A l'hôpital : Sous la responsabilité d'un chef de service, leurs activités sont relatives aux différentes étapes du suivi de la grossesse, de l'accouchement et des suites de couches.Elles sont assez autonomes, et pratiquent elles mêmes les accouchements, sauf en cas de problème, dans ce cas c'est le gynécologue obstétricien.
En clinique : C'est la même chose, mais elles sont souvent confinées à préparer l'accouchement, à surveiller le travail de la parturiente lors de l’accouchement et à assister le médecin au moment de la naissance, la finalisation de l’accouchement étant effectuée par les médecins obstétriciens. Par ailleurs, elles n'effectuent que des consultations d'urgence et ne réalisent qu'exceptionnellement l'accouchement, quand le médecin n'est pas disponible.
A la PMI : Elles ont essentiellement un rôle de prévention par le biais d'une fonction à la fois sociale et médicale, notamment lors de la surveillance de grossesse à risque :
prise de rendez-vous, visites à domicile, prévention des menaces d’accouchement prématuré, suivis des traitements de toute pathologie liée à la grossesse (HTA, diabète, etc.), examen obstétrical et gynécologique.
Ainsi, à l’exception de l’accouchement, les sages-femmes territoriales contribuent au bon déroulement de la grossesse. Pour ce faire, elles travaillent avec les médecins de P.M.I. ou participent à l’activité d’un réseau d’obstétrique.
En libéral : Véritable autonomie. Elles réalisent, notamment :
- des consultations pré et post natales
- des échographies obstétricales (si titulaires du D.E.)
- le suivi global des grossesses normales
- des cours de préparation à la naissance
- le suivi des femmes présentant une grossesse à risque, sur prescription d’un médecin, afin d’éviter ou de réduire l’hospitalisation des femmes enceintes
- des accouchements en structure (hôpital/plateaux technique), ou à domicile
- le suivi post natal lors du retour précoce au domicile, du jour de la sortie de la maternité au septième jour de la naissance, sans prescription médicale.
- la rééducation périnéo sphinctérienne.
DIRECTION/ENSEIGNEMENT
Elles peuvent également assurer des fonctions de direction ou d'enseignement dans les écoles de sages-femmes :
- Les monitrices doivent être titulaires du Diplôme de cadre sages-femmes (préparé en un an à l'école de cadres sages-femmes de Dijon).
- Les directrices d'école doivent être titulaires du diplôme de cadre, avoir exercer pendant 4 ans au moins les fonctions de monitrice et avoir passé avec succès le concours permettant d'exercer les fonctions de directeur d'école.
AUTRES DEBOUCHES PROFESSIONNELS:
Les sages-femmes peuvent préparer un diplôme d’études approfondies qui leur permet d’accéder à une carrière dans la recherche. Ce cursus est désormais facilité puisque les étudiants sages-femmes ont la possibilité de s’inscrire à des certificats de Maîtrise de sciences biologiques et médicales, à partir de leur deuxième année d’études.
Elles ont aussi accès à des diplômes universitaires tels que « médecine naturelle » ou « échographie obstétricale ».
En outre, elles peuvent suivre la formation menant au diplôme d’Etat de puéricultrice, infirmière anesthésiste et infirmière de bloc opératoire.
Elles bénéficient également de dispenses de scolarité pour les études :
- de masseur kinésithérapeute (dispense de première année) sous réserve d’avoir satisfait à l’examen de passage en deuxième année ;
- d’ergothérapeute (dispense de premier cycle) sous réserve de réussite à l’examen organisé en fin de premier cycle ;
- d’infirmier (dispense totale : les sages-femmes peuvent se présenter directement aux épreuves du Diplôme d’Etat), sous réserve d effectuer un stage à temps complet de soins infirmiers d’une durée de deux semaines.
Les sages-femmes peuvent enfin accéder de plein droit en licence de sciences de l’éducation ou en licence de sciences sanitaires et sociales.
Le choix est là, et très vaste, pour tous les goûts!!!

> Lire le commentaire