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Publié le 04/05/2007 à 18:23
Par cannelle74
Bonjour à tous !


Jo et moi connaissons des problèmes de connexion et sommes, provisoirement, dénués d'internet.

En attendant, je viens vous pourrire un peu la vie lol... En effet, je vous fais plein de bisous de Djerba. Où le soleil brille très fort; le club est mortel et les gens hyper sympa. Ahhh les joies d'internet ! De là où je suis je reste proche de vous.

Je mettrai des photos en ligne, dés mon retour. C'est promis.

A très bientôt. Bisous de la pitite cannelle.

P.S : le blog de Jo est H.S. Sa nouvelle adresse vous a, normalement, été transmise. Autrement, je suis certaine de ne pas trop m'avancer en vous disant qu'il se fera un plaisir de vous le renvoyer treès prochainement. Bisouuuuuuuuuuuuuuus A tous et a simmarc !!!

Publié le 04/04/2007 à 19:19
Par cannelle74
 On peut se demander ce qui me pousse à écrire autant. Il est vrai que j'ai beaucoup à dire. J'ai trente deux ans. Mais c'est la vieille femme qui est en moi qui insuffle les mots et dirige mes pensées. La part de moi qui a grandi trop vite. Rien n'est encore fini, mais faire la synthèse de ma vie passée est comme le filet de soleil qui jaillit derrière un volet. Et dans la pénombre on peut voir, tel un bon présage, se dessiner sur le mur un autre chemin.

Comme une carte m'orientant sur un autre parcours. Comme si une première vie s'achevait et que quelqu'un me laissait la chance d'en vivre une autre. Comme si la première avait été une sorte de compréhension empirique de ce que pourrait être mon existence, si rien n'avait changé. Laissant ainsi une nouvelle voie, marquée par un lointain passé dont le goût doux et amer reste figé.

Tout un monde est à redécouvrir. Ses failles aussi. Mais, je l'appréhendrai tel un nouveau né que l'on aurait doté de l'âme d'une personne aillant déjà vécu, gardant la mémoire des erreurs à ne plus reproduire (...). Certaines personnes ont la certitude que nous vivons sur terre avec une mission. Je ne sais pas si cela est vrai mais, si tel était le cas, la mienne serait de me découvrir moi même, d'être femme.

Je comprends qu'il est toujours temps d'espérer des jours meilleurs. Il ne s'agit pas, ici, de croire en une fin heureuse, telle qu'on nous la raconte dans les contes de fées. En effet, la vie se charge souvent de nous rappeler que rien n'est possible sans labeur et, finalement, sans don de soi.

Certes, chaque jour est une lutte, pour tout à chacun. Accomplir ce fabuleux miracle que de profiter de quelques moments de bonheur paraît possible; mais lorsque l'on puise la force dans la quête de celui de l'autre.

Ainsi, le souvenir de l'enfant que j'ai été, est aujourd'hui autorisé à pleurer car une nouvelle vie pansera ses blessures. C'est en le prenant dans mes bras, pour le consoler, que le passé deviendra supportable, audible, et, quasiment, accueilli comme le passage sans lequel je n'aurais pas existé telle que je suis.






Publié le 02/04/2007 à 19:42
Par cannelle74

Mon envie de toi est diluvienne.
Plus que mon âme je veux que tu prennes
Tout le plaisir que tu ignores, encore.
De t'en passer tu aurais si tort.

Oublie les mots "friponne" et "coquine",
Mes envies ne veulent pas d'humeur enfantine.
Le diable est au corps et n'est plus en dehors,
Le feu qui me consumme est le plus fort.

Marquis je te veux nu et sans tabous.
Tu seras grand sans être debout.
Entre mes reins tel un coffre aux trésors,
Je te donnerai le frisson dont tu rêves encore.

Approprié, possédé, mais jamais malmené
Dévoré, respiré, goûté,  jusqu'a t'en user
Nos mains liées ne voudront plus se lâcher
Soudées par le desir de tant donner.

Pas de malice, ni d'injustice,
Nous arrêter serait un supplice.
Tu auras autant que tu me donnes,
A l'heure où déjà tu t'abandonnes.

De nos longues et humides étreintes,
Tu garderas la délicieuse empreinte,
De ce rêve éveillé que je veux t'offrir,
Je te veux aussi fort que je respire.

Publié le 01/04/2007 à 18:35
Par cannelle74
Par trois fois le loup aura soufflé
En voulant tous les croquer, manger.
"Je vais tous vous dévorer " disait-il
A ces âmes apeurées, encore fragiles.

" Je n'ai rien manqué dis moi, non ?"
Dit la lune rousse au tout petit garçon.
Il soufflait encore dans son beau pipo
"Non, mais ton reflet n'est pas dans l'eau".

" Dors", chuchote la douce fée tout là haut
Je veillerai sur toi et ton tendre berceau.
Mais la fée, trop fatiguée, s'est endormie,
L'enfant, à l'ombre de son absence, est parti.

La réelle fin de l'histoire n'ai jamais dévoilée,
Mais pour finir comme pour un dernier baiser,
On dit que le loup, le lune, l'enfant et la fée,
Pleurent des larmes de pluie jamais tombée.

Alors, rien à raconter, point de final ni de morale ?
Les profanes crieront, sans nul doute, au scandale !
Mais qui es tu, toi si prompt à me juger, me dévorer,
Le loup vicieux, la fée usée ou l'enfant désanchanté ?


Publié le 13/03/2007 à 19:00
Par cannelle74
La cheminée était allumée aussi souvent que possible. Nous allions chercher du bois dans les terrains en friche. Au-delà de nous réchauffer, le crépitement des bûchettes trop sèches nous fournissait un spectacle de flammes bruyantes qui nous rappelait qu'il faisait froid dehors. De là se dégageait un grand sentiment de réconfort. Le soir après le dîner, nous y jetions les peaux des oranges et autres agrumes de saison. Le petit claquement que cela fournissait était apaisant. Puis, lorsqu'il ne restait plus que les cendres, nous glissions des pommes entières dans la cheminée, que la chaleur venait cuire lentement. L'odeur qui s'en dégageait était délicieuse et nous les mangions, juste avant d'aller nous coucher.

J'ai ainsi passé des heures entières à observer ce bois qui se consummait pour notre bien-être. Je me disais que la nature, elle-même, s'offrait en sacrifice pour le bien de l'Homme. Que les plus belles et les meilleures choses qu'on lui enlevait étaient nécessaires à nous faire vivre. Comme si l'équilibre de tout élément dépendait du savent sacrifice d'une unité, pour le bien d'un tout.

Moi, comme la nature, je n'avais pas fait ce choix, non plus. On ne m'avait pas demandé ce que je pensais de ma vie. J'étais née pour assumer un rôle dont je n'avais pas encore pris conscience. Je ne pensais pas être vitale mais, à présent, je savais que l'équilibre des miens passait aussi par tout ce que je vivais, par mon silence, ma résignation.  Il ne pouvait en être autrement. Presque métaphysique, ce raisonnement semblait donner la réponse à l'indicible, presque donner un sens plausible à ma vie. J'avais toujours cru que mon sentiment d'appartenance àl'hiver n'avait aucun fondement, que certaines choses existaient sans qu'il y ai nul besoin de chercher à les justifier. Mais cette saison est, en fait, l'expression même de l'explication à tout le gâchis évident que fut mon adolescence.

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simmarc : elle est disparu la cannelle, c'est triste. elle me manque.
Joe : Alors Pitite Cannelle !! t'es où ???
nine : Cannelle, tu te fais si rare, mais moi aussi, j' avoue
cannelle74 : Bisous à tous ! Je ne vous oublie pas : nine, joyce, itinerante, fred, scrib, bleu,marc, princesse,...
cannelle74 : Po grave, la prochaine fois, je donnerai la recette du mojito lol
Personne : On ne peut pas faire rire les ânes et reflechir les entêtés.
cannelle74 : Pruno, tu avais raison, les textes reflechis plaisent moins ! Bises
opaleolby : super, t'es de retour !
cannelle74 : Bises Kenod !!!
kenod : bonnes fêtes princesse
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