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Avec Pierre Moscovici, ce blog s'associe à la motion portée par Bertrand Delanoë Clarté Courage Créativité, à découvrir en détail sur http://www.clar te-courage-crea tivite.com/










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Publié le Vendredi 21 novembre 2008 à 16:34
Par biltoleta
une très intéressante étude sur l'impact du travail du Dimanche , qui va bien au-delà des postures médiatiques des pro- et anti-

Chronique

Le prix du dimanche, par Philippe Askenazy

LE MONDE | 18.11.08 | 13h32


L'ouverture des commerces le dimanche est à nouveau discutée. Et pourtant, environ un quart des travailleurs français travaillent déjà le dimanche au moins occasionnellement, notamment dans de nombreux services publics (hôpitaux, police, etc.). Et pourtant, une journée de repos hebdomadaire est garantie par les normes européennes.


Le débat actuel semble une répétition de celui du tout début du siècle dernier sur le dimanche chômé pour tous. Les arguments invoqués à l'occasion de la loi de 1906 se retrouvent dans la bouche des mêmes acteurs. Le patronat soutient le travail dominical. L'Eglise catholique souhaite le maintien de cette journée chômée, consacrée à la messe et à la famille. Les syndicats y ajoutent le nécessaire repos des salariés. Il ne manque que les militaires : l'usure prématurée de la jeunesse par un travail 7 jours sur 7 soulevait des inquiétudes sur la capacité de la France à lever une armée de soldats aptes à laver l'humiliation de 1870. Ce dernier argument avait fini par emporter le progrès indéniable que constitue le repos du dimanche.

Alors, comment renouveler le débat sur l'ouverture dominicale des commerces ? Le programme de Barack Obama ne l'évoque pas, privilégiant le thème plus large de la "flexibilité des horaires" au sens américain, c'est-à-dire un libre choix des salariés, la conciliation vie professionnelle et vie familiale. La flexibilité à la française s'entend comme une variabilité des horaires imposée par l'employeur à ses salariés ; acception entérinée même par les socialistes, entre la "modulation" de Martine Aubry et l'"agilité" de Ségolène Royal.

Traversons cependant l'Atlantique. Aux Etats-Unis, la plupart des grandes surfaces (alimentaires) sont ouvertes 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Or discrètement des enseignes font du lobbying pour une régulation des horaires d'ouverture. De fait, elles se retrouvent dans un coûteux équilibre devenu vicieux. La concurrence vive empêche, sous peine de perdre une précieuse clientèle, de réduire l'amplitude d'ouverture. Et cette forte amplitude implique deux coûts importants.

Le premier est énergétique. Les grandes surfaces, notamment alimentaires, sont parmi les activités les plus énergivores : éclairage puissant entièrement artificiel, chauffage ou climatisation de volumes immenses, vastes rayons de réfrigération ouverts ou souvent manipulés. En ces temps de Grenelle de l'environnement, il est ainsi cocasse que l'on ne s'interroge pas sur l'impact environnemental de l'ouverture du dimanche en France : sa généralisation à tous les hypermarchés et supermarchés se traduirait par un surcroît de consommation énergétique supérieur aux fameuses économies générées par le changement d'heure hiver-été. Sans compter la multiplication des déplacements de consommateurs qu'elle engendrerait.

Le second coût majeur est le travail. Outre-Atlantique, malgré l'absence (ou la faiblesse) de bonus pour le travail de nuit et le dimanche, la forte amplitude horaire participe à des dépenses de consommateurs par heure travaillée modestes dans les magasins : dans l'alimentaire, elles sont deux fois plus faibles aux Etats-Unis qu'en France.

Théoriquement, qui dit coûts supérieurs dit prix supérieurs mais aussi plus d'emplois ou d'heures travaillées par les salariés du secteur, mettant en musique le "travailler plus pour gagner plus" en faveur de ces derniers. Mais, par ailleurs, l'ouverture du dimanche permet d'étrangler définitivement les petits commerçants (qui ont massivement, en toute connaissance, voté pour l'actuelle majorité), ce qui jouerait in fine contre l'emploi. Les grandes surfaces pourraient ainsi augmenter leur chiffre d'affaires et préserver les prix.

L'impact théorique de l'ouverture dominicale est ainsi ambigu. D'où l'intérêt des travaux empiriques sur les cas nord-américains. Les Etats américains ou les provinces canadiennes n'ont pas simultanément dérégulé l'ouverture des commerces le dimanche. L'exploitation statistique de cette diversité permet d'identifier les effets propres de cette dérégulation. Les estimations sont convergentes. Aux Etats-Unis comme au Canada, l'effet net sur l'emploi est réel mais modeste : de l'ordre de 1 à 2 % de postes supplémentaires. En revanche, le volume d'heures offert par salarié demeure inchangé : ceux qui travaillent le dimanche perdent des heures en semaine ; au total, l'impact sur leur salaire est très faible. C'est probablement ce qui amène l'UMP à préconiser un paiement double de la rémunération de base le dimanche. Mais cela risque d'exacerber les coûts supportés par les entreprises du secteur. Or déjà, sans un tel doublement, les études nord-américaines sont unanimes : l'ouverture dominicale se traduit par une augmentation des prix de l'ordre de 4 %. En France, si le doublement salarial s'ajoute à la faiblesse criante de la concurrence entre enseignes dans de nombreux pans du territoire, un impact encore plus massif sur les prix est à craindre. En fait, il n'y a pas de miracle : le service supplémentaire que représente l'achat dominical a un coût, et ce coût est facturé, voire surfacturé, aux clients. Même pour ceux qui ne font pas leurs courses le dimanche !

Gageons que dans un contexte de crise du pouvoir d'achat, cet argument prix sera rapidement mis en avant par les employeurs du secteur... pour exiger de revenir sur l'engagement du doublement de rémunération, une fois la libéralisation obtenue. Alors autant ne pas tronquer le débat. Et, notamment, poser aux Français une question complète : souhaitez-vous une ouverture dominicale des commerces quitte à subir une hausse des prix ?


Philippe Askenazy est directeur de recherche au CNRS, Ecole d'économie de Paris.

 


d'ailleurs, voici ce qu'en dit un groupe d'élus UMP


" Des députés de la majorité contre le travail du dimanche

L.S. (lefigaro.fr)
21/11/2008 | Mise à jour : 14:54 |
Commentaires 121
.

48 députés de l'UMP et du Nouveau centre publient une tribune pour contester l'intérêt du projet du gouvernement d'autoriser certains commerces à ouvrir le dimanche.

« Touche pas à mon dimanche ! ». 48 députés de la majorité gouvernementale (UMP et Nouveau Centre) s'opposent, dans une tribune dans le Figaro de Marc Le Fur (vice-président de l'Assemblée Nationale) et Jean-Frédéric Poisson à la proposition de loi de leur collègue Richard Maillé (UMP) sur l'extension du travail dominical.

Un texte qui a bénéficié de l'appui direct de Nicolas Sarkozy qui a demandé au Parlement de l'étudier rapidement et « sans tabou ». Luc Châtel, le secrétaire d'Etat à la consommation, avait lui martelé que «le commerce du dimanche, c'est des emplois et de la croissance!». Mais les 48 élus contestent en premier lieu cet intérêt économique. Selon eux, aucun emploi ne serait créé, mais seulement « transféré de la semaine au week-end ». « D'autres études montrent qu'à consommation égale, un emploi du dimanche supprimera trois emplois de la semaine », ajoutent-ils. Le pouvoir d'achat stagnant, « l'ouverture des magasins le dimanche risquerait plutôt de créer des frustrations et du surendettement ».

Les signataires se demandent également « comment on passe du dimanche chômé, acquis social obtenu de haute lutte au 19ème siècle, au dimanche chômé, menace pour la liberté individuelle des consommateurs ». Selon eux, loin de ne toucher que les commerces, l'ouverture dominicale toucherait toute leur chaîne, depuis les banques jusqu'aux livreurs en passant par les baby-sitters. Plus encore, ils ne croient pas un instant au travail dominical sur la base du volontariat comme le prévoit le texte : « Chacun sent très bien que l'ouverture des commerces le dimanche est le cheval de Troie pour une ouverture générale de l'activité professionnelle ».

« Aujourd'hui, les Français ont encore plus besoin de solidarité qu'hier. Or, la première et la plus vraie des solidarités, la plus efficace, la plus riche en relations et en affection, est certainement la famille. Sachons protéger cette valeur essentielle et ne pas la fragiliser une nouvelle fois », concluent-ils."

Publié le Jeudi 13 novembre 2008 à 23:48
Par biltoleta


 

« WASHINGTON, DC – Les restrictions sur les prêts interbancaires n'ont pas sitôt enregistré un allégement après le sauvetage des systèmes financiers déployé dans les pays développés, que la baisse des indicateurs économiques a fait chuter les bourses. Et, comme on exige le remboursement des prêts étrangers et qu'on cède les actifs, les pressions subies par les pays émergents, que beaucoup avaient cru "découplés" du reste du monde, se sont intensifiées.

Les consommateurs, les entreprises et les pays du monde entier sont en proie à la peur et on est passé, dans le langage, d'une récession moyenne des pays développés à une dépression mondiale aggravée. Le découragement est survenu, avec le sentiment qu'on ne peut rien faire pour enrayer les choses.

Que se passe-t-il? Les mesures prises, il y a deux semaines, pour affermir le système financier étaient-elles tout simplement mauvaises? Absolument pas. L'alimentation en liquidité, la recapitalisation des banques, une assurance des dépôts plus uniforme et étendue aux pays développés – toutes ces mesures étaient justes et indispensables. Mais il ne s'agissait que d'une première phase.

Dans les pays développés, la dépréciation des actifs et, plus largement, la peur de l'avenir ont anéanti la confiance dans l'économie. La consommation a diminué et les entreprises ont réduit leurs investissements. La crise financière a provoqué une baisse abrupte de la demande, phénomène qualifié par les économistes de "récession keynésienne."

Pour restaurer la confiance, la seule solution est d'avoir recours aux outils macro-économiques, afin de relever la demande et de maintenir la productivité. Un plan monétaire peut s'envisager dans les pays où les taux d'intérêt restent élevés, mais l'assèchement du crédit risque de limiter l'efficacité de cette mesure. Par conséquent, c'est un plan fiscal qui doit jouer le premier rôle. L'élargissement fiscal comporte toujours des risques, car il ajoute à la dette et augmente la probabilité des dangers. Mais, au point où nous en sommes, les bénéfices qu'on en tirerait seraient supérieurs aux dépenses, pour les pays dont l'endettement est surmontable.

Les pays émergents sont confrontés un problème supplémentaire. Il ne s'agit pas seulement pour eux de tenir le coup, face à la perspective de baisse de leurs exportations et de la confiance; ils se retrouvent aussi au bout de la chaîne des victimes de cette crise financière, qui a commencé aux Etats-Unis, s'est transportée en Europe et passe maintenant leurs frontières.

Les banques étrangères diminuent leurs crédits. Les investisseurs étrangers rapatrient leurs fonds avec une ampleur sans précédent. Ironiquement, les mesures adoptées pour résoudre la crise dans les pays développés sont aussi celles qui incitent à faire revenir l'argent dans les pays d'origine, ce qui n'est pas pour faciliter la vie dans les pays émergents.

Pour consolider leur système financier et leur demande globale, les pays émergents doivent être prêts à prendre des mesures analogues à celles qu'ont choisi les pays développés. Mais la prospérité toute fraîche de beaucoup de ces pays leur vient de leur entrée dans le capitalisme international. Un arrêt brutal à de tels flux est un coup dur et entraîne des défis que ces pays ne peuvent pas relever seuls.

Les pays développés doivent donc être prêts à apporter les financements requis, et à le faire à une hauteur sans équivalent. Sinon, nous courons à l'insolvabilité, au contrôle des banques et au protectionnisme – issues qui représenteraient une régression pour ces pays et pour l'économie mondiale dans son ensemble, et durablement.

Le FMI a les moyens d'engager 250 milliards de dollars environ. Nous avons mis en action des procédures internes et des structures qui nous permettent de fournir l'argent rapidement, avec, à notre disposition, les stipulations limitées au socle du plan anticrise. En outre, le Fonds est en train de mettre au point un mécanisme de liquidité permettant de débloquer des fonds sans délai, à l'intention des marchés émergents dont la productivité est forte et la politique et les bases, saines.

Ceci devrait redonner confiance aux investisseurs. Mais, étant donné l'importance des flux de capitaux, j'en appelle aux Etats et aux banques centrales des pays développés, pour qu'ils apportent des financements, parallèlement aux programmes anticrise du FMI. Je défends également la nécessité de trouver un moyen pour mobiliser les ressources des pays qui possèdent des réserves importantes. Le Fonds aura son rôle à jouer, mais toutes ces participations sont requises, si l'on veut renforcer la crédibilité de la riposte mondiale unifiée à la crise.

Il nous faut aussi anticiper – surtout à l'égard des pays africains à petit revenu. Etant donné leur faible participation aux marchés financiers internationaux, ces pays ont été, jusqu'ici, en quelque sorte à l'abri de la tempête. Mais ce calme est  un calme angoissant et sans doute précaire.

Beaucoup de pays à faible revenu subiront la chute des cours des produits de base. Certains pays, y compris ceux qui étaient en train de devenir une nouvelle frontière parmi les marchés émergents, pourraient se voir refuser l'obtention de capitaux étrangers. Eux aussi auront besoin de l'aide de la communauté internationale. Les prêts alloués par le FMI et les banques internationales pour le développement, ainsi que le maintien de l'aide des donateurs aux niveaux actuels, seront vitaux si nous voulons éviter de nouvelles tragédies humaines.

La dynamique de la peur est potentiellement catastrophique, mais cette dynamique peut être cassée. Quels que soient les désordres du système financier, les immenses avancées, au fil des années, en termes de technologie, de productivité et d'acquis sociaux – les vrais fondements – constituent un authentique legs de la puissance de la mondialisation comme force positive. Il se peut qu'il soit trop tard pour éviter une récession dans les pays développés et un ralentissement dans les pays émergents et pauvres. Mais il n'est pas trop tard pour éviter une dépression mondiale. »

Publié le Dimanche 26 octobre 2008 à 10:55
Par biltoleta
Publié le Lundi 13 octobre 2008 à 11:37
Par biltoleta
source http://blague.dumatin.fr/humour/edvige.php

Voilà à quoi pourrait ressembler la commande d'une pizza en 2015, ou les dérives de l'interconnexion des données informatiques :

Standardiste :
� Speed-Pizza, bonjour.
Client :
� Bonjour, je souhaite passer une commande s'il vous plaît.
Standardiste :
� Oui, puis-je avoir votre NIN, Monsieur ?
Client :
� Mon Numéro d'Identification National ? Oui, un instant, voilà, c'est le 6102049998-45-54610.
Standardiste :
� Je me présente je suis Habiba Ben Saïd. Merci Mr Jacques Lavoie.
Donc, nous allons actualiser votre fiche, votre adresse est bien le 174 avenue de Villiers à Carcassonne, et votre numéro de téléphone le 04 68 69 69 69. Votre numéro de téléphone professionnel à la Société Durand est le 04 72 25 55 41 et votre numéro de téléphone mobile le 06 06 05 05 01.
C'est bien ça, Monsieur Lavoie ?
Client (timidement) :
� oui !!
Standardiste :
� Je vois que vous appelez d'un autre numéro qui correspond au domicile de Mlle Isabelle Denoix, qui est votre assistante technique.
Sachant qu'il est 23h30 et que vous êtes en RTT, nous ne pourrons vous livrer au domicile de Mlle Denoix que si vous nous envoyez un XMS à partir de votre portable en précisant le code suivant AZ25/JkPp+88
Client :
� Bon, je le fais, mais d'où sortez-vous toutes ces informations ?
Standardiste :
� Nous sommes connectés au système croisé, Monsieur Lavoie
Client (Soupir) :
� Ah bon !.... Je voudrais deux de vos pizzas spéciales mexicaines.
Standardiste :
� Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Monsieur Lavoie.
Client :
� Comment ça ???...
Standardiste :
� Votre contrat d'assurance maladie vous interdit un choix aussi dangereux pour votre santé, car selon votre dossier médical, vous souffrez d'hypertension et d'un niveau de cholestérol supérieur aux valeurs contractuelles. D'autre part, Mlle Denoix ayant été médicalement traitée il y a 3 mois pour hémorroïdes, Si la commande est maintenue la société qui l'assure risque d'appliquer une surprime.

Client :
� Aie ! Qu'est-ce que vous me proposez alors ?...

Standardiste :
� Vous pouvez essayer notre Pizza allégée au yaourt de soja, je suis sûre que vous l'adorerez.

Client :
� Qu'est-ce qui vous fait croire que je vais aimer cette pizza ?

Standardiste :
� Vous avez consulté les 'Recettes gourmandes au soja' à la bibliothèque de votre comité d'entreprise la semaine dernière, Monsieur Lavoie et Mlle Denoix a fait, avant hier, une recherche sur le Net, en utilisant le moteur '_http://www.moogle.fr '_avec comme mots clés soja et alimentation.
D'où ma suggestion.

Client :
� Bon d'accord. Donnez-m'en deux, format familial.

Standardiste :
� Vu que vous êtes actuellement traité par Dipronex et que Mlle Denoix prend depuis 2 mois du Ziprovac à la dose de 3 comprimés par jour et que la pizza contient, selon la législation, 150 mg de Phénylseptine par 100 g de pâte, il y a un risque mineur de nausées si vous consommez le modèle familial en moins de 7 minutes. La législation nous interdit donc de vous livrer.
En revanche, j'ai le feu vert pour vous livrer immédiatement le modèle mini.

Client :
� Bon, bon, ok, va pour le modèle mini. Je vous donne mon numéro de carte de crédit.

Standardiste :
� Je suis désolée Monsieur, mais je crains que vous ne soyez obligé de payer en liquide. Votre solde de carte de crédit VISA dépasse la limite et vous avez laissé votre carte American Express sur votre lieu de travail. C'est ce qu'indique le Credicard Satellis Tracer.

Client :
� J'irai chercher du liquide au distributeur avant que le livreur n'arrive.

Standardiste :
� Ça ne marchera pas non plus, Monsieur Lavoie, vous avez dépassé votre plafond de retrait hebdomadaire.

Client :
Mais ?... Ce n'est pas vos oignons ! Contentez-vous de m'envoyer les pizzas ! J'aurai le liquide. Combien de temps ça va prendre ?

Standardiste :
� Compte-tenu des délais liés aux contrôles de qualité, elles seront chez vous dans environ 45 minutes. Si vous êtes pressé, vous pouvez gagner 10 minutes en venant les chercher, mais transporter des pizzas en scooter est pour le moins acrobatique.

Client :
� Comment diable pouvez-vous savoir que j'ai un scooter ?

Standardiste :
� Votre Peugeot 408 est en réparation au garage de l'Avenir, par contre votre scooter est en bon état puisqu'il a passé le contrôle technique hier et qu'il est actuellement stationné devant le domicile de Mlle Denoix. Par ailleurs j'attire votre attention sur les risques liés à votre taux d'alcoolémie. Vous avez, en effet réglé quatre cocktails Afroblack au Tropical Bar, il y a 45 minutes. En tenant compte de la composition de ce cocktail et de vos caractéristiques morphologiques, ni vous, ni Mlle Denoix n'êtes en état de conduire. Vous risquez donc un retrait de permis immédiat.

Client :
� @#%/$@& ?# !

Standardiste :
� Je vous conseille de rester poli, Monsieur Lavoie. Je vous informe que notre standard est doté d'un système anti-insulte en ligne qui se déclenchera à la deuxième série d'insultes. Je vous informe en outre que le dépôt de plainte est immédiat et automatisé.
Or, je vous rappelle que vous avez déjà été condamné en juillet 2009 pour outrage à agent.

Client (sans voix) :
� ...

Standardiste :
� Autre chose, Monsieur Lavoie ?

Client :
� Non, rien. Ah si, n'oubliez pas le Coca gratuit avec les pizzas, conformément à votre pub.

Standardiste :
� Je suis désolée, Monsieur Lavoie, mais notre démarche qualité nous interdit de proposer des sodas gratuits aux personnes en surpoids. Cependant à titre de dédommagement, je peux vous consentir 15 % de remise sur une adhésion flash au contrat Jurishelp, le contrat de protection et d'assistance juridique de Speed assurance. Ce contrat pourrait vous être utile, car il couvre, en particulier, les frais annexes liés au divorce.
Vu que vous êtes marié à Mme Claire Lavoie, née Girard depuis le 15/02/2008 et vu votre présence tardive chez Mlle Denoix, ainsi que l'achat il y a une heure à la pharmacie du Canal d'une boîte de 15 préservatifs et d'un flacon de lubrifiant à usage intime.

À titre promotionnel, je vais faire joindre aux pizzas un bon de 5 EUR de réduction pour vos prochains achats de préservatifs valable chez Speed-Parapharma. Toutefois veuillez éviter les pratiques susceptibles d'irriter les hémorroïdes de Mlle Denoix, pour lesquelles Speed-Parapharma se dégage de toute responsabilité.

Bonsoir Monsieur et merci d'avoir fait appel a Speed Pizza.
Publié le Samedi 11 octobre 2008 à 09:32
Par biltoleta

CITATION

"Juste avant la réunion du G7,  le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, a lancé à Washington un nouvel appel à agir contre la crise financière : «Le secteur privé ne peut pas ramener la confiance à lui seul. Les mesures de politique macroéconomique ne ramèneront pas la confiance à elles seules. Des mesures au coup par coup sur les marchés financiers ne  ne ramèneront pas la confiance à elles seules.»

Voici les quatre principes qu'il a énumérés :

1.  «L'action étatique doit avoir un objectif clair, de sorte à ce que la surveillance de l'utilisation des fonds publics soit possible.»

2. «Les plans nationaux doivent être complets: ils doivent contenir des garanties pour les déposants et des assurances sur les créances qui soient suffisantes pour s'assurer que les marchés fonctionnent. Ils doivent concerner les actifs invendables et fournir de la liquidité. Et le plus important, ils doivent inclure une recapitalisation des banques» 

3.  «L'action doit être coordonnée, au niveau mondial et au niveau régional quand c'est approprié, par exemple dans l'Union européenne.»

4.  «L'action doit être juste, dans le sens où les contribuables, qui endossent les risques de baisse, doivent pouvoir partager les gains une fois la crise passée.»

Dominique Strauss-Kahn a insisté : «Nous avons besoin de plus de coordination. Les institutions financières couvrent aujourd'hui de nombreux pays et des plans de sauvetage crédibles doivent être cohérents au-delà des frontières. J'appelle les pays européens en particulier à travailler ensemble.»

 Leparisien.fr avec AFP"

 fin de citation

DESSIN: René BOUSCHET

http://erbykezako.blogspot.com/

 

Publié le Vendredi 10 octobre 2008 à 00:39
Par biltoleta

 

Voici un résumé de la motion A portée par Bertrand Delanoë et à laquelle s'est associé Pierre Moscovici, élaboré par les équipes de soutien.


"Dans la crise que traverse notre pays, considérablement aggravée par la politique du pouvoir, notre devoir de socialiste est de réussir un grand congrès de Reims. Nous le devons aux Français, parce qu’il est essentiel que nous soyons une opposition efficace et utile à leur service, dès maintenant, de nouveau en ordre de marche, cohérents et audibles, en capacité de préparer un projet ambitieux et crédible pour une gauche gagnante en 2012.

 

Et nous devons la clarté aux militants pour qu’ils se saisissent des grands choix à faire.

 

La motion dont le 1er signataire est Bertrand Delanoë est celle de la cohérence. Elle propose à la fois :

  • Une orientation claire et la nôtre est celle du réformisme assumé, de l’efficacité de gauche au service du progrès social, de l’engagement européen pour peser dans la mondialisation, de la construction d’un nouvel Etat social prévoyant, de la promotion d’un nouveau modèle de développement qui articule croissance, justice sociale et écologie face aux défis du monde d’aujourd’hui ;
  • Une stratégie clarifiée et, pour nous, c’est sans ambiguïté  le rassemblement à gauche,
  • Un Parti socialiste remis sur ses rails, doté d’un programme de travail pour 3 ans, profondément renouvelé dans son fonctionnement et ses instances (qui devront être paritaires) ; un parti de militants où l’on retrouve le goût d’agir ensemble et où nul ne doit plus jamais se considérer au dessus des décisions prises démocratiquement.
  • Une équipe de direction cohérente et un Premier secrétaire qui soit une voix forte et crédible pour l’opposition, qui fasse travailler tous les socialistes et qui soit le garant du respect des militants.

 

Pour une gauche conquérante, nous appelons les militants socialistes à dégager, par leur vote, une majorité nette et forte, qui permettra de rassembler tous les socialistes autour de l’orientation choisie.

 

En débattant sur le fond, en nous rassemblant sur des choix forts, retrouvons la fierté d’être socialistes, redonnons un espoir à la France et préparons les conditions de la victoire de la gauche en 2012."

 

Les militants voteront le 6 Novembre .

 



DESSIN René BOUSCHET

http://erbykezako.blogspot.com/
Publié le Mercredi 08 octobre 2008 à 02:08
Par biltoleta

dépêchons -nous d'en rire avant d'être obligés d'en pleurer!

en parodie aujourd'hui sur le blog de Polemix et la Voix off :
Crise , laïcité positive, Edvige...

http://www.ppandm.com/polemixetlavoixoff/

Crise(s) et cinéma

http://www.liberation.fr/grille-des-programmes-et-podcasts/040132-bandes-annonces-detournees




Publié le Dimanche 05 octobre 2008 à 17:10
Par biltoleta

Clarté, Courage , Créativité

 

Pierre Moscovici  a finalement choisi de s’associer à la motion A Clarté Courage Créativité, portée par Bertrand Delanoë

 

On peut découvrir en détail cette motion sur le site

 

 http://www.clarte-courage-creativite.com/

 

cela permet d’éclairer sur le fond ce choix. de Pierre

 

On y découvre en effet des axes forts susceptibles d’entrer en résonance avec la démarche de Pierre dans ses actions et ses positionnements politiques, ainsi que des  propositions phares de Pierre Moscovici que la motion a repris (Conventions thématiques , mise en oeuvre d'une démocratie active au sein du du parti)

 

 

Développement solidaire

http://www.clarte-courage-creativite.com/Nouvelles/un-nouveau-contrat-social-pour-une-croissance-plus-durable-plus-forte-plus-solidaire/

 

 

Modernisme

http://www.clarte-courage-creativite.com/Nouvelles/la-republique-au-cur-de-nouvelles-libertes-publiques-pour-une-democratie-moderne/

 

 

Dimension européenne

http://www.clarte-courage-creativite.com/Nouvelles/socialistes-europeens-internationalistes/

 

 

Remettre le parti au travail, renouveler le fonctionnement du parti, y associer les militants :

http://www.clarte-courage-creativite.com/Nouvelles/socialistes-au-xxieme-siecle-definir-une-strategie-changer-le-parti-socialiste/

 

 

Comment, pour quoi faire ?

 

Mettre en place des Conventions thématiques :

http://www.clarte-courage-creativite.com/Nouvelles/un-programme-de-travail/

 

extrait

« Préparer notre projet, de manière ouverte et décentralisée

Les orientations de fond arrêtées par le congrès de Reims donneront lieu à un travail méthodique de préparation de notre projet sur chacun des thèmes. Conclue à chaque étape par des Conventions dans lesquelles les militants seront totalement impliqués et qui trancheront par des votes. Cette préparation s’articulera autour d’initiatives ouvertes, sur le terrain, de débats interactifs, de publications, de confrontations entre acteurs et spécialistes, de rencontres internationales.

Le Conseil national arrêtera le nombre de Conventions et les autres initiatives de travail collectif, mais d’ores et déjà nous proposons les thèmes de travail suivants :

  • Une Europe plus unie, plus protectrice de ses citoyens et plus influente dans le monde.
  • Quel modèle de développement pour une croissance durable, forte et solidaire ?
  • Comment avancer vers l’égalité réelle des chances et l’émancipation de chaque individu ?
  • Liberté, droits et devoirs dans la République
  • Etat, services publics et décentralisation
  • Les socialistes au service d’un monde plus équilibré et plus juste
  • Présidentielle de 2012 :une convention sera organisée pour fixer les modalités de désignation du candidat socialiste avec l’objectif de créer une dynamique populaire à gauche et de ne pas dessaisir les militants socialistes de leur choix. »
Publié le Jeudi 02 octobre 2008 à 15:29
Par biltoleta

(source JDD)

Propos recueillis par Claude ASKOLOVITCH, à Washington
Le Journal du Dimanche

 

Pendant que ses amis politiques se déchirent en France, Dominique Strauss-Kahn est totalement absorbé par sa fonction de directeur général du Fonds monétaire international. Qui plus est alors que le système financier américain est ébranlé par une grave crise. L'occasion pour DSK de livrer son diagnostic et de proposer les services du FMI comme régulateur du système.

Est-ce que la peur est le pire ennemi de l'économie, comme le dit Nicolas Sarkozy?
Le plus grand danger, c'est qu'on oublie la peur. Le risque, quand la crise financière sera maîtrisée, c'est qu'on revienne aux vieilles habitudes. Pour l'instant, on éteint l'incendie. C'est ce qu'il faut faire dans l'immédiat, et c'est ce que font les autorités américaines. Mais après, nous devrons tirer les conséquences de ce qui vient d'arriver: donc réglementer très précisément les institutions et les marchés financiers. C'est parce qu'il n'y avait ni règle, ni contrôle -ou pas assez de règles et de contrôles- que cette crise est née.

Comment avez-vous vécu cette crise? A un moment, avez-vous vu l'économie mondiale s'écrouler?
La dramatisation est trompeuse. Cela fait des mois que je savais à quel point le système financier était fragile. En avril dernier, le FMI avait publié ses conclusions sur la crise financière américaine. Le jour où j'ai reçu le rapport de mes services, j'ai été impressionné: nous estimions les pertes à 1000 milliards de dollars... mais seulement 200 avaient déjà été enregistrés. Donc il y avait encore 800 milliards de pertes à venir... Et nous étions un peu en dessous de la réalité!

Qu'avez vous fait à l'époque?
J'ai publié ces chiffres. Le FMI a joué son rôle. Nous avons dit que la crise financière provoquerait un ralentissement sensible de la croissance mondiale. Mais on n'a pas voulu nous entendre. On nous a reproché notre pessimisme. D'habitude, les prévisions du FMI sont des références. Là, le ralentissement net de la croissance était plus dur a accepter.

Auriez-vous dû crier plus fort?
On peut toujours se reprocher de ne pas avoir fait assez de bruit. Mais tout gouvernement a toujours tendance à refuser les obstacles, tant qu'il n'a pas le nez dessus. J'ai été ministre, je connais cela!

Nos gouvernements doivent préparer les populations à la récession?
Il y a un ralentissement sérieux et durable de la croissance mondiale. Ça va être difficile pour l'Europe et parfois plus dur encore dans certains pays pauvres, surtout ceux qui sont directement frappes par "l'autre crise", celle de prix des matières premières. Mais l'économie réelle ne s'effondre pas. Les monnaies ne basculent pas. Les banques centrales parviennent à gérer la crise financière.

Et ça peut tenir indéfiniment?
Non. C'est pour cela qu'il faut réformer. Jusqu'ici, on a résolu les problèmes à mesure qu'ils se présentaient. Maintenant, il faut les attaquer globalement. Ce sont les 700 milliards de dollars du plan Paulson. Ce plan est bienvenu, parce qu'il est global. Mais il doit être le premier acte d'une action politique internationale.

Mais les contribuables américains ne veulent pas payer pour les erreurs des financiers...
C'est compréhensible. En Europe, nous avons aussi eu ce débat sur la "socialisation des pertes et la privatisation des profits"... Les politiques injectent de l'argent public pour éviter que tout l'édifice financier s'écroule parce que c'est la stabilité de nos économies qui en depend. Mais ensuite, il faut réformer. Sinon, s'imposera l'idée du puits sans fond, de l'Etat qui vole au secours des managers incompétents et des spéculateurs cupides.

Donc il faut une réponse politique, pas seulement technique.
En l'occurrence, il n'y a pas de réponse financière qui ne soit politique. Mais s'il n'y a qu'un discours politique, c'est de l'incantation. Aujourd'hui, on admet que la crise vient de l'absence de régulation par la puissance publique. Le marché ne se suffit pas à lui-même. Le marché ne soigne pas le marché...

Nicolas Sarkozy parle de la fin "d'un capitalisme financier" qui avait "perverti" l'économie...
Cela montre le niveau de l'inquiétude générale. C'est la fin d'une période où l'on a cru que le marché suffisait à réguler l'activité financière. Cela n'a jamais été mon cas.

Avez-vous été choqué ces dernières années?
Trop souvent! Le système n'avait plus de sens. Pour maximiser leurs gains, des acteurs de la finance prenaient des risques inconsidérés. On multipliait des produits dont on ne maîtrisait pas les dangers; on avançait à l'aveugle, dans des transactions opaques... Aujourd'hui les tycoons de la finance reconnaissent en privé qu'ils ont été trop gourmands! Ça montre que la question des rémunérations n'est pas marginale: contrôlons les gains des financiers, on contrôlera aussi la finance. Mais ce n'est pas une question morale mais idéologique.

Idéologique?
L'idéologie dominante prônait la régulation des marchés par le seul marché. Les régulateurs -comme moi, si vous permettez- étaient minoritaires. Je pense que c'est terminé. L'idéologie de l'autorégulation est pulverisée par les faits. Les Etats, les puissances publiques reviennent. Partout. Pour sauver le système financier, on en vient à des solutions qui rappellent les nationalisations temporaires que je prônais en France, sous les lazzis: c'était du colbertisme! C'est devenu du simple bon sens.

Le social-démocrate exilé au FMI est devenu hégémonique...
Il n'y a aucun débat partisan ici. Des progressistes comme Lula ou Zapatero, mais aussi Nicolas Sarkozy, et les Chinois, et -vous verrez- les Américains, réclament ou réclameront une régulation.

Et qui va mener cette réforme?
Le Fonds monétaire international peut le faire. Les gouvernements de la planète, tous les gouvernements, pas seulement ceux des pays riches, ont intérêt a se servir du FMI pour cela. Nous avons été créés en 1944 comme une sorte de service public mondial. Nous sommes les gardiens d'un bien public global: la stabilité financière, au service de l'économie. En 1944, ce qui menaçait, c'était l'anarchie monétaire. Aujourd'hui, il faut faire face, en plus, à l'anarchie financière: l'opacité, la cupidité, l'irresponsabilité d'un système qui s'est developpé sans rapport avec l'économie réelle... La finance doit être contrôlée. Nous sommes prêts à le faire si on nous en donne le mandat. Nous sommes dans notre rôle, et je le revendique.

Le FMI sera un gardien mondial des finances mondiales?
Il doit être le lieu de la discussion d'abord, de la décision ensuite. Sur l'analyse de la crise comme sur les normes qu'il faut adopter. On connaît les pistes: transparence des transactions et de l'évaluation des actifs; contrôle des rémunérations; évaluation des risques, notamment pour les fonds d'investissement. De même les agences de notation doivent être supervisées. C'est un devoir pour les puissances publiques de définir, au niveau international, des rêgles universelles de fonctionnement des marchés financiers...

Une seule règle, un seul règlement? La même loi à Londres, à Tokyo, à New York?
Chaque pays votera ses propres lois. C'est le minimum indispensable de la légitimité démocratique! Mais les règles générales devront être universelles, parce que le système financier est globalisé...

Et qui fera appliquer ces rêgles? Le FMI?
La décision, entre les Etats, doit reposer sur le consensus. On peut avoir des autorités nationales ou régionales (comme l'Union Européenne, par exemple), mais il faut un garant global. Une institution qui vérifie que les normes -transparence, équité- sont appliquées partout. Le président brésilien Lula et les premiers ministres anglais et espagnols Brown et Zapatero, le ministre des finances allemand Steinbruck, viennent de souligner la nécessité d'un organisme international pour superviser les systèmes financiers. Cette idée va s'imposer.

C'est le "Bretton Woods" que réclame la France?
C'est un beau titre! A Bretton Woods, en 1944, on a traité de la guerre des monnaies. Maintenant, on doit imposer l'ordre public aux banques et aux marchés financiers. Parce que nous rassemblons tous les pays, nous sommes capables de définir et de garantir le compromis et l'intérêt général. C'est ce dont le monde a le plus besoin. Longtemps, la Chine et les Etats-Unis ont refusé d'être soumis à nos missions d'évaluation de la stabilité financière. Cette année, ils viennent d'accepter! C'est un signe.

Vous êtes préoccupés par la situation française?
Comme citoyen, la France ne me quitte pas. Mais le Directeur du FMI, par tradition, ne s'exprime pas sur la situation économique de son pays. Les Etats-Unis sont passés du laisser-aller à l'interventionnisme en quelques jours.

Les Européens seraient-ils capables de réagir aussi vite en cas de crise majeure?
Aujourd'hui, non, faute d'un gouvernement économique européen. Les Etats-Unis sont un pays. L'Europe est une construction.

Les Etats-Unis sont un pays qui n'est pas tenu par des normes budgétaires. L'Europe doit-elle assouplir ses règles, renoncer à ce que Nicolas Sarkozy qualifie de "religion"?
L'Europe a besoin de politique, de décision, de rapidité... Mais elle n'a pas besoin de désordre! S'abstraire de ses propres règles, alors qu'on a décidé de réguler le système financier international, ça serait curieux. S'il faut ajouter à l'anarchie financière le laisser-aller budgétaire, on jouera à l'envers. On ne va pas ajouter de l'endettement à l'endettement!

 


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