Publié le Samedi 29 décembre 2007 à 00:45
Par biltoleta

nouveauté : un petit zoom sur des articles intéressants à découvrir dans les blogs et sites "amis" de ce blog
La sélection d'aujourd'hui :
*sur le blog de Pierre Moscovici, un article sur la Commission d'enquête sur les infirmières bulgares et réactions des internautes,sur ce billet et sur l'actualité "présidentielle" plus généralement
* sur le blog de JC CAMBADELIS, son bloc -notes (n°32 ) qui croque, entre autres,le "Président manège" et s'exprime sur la situation au PS et dans le courant strauss-kahnien
* sur le blog de JP SUEUR, un article sur un livre de BHL qui invite à se poser laquestion "qu'est-ce qu'être de gauche"
la gauche et mouvement , notammment, y sont évoqués
CITATION
"la gauche, c’est toujours le mouvement, le désir du changement, le refus obstiné de considérer que les choses sont éternellement vouées à n’être que ce qu’elles sont. La gauche, c’est un regard sans fin renouvelé sur l’horizon.
La politique conservatrice m’ennuie. A quoi bon dépenser tout le temps et toute l’énergie que l’on peut consacrer à la politique si l’on a pour seul projet, pour seule perspective, pour seule ambition que les choses restent ce qu’elles sont, que rien ne bouge, ne commence ni ne recommence.
J’en déduis qu’« être de gauche » n’est jamais donné ni acquis une fois pour toutes. Toute politique - tout parti « de gauche » - sont toujours menacés – et en certaines circonstance plus facilement qu’en d’autres – de s’ossifier, de se scléroser, de s’assécher. Il faut alors rechercher au plus profond de soi – et de nous – le goût et le désir de changer l’ordre des choses, de façonner – pierre à pierre – d’autres histoires, d’autres rapports sociaux, d’autres rapports au monde, d’autres manières de faire face ensemble aux échecs, aux adversités et aux duretés du temps.
La gauche n’est pas la gauche si elle cesse de se remettre en cause.
Charles Péguy a tout dit là-dessus, en 1910, dans Notre jeunesse."
* sur le site de FB Huygue, un article sur la désinformation
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Personnellement, ce qui me frappe actuellement dans l'activisme sarkozien et les débauchages baptisés ouverture, c'est qu'ainsi la droite, en apparence, donne une image de mouvement et de réformisme actif , et la gauche, surtout la "gauche de la gauche", de conservatisme, de préservation de l'existant ...
De plus, les débauchages ne servent pas seulement à donner une apparence d'ouverture politique et à s'attirer des soutiens pour les réformes engagées , les "ralliés" issus de la gauche apportent avec eux un vocabulaire et quelques idées, qui, mises en avant dans le langage et habillant les réformes de droite , donnent l'illusion au spectateur de gauche que le clivage gauche -droite est dépassé et lui fait percevoir comme pertinente la politique de Sarkozy, etcomme "sarkozystes" certains discours de la gauche lorsqu'elle prend la parole sur ce qu'elle a toujours défendu et prôné.
OR DERRIERE CET HABILLAGE SUBSISTENT LES VALEURS OBJECTIFS LEVIERS OU METHODES DE DROITE ( compétition, argent, pouvoir, mérite, répression ) voire d'extrême- droite (délation, expulsion ...)
Ce qui est également frappant est que , comme c'est évoquésur l'un des blogs cités ci-dessus, c'est le Parlement qui est conduit à faire apparaître ce que les medias ne disent plus...
La situation des media est préoccupante, ils sont pour beaucoup d'entre eux devenus une caisse de résonance du gouvernement en place, voire un plateau promotionnel, et non plus une invitation à la réflexion, à l'esprit critique, sur la base d'éléments d'information pure.
Biltoleta