| Dans le cycle "Au fil du Mékong", le musée Guimet propose les deux conférences suivantes sur le Cambodge : |
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Jeudi 26 février à 12h15
L’art du bâtisseur au XIe siècle à Angkor : échecs et innovations
Conférence publique et gratuite, organisée dans le cadre des conférences Iéna (Ecole Française d’Extrême-Orient – Musée Guimet).
Témoin du drame cambodgien de la seconde partie du XXe siècle, le programme de sauvetage du Baphuon, temple Sivaïte du XIe siècle implanté au cœur de la grande capitale angkorienne, est en passe d’ici quelques mois de devenir un pari réussi. La colline couverte de végétation abandonnée depuis 1970 a subi plusieurs métamorphoses pour lentement redonner corps aux impressionnants soubassements des trois étages constitutifs et ainsi redonner son sens à cette architecture. Mais au-delà de la complexité de ses problématiques initiales et des incroyables aléas inhérents à une entreprise de cette ampleur, ce chantier aura également été une intéressante source de documentation relative à l’art des bâtisseurs à l’aube du XIe siècle cambodgien. Cette conférence se propose d’en retracer les principaux points grâce à quelques exemples significatifs rencontrés sur ce monument.
Par Pascal Royère, architecte et maître de conférences à l’Ecole Française d’Extrême-Orient, responsable du programme de restauration du temple de Baphuon.
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| Jeudi 11 juin à 12h15 |
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Angkor Thom, de la Cité des dieux à l’horizon urbain : archéologie d’une mise en scène.
Conférence publique et gratuite
dans le cadre des conférences Iéna (Ecole Française d’Extrême Orient – Musée Guimet).
Le centre du site d’Angkor est occupé par un espace exceptionnel en raison de ses dimensions, de la géométrie de son enceinte et de la dramaturgie de ses monuments : Angkor Thom. A l’analyse, le symbolisme architectural de ses grands temples et leur ordonnancement figurent une représentation, celle de l’Univers habité par les dieux, rendue célèbre par les chercheurs de l’Ecole Française d’Extrême-Orient au cours du XXe siècle. Mais ce vaste espace, aujourd’hui recouvert par la forêt, enfermait-il réellement celui d’une ville ? Quels mécanismes, inhérents à toute vie de cité, soutenaient cette mise en scène grandiose ? Pouvait-on en recueillir des traces, en dresser un plan, identifier des formes, caractériser des fonctionnements ? Enfin, dans quelle mesure était-il possible de rendre compte de sa fabrication dans le temps ? En procédant à l’archéologie d’un site à grande échelle, l’archéologue apporte à ces questions une première série de réponses qui restituent à l’ancienne capitale des rois khmers, ses dimensions urbaines, prémices d’une histoire insoupçonnée.
Par Jacques Gaucher, docteur en Etudes Urbaines (EHESS) et maître de conférences à l’Ecole Française d’Extrême-Orient.









