Avec Pierre Moscovici, ce blog s'associe à la motion portée par Bertrand Delanoë Clarté Courage Créativité, à découvrir en détail sur http://www.clar te-courage-crea tivite.com/
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Publié le Mardi 08 janvier 2008 à 18:35
Par biltoleta
Humeur : Ironique
à qui va profiter la politique annoncée cet après-midi?
certains ne s'y trompent pas et les micros n'étaient pas refroidis que des effets se faisaient déjà sentir concernant la "bombe dans le PAF" :
source http://www.boursier.com/ ce midi
"lors de son intervention de rentrée 2008 ce matin, Nicolas sSarkozy a déclaré qu'il voulait réfléchir à la "suppression totaLe" de la publicité suR les chaines publiques. Une véritable bombe lancée par le chef de l'Etat qui a fait s'envoler de 13% le cours de TF1 à 18.95 euros et de 7 % celui de M6 à 17.63 euros en Bourse de Paris" fin de citation
***************
à cette occasion, s'il onb a vu la conférence de ce mation ou si on s'apprête à la voir en différé, il me paraît intéressant de relire l'article de FB HUYGHE du ...9 mai 2007, que j'ai mis en ligne sur mon site SOLIDAIRE DEVELOPPEMENT 17 et qui était intitulé : "Sarkommunication" , je la reproduis ci-dessous
citation 9 mai 2007 - Sarkommunication  Le succès de Nicolas Sarkozy, nul ne le niera, est un chef-d’œuvre de communication. Pour une part, les recettes sont classiques : n’importe quel candidat formé aux recettes du marketing politique à l’américaine peut les employer. En diverses occasions, nous avions signalé : • Pilotage aux sondages pour adapter son discours à chaque catégorie et suivre toute nouvelle tendance de l’opinion • Verrouillage de la communication : chaque membre de l’équipe sait où il doit parler et ce qu’il doit dire, les images des grands meetings sont fournies aux médias, les textes adaptés à chaque destinataire, l’événement formaté pour produire une image télévisuelle • Bon équilibre entre les paillettes ou les grands shows avec peoples et les images « modestes », d’où multiplication de visites à l’écoute de « vrais gens » et de leurs préoccupations, si besoin est « parler dru » ou gouaille dans une ambiance bon enfant • Utilisation de techniques de veille, dont témoigne par exemple la création d’une cellule surveillant les initiatives de l’adversaire, sorte de « war room » à la Clinton • Maîtrise de l’agenda, art d’indiquer aux médias à quoi ils doivent s’intéresser, capacité à passer d’un sujet à l’autre • Bonne aptitude à « zapper » un thème gênant comme ses déclarations sur la génétique, adaptabilité maximum, exploitation de l’amnésie des médias • Goût de l’exemple et du concret, façon de personnaliser le discours voire d’être implicatif, recours à la technique du « story telling » (cas d’une réussite ou d’une victime de l’absurdité bureaucratique). • Réseaux médiatiques bien entretenus • Maîtrise de l’appareil : une fois éliminés les rivaux potentiels, l’UMP a suivi comme un seul homme et le candidat n’a eu à lutter que sur un seul front. Mais tout cela n’explique qu’en partie le succès : s’il suffisait de passer sur le canapé de Michel Drucker, de faire la bise aux présentatrices ou de faire des tribunes de meeting qui ressemblent à un « prime time » de Samedi soir sur la 1, ce serait trop simple. Qui aurait cru, il y a quelques années, que le candidat idéal de la droite serait un divorcé d’origine étrangère et de petite taille, n’ayant pas fait l’ENA, ayant traversé des épisodes vaudevillesques, ne représentant aucune circonscription, traînant une image de « parisien », ayant subi deux énormes échecs électoraux, affichant sa rupture avec le monarque élu par son camp, et tête de Turc préféré des Guignols ? Personne ne réussit une telle performance sans sentir les courants porteurs. Dont le thème de la « fin de la récréation » et le discrédit de la gauche morale, au moins dans une bonne partie de la population. La « fin de la récréation » renvoie à l’idée montante – vraie ou fausse, ce n’est pas là notre sujet - qu’avec la dette, la pression internationale, le vieillissement de la population, les nouvelles contraintes économiques, etc., la France ne pouvait plus se permettre…, qu’elle allait dans le mur. Le talent de Sarkozy fut de faire la synthèse entre ce côté « Astérix, c’est fini » et triomphalisme (« ensemble tout est possible »), autour de l’idée de l’effort récompensé, de la dynamique efficace. Il a senti un consentement collectif à accepter une punition modérée au nom du principe de réalité. Encore fallait-il tomber au moment juste pour dénoncer les erreurs du passé (sans aller jusqu’aux « mensonges qui nous ont fait tant de mal ») tout en paraissant exempt de toute responsabilité dans cette situation. Le fait que nous ayons vécu une campagne où personne n’incarnait l’héritage où l’on ne parlait guère de bilan et où ses trois autres principaux rivaux se présentaient aussi comme des candidats anti-système et anti-appareils n’a pas peu aidé. Mais un courant plus profond d’acquiescement à une fin de l’exceptions française a beaucoup joué. Voir le leitmotiv du candidat « pensez-vous sérieusement que la France puisse rester longtemps le seul pays au monde qui… » Quant au discrédit de la gauche morale, il se marque par le refus croissant de l’indignation perpétuelle incarnée par les partisans des repentances et des excuses, des devoirs de mémoire, de la compassion pour tous les « sans »… Là encore, à tort ou à raison, le sentiment que les élites, les « gens de la télé » donnaient dans l’angélisme à peu de frais, le ras-le-bol des leçons de morale, voire les soupçons portés sur les profiteurs laxistes ont joué dans ce sens. Le candidat fut aidé par les propos de sa rivale dont la démarche reposait autant sa rupture avec les bobos libertaires qu’avec les éléphants. Le changement générationnel (les baby-boomers soixante-huitards partent à la retraite) n’y est peut-être pas étranger non plus. Avantage collatéral : le « parler vrai » sarrkozien lui a conféré un air de rebelle. Il a bénéficié du prestige du briseur de tabous, repoussant le conformisme et le discours dominant dans le camp d’en face. L’homme du refus paraissait rompre avec une double domination, celle, générationnelle et bureaucratique, de son camp, et celle, idéologique et culturelle, de l’autre camp. Le tout en assumant son ambition avec une franchise qui ne peut se comparer qu’à celle de Tapie où il étati ministre. Enfin, parmi les éléments qu’il faut retenir pour de futures analyses plus en profondeur, portons au crédit de la communication sakozienne sa remarquable adaptation au discours adverse. Adaptation ne veut pas dire qu’elle le contrait ou le renversait à chaque fois, mais que Sarkozy a su chaque fois occuper le terrain laissé libre par la concurrence. Ainsi, quand Ségolène « incarnait » (la France citoyenne, l’opinion des vrais experts que sont les citoyens, la démocratie participative, le principe maternel), il se présentait comme le leader proche et différent. Quand elle offrait son profil à la République, il redisait sa reconnaissance au pays qui lui avait tout donné.Quand elle se montrait à l’écoute (je vous comprends, je compatis), il parlait exemple (y compris le sien : faites comme moi et vous arriverez). Quant elle affirmait sa volonté (je m’engage, je ferai), il revenait au principe de réalité (ne rêvons plus) mais quand elle se référait à la protection, il se réclamait de l’effort. Quand elle l’attaquait (ce qui ravissait une partie de ses troupes enchantée de la voir « pugnace » et les défoulait par procuration) il la renvoyait paisiblement aux contradictions dans son propre camp ou à une réalité incontournable (les chiffres, les contraintes externes, les autres exemples européens). Le principe de la rupture et du contre-pied systématique s’est révélé rentable. Bonne stratégie de compétiteur, est-ce une bonne statégie pour un chef ?" FB HYUGHE fin de citation sans doute pour cela qu'il semblait constamment s'adresser à un contradicteur, un opposant, un challenger ....
Publié le Mardi 08 janvier 2008 à 00:58
Par biltoleta

http://erby.free.fr/ René Bouschet
http://www.gueules-d-humour.com/new/dessinateurs/erby.shtm
Blogorevue SELECTION D AUJOURD HUI SUR LES BLOGS AMIS
en attendant les explications médiatisées du Président, voir sur le blog de Pierre Moscovici (lien ci-contre) ,son analyse sur cette chute, dans son article intitulé Hiatus, sur le blog d'Aiglon (idem lienci-contre), testez votre personnalité politique, et découvrez quelques articles sur des sujets d'actualité et, également, sur la "Présipauté"... DECOUVREZ POUR FINIR LES SUPERBES PHOTOS DU blog de VINCE .
Publié le Dimanche 30 décembre 2007 à 01:30
Par biltoleta
Humeur : Ironique
Président du pouvoir d'achat ?
c'est pas gagné
un sondage bien peu médiatisé , on se demande bien pourquoi 
citation
à la une PARIS (AFP) - 29/12/07 09:08 Pouvoir d'achat: 3 Français sur 4 ne font pas confiance au gouvernement Même s'ils sont plus optimistes que cet été, les Français dans leur grande majorité - trois sur quatre - ne font pas confiance au gouvernement pour augmenter le pouvoir d'achat ou baisser les impôts, selon un sondage IFOP pour Ouest-France Dimanche.
Ils ne sont que 25% - un taux en chute de 11 points par rapport à août 2007 - à lui faire confiance pour augmenter le pouvoir d'achat et 27% (-16) pour les baisses d'impôt, selon cette étude d'opinion.
31% (-14) lui accordent leur confiance pour lutter contre l'exclusion et la pauvreté, et 40% (-16) pour intégrer les personnes issues de l'immigration.
42% (-11) font crédit au gouvernement pour lutter contre le chômage.
En revanche, une large majorité de Français lui font confiance pour lutter contre l'insécurité (62%, en baisse de 14 points) et protéger l'environnement (59%, -4).
L'optimisme général des Français a augmenté depuis août dernier: ils sont 53% à se dire optimistes, 47% pessimistes, alors qu'en août, ils se partageaient à stricte égalité 50-50.
Sondage IFOP réalisé les 20 et 21 décembre par téléphone auprès de 961 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission des sondages.
fin de citation
http://erby.free.fr/visitez 
Publié le Samedi 29 décembre 2007 à 00:45
Par biltoleta
 nouveauté : un petit zoom sur des articles intéressants à découvrir dans les blogs et sites "amis" de ce blog La sélection d'aujourd'hui : *sur le blog de Pierre Moscovici, un article sur la Commission d'enquête sur les infirmières bulgares et réactions des internautes,sur ce billet et sur l'actualité "présidentielle" plus généralement * sur le blog de JC CAMBADELIS, son bloc -notes (n°32 ) qui croque, entre autres,le "Président manège" et s'exprime sur la situation au PS et dans le courant strauss-kahnien * sur le blog de JP SUEUR, un article sur un livre de BHL qui invite à se poser laquestion "qu'est-ce qu'être de gauche" la gauche et mouvement , notammment, y sont évoqués CITATION "la gauche, c’est toujours le mouvement, le désir du changement, le refus obstiné de considérer que les choses sont éternellement vouées à n’être que ce qu’elles sont. La gauche, c’est un regard sans fin renouvelé sur l’horizon. La politique conservatrice m’ennuie. A quoi bon dépenser tout le temps et toute l’énergie que l’on peut consacrer à la politique si l’on a pour seul projet, pour seule perspective, pour seule ambition que les choses restent ce qu’elles sont, que rien ne bouge, ne commence ni ne recommence. J’en déduis qu’« être de gauche » n’est jamais donné ni acquis une fois pour toutes. Toute politique - tout parti « de gauche » - sont toujours menacés – et en certaines circonstance plus facilement qu’en d’autres – de s’ossifier, de se scléroser, de s’assécher. Il faut alors rechercher au plus profond de soi – et de nous – le goût et le désir de changer l’ordre des choses, de façonner – pierre à pierre – d’autres histoires, d’autres rapports sociaux, d’autres rapports au monde, d’autres manières de faire face ensemble aux échecs, aux adversités et aux duretés du temps. La gauche n’est pas la gauche si elle cesse de se remettre en cause. Charles Péguy a tout dit là-dessus, en 1910, dans Notre jeunesse." * sur le site de FB Huygue, un article sur la désinformation ************************************************************************************ Personnellement, ce qui me frappe actuellement dans l'activisme sarkozien et les débauchages baptisés ouverture, c'est qu'ainsi la droite, en apparence, donne une image de mouvement et de réformisme actif , et la gauche, surtout la "gauche de la gauche", de conservatisme, de préservation de l'existant ... De plus, les débauchages ne servent pas seulement à donner une apparence d'ouverture politique et à s'attirer des soutiens pour les réformes engagées , les "ralliés" issus de la gauche apportent avec eux un vocabulaire et quelques idées, qui, mises en avant dans le langage et habillant les réformes de droite , donnent l'illusion au spectateur de gauche que le clivage gauche -droite est dépassé et lui fait percevoir comme pertinente la politique de Sarkozy, etcomme "sarkozystes" certains discours de la gauche lorsqu'elle prend la parole sur ce qu'elle a toujours défendu et prôné. OR DERRIERE CET HABILLAGE SUBSISTENT LES VALEURS OBJECTIFS LEVIERS OU METHODES DE DROITE ( compétition, argent, pouvoir, mérite, répression ) voire d'extrême- droite (délation, expulsion ...) Ce qui est également frappant est que , comme c'est évoquésur l'un des blogs cités ci-dessus, c'est le Parlement qui est conduit à faire apparaître ce que les medias ne disent plus... La situation des media est préoccupante, ils sont pour beaucoup d'entre eux devenus une caisse de résonance du gouvernement en place, voire un plateau promotionnel, et non plus une invitation à la réflexion, à l'esprit critique, sur la base d'éléments d'information pure. Biltoleta
Publié le Lundi 17 décembre 2007 à 01:16
Par biltoleta

Où sont les socialistes " "le PS n'a pas d'idées " "le PS n'a pas de projet "
"les courants divisent le PS , les courants empêchent d'avancer les courants sont des écuries carriéristes"
"il n'y a plus de gauche en France "
voilà ce que l'on entend régulièrement, à longueur de journée
or, depuis bien avant les primaires et déjà dans le livre de DSK "la flamme et la cendre", une réflexion politique et des axes d'action existaient pour ancrer le socialisme à la fois dans notre époque et à gauche, puis est venu le programme présidentiel de dsk, que les débats ficelés des primaires n'ont pas permis de découvrir vraiment pour le grand public, puis la réflexion s'est poursuivie au sein de son courant, courant d'idées qui rassemble des personnalités de tous âges, tous horizons et tous parcours , qu'unissent des valeurs et des objectifs communs, et qui se nomme Socialime et Démocratie
Socialisme et Démocratie a fait paraître récemment cette réfexion , nourrie entretemps de contributions issues d'un site créé pour l'enrichir de manière collaborative par les internautes intéressés , dans un document intitulé Manifeste pour un Socialisme Nouveau
quelqu'un au sein de ce courant a fait un condensé de ce Manifeste, ( c'est ce condensé qui est repris dans le site SOLIDAIRE DEVELOPPEMENT 17), à sa lecture on se rend pleinement compte à quel point les clichés ci-dessus, repris en boucle par l'homme de la rue et les media, s'autoalimentent mais ne reposent pas sur une réalité
derrière le rideau de fumée de ces clichés , il y a une autre réalité
idées, projets, valeurs, axes d'action et de progrès non pas travailler plus pour gagner plus mais travailler mieux pour vivre mieux, et bien au-delà l'émancipation sous toutes ses formes
depuis plusieurs années cette réflexion est entamée, depuis, des formules, des bribes, ça et là, ont été reprises, copiées ou transformées par d'autres, et même par la droite actuellement au pouvoir, au point que maintenant, ce sont les auteurs initiaux qui ont l'air de copier, d'approuver ou ressembler à cette droite, alors que les emprunts faits à leur réflexion ne font que rendre hommage à sa pertinence , mais il faut rendre à César ce qui lui appartient et préférer l'original à la copie, car au passage des valeurs ou éléments différents (l'argent, le chacun pour soi, la compétition, la stigmatisation , l'exclusion ...) viennent leur donner un tout autre ancrage, un autre sens, un autre objectif ou un autre résultat (ou absence de résultat) ...
dans le site SOLIDAIRE DEVELOPPEMENT 17, rubrique Social Démocratie ou Nouveaux billets, vous pouvez découvrir le résumé de cette réfexion et de ce Manifeste http://biltoleta.ifrance.com/creation%20de%20site/index.html
un projet clair, profondément ancré à gauche, réaliste et valorisant
nb : Au fait, qui informe le grand public qu'actuellement le PS dépose une proposition de loi sur le pouvoir d'achat? et pourtant http://www.deputes-socialistes.fr/article.php?cat=ECONOMIE&id=1055&idd=224&cat=ECONOMIE
Publié le Dimanche 16 décembre 2007 à 22:45
Par biltoleta

Quand on va voir les réalités derrière le paravent des idées reçues, de la com des media et des politiques, on a parfois des surprises, et ça remet les choses à leur place
ce genre de démarche appliquée à d'autres sujets ferait beaucoup de bien !
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Le mythe d'un pays gréviste par François Doutriaux, enseignant en droit privé et consultant juridique indépendant, spécialisé en droit du travail et en droit pénal. LIBERATION : mercredi 14 novembre 2007
La France serait une nation «grévicultrice» : le pays du «droit de paralyser» (le Figaro, 17 février 2004), qui préfère la «guerre sociale aux compromis» (le Monde, 26 mai 2003) et souffre d'une «forme d'infirmité que ne partagent pas nos voisins européens» (Christine Ockrent, les Grands Patrons, 1998) car «nul autre pays occidental ne se comporte ainsi» (l'Express, 5 juin 2003). Un bref rappel de la réalité historique et statistique de ce phénomène n'est donc pas sans intérêt. Premier élément du mythe, la France serait un pays de grévistes. Le nombre de journées individuelles non travaillées pour fait de grève était de 4 millions en 1976, 3,5 millions en 1984, 2,1 millions en 1988, 900 000 en 2000, 1,2 million en 2005. En dehors de pics spécifiques (1982, 1995, 2001), l'ampleur et la fréquence des mouvements sociaux ne cessent de diminuer alors même que la population active ne cesse d'augmenter. La fonction publique se substitue par ailleurs progressivement aux salariés privés dans le cadre des conflits sociaux. En 1982, 2,3 millions de journées grevées étaient comptabilisées dans le secteur privé, pour 200 000 seulement dans le secteur public. En 2005, 224 000 dans le privé pour 1 million dans le public. La part du public dans les mouvements sociaux est passée de 3 % dans les années 70 à 30 % à la fin des années 80 puis à 60 % à compter du milieu des années 90.
En effet, les principales causes de cet effondrement statistique concernent les salariés du secteur privé. Ainsi de la précarisation des emplois, du chômage, de la désindustrialisation, de la désyndicalisation ou du démantèlement progressif du droit du travail. Un salarié en CDD ou en CNE va-t-il faire grève ? Les restrictions budgétaires successives et l'effritement graduel des avantages spécifiques de la fonction publique, combinés au nombre relativement important des fonctionnaires, expliquent également ce glissement. Enfin, le statut particulier des agents de l'Etat facilite l'exercice du droit de grève, de plus en plus théorique pour de nombreux salariés privés. Dans le secteur privé, les 224 000 journées de grève en 2005 représentent, à l'aune d'une population active de 16 millions de salariés, 0,01 journée par salarié et par an. Sur une carrière professionnelle de quarante années, un salarié français fera donc grève moins d'une demi-journée, un fonctionnaire moins de quatre jours. Des chiffres à comparer avec les trente-trois millions de journées non travaillées pour cause de maladie en 2005. La grève apparaît cent quarante-sept fois moins pénalisante pour notre économie que les arrêts maladies. La réalité est donc fort éloignée des phénomènes massifs souvent évoqués.
Second élément du mythe, la France recourrait davantage à la grève que ses voisins. Sur la période 1970-1990, la France est onzième sur les dix-huit pays les plus industrialisés en termes de journées non travaillées pour fait de grève. Avec 0,15 journée grevée par salarié et par an, elle est 7,6 fois moins conflictuelle que l'Italie (première), 3,2 fois moins que le Royaume-Uni (septième), 1,6 fois moins que les Etats-Unis (huitième). Sur la période récente (1990-2005), la France demeure onzième sur dix-huit, avec une conflictualité qui s'est effondrée (0,03 journée de grève par salarié et par an) et demeure toujours inférieure à la moyenne (0,04 journée grevée). Les modèles nordiques - réputés en France pour la qualité du dialogue social qui y régnerait - se situent en tête du classement : le Danemark est premier, la Norvège quatrième et la Finlande septième. Ainsi la «flexsécurité», tant vantée par les dirigeants français, semble caractérisée par un niveau de conflictualité nettement plus important. Un paradoxe qui ne semble pas intéresser les défenseurs de son introduction progressive dans notre pays. La France, en dessous de la moyenne des pays industrialisés, n'est certainement pas le berceau de la «gréviculture» décriée par nos médias et nombre de nos politiques.
Troisième élément du mythe, les grèves françaises se caractériseraient par des journées nationales destinées à paralyser l'activité économique. Sur la période 1970-1990, les conflits localisés représentaient 51,2 % des journées non travaillées pour fait de grève, loin devant les 34,9 % de conflits généralisés (propres à une profession) et les 13,9 % de journées nationales d'action. Sur la période plus récente (1990-2005), les conflits localisés représentent 85 % des grèves, pour 14 % de conflits généralisés et seulement 1 % de journées nationales ! La France est treizième sur dix-huit en termes de mobilisation des grévistes. Que pouvons-nous en conclure ? Pays le plus faiblement syndicalisé de l'Union européenne, marqué par un taux de chômage élevé et une hostilité croissante des médias à l'égard des mouvements sociaux, la France n'est pas un pays de grévistes.
Pourquoi, dans ce cas, Nicolas Sarkozy promettait-il avant son élection qu'«au bout de huit jours d'un conflit social, il y aura obligation d'organiser un vote à bulletin secret pour que la dictature d'une minorité violente ne puisse imposer sa loi sur une majorité qui veut travailler» ?Outre le caractère insultant de cette promesse à l'égard des grévistes «violents» et «dictatoriaux» et la manifeste méconnaissance dont atteste notre président en ce qui concerne le droit de la grève, quel est l'intérêt d'une telle mesure dans un pays où 98 % des conflits sociaux durent moins de deux jours ? Le droit de grève est une liberté constitutionnelle et individuelle pour chaque salarié, ce qui est incompatible avec une quelconque validation majoritaire. De plus, son exercice se heurte à la liberté du travail : aucun gréviste ne peut entraver le droit d'un salarié non gréviste de travailler sans engager sa responsabilité civile et pénale. C'est là le paradoxe fondamental de cette proposition : dans le cas d'une validation par une majorité de salariés, la «dictature» de cette majorité imposerait sa loi sur la minorité qui souhaite travailler. Et ne le pourrait plus ! Nicolas Sarkozy inaugurerait donc la première législation sociale encadrant le droit de grève dans le secteur privé, mais contrevenant simultanément à la liberté de faire grève et à celle de travailler.
La loi du 21 août 2007, relative à la grève dans les transports, ne concerne que le secteur public et se contente pour l'essentiel de reprendre le dispositif de dialogue social préexistant en l'aménageant de gadgets (l'obligation d'un préavis au préavis, dont l'utilité laisse dubitatif). Elle ne prévoit aucune réquisition, n'empêche nullement l'ensemble des salariés d'une entreprise publique de faire grève. Elle ne garantit donc en rien un quelconque service minimum. Un texte pour l'essentiel vide de tout contenu autre que purement proclamatoire, très éloigné des promesses de campagne de notre président. Telle est peut-être l'explication finale de la position actuelle de nos dirigeants quant au droit de grève : des proclamations destinées à satisfaire tant l'hostilité (réelle) des médias que celle (supposée) de la population. Ainsi alimente-t-on, sans doute à dessein, les préjugés de ses concitoyens.
Publié le Samedi 15 décembre 2007 à 14:23
Par biltoleta
Bonjour, pas d'autocensure ni manque de matière , si le blog s'est ralenti ces temps -ci, juste le temps qui manque, le temps qui file ...
bientôt de nouvelles photos, de nouvelles rubriques, de nouveaux billets
enattendant et à propos d'autocensures, une page de pub ! 
http://www.lecanardenchaine.fr/

Publié le Samedi 06 octobre 2007 à 11:11
Par biltoleta
Source Afrika.comcitation
Strauss-Kahn veut une politique du FMI adaptée aux pays africains L’ex-ministre français promet d’être le « directeur de la réforme » de l’institution Le Fonds monétaire international peut devenir une institution créatrice de « justice sociale » et pas seulement de « croissance économique », a assuré lundi Dominique Strauss-Kahn. Le nouveau directeur de l’organisme, qui prendra ses fonctions le 1er novembre prochain, a redit son intention de réformer le système de représentation au sein du FMI, notamment en faveur des pays africains.
| mardi 2 octobre 2007, par Saïd Aït-Hatrit | | | | | |
Les journalistes n’étaient là que pour lui, ce lundi, au siège européen du Fonds monétaire international (FMI), à Paris. Et Dominique Strauss-Kahn, sourire en coin maîtrisé, regard posé, a l’air de savourer le crépitement des rafales de flashs qui salue son entrée dans la salle de conférence pleine de journalistes. Le prétendant malheureux à la candidature socialiste pour les dernières présidentielles françaises tient sa première conférence de presse depuis qu’il a été désigné vendredi dernier directeur du FMI. Cette nomination, « c’est la réponse [à] ma vie de militant et d’universitaire, a-t-il expliqué. L’occasion m’est donnée de sortir du champ clos des amphis et plateaux de télévision » et de prouver qu’il est possible de transformer le FMI « de sorte qu’il ne crée pas seulement de la croissance économique mais aussi de la justice sociale », a-t-il assuré. Une promesse que l’altermondialiste et ex-ministre malienne de la Culture, Aminata Traoré, appréciera à sa valeur, elle qui témoignait contre les institutions financières internationales que sont le FMI, la Banque mondiale ou l’OMC dans le film « Bamako » de Abderrahmane Sissako. Réforme des quotes-parts Dominique Strauss-Kahn ne remplacera l’Espagnol Rodrigo Rato, actuel directeur du FMI, que le premier novembre prochain. C’est pourquoi il n’a pas souhaité « détailler » les objectifs qu’il compte assigner à l’institution et qu’il souhaite définir de façon collégiale. Il a néanmoins répété qu’il sera le « directeur de la réforme » du FMI, attendue depuis des années, et que celle des quotes-parts, déjà lancée par l’actuel directeur, serait l’une des plus importantes. Mes priorités, a-t-il ajouté, seront de « traverser la 19e rue pour aller voir la Banque mondiale (siège de la BM et du FMI, à Washington), de traverser la mer des Caraïbes pour aller voir les pays d’Amérique latine et de traverser le Pacifique pour aller voir les pays asiatiques ». Quid de l’Afrique ? « Les pays africains, ce sont un milliard de personnes », explique-t-il. Et même s’ils ne pèsent pas économiquement le même poids que « le Brésil ou le Mexique », l’Inde ou la Chine, « il n’est pas normal qu’ils soient si peu représentés ». « Les politiques doivent être adaptées à la situation africaine » L’autre critique souvent formulée, ces dernières années, contre le FMI ou la BM, concerne les politiques économiques préconisées et jugées trop dures, notamment pour les populations. Cela a été le cas en Afrique, mais aussi en Argentine ou en Corée du Sud, les instances financières internationales ayant sur certaines situations elles-mêmes fait leur autocritique. S’il estime que cette question « mérite discussion », l’ex ministre de l’Economie et des Finances ajoute « que les politiques doivent être adaptées à la situation africaine » et que d’une manière générale, il est faux de croire qu’une seule politique peut être transposable dans tous les pays. « Peut-être que le FMI n’a pas assez pris en compte ces différences », concède-t-il. C’est pourquoi la représentation des nations en développement ne se pose pas seulement en matière de quotes-parts et qu’il faudra au FMI « recruter du personnel et des experts originaires de ces pays pour comprendre leurs situations ».
fin de citation
Publié le Dimanche 02 septembre 2007 à 12:11
Par biltoleta
pour suivre sa candiature , ce site : http://www.dsk-imf.net/
Publié le Dimanche 02 septembre 2007 à 02:26
Par biltoleta
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