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Mon bloc perso.
Bloc personnel vide.
Publié le 15/08/2007 à 15:03
Par BENetJU
Jeudi 5 juillet : 5° Jour

Je dois amener mon hom à la gare. Il repart. Mais j’ai pas envie. Je suis un peu angoissée qu’il retourne à Bordeaux. J’ai toujours peur qu’il lui arrive quelque chose quand je suis loin. Le matin, nous regardons les photos de la fameuse soirée du week-end précédent. Elles sont amusantes. Nous avons vraiment l’air à l’ouest. Et je semble peser une petite tonne. Là, c’est vraiment décidé, tant pis pour le décolleté généreux des derniers mois, il faut vraiment que je dégonfle. Mamina, me revoilà à compter mes points. Pour fêter cette brillante idée, nous allons manger chez Mc Do. Et je me fais la totale : menu Big Tasty, nuggets et Mc Flurry. Un régal qui me reste un peu sur l’estomac en pensant à notre petite séparation de quelques semaines.

13H45 : Ben est débarqué sur le parking de la gare. Après des embrassades et des pleurs, je regagne le camping.

L’après-midi passe à toute allure comme d’habitude. On n’a pas le temps de s’ennuyer ici… J’ai quand même le temps de répondre à mon téléphone. C’est Ana. Nous discutons de la situation d’Alegria. Je suis triste, amère, consternée, de voir que les initiatives les plus sincères ne font jamais long feu… Affligeant.

22H00 : rendez-vous au Casino pour un concert Salsa. Après avoir vu tout le monde, je décide d’aller me coucher, épuisée. Ma fatigue attendra, j’attrape ma lecture du moment, le livre de Corine de Téléphone. C’est à la fois passionnant (ancienne lectrice de Public, 2 ans d’abstinence) et décevant. Finalement, ils n’étaient pas mieux que les autres. Sexe, drogues, égocentrisme, paranoïa, dépression, mégalomanie…Apparemment le lot de tout rocker qui se respecte…

Publié le 04/07/2007 à 22:26
Par BENetJU
Mercredi 4 juillet : 4° jour 

OUAIS, C’EST MON JOUR DE CONGE !!!!!!!!!!! Et il fait pas beauuuuuuuuuuu !! Ah si, juste au moment où j’ai rendez-vous chez Nat pour ma séance de kiné. Quelle chance.. De retour au bercail, la famille Loulou est au complet pour aller au match OM / Libourne. L’OM à Capbreton. Incroyable, non ?? Et Margaux en est fan. Moi beaucoup moins. Pour ne pas dire pas du tout. Ben est de la partie aussi. Je lui recommande de se tenir éloigné des hooligans. En claquette, il ne pourra pas courir très vite. Je les vois disparaître au bout de la rue, Margaux, l’écharpe autour du cou, Johana le maillot dessus. Ça promet…

J.

Publié le 04/07/2007 à 22:15
Par BENetJU
Mardi 3 juillet : 3° jour 

Vu mes déconvenues de la veille, mon père a décidé de me réveiller quand il partirait au travail. Ça  me rappelle de lointains souvenirs, quand j’étais lycéenne. Il tapait sur la cloison que nous avons en commun pour me réveiller, venait une première fois dans ma chambre me sortir gentiment du lit, puis une seconde, plus vive pour déguerpir en vitesse (j’étais pré-narcoleptique il semblerait).
 

08H14 : Je suis donc à l’heure aujourd’hui grâce à mon réveil humain. La journée est intense. Juste une légère parenthèse pour un couple de seniors qui, déjà hier, nous avait tenu la jambe pour nous parler des problèmes de genou de Madame, et qui aujourd’hui, voulait m’aider à attraper la voiture de l’électricien en courant jusqu’à la barrière pour l’empêcher de partir. Malgré nos efforts consentis, Monsieur EDF s’en est allé sans me laisser les bracelets souhaités. Merci à ces gentils vieux de l’emplacement 142 (branchement électrique, mi-ombragé, proximité des sanitaires n°2).
 

J.
Publié le 04/07/2007 à 22:13
Par BENetJU
Lundi 2 juillet : 2° jour 

08H25 : JULIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE !!!!! Tu ne travailles pas ce matin ?? (voix chantante de ma mère)
Euh..si, pourquoi ?? Oh putain, merde. L’horreur. Je suis complètement vaseuse. Je n’ai pas entendu mes 2 sonneries de réveil. Pas le temps de me doucher. Je saute dans un truc, prend quelque chose à manger et saute dans ma voiture. PUTAIN ? MAIS ELLES SONT OU MES CLEFS DE VOITURE ?????????????????? ET LE BOITIER DU PORTAIL ??????? MAIS C’EST PAS POSSIBLE !!!!!! ET MON CACHET !!!! 

J’arrive enfin au camping. J’avale un gâteau vite fait. Hier, je devais puer l’alcool malgré mon brossage de dent. Aujourd’hui, pas d’alcool, pas de brossage non plus. Je vais donc puer de la bouche tout simplement. Je me dis que je vais leur laisser un souvenir impérissable à tous ces gens…
 

Nous ne sommes que deux ce matin. Christelle et moi. Walter court partout dans le camping pour gérer les bouches d’égout qui débordent, les tas d’herbes à ramasser, les lampadaires à changer, les terrasses à négocier avec les habitants, les engueulades avec les gens qui les ont mises au milieu de la route et qui ne veulent plus bouger. A l’accueil, on prend un jus terrible. Le téléphone étant géographiquement plus proche de moi, je suis la standardiste de la matinée. Je n’arrête pas. Christelle n’a pas l’air de s’en rendre compte, elle continue de me parler malgré la tête que je fais pour qu’elle comprenne que je me concentre sur ce que me disent les gens à l’autre bout du téléphone. Elle s’en fout, elle continue. Des mamies arrivent avec leurs petits-enfants. Tout le monde piaille, je n’entends plus mes interlocuteurs. J’essaie de garder mon calme, je ne vais pas me battre le second jour de travail. Mais c’est pas l’envie qui me manque…
 

12H30 : L’après-midi est à moi. Nous mangeons avec ma mère qui me donne des instructions pour le soir ainsi que pour un projet secret de photos pour les 30 ans des Douaisiens (groupe de copains de mon père avec qui il a fait ses études à l’école des Mines et qui, depuis 30 ans, se retrouvent tous les étés). J’ai la tête ailleurs, je réfléchis à tout ce que j’avais à faire au boulot pour vérifier de n’avoir rien oublié. J’acquiesce : « Ok mamina, je m’en occupe ».
 

14H30 :  Direction la plage. Au programme : surf pour mon hom, lecture pour moi, suivie d’une sieste bien méritée et d’une compèt de raquettes. Quelle heure est-il au fait ? 

20H05 : Nous arrivons en trombe à la maison après avoir hésité à quitter le pays pour fuir la colère de ma mère. Je demande à Ben ce qu’elle nous avait demandé. Nous avons oublié de préparer les pommes de terre. La sentence va être terrible. Quand elle rentre, nous épluchons les patates. Je pense que cela va atténuer le malaise. Mais j’ai oublié les photos secrètes sur la table et mon père a tout vu. Il n’y a que moi qui n’ai pas remarqué qu’elles étaient là, visibles de tous, au milieu de la cuisine. Catastrophe… 

J.
Publié le 04/07/2007 à 22:05
Par BENetJU

Cet été, pour la première fois, je vais occuper un job d’été : accueil dans un camping. Je suis contente, je n’ai jamais eu l’occasion d’y travailler et je suis impatiente de voir ce qui m’attend. Je ne vais pas mentir, il me tarde de découvrir si oui ou non, les campeurs sont ce que l’on veut bien nous montrer… Alors pour ne pas avoir l’air bête, au cas ou effectivement, ils se trimballeraient en slip, un rouleau de PQ accroché à la ceinture en faisant la queue leu leu, je vais visionner Camping, attraper mes tongs, goûter le pastis pour en véritable professionnelle, répondre à toutes les exigences de nos clients.

Dimanche 1er juillet 2007 : 1er jour 

07H31 : Le réveil est douloureux dans tous les sens du terme. Je reviendrai plus tard sur les raisons qui font que ma tête est prête à exploser, que je suis nauséeuse et que mes perceptions visuelles sont brouillées. 
 

08H15 : Dans ma voiture, j’allume la radio. Anastacia. Je me marre (vous comprendrez plus tard pourquoi). Un tas d’images me reviennent en tête. 
 

08H20 : Arrivée devant la guitoune de l’accueil. Audrey, Hip-Hop girl, est déjà là. J’espère qu’en faisant la bise aux gens, ils ne sentiront pas mon haleine alcoolisée. J’essaie donc de retenir ma respiration quand je les embrasse. 
 

08H30 : Ouverture des rideaux. C’est parti. Welcome campeurs !!
 

12H30 : La délivrance. Je vais enfin pouvoir aller me reposer un instant. M’allonger. Manger. Me requinquer. Au bilan de cette matinée : une visite guidée du camping en compagnie de Delia (ancienne copine chez qui j’ai appris à nager) et Hip-Hop Girl. Me promener me fait du bien, mais la conversation me gonfle au plus haut point. Vu mon état, je n’ai vraiment pas envie d’entendre des conneries sur les mecs, la drague, les cheveux, les fringues… Je reste un peu en retrait, essayant de faire abstraction de ce dialogue foireux. De temps à autre, pour ne pas paraître pimbêche, je glisse un : « oh, c’est pas vrai » ou alors un : « ah ouais ? c’est sympa ça… ». Mon esprit est ailleurs, en train de rejoindre le lit chaud que j’ai laissé ce matin.
 De retour à l’accueil, les caricatures se suivent. Cela me redonne le sourire. Ces personnes sont touchantes malgré tout. Monsieur et Madame (dont le sourire à 4 chicots est hilarant) n’ont pas le même emplacement que les années précédentes. Les gérants du camping ont changé depuis l’an dernier et les archives ont été égarées. On leur conseille d’aller découvrir leur nouvel emplacement et de nous donner leur avis. Moins de 5 minutes plus tard, les revoilà. Ils ont du faire le tour du camping en courant ou à mobylette, c’est pas possible. Verdict des 4 chicots : « non, on voudrait notre emplacement. Ça fait des années qu’on y est. Il y a un pin qui nous sert pour la terrasse… ». Nous leur rendons ce que nous leur devons : l’emplacement 91. Nous nous essayons au logiciel de gestion des campings. Au premier abord, ça ne semble pas très simple, surtout dans mon état… vaporeux dirons-nous.  

12H35 : Retour à la maison. La joyeuse troupe de la veille accuse le coup. C’est bien calme comparé à hier soir. Je leur raconte ma première matinée et mes premières impressions sur mes collègues. Autant Stéphanie et Walter, les gérants, me tapent dans l’œil dès les premières minutes, autant j’ai plus de mal avec Hip-Hop Girl, ses propos sur les mecs, les sorties, etc… J’essaie de me convaincre que mon état titubant est responsable de ma bougonnerie.
 

14H20 : Je quitte mes amis, mes parents et mon hom, un sandwich au lomo à la main. Je repars, la mort dans l’âme, me plaignant à l’avance des conversations éventuelles de l’après-midi avec mes camarades féminines.
 

14H30 : Nouveau lever de rideau. Diable, c’est physique. Je vais finir la saison avec des bras de MNS. L’après-midi est ponctuée de requêtes concernant des fleurs, des réservations, des toilettes bouchées, des mises aux normes de terrasses de mobile home, des arrivées, des départs… 3 jeunes hommes  cherchent un logement pour l’été, ils sont saisonniers. Quand ils voient les prix pour l’été, ils manquent de s’évanouir. Nous essayons de les aider à trouver d’autres solutions (sous-locations). En vain… En cette période, tout est complet, réservé. Ils repartent bredouilles en me laissant leur numéro au cas où j’entendrais quelque chose. Les filles continuent de saliver devant les hommes qui passent devant notre maisonnette, chacune y va de son commentaire. J’en rigole. Dire que j’ai été comme ça il y a quelques années. Ça m’amuse de repenser à cette époque. Ça me semble loin. Moi aussi je pensais être célibataire toute ma vie, me faire engrosser peut-être vers 40 ans par un anonyme. J’assimilais le couple à une torture, une aliénation, une erreur pour résumer. Et puis, PAF, un drôle de type a croisé mon chemin. Et depuis, je me dis que c’est encore plus marrant d’être à deux pour être fous. Et qu’être amoureux, c’est quand même vachement mieux que d’être tout seul. Mais il faut ses propres expériences pour s’en rendre compte…
 

20H00 : C’est déjà fini. On voit tellement de gens, on s’occupe de tellement de choses que je n’ai pas fait gaffe à l’heure. Je rentre, bien contente malgré tout de pouvoir souffler. Au sortir du virage, j’aperçois la voiture des Pompom devant la maison. Je me dis que si ça repart comme hier soir, ça va être dur… Heureusement, l’état des troupes est défectueux et nous restons calmes à l’apéro. 
 


J.


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