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passionnée de la naissance...
Publié le 05/06/2009 à 09:21
Par kasskéké
Humeur : Gaie
Un forum vient de se créer (merci Knack'!!!!!Moqueur) Venez y jeter un oeil, et inscrivez-vous!
Déconade, mais surtout infos+++ sur les études, le métier de sage-femme, et tout ce qu'on veut d'autre!!!
A très vite!!!

http://geleedewharton.forumactif.net/
Publié le 30/04/2009 à 13:32
Par kasskéké

Vous voulez aider à faire reconnaître le diplôme des sage-femmes à leur juste valeur?

Alors cliquez tout droit sur le lien ci dessous pour signer la pétition!!!

http://zigszags.free.fr/mobilisationdessagesfemmes/petition.php

Publié le 12/04/2009 à 09:48
Par kasskéké
Humeur : Gaie
Alors Maud m'a donné l'idée moi aussi de vous faire partager ma bibliothèque déjà entamée avant la naissance de mon fils (le 2ème).
Pour ma fille, je n'ai rien lu, à part le forum où je vais encore régulièrement.

Pour commencer :

Une naissance heureuse  -  Isabelle Brabant : bon celui là tout le monde le connaît!!!

Au coeur de la naissance   -   éditions du remue-ménage  : " ll faut raconter aux femmes ce qu'on a vécu!", "On entend trop d'histoires qui font peur, l'accouchement c'est autre chose que de calculer des risques ou de pratiquer des techniques de respiration". Ce livre est né du besoin de partager des récits d'accouchements tels que ces femmes n'en avaient jamais entendus. Enchantées par leur expérience, où elles se sont senties maîtresses d' oeuvre plutôt que prises en charge, ces femmes, et quelques hommes, racontent leurs joies et leurs angoisses, leurs appréhensions comme leurs heureuses découvertes. Pour eux, la grossesse et l'accouchement sont des processus naturels et des expériences appartenant avant tout aux femmes et aux familles. Ce recueil accorde ainsi une place prépondérante aux histoires de naissance qui se sont déroulées avec le soutien d'une sage-femme dans l'une des sept maisons de naissance du Québec. Ces récits invitent à un voyage sur la route des émotions que procure le bonheur d'enfanter et à mieux apprivoiser cette expérience qui en est invariablement une de transformation. Chaque histoire est unique et constitue un épisode exceptionnel dans la vie d'une femme et d'un couple. De plus, quelques textes de réflexion, signés par des sages-femmes, des médecins et d'autres personnes-ressources, nous convient à élargir nos perspectives sur divers aspects de la naissance, en apportant un nouvel éclairage souvent à contre-courant de la culture obstétricale dominante. Au coeur de la naissance est un partage d'expériences qui fait valoir les bénéfices ressentis par ces femmes qui ont fait le choix fondamental d'accoucher naturellement. Leurs récits authentiques ne manqueront pas de toucher tous les parents et les futurs parents.

Accoucher en sécurité, plaidoyer pour choisir une naissance plus naturelle   -   Sophie Gamelin-Lavois : Les croyances, peurs et dogmes, qui entourent la naissance, sont nombreux. Ce livre permet aux parents désireux de vivre une naissance moins médicalisée d'exercer leur autonomie et de faire leurs choix en conscience. L'auteur traite de sujets jusque-là inexplorés, comme la dimension sexuelle de l'accouchement, les droits des parents et de l'enfant, et met en avant des informations fondamentales en contradiction avec les pratiques médicales. Ce livre est novateur parce qu'il explore ce qui fait l'essence de l'accouchement ! Il est aussi un manifeste pour que les femmes reprennent leurs droits et leurs envies d'accoucher comme elles le souhaitent.

Préparer son accouchement   -   Sophie Gamelin-Lavois : Autour de la naissance, de nombreux un projet intervenants prennent en charge, expliquent qui va faire quoi ou comment les choses vont se dérouler. Pourtant, de nombreux parents déplorent avoir manqué d'information tant médicale que concernant leurs droits, mais également sur les possibilités réelles qui s'offrent à eux.

Dans ce livre, l'auteur vous invite à réfléchir aux pratiques médicales courantes ou systématiques, à vous informer à l'avance pour décider en conscience et propose des ressources pour préparer votre accouchement.

Le «projet de naissance» peut être un outil de réflexion personnel ; c'est surtout un préambule indispensable qui sert à clarifier le contrat de soins entre patient et professionnel ; c'est s'engager vers une meilleure compréhension et une satisfaction partagée et pouvoir vivre l'accouchement que vous souhaitez en respectant le processus naturel et vos besoins.


Parents et sage femme : l'accompagnement global   -   Paloma Chaumette : Le témoignage et la réflexion passionnante d’une sage-femme sur son métier, les façons de l’exercer, les lieux possibles d’accouchement, les méthodes qui, tout en offrant sécurité et confiance, préservent le côté naturel de la naissance.

L’accompagnement global est le suivi de la femme enceinte par une seule et même sage-femme tout au long de la grossesse, pendant et après l’accouchement.
Pratiquant cette méthode, Paloma Chaumette travaille à l’humanisation de l’accouchement.

Il ne s’agit pas de faire des péridurales ou non, d’accoucher à l’hôpital ou à domicile, mais d’aider les couples à vivre pleinement le bonheur de la naissance.
Elle crée la sécurité nécessaire pour que la parturiente ait confiance en elle-même, et en sa potentialité de femme. Elle la guide dans les ressentis de son corps afin que celle-ci ne vive pas l’accouchement comme une maladie, une agression, mais comme un acte naturel.
Son témoignage nous apporte une enrichissante réflexion sur le métier de sage-femme, la formation, les statuts, les façons de l’exercer, les maisons de naissance et sur l’allaitement maternel.
Elle plaide pour la création de réseaux obstétricaux qui privilégient le lien soignant-soigné tout en diminuant les coûts d’hospitalisation. Dans cette perspective, sont encouragés les retours à la maison ultra précoces, et l’utilisation d’équipes d’aides maternelles.
Ce livre est également une invitation aux parents à revendiquer leur rôle d’acteurs dans les structures accueillant la naissance de leur enfant.
Une belle et nourrissante expérience.

L'amour scientifié   -   Michel Odent : Comment se développe la capacité d'aimer? Quels sont les liens entre les différentes facettes de l'amour (amour maternel, amour de son partenaire, amour de la vie et des autres). Quel est le rôle de l'attachement mère-bébé dans la genèse de la capacité d'aimer? Pourquoi toutes les cultures perturbent-elles le premier contact naturel entre la mère et l'enfant? Pourquoi y a-t-il un avantage à développer dès la naissance le potentiel humain d'agressivité au lieu de la capacité d'aimer? L'amour a toujours été le domaine des poètes, des romanciers et des philosophes. À la fin du XXe siècle, l'amour a été étudié dans ses aspects scientifiques. Michel Odent affirme que ces approches spécialisées ont sous-estimé l'importance de l'amour en tant que potentiel de survie pour l'humanité et que les anciennes stratégies de survie basée sur l'agressivité, la domination de la nature et des autres ne sont plus appropriées. Sa thèse est effectivement révolutionnaire dans son énoncé : l'amour (ou le sentiment d'attirance) trouve ses sources au niveau cellulaire, dans la forme de "récepteurs" qui se lient avec des informations reçues. Et ce processus est lié à une hormone - l'ocytocine qui agit sur le processus d'attirance et de séduction, d'accouchement, de lactation, d'amour maternel et la capacité d'aimer du futur enfant et adulte. En rassemblant des informations et des recherches de très nombreuses disciplines, Michel Odent fait oeuvre de pionnier, apporte de nouvelles explications fascinantes et propose des solutions pour la survie même de l'humanité.

Le fermier et l'accoucheur   -   Michel Odent : Au cours du XXe siècle, l'industrialisation de l'agriculture (utilisation d'insecticides synthétiques puissants, farines animales, etc.) et celle de la naissance (sécurité de la césarienne, création de gigantesques services d'obstétriques, etc.) se sont développées parallèlement. Passées les premières réactions enthousiastes, quelques sceptiques ont exprimé leurs craintes et évoqué la possibilité d'effets négatifs à long terme si des attitudes et des pratiques encore insuffisamment éprouvées se généralisaient. En ce début de IIIe millénaire, les évolutions de ces deux phénomènes ont divergé. Des catastrophes (vache folle, fièvre aphteuse, etc.) ont soudain marqué d'histoire de l'agriculture et ont provoqué une prise de conscience collective et mondiale. L'histoire de la naissance, en revanche, n'a pas encore franchi les mêmes étapes. A quelle(s) sorte(s) de catastrophe(s) devons-nous donc nous attendre ?

Les nouveaux rites autour de l'accouchement   -   Blandine Poitel :
L’accouchement…
Il existe beaucoup de détournements quant à la vérité sur l'accouchement, la prise en charge médicale, les droits des parents ; il n'est guère de bon ton d'avoir l'esprit curieux et de chercher à comprendre. Pourquoi certains gestes inutiles, voire nuisibles au bon déroulement d’une naissance sont-ils pratiqués ? Pourquoi nie-t-on souvent les besoins les plus élémentaires de la future mère pour vivre un accouchement physiologiquei? Pourquoi certaines pratiques médicales comme le déclenchement, la péridurale, l’épisiotomie sont-elles si courantes ? Sont-elles toujours nécessaires, ou sont-elles devenues une sorte de rituel autour de la naissance ?
Les douleurs du travail, la prise en charge par les protocoles médicaux, la loi, le code de déontologie médicale… sont quelques-uns des sujets abordés dans ce livre, dont le but est d’offrir aux parents des pistes pour comprendre, s'informer, et faire des choix éclairés.
Avec un regard incisif sur les pratiques obstétricales modernes, et s’appuyant sur les recherches médicales les plus récentes, Blandine Poitel vous convie à faire un voyage en terre d'accouchement, de la douleur aux rites obstétricaux.

Les 10 plus gros mensonges sur l'accouchement   -   Blandine Poitel :
Si vous croyez notamment que : accoucher est dangereux, la position gynécologique imposée à la femme est la meilleure pour elle et son bébé, la douleur de l'accouchement est insupportable sans péridurale, les gestes faits sur le bébé à la naissance sont indispensables... Alors ce livre est fait pour vous. Ne vous laissez pas désinformer plus longtemps !

Accouchement, naissance : un chemin initiatique   -   Martine Texier : propose une démarche pour prendre conscience du chemin initiatique que peut constituer l'expérience de la mise au monde d'un enfant et pour vivre son accouchement au plus profond de son être.

L'approche spécifique de l'auteur sur la douleur et la peur, sur la position verticale, se démarque de l'hyper-médicalisation et en fait une méthode révolutionnaire. « Actrice de son accouchement », la femme ouvre consciemment les différentes portes de son bassin, de son col, de son périnée. Elle « danse la naissance H dans la verticalité, au rythme du « mouvement de l'infini », elle enfante dans la joie, retrouvant toute la puissance de son rôle sacré.

Le chemin initiatique au coeur de l'accouchement permet à la mère d'accéder à un niveau de conscience qu'elle n'a peut-être pas encore connu et lui offre des possibilités de transformation intérieure radicales. Dans cet état d'ouverture immense et de communion avec l'enfant, elle parviendra, avec le père, à lui insuffler un véritable « appel à la vie ». Ce sera la base irremplaçable sur laquelle l'enfant fondera son désir de vivre !

Pour une naissance à visage humain   -   Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau :
La question : La façon dont accouchent la plupart des femmes chez nous est-elle la seule possible, et est-elle bonne pour la mère et l'enfant ? La réponse : Il y a deux façons d'envisager la naissance : l'une, qui voit dans la grossesse et l'accouchement des situations à risques et à "sécuriser" au maximum grâce à toute une série d'interventions médicales ; et l'autre, qui y voit des processus physiologiques qui, sauf exception, se déroulent naturellement, et qu'il est inutile, voire nuisible, de perturber par des examens et des gestes médicaux systématiques

Pour une naissance sans violence   -   Frédérick Leboyer : Quand les enfants viennent au monde, ils hurlent au lieu de respirer. Dans ces cris de nouveau-nés, qu'y a-t-il ? Se pourrait-il que naître soit douloureux pour l'enfant autant qu'accoucher l'était, jadis, pour la mère ? Cette souffrance qu'est, pour le bébé, la naissance, qui s'en soucie ? Ne peut-on la lui éviter ?

Le bébé est une personne   -   Bernard Martino : Lorsque le bébé naît, il a déjà une histoire : dans le ventre de sa mère, il voit, il entend, il réagit, et ces neuf mois le marqueront pour la vie. À peine né, le bébé est capable de communiquer, et si le dialogue nous paraît impossible, c'est que nous ne savons pas interpréter son langage. Ce malentendu se poursuivra jusqu'à ce que l'enfant se plie aux règles du monde adulte. À travers une enquête passionnante, Bernard Martino nous apprend à créer ce lien intense avec l'enfant pendant la grossesse et à le faire perdurer au moment de son entrée dans la vie.

Guide de la grossesse naturelle   -   Sophie Pensa : Dans une société où la grossesse est de plus en plus médicalisée, on oublie à quel point cet événement est avant tout naturel et normal dans la vie d’une femme. 85% des femmes enceintes ont la chance d’avoir une grossesse qui se déroule sans incident particulier. Pourtant, elles vont vivre d’intenses transformations tant physiques que psychologiques, pas toujours bien prises en compte par la médecine classique. C’est pour les accompagner dans ces profonds bouleversements que ce guide a été conçu.
Il apporte les réponses des médecines douces aux maux et inquiétudes les plus fréquents des femmes enceintes – homéopathie, plantes, huiles essentielles...
Il explique comment se déroule une naissance physiologique et comment être actrice de son accouchement en choisissant sa préparation, en adoptant la bonne respiration, les meilleures positions, etc.
Il décrit tous les lieux où accoucher le plus naturellement possible en toute sécurité.
Il donne des conseils en matière d’allaitement.
Enfin, une dernière partie est consacrée à la remise en forme après l’accouchement, période trop souvent négligée et pourtant essentielle à la santé et au bien-être de la femme.




2 autres livres qui traitent de l'accompagnement du bébé décédé in utéro à faire naître, IMG, ...

Surmonter la mort de l'enfant attendu   -   Elisabeth Martineau : Cet ouvrage est d’abord le récit d’une femme qui attendait son premier enfant, mort in utero à quelques jours du terme de sa grossesse. A travers ses réflexions et questionnements de femme enceinte, ainsi que par les lettres que celle-ci écrivait à son bébé, le lecteur vit en direct mais avec beaucoup de délicatesse, la mort, la « naissance » et le deuil de Raphaëlle.
Dix ans plus tard, Elisabeth Martineau revient sur cet événement douloureux, étape par étape. Avec l’aide de sages-femmes, médecins, psychiatres, ainsi que d’autres parents ayant perdu un enfant autour de la naissance, elle ouvre un dialogue sur le deuil périnatal. Des témoignages, des pistes concrètes pour mieux comprendre et avancer. Parmi les sujets traités : les paroles ou attitudes aidantes ou blessantes ; la communication en famille ; l’impact du deuil sur l’enfant à suivre ; le deuil des pères, des frères et sœurs, des grands-parents ; la reconnaissance juridique de l’enfant mort ; le deuil particulier après une interruption médicale de grossesse ; la fausse-couche.

Ces bébés passés sous silence   -   Frédérique Auhtier-Roux : Il est des morts aux premières heures d'une vie encore enfouie en soi qui ne se disent pas. Des morts et des moments que l'on n'oublie jamais. Comment aller à la rencontre de ces femmes et de ces couples, dans ces moments si forts où la mort vient se lover au creux de la vie? Comment les accompagner? Comment accueillir ce bébé mort? Comment aider les professionnels?



Voilà peut être trouverez vous votre bonheur dans ces quelques livres....Moi ils m'ont transportée, m'ont fait découvrir tant de choses, scientifiquement, mais surtout humainement, psychologiquement.....M'ont passionnée!!!!

Publié le 15/02/2009 à 16:04
Par kasskéké
Humeur : Au secours !
Je vous laisse juger....

http://portail.naissance.asso.fr/docs/nocebo.htm

L'effet "nocebo" des consultations prénatales
Dr Michel Odent
article paru dans la revue "Naître & Grandir
juin-juillet-août 2001 - N°11 - T 7122

Tout le monde a déjà entendu parler de l'effet placebo. L'effet nocebo c'est à peu près son contraire. C'est ce qui se passe chaque fois qu'un professionnel de la santé fait plus de mal que de bien en agissant sur l'imagination, les croyances, les fantasmes, et donc l'état émotionnel. Cet effet agirait-il sur les futures mamans ? Michel Odent nous donne son point de vue.


L'effet nocebo possible des consultations prénatales est un sujet qui prend une importance toute particulière à notre époque. Au cours de ces dix dernières années, nous avons appris que la santé se construit dans une grande mesure pendant la vie foetale. Pour s'en convaincre, il suffit de consulter notre banque de données*. On y trouve des centaines de références et résumés d'articles publiés dans des journaux médicaux et scientifiques qui font autorité. Il s'agit uniquement de recherches sur les conséquences à long terme de ce qui se passe au début de la vie. Dans tous les domaines de la médecine ont été publiées des études établissant des corrélations entre un état de santé à l'âge adulte, pendant l'adolescence ou l'enfance d'une pari, et ce qui s'est passé quand la mère était enceinte d'autre part. Bien plus encore, les physiologistes sont aujourd'hui en mesure d'expliquer comment certains états émotionnels de la femme enceinte peuvent influencer la croissance et le développement du bébé dans l'utérus.
Dans un tel contexte scientifique, il est permis d'affirmer que le bien être des femmes enceintes devrait l'emporter sur toute autre considération... Cela devrait être la priorité en matière de santé publique. Pour les praticiens, le premier devoir devrait être de protéger l'état émotionnel des femmes enceintes. Or, l'expérience révèle que les consultations prénatales sont souvent génératrices d'angoisse. Elles ont souvent un "effet nocebo". Nous connaissons tous des femmes enceintes qui ont cessé d'être parfaitement heureuses après une consultation prénatale.



DE MON POSTE D'OBSERVATION

Il se trouve qu'à Londres, nombre de sages-femmes indépendantes, d'éducatrices de la naissance et de doulas (une doula est une mère ou une grand-mère expérimentée qui accompagne la jeune mère dans la période qui entoure naissance) connaissent mon numéro de téléphone et le transmettent aux femmes dont l'angoisse a été exacerbée par une consultation prénatale. Je suis donc dans une situation propice l'étude de l'effet nocebo. Mon expérience dans ce domaine m'a appris que, dans le contexte Londres, ce sont presque toujours les mêmes situations qui justifient des appels téléphoniques urgents. Ainsi, j'ai réalisé qu'à l'origine d'un véritable effet nocebo, il y a presque toujours une méconnaissance profonde de la littérature médicale. Mon rôle se limite le plus souvent à rassurer, en m'appuyant sur des études publiées dans des journaux qui font autorité. Voici quelques exemples fréquents d'appels de futures mamans angoissées.

"MON TAUX D'HÉMOGLOBINE EST DE 9 : JE SUIS ANÉMIQUE."

Rappelons que l'hémoglobine est le pigment des globules rouges. Quand une femme a un taux d'hémoglobine d'environ 9.0 ou 9.5 à la fin de sa grossesse, on lui dit, le plus souvent à tort, qu'elle est anémique et on lui donne des suppléments de fer. Or, dire à une future mère en parfaite santé qu'elle a besoin d'une prescription de fer pour corriger des déséquilibres dans son organisme, c'est altérer, et parfois profondément, son état émotionnel. Une telle attitude témoigne bien d'une méconnaissance de la littérature médicale. Une énorme étude britannique, disposant des dossiers concernant la naissance de plus de 150 000 bébés, s'était fixé pour objectif d'évaluer les taux idéaux d'hémoglobine en cours de grossesse (1). La principale conclusion de cette étude est qu'un taux de l'ordre de 9.0 ou 9.5 va de pair avec un bon pronostic. Par contre, lorsque l'organisme maternel répond mal à la demande du foetus et du placenta et ne parvient pas à abaisser son taux d'hémoglobine en dessous de 10.5, c'est mauvais signe. Les risques de prématurité, de poids insuffisant à la naissance ou de maladies de fin de grossesse (telles que les pré-éclampsies) sont accrus. D'autres études épidémiologiques ont abouti à des conclusions voisines (2,3)


Bien que de telles données aient été publiées dans des journaux d'audience internationale, partout dans le monde des millions de femmes sont déclarées anémiques et reçoivent des prescriptions de fer, alors même que les tests spécifiques susceptibles de déceler les carences en fer et les anémies n'ont pas été demandés. L'incapacité à interpréter les résultats d'un test aussi répandu que la mesure du taux d'hémoglobine chez les femmes enceintes est un phénomène troublant parce qu'il est quasi universel. On m'a conté l'histoire d'une Japonaise qui a passé la première moitié de sa grossesse à Londres, avant de repartir à Tokyo. Une de ses amies européennes, mère de quatre enfants, l'avait avertie longtemps à l'avance qu'en fin de grossesse, on lui dirait qu'elle est anémique et on lui donnerait du fer. La fin de l'histoire, qui s'est passée à l'autre bout du monde, est facile à deviner : on lui a donné des suppléments de fer. Le phénomène n'est pas seulement répandu d'un point de vue géographique. Il est aussi répandu quel que soit le milieu médical considéré. Une équipe renommée d'épidémiologistes spécialisés dans la période qui entoure la naissance a publié une étude sur cette phase de l'accouchement qui va de la naissance du bébé à la délivrance du placenta. Afin de limiter leur étude aux grossesses à bas risque, les chercheurs ont éliminé toutes les femmes dont les taux d'hémoglobine étalent inférieurs à 10 (4). Finalement, le taux moyen dans la population étudiée était de 11.1. L'occasion m'a été ensuite donnée de souligner les points faibles de cette étude (5) qui, en réalité, a inclus nombre de grossesses à risques.

Ce mystérieux phénomène collectif a pour véritable origine un profond désintérêt pour les fonctions du placenta. L'un des rôles du placenta est de constamment manipuler la physiologie maternelle pour le bénéfice du foetus. Le placenta "parle" à l'organisme maternel au moyen d'hormones. Il joue le rôle de l'avocat du bébé. Ainsi le placenta "demande" à la mère de diluer son sang et ainsi de le rendre plus fluide. Il en résulte une augmentation du volume sanguin qui peut atteindre 40%. Ceci explique que lorsqu'on mesure, dans le sang d'une femme enceinte, la concentration d'une substance telle que l'hémoglobine, on évalue avant tout le processus de dilution, c'est à dire l'activité du placenta. Il est aisément prévisible que cette concentration, qui est de l'ordre de 12 à 13 (g/dl) en dehors de la grossesse, s'abaissera chez la femme enceinte en fonction du degré de dilution du sang. Voici ce que disent des praticiens avertis à une femme enceinte dont le taux d'hémoglobine est de 9.0 ou 9.5 : "Bonne nouvelle ! Le placenta fait bien son travail et votre sang est convenablement dilué".

"JE SUIS DIABÉTIQUE!"

C'est la deuxième phrase type prononcée par beaucoup de femmes enceintes. De nombreux praticiens ne réalisent pas à quel point l'expression "diabète gestationnel" peut avoir un effet nocebo. Un tel diagnostic conduit à confondre une sérieuse maladie chronique avec ce qui n'est habituellement qu'une réaction physiologique transitoire. Il peut du jour au demain installer dans la maladie une femme qui était auparavant heureuse et se sentait en parfaite santé. De nombreux médecins ont souligné que ce diagnostic est inutile. On a d'ailleurs pu dire que le diabète gestationnel est un "diagnostic à la recherche d'une maladie". Le Professeur Jarrett, de Londres, dit que c'est une "non-entité" (6). Une étude très importante, à l'échelle de la population canadienne, a révélé que le recours systématique aux tests destinés à déceler des diabètes gestationnels n'améliore en aucune façon les statistiques (7) et n'a donc aucune raison d'être. Le diagnostique est inutile dans la mesure où les seules recommandations pratiques qu'il entraîne habituellement sont d'éviter les sucres purs (boissons sucrées, bonbons, etc.) de préférer les hydrates de carbones complexes (pâtes, pain, riz, etc.) et aussi d'avoir une activité physique régulière. Pas besoin de tests compliqués pour aboutir à de telles recommandations, qui sont d'ailleurs valables pour toutes les femmes enceintes.


Là encore il y a une discordance entre les données publiées dans la littérature médicale et les pratiques quotidiennes. Là encore cette discordance a pour origine profonde un désintérêt quasi culturel pour les fonctions du placenta. Le placenta fait savoir à la mère que le bébé en développement a besoin de plus de sucre. En d'autres termes, il demande à l'organisme maternel de modifier son métabolisme des hydrates de carbone. Exceptionnellement, le conflit peut aboutir à une véritable maladie. Dans l'immense majorité des cas, , la réponse de l'organisme maternel à la demande du placenta ne dépasse pas le cadre des réactions physiologiques. L'organisme maternel contrôle la situation. Il n'y a pas de symptômes. Seul un test de laboratoire qui consiste à donner artificiellement à la mère un excès de sucre permet de déceler une augmentation inhabituelle du taux de glucose sanguin (c'est ce que les médecins appellent une hyperglycémie provoquée).

"ON M'A PRESCRIT UN MÉDICAMENT POUR ABAISSER MA PRESSION ARTÉRIELLE"

C'est mon troisième exemple, tout aussi courant. Il est très fréquent que le placenta demande simplement à la mère d'envoyer plus de sang. Alors, l'organisme maternel augmente sa pression artérielle. Les résultats de toute une série d'études sont convergents, qui confirment qu'une augmentation isolée de la pression artérielle en cours de grossesse va de pair avec de bonnes statistiques (8,9,10,11) Malheureusement, de nombreux praticiens présentent la simple augmentation de la pression artérielle en cours de grossesse comme une mauvaise nouvelle. Ils la considèrent même parfois comme une maladie qu'il faut traiter par des médicaments. Une revue de 45 études publiées a révélé que les seuls effets d'un traitement anti-hypertensif pendant la grossesse étaient d'inhiber la croissance du foetus et d'augmenter le nombre de bébés de petit poids (12). Les praticiens qui s'intéressent à la physiologie du placenta étaient en mesure d'anticiper les dangers de tels traitements. Beaucoup confondent l'hypertension isolée de la grossesse avec cette maladie qu'est la pré-éclampsie. Certes lors d'une pré-éclampsie, il y a une augmentation de la pression artérielle, mais il y a aussi des protéines dans les urines et un certain nombre de perturbations métaboliques. Par comparaison, on pourrait dire que lorsqu'on a une tumeur au cerveau, on a mal à la tête mais que lorsqu'on a mal à la tête, cela ne signifie pas que l'on a une tumeur au cerveau...


De nombreux autres exemples pourraient rendre compte de l'ampleur de ce phénomène inquiétant et quasi universel. J'ai simplement cherché à analyser les situations les plus fréquentes et les plus préoccupantes. Il ne faudrait cependant pas conclure que les professionnels de la santé jouent constamment un rôle négatif sur l'état émotionnel des femmes enceintes. Ils peuvent même avoir directement ou indirectement un effet positif. Je ne puis m'empêcher de penser au temps où la maternité de Pithiviers était "la maternité chantante". A la fin de nos groupes de chant - qui se terminaient souvent en groupes dansants - les visages étaient rayonnants. Nous faisions plus pour la croissance et le développement des bébés à naître qu'en multipliant les échographies....



Références :

1 Steer P, Alam MA, Wadsworth J, Welch A. Relation between maternal haemoglobin concentration and birth weight in different ethnic groups. BMJ 1995; 310:489-91 - 2 Koller O, Sandvei R, Sagen N. High hemoglobin levels during pregnancy and fetal risk. int J Gynaecol Obstet 1980; 18:53-56. -3 Garn SM, et al. Maternal hematologic levels and pregnancy outcome. Semin Perinatol 1981; 5:155-62. - 4 Rogers J, Wood J, et al. Active versus expectant management of third stage of labour: the Hinchingbrooke randomised controlled trial. Lancet 1998 351: 693-99. - 5 Odent M. Active versus expectant management of third stage of labour Lancet 1998; 351:1659. - 6 Jarrett RJ. Gestational diabetes : a non-entity ? BMJ 1993; n306: 37-38. - 7 Wen SW, Liu S, Kramer MS, et al. impact of prenatal glucose screening on the diagnosis of gestational diabetes and on pregnancy outcomes. Arn J Epidemiol 2000; 152(11): 1009-14. - 8 Symonds EM. Aetiology of pre-eclampsia : a review. JR Soc Med 1980; 73: 871-75. - 9 Naeye EM, Maternal blood pressure and feral growth. Am J Obstet Gynecol 1981; 141: 780-87. - 10 Kilpatrick S. Unlike pre-eclampsia, gestational hypertension is not associated with increased neonatal and maternal morbidity except abruptio. SPO abstracts. Am J Obstet Gynecol 1995 ; 419: 376. - 11 Curtis S, et al. Pregnancy effects of non-proteinuric gestational hypertension, SPO Abstracts. Am J Obst Gynecol 1995 ; 418 : 376. - 12 Von Dadelszen P, Ornstein MP, et al. Fall in mean
Publié le 19/01/2009 à 10:18
Par kasskéké
Humeur : Tendre
Le sang des femmes est un roman historique captivant. Il part d’une bonne intrigue : la découverte du cadavre d’un nouveau-né dans un village retiré du Haut-Doubs à la fin du XIXème siècle. Dans ce contexte, la police joue un rôle mineur. Le personnage central est Julie Violet, la sage-femme du village, sollicitée comme experte par les notables du lieu. Après moultes conjectures et recoupements, elle finira par élucider cet infanticide.

Le lecteur est amené à la suivre dans son activité les mois précédents le drame. Le cheminement est socialement intéressant, oscillant entre secret de familles et découvertes des conditions de vie à cette époque à la fois rudes et attachantes. Julie Violet est aussi professionnellement bien campée. On la voit à l’oeuvre dans des situations obstétricales complexes comme grossesse dissimulée, malposition fœtale, naissance gémellaire, … Mais elle est aussi très fine mouche, d’abord au service des femmes, quelque soit leur histoire.

L’image de cette sage-femme est parlante à plusieurs égards, comme l’histoire de notre profession, mais aussi des facettes intemporelles de grande qualité, comme le partenariat avec les femmes.

Un livre qui devrait plaire aux sages-femmes, mais également à toute personne intéressée par les méandres inévitables qu’engendre l’arrivée d’un enfant.

Pour vous procurer le roman:
http://www.editions-areopage.com
fmchugh@cox.net
www.amazon.fr
Pages : 1 2

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