|
Publié le 23/09/2007 à 19:53
Publié le 22/09/2007 à 09:57
L'enfer ça n'est pas toujours les autres, c'est aussi nous mêmes. Je vais vous conter un cauchemar que j'ai fait il y a un peu plus d'un an, déjà. Depuis, il ne me quitte pas. Ne cherchez pas à l'interpréter. Moi même, en connaissant mon propre vécu, je n'ai pas conscience de toutes les symboliques. Toujours est il que je vous le livre. Et préfère avertir que quelques passages peuvent paraître durs. Laissez vous imprégner par une atmosphère, un ressenti, plus que par la signification de ce sac de neouds.
C'est une part de moi, une fois encore, que je vous dévoile. Cauchemar : Le soleil était à son point culminant, quand je suis arrivée devant la grille du pensionnat où Emeric était surveillant. De jeunes enfants que la vie n’avait pas épargnés vivaient là, ensemble. Travaillant à se reconstruire, entre les murs de brique rouge, les hauts plafonds de l’établissement.
Je me souviens avoir salué mon ami que je n’avais pas vu depuis bien longtemps. Puis, prise d’une étrange fatigue, lourde et insurmontable, j’ai demandé à me reposer un instant. Comme vampirisée, mon énergie me quittait et c’est dans une chambre blanche, très exposée au soleil, que je me suis endormie. Quelques temps plus tard, je me suis réveillée. C’est une sensation de démangeaison et de picotements liés à une impression d’égratignures qui me sortit de mon profond sommeil. J’ai regardé mes jambes. Elles étaient couvertes de traces fines et ensanglantées. Encore étourdie, je soulevais le drap et, à ma grande surprise, découvrit que le matelas était couvert de punaises métalliques. Je me suis levée et l’ambiance était étrangement calme. Je n’avais plus la notion du temps, ni de l’heure qu’il pouvait être. Cependant, le silence et la luminosité de la fin d’après midi s’étant installés, j’ai pensé que tous avaient dû aller goûter au rez-de-chaussée. Moi, au premier étage, je pouvais voir, par la fenêtre, que les cours de récréation étaient vides.
M’étant décidée à rejoindre le groupe, afin de pouvoir, enfin, partager quelque moment avec celui que j’étais venue visiter, j’ai ouvert la porte de la pièce où je m’étais endormie, envahie par de puissants vertiges. Un long couloir, aux larges fenêtres, s’ouvrait devant moi. Je décidais de le longer. Au fur et à mesure que j’avançais, le ciel se noircissait. Je sentais le froid m’envahir mais je retrouvais un peu plus de lucidité. Quand soudain, attirée par des voix d’enfants, j’aperçus une porte ouverte. Quand je suis arrivée face à elle, je m’aperçus qu’elle donnait sur un grand escalier, plongé dans l’obscurité, qui descendait vers un étage tout juste éclairé par ce que j’ai deviné être une ampoule à la lumière jaunâtre, vissée au plafond. Aux bruits d’humeur enfantine, succédèrent des murmures. Des voix très jeunes et au ton secret se rapprochaient, je descendis encore.
Là, au milieu d’une pièce, dont les murs en béton étaient nus, dénuée de meubles, j’aperçus une femme. Elle était blonde, ses cheveux bouclés mais courts, presque crépues, habillaient une peau laiteuse et des yeux noirs. Deux uniques pupilles ovales, descendaient du front vers les joues. Elle était allongée sur le sol, ventre contre terre. Elle me fixait. Les enfants, à ses côtés, dans le même posture, et avec les mêmes yeux, dessinaient, a présent dans le silence, à l’aide de crayons de cire de deux couleurs uniquement : jaune et rouge.
Dans cette atmosphère pesante et menaçante, mon ouie enfin accoutumée à cet étrange poids du silence, inopportun, pouvait entendre un étrange bruit sourd. C’était un son plastique. Comme si on décollait quelque chose, à plusieurs reprises, de façon répétitive et toujours au même rythme. Là, sur ma droite, j’ai vu une porte entre ouverte, de laquelle s’échappait une lueur anormalement jaune. Sur le seuil, a présent, je découvris un spectacle qui me glaça le sang. Un enfant, d’une dizaine d’années, brun, avec ces longues pupilles noires, appliquait, sur la peau d’une nouveau né, nu, posé sur un lit de camp, du scotch industriel, à larges bandes, qu’il retirait lentement. Des lambeaux de peau y étaient accrochés. Le bébé ne pleurait pas. Le silence. Juste le silence et une odeur nauséabonde. Brûlé, chaire mise a nue, le nouveau né, encore vivant, était mutilé depuis un long moment déjà. Presque épluché comme un fruit trop mûr, je l’ai pris dans mes bras et ai voulu prendre la fuite.
Les draps blancs dans lequel je l’avais enroulé étaient déjà entièrement maculés de sang, je voulu partir, vite. Il se mit à pleurer, puis à crier. Comme si, dans mes bras, il était autorisé à exprimer sa souffrance. Des enfants firent une ronde massive autour de nous. La femme blonde était, également, présente. Des grondements, presque au rythme d’une prière. Tous s’afférèrent à vouloir me griffer, à m’extirper le corps ensanglanté que je tenais dans mes bras. Ils me poussèrent vers le milieu de la pièce. Je ne lâchais pas le bébé. Chahutée, bousculée,… je finis par perdre l’équilibre et fus basculée vers l’arrière. Le silence. L’absolu et étouffant silence, à nouveau. J’ai hurlé.
Quand je rouvris les yeux comme après un dur réveil, j’étais glacée et trempée, je vis la pièce d’un point de vue aérien. J’avais l’impression de les survoler, tous. Ils étaient exactement à la même place où je les avais trouvés, un moment avant. Dessinant, ventre contre terre, avec leurs crayons de cire. Mais au milieu de la pièce, je vis une sorte de grande marre, creusée à même la terre, remplie d’acide. Au dessus de celle-ci, une corde à linge. Mes deux globes oculaires, ainsi comme la couche sale d’un nouveau né, y étaient suspendus avec du scotche. La dernière image de ce cauchemar, fut celle de la vision de mon propre regard qui me fixait.
Haletante, brûlante, le cœur battant très fort dans ma poitrine et dans mon cou et le visage couvert de larmes, je me suis réveillée. Plus d’enfants, plus de nouveau né, plus de pièce souterraine. Il faisait déjà jour. Les rideaux laissaient passer les premiers rayons de soleil, du matin. Mais restait toujours, l’horrifiant, silence qui habitait ma chambre. Publié le 16/09/2007 à 11:59
Publié le 16/09/2007 à 11:37
Alleluia Que David jouait et cela plaisait au Seigneur Mais tu ne t'interresses pas vraiment à la musique, n'est-ce pas ? Ça faisait ainsi, le quatrième et le cinquième Le mineur descend et le majeur monte
Ta foi était forte mais tu avais besoin de preuves Tu l'as vue se baigner sur le toit Sa beauté et la lumière de la lune t'ont renversé Elle t'a attaché à une chaise de cuisine Elle a brisé ton trône, et t'a coupé les cheveux Et de tes lèvres elle a dessiné l'Alleluia [Refrain] Bébé, je suis passé par là Je connais cette pièce, j'ai marché sur ce plancher J'avais l'habitude de vivre seul avant de te connaître J'ai vu ton drapeau sur l'arc (du triomphe) de marbre L'amour n'est pas une marche victorieuse C'est un Alleluia froid et brisé
[Refrain]
Il fut un temps, tu me laissais savoir Ce qui se passait vraiment en dessous Mais maintenant tu ne me le montres plus, n'est-ce pas ? Et souviens toi quand j'ai bougé en toi Et que toute l'ombre a bougé aussi Et chacune de nos respirations était un Alleluia
[Refrain]
Peut-être qu'il y a un Dieu en haut Et tout ce que j'ai appris de l'amour Etait comment blesser l'autre avant qu'il ne le fasse (comment tirer sur quelqu'un qui te boulverse) Et ce n'est pas un sanglot que tu peux entendre la nuit Ce n'est pas quelqu'un qui a vu la lumière C'est un Alleluia froid et brisé
[Refrain] (X2) |
Trafic
Noter ce blog :
1 connecté
26797 visiteurs
Ce blog est classé 2362ème
Score de ce blog : 3,81
Mon calendrier
Tribune libre
Joe : Alors Pitite Cannelle !! t'es où ???
nine : Cannelle, tu te fais si rare, mais moi aussi, j' avoue cannelle74 : Bisous à tous ! Je ne vous oublie pas : nine, joyce, itinerante, fred, scrib, bleu,marc, princesse,... cannelle74 : Po grave, la prochaine fois, je donnerai la recette du mojito lol Personne : On ne peut pas faire rire les ânes et reflechir les entêtés. cannelle74 : Pruno, tu avais raison, les textes reflechis plaisent moins ! Bises opaleolby : super, t'es de retour ! cannelle74 : Bises Kenod !!! kenod : bonnes fêtes princesse cannelle74 : Merci à toi aussi Joyce, je ne t'ai pas oubliée non plus. Je t'embrasse affectueusement . Mes blogs favoris
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
> Lire les 12 commentaires