iBLOG précédent iBLOG suivant



Mon calendrier
< Nov. 2009  
L M M J V S D
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      
Publié le 24/11/2006 à 21:23
Par biosciences
L'isolement social pourrait diminuer la performance cérébrale
Les scientifiques savent depuis longtemps que certaines personnes qui se sentent rejetées socialement perdent le contrôle d'elles-mêmes. Bien souvent, elles se réfugient dans l'alcool, s'expriment de manière agressive, ou sont en situation d'échec scolaire. Une nouvelle étude parue dans le journal Social Neuroscience montre que l'exclusion sociale peut mener à des changements dans le fonctionnement du cerveau et influencer les décisions et la maîtrise de soi.

Une équipe de chercheurs des Universités de Georgie et de San Diego State ont exploité une technique appelée MEG (MagnetoEncephaloGraphie) pour étudier les variations de l'activité cérébrale chez les personnes exclues. Classiquement, le MEG est employé pour localiser des tumeurs cérébrales ou pour le diagnostic de patients souffrant d'épilepsie.

Trente femmes participant à l'étude ont rempli un questionnaire personnel. La moitié d'entre elles ont été averties que leurs réponses traduisaient une prédisposition à la solitude. Ensuite, toutes les participantes ont dû réaliser une série de problèmes mathématiques simples.

Il en ressort que le groupe des "exclues" donne des résultats moins bons pour la résolution de problèmes mathématiques. De plus, les données du MEG montrent des différences dans l'activité des régions préfrontale, pariétale et occipitale du cerveau entre les personnes isolées et le groupe contrôle.

Ces résultats démontreraient que l'exclusion sociale peut influer sur le circuit neuronal du cerveau et sur ses performances.
Publié le 23/11/2006 à 20:55
Par biosciences
 

La bio-extraction du cuivre grâce à des bactéries

Extrait du BE Japon N°423 - Ambassade de France au Japon, le 22/11/2006 à 16h36


La société BioSigma a annoncé durant le mois d'octobre avoir isolé deux bactéries particulièrement intéressantes pour l'extraction de cuivre à partir de minerai brut, ce qui pourrait permettre d'exploiter de nouveaux gisements au Chili.

La "joint-venture" BioSigma a été créée en 2002, grâce aux capitaux de la société Nippon Minings & Metals et de la compagnie minière nationale chilienne CODELCO, afin de mettre en oeuvre des procédés biotechnologiques appliqués à l'industrie minière. L'un de ces procédés est la bio-extraction, ou "bioleaching" en anglais. Il consiste à tirer parti des capacités naturelles de certaines bactéries qui peuvent briser les liaisons des molécules telles que la chalcopyrite (CuFeS2), relâchant alors des ions Cu2+ en solution. Les deux souches de bactéries ont été brevetées en mai 2006 et sont intitulées "Wenelen DSM 16786" et "Licanantay DSM 17318". Il est à noter que d'autres techniques faisant appel à des champignons sont actuellement à l'étude.

Cette méthode bactérienne a l'avantage d'être potentiellement plus écologique et économique que les méthodes d'extraction classiques (moins de dépenses énergétiques et moins de polluants). De plus, elle permet d'exploiter des gisements dont la faible concentration en métal n'autorise pas une extraction classique ou même des mines en fin de vie. Mais la réaction de bio-extraction peut prendre beaucoup de temps et peut quand même parfois dégager des résidus toxiques (acide sulfurique...).

Mine du cuivre à ciel ouvert, Nouveau-Mexique, États-Unis. Crédits : http://fr.wikipedia.org
Mine du cuivre à ciel ouvert, Nouveau-Mexique, États-Unis. Crédits : http://fr.wikipedia.org

Nippon Mining Holdings, la maison mère de Nippon Minings & Metals, a annoncé la construction d'une usine d'extraction au Chili en 2007, avec un objectif de rentabilité à l'horizon 2009-2010, de manière à pouvoir satisfaire la demande croissante de matières premières des économies indienne et chinoise.

Par Matthieu Rosenberg.
Publié le 01/11/2006 à 19:26
Par biosciences
 

Un modèle animal pour tester l'effet allergisant des OGM

Extrait du BE Etats-Unis N°52 - Ambassade de France aux Etats-Unis, le 01/11/2006 à 10h37


L'introduction des OGM dans l'alimentation va-t-elle causer de nouvelles réactions allergiques ? Cette question, sans réponse unanime pour l'instant, est au coeur du débat sur les OGM.

Des éléments de réponse plus tangibles pourraient bien venir de Michigan State University, où le professeur Gangur a développé un modèle de souris pour tester les effets allergisants des OGM. Les précédents rapports d'étude sur les risques d'allergie causés par des produits OGM insistaient toujours sur l'importance de développer un modèle animal fiable. Ainsi V. Gangur a reçu un financement de 447 000 dollars de l'Environnemental Protection Agency pour valider son nouveau modèle.
Cette subvention doit servir à vérifier que le modèle est fiable pour une grande variété de protéines. S'il est validé, ce modèle pourrait être commercialisé d'ici 5 ans.

Depuis l'introduction des OGM dans l'agriculture, l'affaire d'allergie potentielle la plus connue est celle du Maïs OGM Bt Starlink d'Aventis. Cette variété de maïs avait été autorisée par l'EPA uniquement pour un usage non alimentaire ou destiné à l'alimentation animale. Après détection dans plusieurs aliments, des doutes sur l'effet allergisant de ce maïs OGM ont été émis.

Les études de toxicité qui ont fait suite n'ont pas montré de lien entre les allergies observées et le maïs Starlink. Avec le nouveau modèle de souris à l'étude à Michigan State University, il devrait être possible de tester les effets allergisants des OGM avant leur introduction dans la chaîne alimentaire humaine ou animale.

Par Claire Notin & Jean-Pierre Toutant
Pages : 1 2 3

Contactez-moi
MSN :
Yahoo :
Mon bloc perso.
**douter de tout ou tout croire sont deux solutions également
commodes qui l'une et l'autre nous disposent de réflechire**
Henrie poincaré