Dans leur lettre ouverte publiée dans la presse, et notamment dans l'Equipe, pour leur défense, les deux dirigeants de la firme autrichienne de jeu en ligne Bwin, ont révélé que leurs investissements en sponsoring sportif s'élevaient à 50 millions € par an.
Parmi leurs contrats figurent les clubs de football du Milan AC, du FC Barcelone, du Werder de Brême, des Girondins Bordeaux, de l'AJ Auxerre, de l'AS Saint-Etienne et de l'AS Monaco, la Ligue professionnelle de football portugaise, la "BwinLiga", la Fédération internationale de basket et la Fédération internationale de hockey-sur-glace.
Lorqu'on connait le lois française en matière de jeux d'argent (monopole de l'état délégué à la Française des Jeux et au Pari Mutuel Urbain, on peut se poser la question de la motivation des différents acteurs français ayant sucombés aux appels de ces sirènes dorées.
Peut-être, et même certainement, que le risque encouru pour les fautifs était trop léger, c'est vrai qu'avec une amende de 4 500 € et l'annulation du contrat, il n'y avait pas de quoi faire reculer ces aventuriers...
La donne a aujoud'hui quelque peu évoluée, l'Etat n'a pas tardé à faire évoluer la législation en portant la sanction à 4 fois le montant du contrat et un minimum de 300 K€, ça fait d'emblé réfléchir d'avantage.
Par ailleurs, la LFP tout d'abord peu incisive sur ses positions, a adopté une posture plus ferme vis à vis des clubs en interdisant purement et simplement l'affichage de quelconques publicités illicites sur les terrains. La position évolutive de la LFP dans cette affaire peut amener la réfléxion selon laquelle, elle aurait implicitement laissé entrer ce type de partenaire afin de créer un poids économique suffisant dans le football professionel et ainsi se retourner officiellment vers l'Etat, et plus particulièrement la Française des Jeux, pour que celle-ci lui reverse des droits d'exploitation, et ce, en vue de compenser la baisse prévisible des droits TV lors du prochain appel d'offres suite à la fusion Canal+ / TPS.
Qu'en pensez-vous ?
