"La sexualité n'est pas seulement un élan du corps, elle a aussi une part très profonde, et sacrée".
Ce-ci a été écrit par une psy, de façon très froide, dans une rubrique, bidon, d'une presse adressée aux femmes, que je ne lis jamais... Bref, une phrase inutile et denuée d'interrêt, tant elle est banale.
Pourtant, si j'en parle c'est que cela m'a interpellée. Les élans du corps ne sont pas incompatibles avec ceux du coeur. Nous le savons bien. Et chaque être humain a sa propre conception de : LA CHOSE !
Je vais m'attarder un peu sur le cas de "la Femme" et de sa sexualité. Car cela me navre souvent. Je connais une jeune femme de 24 ans toujours vierge, elle en a peur. Une autre de 27 ans complètement débridée, sans pudeur, elle n'en a pas de respect. J'ai eu une discussion serieuse avec une femme, de 38 ans, qui se prostitue. Une autre encore, a le même amant depuis plus de vingt ans...
Ce qui ressort de tout cela, c'est que sans être une fan du Marquis de SADE, il parraît pourtant évident que la société nous enferme dans des clichés et qu'une femme qui n'est pas une super bombe sexuelle passe pour une "as been", la religion frustre, l'education est castratrice. Ainsi, bien des arguments existent pour nous amoindrire, nous faire sentir en dessous de tout. Bref, pas capables, ou, simplement, honteuses. Mais, bien des façons existent de se libérer de tout cela. Et écouter son corps et se decouvrir, aimante ou non, du sexe devrait être naturel.
Je trouve injuste, voir triste, de faire abstraction de cette part de notre identité. Ma mère a, elle aussi, une théorie, avec laquelle je ne suis pas d'accord d'ailleurs. Si j'en parle sans gêne, c'est simplement parce qu'il n'y a rien de rebiditoir a parler de sexe. Même avec ceux qui nous sont les plus proches.
Ainsi, selon elle, une femme naît en ayant pour mission d'enfanter. Puisque nous avons été crées pour cela. D'où le besoin de s'unir à un homme. Puis, les années passant, les enfants ayant grandi, la femme pourrait enfin penser à elle, à sa propre identité, a ses desirs,... Bref, vivre enfin. Resultat ? A 51 ans, après avoir élevé ses enfants, elle a pris un amant, a divorcé, et vit enfin une sexualité épanouïe... Bref, deux tiers de vie sont passés, sans plaisir. C'est la seule chose que j'en retiens vraiment.
Certes, l'image du sexe comme monnaie d'échange sociale est une abération, mais il n'y a pas de scandale a vivre pleinement ses desirs, ses fantasmes, ses pulsions. Libre a chacun de les vivre a sa menière, et selon ses capacités à lier une pseudo morale a sa volonté d'exister.
Moi, je suis fière d'être femme. Je trouve que toutes les femmes sont belles et puissantes. Fortes, aussi, alors pourquoi pas sexy, sensuelles, et au coeur d'histoires érotiques personnelles, bien vécues? Etre l'héroïne de sa propre histoire, de son propre corps, que c'est beau !
Je vais peut-être vous choquer, mais si chaque femme était la petite garce de son partenaire, les couples iraient mieux, les femmes seraient encore plus belles, et les hommes... plus souriants ? lol
Bref, que l'on soit culotte en coton, ou shorty dentelle, peu importe finalement, pourvu que cela nous ressemble. Et qu'un réel épanouïssement soit la quête de chacune.
La sexualité est sacrée, la vie est belle, la femme est fraîche, l'homme brûlant, que la vie est belle ! ... Non? Pas de craintes, dans le respect de ses propres limites et en oubliant les contraintes des clichés infligés, que la sexualité est belle...







