our democratic traditions and customs, the roots of which reach the depths of history, we strive – we the Amazighes – to be brothers and sisters to all the peoples who love peace and justice and act in accordance with the principles of equality and tolerance between people, indeed even with the principle of reaching a "fair consensus" between points of view and beliefs. We believe in the advent of a universal civilization which is capable of integrating all the contributions of mankind."

<Representatives of Algeria's ethnic Berber minority and the government signed a peace deal the 15th of January 2005, state media said, that is expected to help end a long-running crisis in the northeast Kabylie region./>

Related web site: http://www.emazighen.com/

Web site about tourism in Morocco here


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