où la nature peu à peu va s'endormir!
c'est à toi que je pense, papa, qui si loin est parti!
Nous aimions tant nous ballader dans les allées des bois
aux tapis multicolores, aux parfums humides de pluie!
Nous allions aussi au cimetière, le temps s'y pretait!
et chaque fois, tu ramassais, au pied de la tombe familiale,
un marron, que tu glissais dans ta poche, en disant,
que cela protégeait la santé!
Aujourd'hui, moi aussi, quand je vais au cimetiére
je n'oublie pas de ramasser un marron,
mais plus en ta mémoire que pour la santé!
Tu me manques cruellement, et c'est vrai
que l'on ne réalise l'amour que l'on a pour quelqu'un
que lorsqu'il n'est plus là!
j'aurais du te dire plein de mots,
t'écrire, je l'ai fait parfois, que je t'aimais,
puisque pour moi l'écriture et plus facile que le verbe!
L'automne est là, Papa, et tu es prés de moi!
Regardes les jolis tapis de feuilles dans l'allée de mon jardin!
Ecoute les derniers oiseaux nous chanter leurs adieux avant le printemps!
Je peux encore sentir ton parfum,
et ta main si tremblante et fragile dans la mienne!
Je sais que tu viendras un jour m'attendre
tout au bout d'une telle allée
dans un resplendissant couchée de soleil!
et qu'avec toi, j'irai vers une autre lumière!
C'est à toi que je pense, en ces jours d'automne
où la nature va peu à peu s'endormir......









