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Le blog de algeriartist
Publié le 31/12/2006 à 18:30
Par algerian_artist
Biographie




Avant d’être ce maître incontesté de la chanson kabyle moderne, Cherif Kheddam était destiné d’abord aux écritures saintes du Coran.

 
Né le 1er janvier 1927 à Aït Bou Messaoud en Haute Kabylie, Cherif Kheddam est l’ainé de cinq enfants dont le père, Omar, ne savait ni lire ni écrire, mais, muezzin, il était un homme pieux et respecté.

Cherif Kheddam appartient à une modeste famille maraboutique affiliée à la confrérie des Rahmania.


En 1932, le père émigre en France, et à son retour en 1936, il décide d'envoyer son fils à l'école française située à 17 km. Toutefois, les conditions étant dures, il change d'avis et l'envoie chez Cheikh Oubelkacem de la zaouïa des Boudjellil, située en face de Tazmalt, dans la wilaya de Bgayet
pour poursuivre l’acquisition de la haute culture lettrée "C'est à la zaouïa, en internat, que l'on apprécie sa voix pour la première fois en psalmodiant le Coran", écrit A. Cheurfi.

En 1942, il termine son cours coranique après avoir appris par cœur les soixante versets du Coran.

N'ayant pas d'occupation précise au village, il finit par débarquer à Alger à l'âge de 12 ans pour travailler comme journalier dans une entreprise de construction à Oued Smar. I

l y reste trois années pendant lesquelles il fait connaissance avec des militants nationalistes et prend conscience des rapports de domination établis entre les colons et les "indigènes.
Mais au gré des conjonctures, il change d’orientation. Suite à une dispute avec son patron, il quitte Oued Smar.

En 1947, Chérif Kheddam prend le chemin de l’exil vers la France. À son arrivée,
il s'établit à Saint-Denis puis à Epinay.

De 1947 à 1952, il exerce dans une fonderie et, de 1953 à 1961, dans une entreprise de peinture
. Parallèlement à son dur métier, Cherif Kheddam prend des cours de solfège le soir chez des particuliers.

On le retrouve en 1954 au sein d'une troupe de musiciens qui jouait dans des cafés.
Accompagné de leurs morceaux, Chérif chantait. Il lui arrivait de taquiner la muse en grattant la guitare au milieu du groupe. Ses compagnons artistes se rendent compte que son passage par la zaouïa n'était pas inutile puisque sa voix était déjà travaillée par l'exercice de la psalmodie.

C’est donc dans le contexte de l’émigration que Chérif commence à pratiquer la musique et le chant.
Tahar Djaout écrit à propos de l'exil de Chérif Kheddam : "C'est en France où il arrive à l'âge de 21 ans qu'il découvre vraiment l'art : la chanson maghrébine, arabe ou occidentale, les films égyptiens. Chérif Kheddam s'intéresse à tout cela de façon presque ludique. S'il y a chez lui une "arrière-pensée" professionnelle, il ne se prend pas pour autant au sérieux, ne pense pas pouvoir un jour vivre de l'art. Pour la chanson kabyle de l'époque, la scène était occupée par Slimane Azem, Cheikh El-Hasnaoui et Alloua Zerrouki. (...) Tout en demeurant sensible à toute belle musique, Chérif Kheddam se sent de plus en plus attiré par l'art occidental. Il découvre la musique classique, s'en imprègne, éprouve pour elle un grand penchant."

Sa première chanson Yellis n tmurt iw (Fille de mon pays) est perçue comme un chef-d’œuvre par le public,
enregistrée le mois de juillet sur un disque 78-tours grâce au concours d'un ami français, libraire de profession, qu'il avait connu en 1949 à Montmorency. Ce premier enregistrement fut réalisé à compte d'auteur au prix de 600 francs anciens. La diffusion du disque par la RTF (Radio-Télévision française) lui assura un certain succès.

Après un premier succès, Chérif kheddam chante dans des conditions toujours difficiles. Il mène deux activités diamétralement opposées : le travail dur de l’ouvrier et la création artistique qu’il tentera de maîtriser pleinement.

Chérif Kheddam persévère dans cette voie grâce à l’encouragement de ses amis, en particulier Madame Sauviat, disquaire, spécialisée dans la chanson orientale, qui, ayant remarqué la qualité de cette chanson, le dirigera vers Pathé Marcon
qui lui établit un contrat en 1956.

Il compose pour Radio Paris, puis pour l'ORTF plusieurs morceaux exécutés par le grand orchestre de la radio sous la direction de Pierre Duvivier. D'autres pièces sont interprétées en 1963 par l'orchestre de l'Opéra comique. "Dès ses débuts, écrit Tahar Djaout, Chérif Kheddam a été considéré comme un révolté, un enfant indocile qui bouscule les conventions et les tabous. Dans une société aussi austère que la société kabyle traditionnelle, où la beauté même est suspecte, les chansons de Chérif Kheddam ont paru, à la fois par leur élaboration harmonique et leurs thèmes souvent hardis notamment dans le registre amoureux, déroutantes, presque inconvenantes “.

Mais du côté de ses confrères chanteurs, on a compris que la démarche de Chérif Kheddam est une démarche d'avenir.
Ainsi la rencontre avec Ahmed Hachelef, directeur artistique, sera également importante dans la carrière de l’auteur. Les affres de l’exil et de la guerre d’Algérie le poussent au repli sur soi et à la création. De cette situation paradoxale naît l’œuvre musicale de Chérif qui va se tourner vers une carrière professionnelle.

Son exemple ne tarde pas à être suivi. A tel point qu'une sorte d'école s'est constituée juste après l'indépendance." Chérif Kheddam acquiert les bases de la musique orientale auprès du grand Mohamed Jamoussi, et pour développer sa technique musicale, il prend des cours chez le professeur Fernand Lamy, inspecteur des conservatoires nationaux de musique en France, maître du grand orchestre italien Roberto Benzi. Cela lui permit d'établir un équilibre harmonieux entre les mélodies orientales et les influences occidentales. Après l'étude du solfège, de l'harmonie, les leçons de luth et de piano, le voilà armé pour affronter la composition. Avec plus d'ouverture sur le monde extérieur, il conserve la base mélodique de la chanson kabyle, mais la transforme, la façonne, la rénove pour lui donner un style", écrit à ce propos A. Cheurfi.

Conscient de l’indigence qui affecte le patrimoine musical enfermé dans une tradition sclérosée, il tente de l’enrichir, de le rénover sans gommer ses caractéristiques. Il a su créer un espace d’expression ouvert sur la modernité, imposer une rigueur au niveau de la création qu’il n’a pas manqué d’inculquer aux jeunes chanteurs. Il a en effet, encadré des groupes et formé des émules de la chanson moderne qui, aujourd’hui encore, se réclament avec fierté du maître. Parmi eux, on trouvera des noms connus dans la chanson militante amazighe : le groupe Yugurten, Ferhat Imazighen Imoula, Idir, Aït Menguellet, Malika Domrane, Nouara, Ahcène Abassi...

Pendant l'année 1958, Chérif Kheddam composa et enregistra certaines de ses plus belles chansons : Nadia, Djurdjura, Khir Ajellav n'Tmurtiw, entre autres. Chérif Kheddam, qui a une très haute idée de la poésie, ne se considère pas comme un poète : il a répété à qui veut l'entendre que, pour lui, la musique est plus importante que les paroles, témoigne Tahar Djaout. Et pourtant, les compositions poétiques de notre chanteur sont d'une extrême sensibilité, d'une rythmique envoûtante faisant mouvoir un appareil métaphorique d'une originalité certaine. Qu'il chante la femme kabyle, la montagne du Djurdjura, l'exil, la patrie, l'indépendance, l'amour et ses déboires, Chérif Kheddam exalte des valeurs esthétiques indéniables et s'éloigne du moralisme ambiant ayant marqué certains chanteurs de l'époque. La chanson Alemri est un exemple de réussite poétique et musicale qui fait partie des œuvres éternelles de l'auteur. T. Djaout, marqué par ce poème, en a traduit quelques strophes :

"O miroir, ton destin est plus enviable que le mien.
Je suis comme un dément
Et n'aspire qu'à te ressembler.
L'amour te visite à tout moment
Lorsque la belle descend
Et devant toi se teint au henné.
Colombe se pavanant dans les prés,
Elle est exempte de tout défaut
Ne se laisse pas séduire par l'inconnu.
Nous demandons à Dieu aimé
Que notre tour arrive
De célébrer ensemble notre joie.
Elle te fixe sans fausse pudeur.
C'est ta compagnie qu'elle sollicite
Si tu avais su comprendre.
Ami, sois heureux avec elle,
Enivre-toi de son parfum ;
Je sais que tu me surpasses en chance.
Elle se peigne, parfait sa coiffure,
Se regarde soigneusement
Pour repérer le défaut. Sa beauté, sa taille sont impeccables,
Tout en elle crie la perfection.
Elle est pareille au fruit mûr."

En 1963, Chérif Kheddam rentre au pays et prend contact avec la Chaîne II de la radio nationale qui l'engage aussitôt. Il avait animé plusieurs émissions de radio, mais c'est avec Ighennayen Uzekka qu'il sera connu et hautement apprécié pour avoir déniché des talents, conseillé et encouragé les nouveaux venus au monde de la chanson. Son émission équivalait à un sévère jury qui donnait le quitus à un avenir artistique pour le candidat ou le conseil pour s'éloigner d'une aventure où il risquerait de perdre du temps et de l'énergie pour rien.

En 1967, Aït Menguellet passa "l'examen" avec succès.

Dans un témoignage vidéo (Meskud igenni), Lounis avoue sa surprise et en même temps sa joie lorsque Chérif Kheddam lui demanda si c'était lui-même qui avait composé la chanson qu'il venait d'exécuter. Puisque Cherif Kheddam en était frappé à ce point, il n'y avait donc rien à redire : le chemin vers la gloire est tout tracé.

D'autres futures vedettes comme Idir, Imazighen Imula et le groupe Yougourten sont passés par les services précieux de Cherif Kheddam.

Il est aussi sollicité comme professionnel dans une commission d'écoute en kabyle et en arabe au sein de l'ex-RTA. C'est grâce à lui que la chorale du lycée Fadhma-N'soumer fut créée. L'idée se propagea aux autres établissements jusqu'à sélectionner plus tard les chorales du lycée Amirouche et du lycée El Khensa, d'où sortira par exemple la célèbre Malika Domrane. Chérif Kheddam prit sa retraite administrative en 1988.

Chez Chérif Kheddam, poésie et chant sont intimement liés. La mélancolie d’antan a cédé la place à une nouvelle conception de la musique, de la poésie et, par suite du monde. C’est en effet, au niveau des textes que l’auditeur peut déceler la dimension révolutionnaire du poète à qui on doit plus d’une centaine de chansons déjà répertoriées. Quatre grands axes intimement liés dans l’esprit du poète traversent l’œuvre : l’amour, la terre, le changement social et le combat identitaire.

La chanson de Chérif Kheddam traite merveilleusement de tous les thèmes de la vie. L'on peut affirmer que le point de rencontre ou le sujet fédérateur de ces thèmes est l'amour : amour de la beauté féminine, amour pour sa patrie, sa région et son identité et enfin amour pour l'art : "La beauté et l'art ont pris Toute ma vie Mon âme va avec eux ; Jusqu'à m'oublier." Que voit l'artiste dans son rêve ? Une belle mélodie qui chasse son ennui. Il a chanté la liberté de la femme qui "ne doit avoir d'autre voile que celui de sa pudeur et de sa dignité" dans une chanson qui date de 1961 :

"Quel est le voile d'une femme libre ?
C'est le sens, la dignité qu'elle possède,
Elle se passe allègrement du voile et du haïk.
Puisque nous nous disons modernes,
Laissons-la travailler et élever ses enfants.
Elle doit avoir sa part dans la réflexion."

Hymne au pays natal, odes dédiées à la terre nourricière et chant pour la patrie éternelle sont les grandes épopées musicales et poétiques de Chérif Kheddam. Ainsi dans Aha kker zwi imanik, il appelle la jeunesse à se réveiller et à prendre en charge le patrimoine fabuleux laissé par nos ancêtres :

"Lève-toi et dépoussière-toi ;
T'est pris par la somnolence !
Les richesses que recèle ton pays
Attendent un geste de ta part.
Jette un regard vers le legs de tes ancêtres
Regarde un peu en arrière.
Tu as bien des aïeux
Et ne dérive pas d'un chêne."

Peut-on parler de Chérif Kheddam sans citer Nouara, la diva qui l'a accompagné dans un grand nombre de ses chansons et à qui il a composé des poèmes et des musiques ? Cet heureux mariage artistique entre deux sommets de l'art est sans doute un exemple unique dans la chanson kabyle en matière d'harmonie, de symbiose esthétique et d'affinités électives.
 
Monument de la chanson dans ses corpus poétique et instrumental, Chérif Kheddam demeure un exemple d'artiste humble et profond, de visionnaire en matière d'art et de pédagogue pour avoir formé et propulsé de grands talents devenus célèbres par la suite. Il marque d'une empreinte indélébile la chanson et l'art kabyles

Tantôt dans la tradition, tantôt dans la modernité, Chérif Kheddam innove sans cesse. Intimement liées, tradition et modernité finissent par constituer une unité riche de sens marquant l’identité du poète et la revendication d’une création permanente. C’est donc ainsi que Chérif Kheddam, de son vivant même, fait déjà partie de la grande lignée des ancêtres, ceux qui avaient jadis pour fonction de perpétuer la tradition ancestrale et de la transgresser pour fonder une nouvelle conception du monde.

La Chanson:

s y issem-im a jerjira

s y issem-im a jerjira âadagh s ennefxa yernu ad zdigh lqed.
en ton nom djurdjura avec fierté je suis passé avec fierté et grandeur

avehri dima yezga t'hub ed nnesma ma yehlek umudhin yeker-ed
la brise toujours présente, le malade y trouve remède

lxezra deg m tekfa-yi ma ccigh barka-yi fihel ma tefkidh-iyi d'hev
à te regarder je suis comblé, ma faim j'ai oublié pour de l'or je ne t'aurais changé

ned'hegh s'y issem-im ruhegh ur ttagad egh di lver ama di levher
j'ai oublié sans crainte

ttargugh kem di lemnam xas vaâdegh fellam ul-iw icedha ak m izzer
je te vois dans mes rêves malgré la distance

ul-iw ur k issebel ak m ittu ad yeh'vel a tucviht a t-idurar
mon coeur ne peut t'oublier ô la belle des montagnes

s'y issem-im a jerjira

(refrain)


laâqel-iw iruh dayen yussad yetwahem yettmaktay ed m'kul lewqat
mon esprit souvent égaré se trouve bien étonnée à chaque fois qu'il t'évoque

titt temuqul ghurem heregh ced'hagh kem a tteqel ar d van tafat
mes yeux cherchent ton regard provoquant d'impatience et de désir

yal ass ar ned'hegh yissem yak rebbi yaâlem ma yaâreq agh w evrid yezra-t
à toi j'adresse ma prière mais dieu seul saura nous désigner le bon chemin

s'y issem-im a jerjira

(refrain)
Publié le 13/12/2007 à 18:42
Par algerian_artist
BOUGIE, LA BELLE

Bougie
, comme tu es belle et fière
Toi, âme des berbères.

Tout en toi est beauté
Tes valeurs sont grandes et inestimées.

Je veux te voir au plus tôt
Et  venir vers toi,  bientôt

Oh !  Nôtre beauté naturelle
Toi que l'on conte comme merveille

Scintillante comme de l’or
Fascinante dans ton décor.

De Bougie, nous évoquons
Ton nom avec fierté et passion
 
La mer te faisant face
T'embellit et te rend grâce.

Tu es belle et gracieuse
Tes cités sont hautes et majestueuses.

Bougie, la plus belle
Te voir est mon bonheur éternel

Tu as de belles filles désirées
Aux bracelets et chevillières argentées.

Telles des perdrix de satin
Quand elles sortent le matin.

Texte original en berbère (inspiration chanson C.KHEDDAM-1959)

VGAYET

Vgayet telha
D rruh n leqbayel
Kulci dgem yelha
S lqima ghlayed

Mennagh zzyara-m
Am-wassa yeqreb
An-n3addi gher  lgiha-m
A zzin tin nekseb
Hkan-i-d fellam
Tec3ald am ddheb

F Vgayet nhedder
Netsfux yisem-is
Ar yiri-s lebher
Yerna-d di zzin-is
Tecbeh tes3a sser
Ssa3lin lebni-s

Vgayet mm zzin
Wi kem-izran yefreh
Dgem tihdayin
S uxelxal d ddeh
Qqaren t-tisekwrin
Mi d-ffghent ssbeh 
    



LAISSE-MOI ESPERER !

Laisse –moi encore espérer
C’est tout, ce qui me reste, ma désirée.

Je suis loin de ton cœur vivant
Il est pris par celui de ta génération

Il ne me reste que le souvenir de tes traits
Avec lequel, je soignerai  mes plaies.

D’où ce mal m’est venu ?
Peut être c’est moi, la cause perdue !

La vie est si simple et douce pour autrui
L’autre attend, vainement et c’est déjà fini

Il a piétiné le rêve, il l’a consumé
Il a blessé l’être chéri, il l’a oublié !

J’ai renoncé à l’espoir, désespérément
Je sais que c’est fini pour moi, maintenant.

Ceux qui ne se comprennent jamais
Perdent tous plaisirs, désormais !

C’est comme celui qui enterre une plante
Avec ses feuilles jaunes et mortes.

Il ne me reste que le souvenir des jours d’espérance
Qui vont m’accompagner pour le reste de mon existence.

J’ai peur, mon cœur est affaibli, avilissant
Quelle est la raison de notre séparation ?

Ceux qui sont loin des yeux, comme dit le dicton
Sont près du cœur, certainement.


Texte original en berbère (inspiration chanson C.KHEDDAM)

ANEF AD-DREGH

Anef ad ddregh deg-ummeni-m
D aya i s3igh d lheq-iw
Zrigh ba3degh f wul-im
Yebbwi-t w’illan d lmeti-im
Yegwra-d usmekti n wudem-im
Yess ad dawigh legruh-iw

Wisse ma thussed i tyita
Negh nek i terza taluft
Ddunit yiwen akka i ts-yerza
Wayed i yetsrju ifut
Ya3fes f tergit yergha
W i3zizen isebbel-it yettu-t

Rrigh i wul tibbura
Zrigh d ayen i yi-inef3en
Wid ur nessfham ara
Ulac tzet garrasen
Am win yezzan ttjera
S wafriwen-is qquren

Yegwara-d usmkti n-wussan
Ad sa3fen widh d-iqqimen
Ugadegh ay ul-iw ya3yan
D acu n ssebba iferqen

W iba3den f tit akkan innan
Yetsbaaden gw-ulawen 


  
  
BONJOUR!   

Je te salue mon adorée
Visage de plaisir et de beauté

Aux yeux d'oiseau de satin
Que je croise chaque matin

Heureux, le jour de notre coïncidence
Journée de bénédiction et de chance

Avoir échangé nos bonnes nouvelles
Nous avons guéri nos âmes passionnelles.

Tes mots sont purs et pleins de douceur
Ils soignent mon coeur plein de douleurs.

Tes yeux ensorcelants
Irrésistibles et émerveillant

La fierté est associée à ton nom
Vers toi, mon coeur se penche lentement

Même loin, je chante pour toi
Je rêve de ton image et de ta voix.

A la vue de tes yeux envoûtants
Je me repais, profondément

Etre ton proche ou près de toi
C’est mon vœu, ma voie.

J’exaucerai tes volontés
C’est mon dernier souhait et souhaits            

 
Texte original en berbère  (inspiration chanson C.KHEDDAM)

SVAH LKHIR

Svah lxir
Ay udem nerbah
Laayun n-ttir
If id nssebah

Yes3ed wass asmi nemial
D ass alerbuh
Af wayen yelhan nemsal
Nessehla rruh
Awal ghurem ihel
Dawi ul amejruh

Tsehhred-iyi s wallen-im
Wa d lmuhal
Zzux yedda ghef yiem-im
Ul ghurem imal
Cekkregh leghyabim
Ttargugh lexyal

Tshhred-iyi s wallen-im
Ccigh riwigh
Lukan lligh d ldjar-im
Dayen ay bghigh
Ddigh d lebghi-m
Kul ass tsmennigh 



SOURIS A LA VIE !

Oublie le passé
Bon ou mauvais

Oublie les peines et chagrins
Ils te fuiront, c’est certain.

Sois doué de raison
De sagesse et de pardon.

Dis la vérité simplement
Et sois toujours constant

Dieu est juste avec chacun
Il est bon d’aimer son prochain.

Lorsque la vie te fait signe
Elle se moque de toi, sois digne.

Elle rend la montagne comme une plaine
Tout est simple pour elle, elle est reine.

Quand il y a un problème ou tension
Elle donne toujours la solution.

Souris, tu n'as que des amis
Souris à la vie, bannis tes soucis,

Tes  mauvaises pensées et pleurs
La patience est de rigueur.

Inutiles les plaintes  et douleurs
Que suivent les regrets et rancoeurs.

Souris donc à la vie, elle te le rendra
Dieu t’écoute, il te protégera.

A travers la mer, il t’indiquera
Un chemin vers l’au-delà.

Loue et célèbre Dieu éternel
C'est ton devoir personnel.


Texte original en berbère (inspiration chanson C.KHEDDAM)

EDS I DDUNIT !

Ttu ayen i-g3addan fellak
Ama d lxir am d ccer
Ba3d-asent ad ba3dent fellak

Li-kd l3aqel fhem
Meyyez bbed di ttexmam
I yenfa3n ala tidest
Yerna ma ternid ddwam
Rebbi ur yetghellid yiwen
Yelha wi ixeddmen lewqam

Ddunit m’ara k-d-twehhi
Am-winna yesqecmi3en
Asawen a k-yeqqwel d luda
Ulac ara k-i3awqen
Mi d-tusa lhaga tew3aer
A k-tefk ara k-iselken

Eds akw merra d lehbab-ik
I wussan i-d-ittedun
Kkes ahebber deg wul-ik
Nfu kra yellan d anezgum
Ssber d ahviv n rebbi
I yendem win yetlummun

Eds i ddunit ad ak-d-teds
Rebbi ara k-d-ismehsis
A k-d-yeg abrid di levhar
S sshala mebla lehris
Hmed rebbi tcekkred-t
Ilaq a s- terred lehqis
 
Publié le 14/12/2007 à 13:10
Par algerian_artist
AIME TON PROCHAIN !

Je te conseille d’aimer ton prochain
Même si les dures paroles t'affectent de chagrin

Même si l'on te critique après
C'est pour alléger tes péchés

Continue dans la bonne voie
Ta vie sera longue de surcroit.

Si tu écoutes l'un et l'autre
Tu t’épuiseras  sur ta route

On te ressassera les histoires du passé
Pendant que les hommes édifient des cités

Passifs nous observons
Oasifs nous demeurons.

Restes donc à ta place
Gardes la dignité et ta race

Fais la sourde oreille
Bannis tout soupçon rebelle

Pars au loin, tu auras la paix au coeur
Et jouis de la part de ton bonheur.

Si tu écoutes autrui
La bonté te sera bannie

A ton insu, tu iras vers l’abîme
Alors que tu es innocent et infime

Ainsi va la vie !!

 Texte original en berbère (inspiration chanson C.KHEDDAM)

 DI LA3BAD HEMMEL (chantée par NOUARA)

Wessagh-k di le3bad hemmel
Ma d lhedra n medden tdur-ik
Ma d wid i k-yes3an d ccghel
Deg webrid yelhan kemmel
Ur k-issenqas di la3mer-ik

Ma tselled i wagi d wihin
Kulci a t-tegged deg webrid
A d-hkkun tiqdimin
Kra din macci d ajdid
Irgazen bnan timdinin
Nekwni me3id nestswali

Qqim deg wemdiq-ik telhid
Egg sser ghef yiman-ik
Err iman-ik ur teslid
Kkes ccek izedghen ul-ik
Ba3ed akken ats-thennid
Fares di ddunit lehq-ik

Ma tselled i lhedra n-wiyid
Deg-wul-ik tekkes rrehma
Kes mazal-ik d nniyya
Akka d zzman tetswalid
Ddunit akka i telha.

Publié le 14/12/2007 à 13:12
Par algerian_artist
ALGERIEN

Algérien je le suis et le serai
Je veux être moi-même et non étranger

Si on m’interroge, je dirai que j’ai des ancètres oubliés
Dont j'ai chanté la gloire et la fierté
Sans écouter autrui, signe de lacheté.

Mes racines vont loin et sans frontière
Elles parcourent l'Algérie entière.

Sont ignorants, qui prétendent le contraire.
Je creuserai canal pour les arroser d’une manière
A faire pousser des arbres de la terre.

Car mes racines vont très loin  
J'ai en mémoire ce que dit  l'ancien :

"Prends soin mon fils, gare à la sécheresse
Nettoies les rigoles et arrose les racines, sans cesse
Sinon le soleil les brûlera, un jour de détresse."

Je ne te crois pas, menteur
Quand tu me dis que je viens d'ailleurs….

Mon père et grand-père m'ont transmis un héritage
Et dires de nos ancêtres, les sages.

Mon nom ne changera jamais
Et je n'écouterai plus les autres, désormais.


Texte original en berbère (inspiration chanson C.KHEDDAM)

D AZDAYRI

D azdayri akka i zrigh
Ur lligh d wa d wihin
Win d-innan ad as-inigh
Widen-iw macci d wiyednin
Achal yissen zuxxegh rnigh
Ur sellegh i lhedra n wis-sin

Izuran-iw ghezzifit
Ughen-d lezzayer merra
Win i d-yennan wezzilit
Winna ur yessin ara
A sen-rregh targa i tissit
Akken at-tgem ttejra

Ruhen di lqa3a ghemqen
Cfigh yekka-yi-d wemghar
Yenna-k a mmi hader-iten
Ghurek a ten-tegged iw ghurar
Nger teregwa ssew-iten
M’ulach itij a ten-issgher

Ur uminegh ma tennid-i-d
Nek usigh-d anis nniden
Baba d jeddi yenna-yi-d
Hekkun-d imezwura nnsen
Ur d-t3awadegh isem ajdid
Ur sellegh i ka d-qqaren
 
Publié le 14/12/2007 à 13:16
Par algerian_artist
MA CHERE LANGUE MATERNELLE

Tu m’as ôte la parole de mon enfance
Croyant me réduire en silence

Si ma langue refuse une autre étrangère
Je prendrai la plume pour l’écrire même de ma civière

Du seuil de ma montagne, je monterai la sentinelle
Malgré la chape de silence, la parole sera éternelle

Il arrivera une autre génération qui refusera le silence
Sans rien dire se servira même sous la sentence

Inutile de la couvrir avec un tamis incertain
Car son soleil brillera un jour prochain

Que viendra son tour de parole avec sa langue fière
Et qu’elle suivra la voie de ses ancêtres, les berbères

Si la parole est sous la dalle scellée
De la tombe, elle fera entendre sa voie innée

Afin que justice lui soit rendue sans grâce
Par des hommes perspicaces et tenaces

Et que ces derniers le sachent immédiatement
Avant qu’il ne soit trop tard, définitivement.


Texte original en berbère (inspiration chanson C.KHEDDAM)

TEKKSED AWAL SEG MI

Tekksêd awal seg mi
Tdjaàled ad ssusmegh
Iles ma yugi ad yini
S ufus iw a tid ketbegh
Ghas tekksêd iyi izêri
F teghmert iw ad àassegh

Terrîd i wawal lghum
Akken lhedra trûh mebàid
Muqel zdat k xemmem
La iteddu ljil d ajdid
Ur iqebbel ad yessusem
Ur k iqqar aha efk iyi d

S tsusmi a d yawi lêhq is
Macci d aghummu ugherbal
Yzêra ad yecreq yitîj is
Yzêra a tid isâh wawal
Ma yetbaà abrid n widen is
D ayen i yesàa d rras n lmal

Ma qqwlent fellas tmedlin
Ad isewwel ddaw wakal
Lhêq is fellas ad nadin
Igad iwezznen awal
I wid d igwran ad walin
Uqbel a ten ifut lhâl  


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