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Le blog de Biltoleta
Mon bloc perso.
Avec Pierre Moscovici, ce blog s'associe à la motion portée par Bertrand Delanoë Clarté Courage Créativité, à découvrir en détail sur http://www.clar te-courage-crea tivite.com/










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Publié le Jeudi 12 mars 2009 à 11:11
Par biltoleta
enfin !

même si la crise économique éclipse d'autres sujets de fond, ces sujets, via la politique du gouvernement, continuent d'"évoluer"

pour pouvoir réellement se forger son opinion sur cette évolution, sur  cette politique et ses effets au-delà de la com et de l'information formatée délivrée par de nombreux medias et les porte-paroles officiels de ceux qui la font, sur les "réformes" et leur modernité, sur leur efficacité, sur leurs conséquences,  il est intéresant de télécharger , de lire et de réfléchir sur ce petit ouvrage .

http://www.parti-socialiste.fr/

il est également possible de le commander :
http://www.box.net/shared/static/f0ah3xvle9.pdf




Publié le Mercredi 07 mai 2008 à 01:04
Par biltoleta
Des comités, organismes, associations, d'origine diverse et de mission différente, mais dont le point commun est la vigilance contre les dérives, sont à préserver absolument, car ils sont les garde-fous de notre société.


Le CVUH

Si la CNIL est connue, d'autres le sont moins, comme le CVUH, on a largement entendu le Président s'exprimer et citer des personnes et évènements, mais pas ce regard d'historiens qui soulignent de manière pertinente et indépendante les effets de cette appropriation de l'Histoire.


En droite ligne avec le Storytelling, la réécriture de l'Histoire en un "roman national"....

citation

Une vingtaine d’historiens ont disséqué les usages que fait de l’histoire Nicolas Sarkozy, pour permettre de saisir les mécaniques à l’œuvre dans cette vaste entreprise de reconstruction d’un roman national. Sous la forme d’un dictionnaire, un véritable parcours critique dans l’histoire de France revue et corrigée par une droite qui entend refabriquer de l’« identité nationale »…

 fin de citation 

lire l'article
http://cvuh.free.fr/spip.php?article159

 


La CNIL:

 
  actu de la CNIL, vigilance face aux dérives informatiques

http://www.cnil.fr/index.php?id=2423&news[uid]=538&cHash=48b6de727b


 


la MILVILUDES

 
  actu de la MIVILUDES, vigilance face aux dérives sectaires

http://www.france-info.fr/spip.php?article98968&theme=81&sous_theme=219



La HALDE

 
 actu de la HALDE,vigilance contre les discriminations
 
http://www.halde.fr/
Publié le Samedi 03 mai 2008 à 13:03
Par biltoleta
Humeur : Ironique
Comme déjà évoqué ici, désormais les mots sont soigneusement choisis. Soigneusement évités aussi parfois. Ci-dessous un petit lexique pour décoder , qui sera mis à jour en temps réel car il est loin d'être exhaustif.


Ouverture
Récupération, débauchage, cautionnement

Ajustements
Remaniements, licenciements, rectifications, lâchage de lest

Rééquilibrage
Virage, rectification, réparation

Décomplexé
extrême, sans limite, sans contrôle

Modernisation
Privatisation, dérégulation, libéralisation, démantèlement, précarisation

Réforme
Loi, disposition, évolution, remise en cause

Recadrage
Musèlement, désaveu, censure

Eloignement (reconduite)
expulsion

Retour aux fondamentaux
retour en arrière, régression

Gestion rigoureuse
rigueur, austérité




Publié le Dimanche 27 avril 2008 à 11:43
Par biltoleta
Humeur : En colère


Que ne fait-on pas au nom de la sécurité depuis ces dernières années!


Fichages

La délinquance, la criminalité, la violence, ont-elles augmenté ou baissé ces dernières années? Difficle de s'y retrouver dans les chiffres que l'on nous annonce, qui font apparaître des hausses quand on veut justifier des lois en projet, des baisses quand il s'agit du bilan ...

après sept ans au moins d'arsenal législatif sécuritaire et répressif, de deux choses l'une : soit ce type d'arsenal a porté ses fruits et point n'est besoin d'y revenir sans arrêt pour le renforcer, soit il n'a rien enrayé, rien traité ni résolu , et cette fuite en avant permanente , cet empilage législatif, qui au passage viole des droits fondamentaux et restreint chaque jour davantage les libertés humaines, n'est justifié en rien.


extraits

citation

"La loi sur la sécurité intérieure (LSI) de mars 2003 a continué le travail de sape de la loi sur la sécurité quotidienne de novembre 2001, en élargissant les pouvoirs de contrôle policier par le croisement et l’extension des fichiers d’infractions ou d’"incivilités", tout en érodant le droit de la défense et la présomption d’innocence" 

http://bigbrotherawards.eu.org/Nicolas-Sarkozy-ministre-de-l.html


nb : "criminaliser le rassemblement dans les halls d'immeubles " !)
 
 

Eloi

"Six mois après l’annulation par le Conseil d’Etat d’un fichier similaire, le gouvernement crée un fichier informatisé des étrangers en situation irrégulière "faisant l’objet d’une mesure d’éloignement" — Brice Hortefeux préfère le mot éloignement à celui d’expulsion...Si les associations voient quelques avancées par rapport à la version qui avait été annulée, elles restent très critiques devant ce "fichage des sans-papiers comme s’il s’agissait de délinquants". "

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2434


 
 et voilà ce qui se prépare
différé, suspendu, pour le moment, mais qui risque, lui aussi, de revenir, par une autre porte, d'une autre manière

Ardoise


"Les fichiers de police refont parler d'eux. Au coeur de la nouvelle polémique, le
nouveau logiciel Ardoise (Application de recueil de la documentation opérationnelle et d'informations statistiques sur les enquêtes) qui doit remplacer dans les prochains mois l'ancien système de rédaction des procédures dit « LRP ».

Ce système est utilisé par la police nationale pour enregistrer des informations sur des personnes impliquées dans ses enquêtes, qu'elles soient victimes, témoins ou prévenues. Ce logiciel est également connecté au fichier STIC (Système de traitement des infractions constatées "


(lire le débat dans les commentaires, très intéressant) 
 

http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39380472,00.htm

(merci aux policiers dont la conscience , l'éthique et le courage permettent cette connaissance et ce débat  )


Tout cela se passe de façon moins médiatique que les relations entre les ministres ou le style du Président, sa com et ses fréquentations.

Monsieur tout le monde est-il conscient de l'impact potentiel de tout cet arsenal sur lui, sa famille, ses amis? Ou pense-t-il toujours que cela ne touchera que "les voyous, les criminels, les gens potentiellement dangereux" ?

la majorité des Français est certes demandeuse de sécurité et donc de surveillance (des autres, surtout), de contrôle, elle semble prête à accepter beaucoup de choses dans l'espoir de vivre tranquille, à l'abri des agressions, et pour cela à céder une part de liberté

toute sa liberté?

et l'est-elle à ce point ? connaît-elle toutes les implications possibles de cet arsenal? est-elle prête à se voir refuser, par exemple , l'accès à un poste public à cause d'une mention la concernant, dans un fichier de police, mention qu'elle ne connaît même pas? à se voir dénoncer par un voisin, pour une infraction routière ? à vivre dans un monde où on fiche les syndicalistes, les homosexuels, pourquoi pas les intellectuels ?

état de la personne : homosexuel, cégétiste ...
l'étape suivante c'est le délit d'opinion ? voire le délit de personnalité ??? je "blague" bien sûr, mais....

ah, j'ai entendu parler d'un projet de loi de sécurité intérieure
encore???!!!
tout n'a pas été fait ?

pendant ce temps
 moins médiatisé mais saisissant si on le rapproche du reste :

"devant le Medef jeudi 30 août, le président affirmant vouloir "mettre un terme" à la pénalisation du droit des affaires.
"La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur, je veux y mettre un terme", a déclaré le chef de l'Etat, lors de l'université d'été du mouvement patronal à Jouy-en-Josas (Yvelines).
Nicolas Sarkozy a dit vouloir "rendre aux Français le goût du risque" et "le goût d'entreprendre" mais "comment y parvenir si au risque financier s'ajoute systématiquement le risque pénal? Si la moindre erreur de gestion peut vous conduire en prison?"
Déplorant que "tant et tant de contentieux qui pourraient être réglés au civil (...) viennent embarrasser nos juridictions correctionnelles et notre droit pénal", le président a annoncé que la ministre de la Justice Rachida Dati ferait "très rapidement des propositions". "
fin de citation

c'est en cours
ça a le mérite d'être clair


Filmages

dans la rue :

les caméras de vidéosurveillance fleurissent, partout, presque sans réactions
Presque. Par exemple, en voici une, qui date déjà de quelques mois :
citation
"On commence petit et ensuite des caméras partout des halls d'immeubles, aux centres-ville, en passant par les parkings d'hypermarchés.
C'est la traçabilité des êtres humains comme il y a celle de la viande ou des OGM.
Qaund on vous dit que le meilleur des mondes est à notre porte. Et ça ne fait que commencer "
fin de citation
http://ajaccio.energie.free.fr/articles.php?lng=fr&pg=10
l'atteinte à ces libertés-là est devenue banale

à l'Elysée

la sécurité est tout récemment devenue le motif pour éloigner les journalistes des ministres !
la préoccupation de protection contre les bousculades est sans doute réelle et fondée, mais vu le contexte on peut se demander si cette mesure n'est pas opportune pour d'autres motifs aussi, en cette période de dissonances entre discours ministériels !!

cette fois il y a eu une spectaculaire et médiatque réaction :
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/04/23/01002-20080423ARTFIG00544-la-presse-se-rebelle-a-l-elysee.php

**************************************************************************

La lutte contre la criminalité, le terrorisme, la délinquance (la vraie) , est légitime, utiliser des moyens modernes et performants pour cela, aussi.
Protéger des personnes d'agressions potentielles diverses l'est aussi.

Mais la liberté d'aller et venir, de fréquentation,  d'opinion, d'expression , d'action, d'orientation de vie, de choix politiques... le sont aussi.

Si légitime que soit une fin,  justifie-t-elle tous les moyens, utilisés de toutes les manières, à toute échelle ou  degré de systématisation , d'automatisme, voire d'automatisation, dès l'instant où ces moyens existent ou peuvent exister ?

Jusqu'où va-t-on aller "par mesure de sécurité" ?

Publié le Samedi 02 février 2008 à 12:33
Par biltoleta
Humeur : Rebelle

L'équipe d'Arrêt sur images, sur France 5, faisait sous la direction de Daniel Schneidermann, un travail intéressant por aller voir ce qui se passait derrière ce qu'on nous montre, ou ne nous montre pas, dans nos medias chaque jour, et la manière plus ou moins objective dont était effectuée notre information.

Cette émission avait le mérite de pratiquer aussi le "pan sur le bec", l'autocritique, et de se soumettre à la critique de ses spectateurs.

On en pensait ce qu'on voulait, mais elle avait le mérite d'exister, et parfois de dénoncer quelques impostures.

Est-ce pour cela, en tous cas elle a été brutalement stoppée, l'équipe a été "remerciée".

Mise à la porte, elle revient par la fenêtre.

Cf ci-dessous pour en savoir plus :

citation

La gazette d'@rrêt sur images, n° 5

Il faut parfois du temps, pour faire la lumière sur les images qui, sur le moment, nous ont hypnotisés.

Prenons les fameux joggings de Nicolas Sarkozy. Dans les premiers jours du quinquennat, cette image symbolisait un début dynamique, énergique, conquérant.

Un documentaire, diffusé sur France 5, nous a montré cette semaine comment ils étaient soigneusement mis en scène par Sarkozy lui-même. Sur notre plateau, Thomas Coex, photographe à l'AFP, raconte comment les gardes du corps préparaient soigneusement le travail des photographes, et s'écartaient judicieusement, pour offrir aux objectifs l'image d'un sportif solitaire.

Autre chose. Au soir du second tour de la présidentielle, une coupe de champagne malencontreusement oubliée dans le champ des caméras a trahi la préférence sarkozyste de TF1. Cette coupe a déclenché la colère de la direction de la chaine. On ne l'apprend qu'aujourd'hui, dans un livre sur les coulisses de TF1, « Madame Monsieur bonsoir ». L'éditeur de ce livre, Marc Grinsztajn, est notre deuxième invité de la semaine.

Retrouvez les meilleurs moments de nos plateaux ici (1).

Et si vous voulez vous abonner à @rrêt sur images, c'est là (2).

Daniel Schneidermann

fin de citation

Publié le Mardi 22 janvier 2008 à 11:40
Par biltoleta
Humeur : En colère
 Nous leur devons au minimum ceci: faire connaître leur situation.
On n'entend médiatiquement que les drames (défenestrations, rafles "musclées" avec conséquences) , ou les présences "people". Le reste du temps, cela se passe hors du bruit médiatique. Parfois certains passagers d'avion se trouvent dans une situation intenable : dénoncer ce à quoi ils assistent (personnes ligotées, bâillonnées, traitements indignes) , et se trouver eux-mêmes portés en justice, ou laisser faire, ce qu'ils ne peuvent pas supporter.
Les situations du genre de celle retracée ci-dessous ne "sortent" que comme résultat chiffré et critère de réussite du Ministre de l'identité nationale, ou sous forme d'expressions où l'aspect humain, familial, et violent est masqué, voire valorisé "reconduite à la frontière" " lutte contre l'immigration clandestine" "traitement au cas par cas"
les familles séparées, les enfants arrachés à leur parents, la situation réeelle de ces personnes dont beaucoup travaillent et sont intégrés, ou dont certains risquent gros à "retourner" dans un pays qui n'est pas ou plus le leur ou où ils sont en danger, qui en parle? Combien de journalistes d'investigation vont les suivre à leur "retour au pays" pour voir ce qui se passe APRES et nous en rapporter le résultat? quand cela s'est fait, très sporadiquement, on a pu voir à quel point la "réintégration" ne pouvait pas se faire et la vie de la personne était brisée...
alors ce blog, de temps en temps, donnera écho à ces situations humaines indignes de la "patrie des droits de l'homme".

Ne serait-ce que parce que même pour ceux qui sont prudents ou sceptiques face à ces communiqués ouvertement militants , ou même pour ceux qui trouvent légitimes ces actions d'expulsion, le minimum est de les regarder en face et d'en connaître et en faire connaître , au-delà des chiffres et des objectifs, toutes les implications.

*****************************

source RESF
(les éléments "d'opinion" ont été volontairement otés de ce communiqué )

Citation

"Manana vient d'être embarquée ( 4 h 20)
Vol direct au départ de ROISSY - CDG
Roissy - TBILISSI  11 h 10
[....]
Une famille déjà décimée, aujourd'hui brisée !
Manana LAPANASCHVILLI laisse en France les deux enfants de son frère assassiné et le petit neveu de 15 mois dont elle s'occupait pendant que sa mère était en stage
Que retrouvera t-elle à son arrivée en Géorgie ?
TOUTE SA FAMILLE a disparu, elle même a subi de graves sévices qu'elle craint d'avoir à affronter à nouveau : on n'a pas besoin d'être "sûrs" de ce qu'elle raconte pour le croire : l'hôpital de Vesoul où elle était suivie l'attesterait.
Elle arrivera à TBILISSI au mois de janvier , sans aucune adresse où se réfugier, sans argent, sans vêtements même !
BRAVO !!!
 Ces actes [...] s'inscrivent dans la mémoire de l'histoire de notre pays.
[....]
Qui a dit: "Chaque fois qu'une personne est poursuivie ou maltraitée dans le
monde, pour moi, elle est française, parce que la France est la patrie des droits de l'homme".
 C'est Nicolas Sarkozy, Président de la République Française, le 24 août 2007, à Arcachon, cité par le Canard Enchaîné du 29 août 2007.
 Et le même récidive à Sofia :
«  Chaque fois que quelqu'un est
humilié, est persécuté, est opprimé, il devient automatiquement français »
 (cité par Libération du 5 octobre 2007).

[.....]


FIN DE CITATION

pour en savoir plus, contacter RESF
http://www.educationsansfrontieres.org/
Publié le Lundi 17 décembre 2007 à 01:16
Par biltoleta



Où sont les socialistes "
"le PS n'a pas d'idées "
"le PS n'a pas de projet "

"les courants divisent le PS , les courants empêchent d'avancer
les courants sont des écuries carriéristes"


"il n'y a plus de gauche en France "


voilà ce que l'on entend régulièrement, à longueur de journée


or, depuis bien avant les primaires et déjà dans le livre de DSK "la flamme et la cendre", une réflexion politique et des axes d'action existaient pour ancrer le socialisme à la fois dans notre époque et à gauche, puis est venu le programme présidentiel de dsk, que les débats ficelés des primaires n'ont pas permis de découvrir vraiment pour le grand public, puis la réflexion s'est poursuivie au sein de son courant, courant d'idées qui rassemble des personnalités de tous âges, tous horizons et tous parcours , qu'unissent des valeurs et des objectifs communs, et qui se nomme Socialime et Démocratie

Socialisme et Démocratie a fait paraître récemment cette réfexion , nourrie entretemps de contributions issues d'un site créé pour l'enrichir de manière collaborative par les internautes intéressés , dans un document intitulé Manifeste pour un Socialisme Nouveau

quelqu'un au sein de ce courant a fait un condensé de ce Manifeste,  ( c'est ce condensé qui est repris dans le site SOLIDAIRE DEVELOPPEMENT 17), à sa lecture on se rend pleinement compte à quel point les clichés ci-dessus, repris en boucle par l'homme de la rue et les media, s'autoalimentent mais ne reposent pas sur une réalité

derrière le rideau de fumée de ces clichés , il y a une autre réalité

idées, projets, valeurs, axes d'action et de progrès
non pas travailler plus pour gagner plus mais travailler mieux pour vivre mieux, et bien au-delà
l'émancipation sous toutes ses formes

depuis plusieurs années cette réflexion est entamée, depuis, des formules, des bribes, ça et là, ont été reprises, copiées ou transformées par d'autres, et même par la droite actuellement au pouvoir, au point que maintenant, ce sont les auteurs initiaux qui ont l'air de copier, d'approuver ou ressembler à cette droite, alors que les emprunts faits à leur réflexion ne font que rendre hommage à sa pertinence , mais il faut rendre à César ce qui lui appartient et préférer l'original à la copie, car au passage des valeurs ou éléments différents (l'argent, le chacun pour soi, la compétition, la stigmatisation , l'exclusion ...) viennent leur donner un tout autre ancrage, un autre sens,  un autre objectif ou un autre résultat (ou absence de résultat)  ...


dans le site SOLIDAIRE DEVELOPPEMENT 17, rubrique Social Démocratie ou Nouveaux billets, vous pouvez découvrir le résumé de cette réfexion et de ce Manifeste
http://biltoleta.ifrance.com/creation%20de%20site/index.html

un projet clair, profondément ancré à gauche, réaliste et valorisant


nb : Au fait, qui  informe le grand public qu'actuellement le PS dépose une proposition de loi sur le pouvoir d'achat?
et pourtant
http://www.deputes-socialistes.fr/article.php?cat=ECONOMIE&id=1055&idd=224&cat=ECONOMIE 

Publié le Dimanche 16 décembre 2007 à 22:45
Par biltoleta



Quand on va voir les réalités derrière le paravent des idées reçues, de la com des media et des politiques, on a parfois des surprises, et ça remet les choses à leur place

ce genre de démarche appliquée à d'autres sujets ferait beaucoup de bien
!

**********************************************


Le mythe d'un pays gréviste
par François Doutriaux, enseignant en droit privé et consultant juridique
indépendant, spécialisé en droit du travail et en droit pénal.
LIBERATION : mercredi 14 novembre 2007

La France serait une nation «grévicultrice» : le pays du «droit de
paralyser» (le Figaro, 17 février 2004), qui préfère la «guerre sociale aux
compromis» (le Monde, 26 mai 2003) et souffre d'une «forme d'infirmité que
ne partagent pas nos voisins européens» (Christine Ockrent, les Grands
Patrons, 1998) car «nul autre pays occidental ne se comporte ainsi» (l'Express,
5 juin 2003). Un bref rappel de la réalité historique et statistique de ce
phénomène n'est donc pas sans intérêt.
Premier élément du mythe, la France serait un pays de grévistes. Le nombre
de journées individuelles non travaillées pour fait de grève était de 4
millions en 1976, 3,5 millions en 1984, 2,1 millions en 1988, 900 000 en
2000, 1,2 million en 2005. En dehors de pics spécifiques (1982, 1995, 2001),
l'ampleur et la fréquence des mouvements sociaux ne cessent de diminuer
alors même que la population active ne cesse d'augmenter. La fonction
publique se substitue par ailleurs progressivement aux salariés privés dans
le cadre des conflits sociaux. En 1982, 2,3 millions de journées grevées
étaient comptabilisées dans le secteur privé, pour 200 000 seulement dans le
secteur public. En 2005, 224 000 dans le privé pour 1 million dans le
public. La part du public dans les mouvements sociaux est passée de 3 % dans
les années 70 à 30 % à la fin des années 80 puis à 60 % à compter du milieu
des années 90.

En effet, les principales causes de cet effondrement statistique concernent
les salariés du secteur privé. Ainsi de la précarisation des emplois, du
chômage, de la désindustrialisation, de la désyndicalisation ou du
démantèlement progressif du droit du travail. Un salarié en CDD ou en CNE
va-t-il faire grève ? Les restrictions budgétaires successives et l'effritement
graduel des avantages spécifiques de la fonction publique, combinés au
nombre relativement important des fonctionnaires, expliquent également ce
glissement. Enfin, le statut particulier des agents de l'Etat facilite l'exercice
du droit de grève, de plus en plus théorique pour de nombreux salariés
privés. Dans le secteur privé, les 224 000 journées de grève en 2005
représentent, à l'aune d'une population active de 16 millions de salariés,
0,01 journée par salarié et par an. Sur une carrière professionnelle de
quarante années, un salarié français fera donc grève moins d'une
demi-journée, un fonctionnaire moins de quatre jours. Des chiffres à
comparer avec les trente-trois millions de journées non travaillées pour
cause de maladie en 2005. La grève apparaît cent quarante-sept fois moins
pénalisante pour notre économie que les arrêts maladies. La réalité est donc
fort éloignée des phénomènes massifs souvent évoqués.

Second élément du mythe, la France recourrait davantage à la grève que ses
voisins. Sur la période 1970-1990, la France est onzième sur les dix-huit
pays les plus industrialisés en termes de journées non travaillées pour fait
de grève. Avec 0,15 journée grevée par salarié et par an, elle est 7,6 fois
moins conflictuelle que l'Italie (première), 3,2 fois moins que le
Royaume-Uni (septième), 1,6 fois moins que les Etats-Unis (huitième). Sur la
période récente (1990-2005), la France demeure onzième sur dix-huit, avec
une conflictualité qui s'est effondrée (0,03 journée de grève par salarié et
par an) et demeure toujours inférieure à la moyenne (0,04 journée grevée).
Les modèles nordiques - réputés en France pour la qualité du dialogue social
qui y régnerait - se situent en tête du classement : le Danemark est
premier, la Norvège quatrième et la Finlande septième. Ainsi la
«flexsécurité», tant vantée par les dirigeants français, semble caractérisée
par un niveau de conflictualité nettement plus important. Un paradoxe qui ne
semble pas intéresser les défenseurs de son introduction progressive dans
notre pays. La France, en dessous de la moyenne des pays industrialisés, n'est
certainement pas le berceau de la «gréviculture» décriée par nos médias et
nombre de nos politiques.

Troisième élément du mythe, les grèves françaises se caractériseraient par
des journées nationales destinées à paralyser l'activité économique. Sur la
période 1970-1990, les conflits localisés représentaient 51,2 % des journées
non travaillées pour fait de grève, loin devant les 34,9 % de conflits
généralisés (propres à une profession) et les 13,9 % de journées nationales
d'action. Sur la période plus récente (1990-2005), les conflits localisés
représentent 85 % des grèves, pour 14 % de conflits généralisés et seulement
1 % de journées nationales ! La France est treizième sur dix-huit en termes
de mobilisation des grévistes. Que pouvons-nous en conclure ? Pays le plus
faiblement syndicalisé de l'Union européenne, marqué par un taux de chômage
élevé et une hostilité croissante des médias à l'égard des mouvements
sociaux, la France n'est pas un pays de grévistes.

Pourquoi, dans ce cas, Nicolas Sarkozy promettait-il avant son élection qu'«au
bout de huit jours d'un conflit social, il y aura obligation d'organiser un
vote à bulletin secret pour que la dictature d'une minorité violente ne
puisse imposer sa loi sur une majorité qui veut travailler» ?Outre le
caractère insultant de cette promesse à l'égard des grévistes «violents» et
«dictatoriaux» et la manifeste méconnaissance dont atteste notre président
en ce qui concerne le droit de la grève, quel est l'intérêt d'une telle
mesure dans un pays où 98 % des conflits sociaux durent moins de deux jours
? Le droit de grève est une liberté constitutionnelle et individuelle pour
chaque salarié, ce qui est incompatible avec une quelconque validation
majoritaire. De plus, son exercice se heurte à la liberté du travail : aucun
gréviste ne peut entraver le droit d'un salarié non gréviste de travailler
sans engager sa responsabilité civile et pénale. C'est là le paradoxe
fondamental de cette proposition : dans le cas d'une validation par une
majorité de salariés, la «dictature» de cette majorité imposerait sa loi sur
la minorité qui souhaite travailler. Et ne le pourrait plus ! Nicolas
Sarkozy inaugurerait donc la première législation sociale encadrant le droit
de grève dans le secteur privé, mais contrevenant simultanément à la liberté
de faire grève et à celle de travailler.

La loi du 21 août 2007, relative à la grève dans les transports, ne concerne
que le secteur public et se contente pour l'essentiel de reprendre le
dispositif de dialogue social préexistant en l'aménageant de gadgets (l'obligation
d'un préavis au préavis, dont l'utilité laisse dubitatif). Elle ne prévoit
aucune réquisition, n'empêche nullement l'ensemble des salariés d'une
entreprise publique de faire grève. Elle ne garantit donc en rien un
quelconque service minimum. Un texte pour l'essentiel vide de tout contenu
autre que purement proclamatoire, très éloigné des promesses de campagne de
notre président. Telle est peut-être l'explication finale de la position
actuelle de nos dirigeants quant au droit de grève : des proclamations
destinées à satisfaire tant l'hostilité (réelle) des médias que celle
(supposée) de la population. Ainsi alimente-t-on, sans doute à dessein, les
préjugés de ses concitoyens.


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