http://erby.free.fr/ RENE BOUSCHET
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PRENONS LE TEMPS DE REFONDER,
par Socialisme et Démocratie 32
Depuis dimanche soir nous connaissons désormais le visage de notre nouvelle assemblée nationale : malgré notre défaite victorieuse et les très beaux succès de nos camarades dans de nombreuses circonscriptions, telles celles du Gers, de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées, pour ne parler que de chez nous, l’UMP reste majoritaire dans l’hémicycle et concentre tous les pouvoirs politiques dans le pays.
Mais si la droite a gagné, cette victoire a, pour elle, un goût amer car ce n’est pas celle qu’elle espérait. Si la gauche a, une nouvelle fois perdu, cet échec est loin d’être celui que prédisaient les sondages.
Beaucoup a été dit sur ce sursaut de la gauche dans ce deuxième tour : pour ma part, je considère qu’on le doit d’abord à une campagne de terrain, à l’image de celle faîte, chez nous, notamment, par Gisèle Biémouret et Philippe Martin , au plus près des préoccupations de nos concitoyens.
Ces derniers avaient des désirs de gauche et nos candidat(e)s leur ont apportés des réponses de gauche.
Mais ce sursaut, nous le devons aussi à deux de ces " éléphants révolus " montrés du doigt par des "jeunes lions" impatients - selon l’expression d’Arnaud Montebourg - qui aspirent à prendre leur place. Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn , puisque c’est d’eux dont il s’agit, ont su, en effet, chacun de leur côté, mais en parfaite complémentarité, en plein psychodrame Royal-Hollande, dénoncer et démanteler le projet Borloo-Fillon sur la TVA sociale. Quel flair politique chez Laurent Fabius d’amener Borloo à parler de ce projet caché ! Quelle clairvoyance politique chez Dominique Strauss-Kahn qui démontra, à longueur de médias, que la TVA sociale était en fait une « TVA patronale ». La remobilisation à gauche, l’abstention à droite ont fait le reste.
Pour autant, nous ne pouvons pas oublier que la gauche dans son ensemble, le PS en particulier a perdu toutes les élections présidentielles et législatives depuis 1995, exceptée la parenthèse de 1999. Ces échecs successifs nous imposent désormais de repenser notre projet politique afin qu’il réponde mieux aux attentes de nos concitoyens ; de reconsidérer le fonctionnement de notre parti afin qu’il ne soit plus cette chambre d’enregistrement de candidatures mais devienne un lieu de débats , d’échanges et d’écoute ; de préparer l’avenir en posant clairement le moment venu, le problème du leadership.
S’engager sur la voie de cette refondation exige que nous soyons collectivement responsables et que nous ayons la même conception du temps. Rien ne doit être fait dans la précipitation : c’est un lent processus de réflexion et de débats qui doit être mené et toute tentative visant à en appeler, pour certains, au référendum militant contre la légitimité du Conseil national ou toute autre structure décisionnelle du parti est inacceptable. La suite sur le blog de SD32







