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Publié le 04/06/2007 à 11:56
Par cannelle74
Longue vie à vous qui avez su me comprendre. Joies, humeurs, desolations, vous avez compris, sans me juger, vous avez partagé sans me condamner. Merci à vous, toutes ces belles âmes. Je ne vous vois pas, pourtant vous comptez pour moi.

Je vais arrêter ce blog, pour des raisons que j'ignore encore, mon coeur me demande de cesser le pujila. Mais je voulais vous remercier, tous, pour m'avoir redonné confiance en l'être humain. Dans la vie, il n'y a pas que le bourreau et la victime, il y a aussi l'assistance qui ne reste pas insensible a ce qui se passe. Bien au contraire, elle crie a l'injustice et me donne des mots d'amour. Oui, des mots d'amour.

Je continuerai à venir vous visiter. Mais je vous livre ces quelques mots, car je ne sais pas exister autrement. Ce ne sont pas là de beaux discours en vous demandant, de façon hypocrite, de me supplier de rester. Car, par bonté, certains d'entre vous l'auraient certainement fait. Mais, c'est un élan de mon âme que je ne peux taire.

Alors, afin d'éviter toute tentation, de ma part, de ne pas tenir parole, j'ai fermé l'accès aux commentaires. Je suis certaine que vous comprendrez.

Mes chères belles âmes, ecoutez ce-ci car je vous le donne sans nulle pudeur, sans peur et du fond de mon coeur :

Aux plus belles femmes :

1- Ordinaire : nos échanges furent rares, la vie nous prend tellement de temps, mais furent riches et forts. Merci.

2- Princesse LENOU : il n'y a que très peu de temps que nous avons croisé " nos regards"... Mais, je crois qu'on se comprend. J'ai été ravie, vraiment, de te découvrir. Merci pour ta générosité.

3- Joyce : amour incarné. Gentillesse et écoute jusqu'au bout de ta féminité, comment t'oublier ? Longue vie à toi, notre si doux "taxi des lettres". "Taxi des êtres"... Tu sais que tu vas me manquer ?

4- Majo : Oh toi aussi belle que sensible. Tu dis ne pas avoir le charme des mots, pourtant tes clichés ont été touchés par la grâce. Tu donnes plus que tu ne crois. Avec toi, je me sens moi. Un Mojito, fait partie de nos points en commun. Je penserai à toi, je te le promet, à chacun de mes voyages. Tu as marqué mon chemin, tu l'as balisé de ta générosité. Merci d'exister.

5- Nine : je finis par toi. Car les mots me viennent trop ou pas assez. Par le fruit du hasard, nos chemins se sont croisés. Sans un regard, nous nous sommes reconnues... Ames égarées, nous crions "revolution", pour donner un sens a ce que nous avons perdu. Ma grande gueule à fleur de peau... Dieu que je te comprends. C'est étrange d'être autant marquée par le divin quand on ne croit plus en rien. Oublie le goût du sang, ma soeur, mon ange perdu, jamais vaincu...

Messieurs :

1- Kenod : Zute looool Tu es capable du meilleur des écrits comme des pires provocations. C'est ce que j'aime chez toi. Continue de nous abreuver de tes mots auxquels tu sais donner un sens si particulier.

2- LOUPDEVILLE : nous nous sommes "croisés" recemment. Tu cherches des "amitiés blog". Ici, dans cette liste, tu trouveras des gens merveilleux. De ceux que l'on croise difficlement. Ici, tu trouveras un vivier a gens sinceres et beaux. Ici, tu as la carte aux tresors de tous ces gens si précieux... "Tabarouète", comme on dit chez toi, ca va me manquer !

3- Bleu : eu sei que voce tem um blog formidàvel. E vou continuar a visita-lo. No entanto, o meu blog pàra aqui. E com muito praser que o visitarei de novo, no seu espaço pessoal... Saùdade.

4- Scrib : Oh toi... comme tu sais te faire comprendre !!! Parfois maladroit, toujours drôle, je garde l'image de toi d'un homme sensible se noyant dans l'indiscible et qui préfère en rire. Avec toi, on se sent laron en foire... Ca fait du bien.

5- Fred : J'ai grande difficulté à parler de toi. Je crois que tu n'aimes pas bien cela. Les mots me manquent, car tu m'échappes déjà. Comme le sable filant entre mes doigts, tu esquives le sentimentalisme. Ton coeur est beau... Il ne te perdra pas. Tu m'as émue. Ne nous quittes pas. J'ai essayé d'être presente quand tu n'avais pas l'air d'aller comme tu le souhaitais. Y suis-je arrivée ? Je ne crois pas. Car on ne peut offrir ce que d'autres n'ont pas sollicité,... n'ont pas sû accepter ? Je n'en garde pas le goût amer de l'echec. Car la cicatrice, tout comme son pansement, sont en toi.

6- Simmarc : Mon ami. Tu sais ce que je penses de toi. Je te l'ai dit cent fois. Je suis heureuse que nos routes se soient croisées. Nos chemins continuent de s'accompagner. Je ne te dis pas adieu, juste un petit aurevoir... A très bientôt, tu sais où... A tous les autres : marc a un blog beau et genereux. Entre photos, compos perso et reflexions methaphysiques, je suis certaine que vous y trouverez votre compte. Longue vie à toi, mon si cher ami. Marc: poutoux, poutoux. "Caline", tes mails me manquent !

7- Joe, mon amour, tu sais où me trouver... Dans la chambre, au premier !!! lol Toi je n'en parlerai pas. Mon tresor, mon bonheur caché. Longue vie à ... NOUS !

C'est étrange, moi qui ne suis rien, j'ai eu l'impression d'avoir trouvé des frères, une seconde famille, ou l'on s'aime, se dispute, se reconcilie,... Biaisée ou non, mon image de vous restera intacte. Merci pour tout. Moi qui ne demandais rien. J'ai reçu tant de vous...

Je vous embrasse très fort. Je vous aime.

Comme je ne sais pas dire adieu et que je deteste cela, je vous dit " A tout à l'heure..." sur vos blogs ???

Bisous à tous, de la pitite.









Publié le 28/05/2007 à 19:54
Par cannelle74

Princes, indiens et balladins,
Fille de riche ou enfant de rien,
Fée clochette ou méchante sorcière,
Enfants, bambins, c'était hier.

Clown, chapiteaux et chameaux,
Sur nos grands yeux des chapeaux,
Des draps pour cape, c'était hier,
Mon "je" d'enfant, j'en étais fière.

Berceuses, chansons et contines,
Epées de bois et flêches peu fines,
Marionnettes de papier mâché,
Mon "je" d'enfant m'a été volé.

Vieux monsieur, tu voulais jouer,
A la corde tu m'as regardé sauter,
Sous tes yeux, ma jupette volait,
Mon "je" d'enfant entre tes mains finissait.

Princesses, balladins et petite fée,
Tous sont partis, dure réalité,
Mon "je" d'enfant m'a été volé,
Mon "je" d'enfant dans ton cercueil a craché.


                                                                                "Je" d'enfant, libéré.



Publié le 27/05/2007 à 19:08
Par cannelle74
Avez vous lu " Le petit prince ", d'Antoine de Saint Exupery ? Je pensais l'avoir fait. Pourtant, en le relisant, j'en découvre encore de nouveaux sens, de nouveaux mots, de nouvelles interprétations, de nouvelles larmes. C'est un bel écrit, à différents niveaux de lecture.

J'aime deux passages en particulier. Mais, aujourd'hui, j'aimerais partager, avec vous, celui de la rencontre avec le renard. On y parle d'amitié, avec des mots simples, ceux d'un enfant, mais que l'on ferait bien d'appliquer en étant plus grands. En l'enfant il y a la réalité, et en moi-même, l'envie d'y arriver.

Ces mots ne sont pas de moi et je le regrette, mais pour supplanter le fait d'être arrivée trop tard, je vous livre ces quelques lignes. Moi, l'enfant au corps de femme et à l'âme d'une vielle dame...

" Qui-es tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard.
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince, je suis tellement triste...
- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
- Ah! pardon, fit le petit prince (...).Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- C'est une chose très oubliée, dit le renard. Ca signifie "créer des liens..."
- Créer des liens ?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards.Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde (...) "

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :
"- s'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.
- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
- On ne connaît que les choses qu'on apprivoise, dit le renard. Les Hommes n'ont plus le temps de rien connaître (...) Si tu veux un ami, apprivoise moi !
- Que faut-il faire ? dit le petit prince.
- Il faut être patient, répondit le renard.Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'assoir un plus prês... "

Le lendemain revint le petit prince.
" Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard.Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dés trois heures je commencerai d'être heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquièterai : je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur (...)

Ainsi, le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche :
" Ah ! dit le renard... Je pleurerai.
- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
- Bien sûr, dit le renard.
- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
- Bien sûr, dit le renard.
- Alors, tu n'y gagnes rien !
- J'y gagne, dit le renard (...)

Le petit prince (...) : Ca n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait un ami, et il est maintenant unique au monde.

Et il revint vers le renard :
"Adieu, dit il ...
- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir (...)
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé (...). "

Oui, c'est le temps que nous accordons à quelqu'un qui fait que cette personne devient unique. Et c'est là, aussi, il me semble, la plus grande preuve d'amitié, d'amour. Que peut-on offrir de plus précieux, à une personne, que le temps ? Celui qui ne reviendra pas, celui qui nous échappe, celui qu'on lui a consacré.

Monsieur, pour m'apprivoiser, me séduire, non ne m'offrez pas de bijoux, de tissus soyeux ou de parfums rares... Donnez moi juste votre temps. Celui pour apprendre à me connaître, tout comme je le ferai.

Ah, messieurs, si vous saviez comme il simple, parfois, de nous "apprivoiser", nous les rebelles, les sauvages, les enfants au coeur tendre.


Publié le 21/05/2007 à 15:05
Par cannelle74
Salissez moi, je vous l'ordonne.
Je ne me vens pas, je me donne.
A l'heure où je ne suis plus personne.
Mon âme est morte et l'heure sonne.

Salissez moi, même Dieu me pardonne.
Versez sur moi vos humeurs d'hommes.
Ni chienne, ni catin, pourtant je me donne.
Sans amour, de palpiter mon corps s'étonne.

Salissez moi, je ne suis plus personne.
Mon âme est morte et sans vergogne,
Ecartelez ce que, diable, je vous abandonne.
Faites festin de ma blancheur, je suis bonne.

Salissez moi, je vous l'ordonne.
Elisez mont de vénus ou mon val de sodome.
Comme il se doit, qu'on me frotte, me savonne,
Pour m'effacer au-près de vos chères madonnes.

Souillez moi, car mon heure sonne.
Salissez moi, que je me pardonne.
Souillez ce que je vous abandonne.
Salissez ce que ne veut plus personne.







Publié le 17/05/2007 à 19:49
Par cannelle74
 
Je te sens, je te respire.
Tu sais, la nuit c'est parfois pire.
Tu n'es plus là mon bateau ivre.
Toi tu pars, c'est moi qui dérive.

Je te hais pour ce que tu me fais.
Je te bannis pour ce que tu es.
Je te hais pour tous tes abus.
Je veux te voir à genoux, nu.

Je voudrais te mordre, te lacérer,
Entre mes mains te chiffonner,
Te mâcher pour mieux te digérer,
En bouche te garder, te posséder.

Je serai reine et sans nulle peine,
Tu seras le bouffon de mes haines.
Tu seras le souvenir qui m'est imposé,
De nos figures tant malmenées.

                                                     
                                                       Mon amour, je te hais comme je respire...
                                                       Je t'aime.




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simmarc : elle est disparu la cannelle, c'est triste. elle me manque.
Joe : Alors Pitite Cannelle !! t'es où ???
nine : Cannelle, tu te fais si rare, mais moi aussi, j' avoue
cannelle74 : Bisous à tous ! Je ne vous oublie pas : nine, joyce, itinerante, fred, scrib, bleu,marc, princesse,...
cannelle74 : Po grave, la prochaine fois, je donnerai la recette du mojito lol
Personne : On ne peut pas faire rire les ânes et reflechir les entêtés.
cannelle74 : Pruno, tu avais raison, les textes reflechis plaisent moins ! Bises
opaleolby : super, t'es de retour !
cannelle74 : Bises Kenod !!!
kenod : bonnes fêtes princesse
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