iBLOG précédent iBLOG suivant



Mon calendrier
< Nov. 2009  
L M M J V S D
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      
Publié le 25/10/2006 à 13:47
Par biosciences

Extrait du BE Etats-Unis N°52 - Ambassade de France aux Etats-Unis, le 24/10/2006 à 10h36



Nate Sutter, généticien du " National Human Genome Research Institute " à Bethesda, Maryland s'intéresse à l'hétérogénéité de la taille des chiens. Le 11 octobre, lors du meeting annuel de l' " American Society of Human Genetics " à la Nouvelle Orléans, Louisiane, Nate Sutter a présenté ses derniers résultats qui suggèrent qu'un gène joue un rôle majeur dans le contrôle de la taille des chiens.

chienn.jpg


Pour cette étude, les chercheurs ont, dans un premier temps, réalisé des clichés radiographiques de 500 caniches de différentes tailles leur permettant de définir 91 mesures standards. En se basant sur leurs données, les chiens ont été classés par catégories de taille. Les scientifiques ont ensuite étudié les différences génomiques et cartographié des séquences variables. Un variant du gène igf-1 codant l'" Insulin-like growth factor 1 " a été identifié.
small.jpg

Pour étudier plus en détail l'importance de ce gène, les scientifiques ont étudié le gène igf-1 chez 75 caniches, 350 autres chiens de race et de tailles variables (du Yorshire au St Bernard) ainsi que des cousins canins assez proches tels que les loups et les renards. 18 races de petits chiens portent le variant du gène igf-1 retrouvé chez les caniches alors qu'aucune des 15 races de grande taille ne présente ces variations. Ces données suggèrent que le gène igf-1 joue un rôle majeur dans le contrôle de la taille des chiens.

Ce gène semble effectuer son contrôle par la quantité de facteur de croissance synthétisée. Chez les caniches, par exemple, les petits chiens fabriquent moins de facteur de croissance que les grands chiens. Il semble qu'en croisant les petits chiens entre eux, l'homme ait sélectionné ce variant du gène igf-1, caractéristique désormais les petits chiens.
Selon Sutter, cette étude prouve l'intérêt des études génétiques chez le chien. En effet, les éleveurs de chiens ont crée des races pures, qui ont l'avantage d'avoir perdu bon nombre de leur variations génétiques.

Par Brice Obadia, Hedi Haddada & Sophia Gray
Publié le 12/10/2006 à 01:48
Par biosciences
L’incroyable boulot de réparation d’une bactérie extrême
 
L a capacité qu’a la bactérie Deinococcus radiodurans de reconstruire son génome éclaté en mille morceaux a de quoi rendre jaloux le reste des êtres vivants sur Terre. Une équipe dirigée par le chercheur Miroslav Radman, de l’Inserm, a enfin découvert les étapes de cette reconstruction qui permet à la bactérie de survivre à la dessiccation ou à de très fortes radiations. Les résultats sont publiés aujourd’hui par la revue Nature.

Deinococcus radiodurans a été découvert en 1956 par un chercheur américain qui voulait stériliser des boîtes de corned beef en les soumettant à un fort rayonnement gamma. A sa grande surprise tout n’avait pas été tué par le traitement de choc. La bactérie D. radiodurans est capable d’encaisser des doses de radiations des centaines de fois plus élevées que les doses mortelles pour l’homme.

Le génome de la bactérie, qui a la particularité d’être circulaire, est alors éclaté en plusieurs centaines de fragments. Les cellules semblent mortes pendant environ 1h30, notent les chercheurs. Pourtant, trois heures après l’irradiation, l’ADN est rassemblé.

La reconstitution du puzzle se fait en deux étapes, ont découvert Miroslav Radman (Université René Descartes, Paris ) et ses collègues français et croates.

Les fragments se débarrassent de leurs extrémités endommagées et s’assemblent avec des fragments complémentaires. Les morceaux servent de modèle pour initier la synthèse d’ADN et former une longue chaîne à simple brin. Intervient alors une étape de recombinaison génétique au cours de laquelle ces brins se lient avec des brins complémentaires pour reformer les chromosomes. Dans cette phase de résurrection la synthèse d’ADN est plus rapide qu’au cours de la réplication habituelle de la bactérie, soulignent les chercheurs.

Miroslav Radman espère que ces découvertes encore très fondamentales permettront un jour de concevoir une nouvelle médecine régénératrice, notamment pour lutter contre la mort des neurones.
Publié le 12/10/2006 à 01:35
Par biosciences
Cela ressemble à une solution miracle : en appliquant une solution composée de fragments de peptides sur une plaie ouverte, des chercheurs ont réussi à stopper l’hémorragie en 15 secondes. Cette technique, si elle s’applique un jour à l’homme, pourrait bouleverser certaines pratiques chirurgicales.

Les peptides s’assemblent pour former une sorte de gel qui recouvre la plaie et arrête le flot de sang, expliquent les chercheurs du MIT (USA) et de l’Université de Hongkong. L’équipe de Rutledge Ellis-Behnke et de Shuguang Zhang a fait cette découverte presque par hasard.

Zhang a découvert il y a plusieurs années que certains peptides placés dans une solution saline formaient de fines couches. Les chercheurs s’en sont servis pour mettre au point une sorte d’échafaudage nanoscopique permettant à des cellules nerveuses de repousser (lire ci-contre).

C’est au cours de ces expériences sur des hamsters et des rats qu’ils ont constaté que la solution de peptides arrêtait l’hémorragie. En moins de 15 secondes, alors qu’il faut au moins 90 secondes pour voir le début de la coagulation. Ellis-Behnke et ses collègues ont testé le liquide sur différents organes –cerveau, foie, intestin, peau ou moelle épinière- et obtenu les mêmes résultats.

Les chercheurs ne savent pas encore par quels mécanisme les peptides agissent. Ils n’ont pas vu de traces de coagulation et supposent qu’il se forme une sorte de barrière qui peut ensuite se dégrader en acides aminés et être ainsi utilisée par le tissu environnant qui se reconstruit. Ils espèrent pouvoir tester cette solution ‘’miracle’’ sur l’être humain d’ici 3 à 5 ans.

Ces travaux sont publiés aujourd’hui sur le site du journal Nanomedicine.

Cécile Dumas
(10/10/06
Pages : 1 2 3

Contactez-moi
MSN :
Yahoo :
Mon bloc perso.
**douter de tout ou tout croire sont deux solutions également
commodes qui l'une et l'autre nous disposent de réflechire**
Henrie poincaré