iBLOG précédent iBLOG suivant



Mon calendrier
< Nov. 2009  
L M M J V S D
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      
Mes catégories
Tribune libre
Jean Rêve : Carmen…de la Torre… qui a le don de t’émouvoir, et ce, autant par beauté de ses paysages, que par son cri face de la guerre.
Publié le Samedi 01 novembre 2008
Par André Legault
C’est  jeudi le 3 avril 2008, vers 21h 30 que le Manège militaire de Québec était la proie des flammes. Il s’agit d’un joyau architectural d’une valeur historique inestimable. Conçu par Eugène Taché, le même architecte qui a dessiné les plans de l’édifice du parlement, Le Manège avait été achevé en 1887. Carmen…de la Torre…, en cette année anniversaire de Québec, s’est donnée comme défi de peindre l’incendie du Manège, en Hommage à Joseph Légaré, illustre peintre qui avait peint en 1845, les incendies du faubourg Saint-Jean Baptiste et de faubourg Saint-Roch.Voici donc à la suite, une brève biographie du peintre. 

 
 







JOSEPH LÉGARÉ (1795-1855)

Né à Québec, le 10 mars 1795, puis baptisé le 11, dans la paroisse Notre-Dame, fils de Joseph Légaré, cordonnier (fut aussi marchand), et de Louise Routier.Il étudia au petit séminaire de Québec en 1810-1811. Commença l'apprentissage du métier de peintre et vitrier en 1812; acquit le statut de maître avant juin 1817. Il avait épousé dans la paroisse Notre-Dame de Québec, le 21 avril 1818, Geneviève Damien, fille du navigateur Joseph Damien et de Catherine Parant.Il prit part à la décoration du Théâtre royal de Québec en 1832 et réalisa le premier sceau de la ville de Québec en 1833. Établi à Québec,  il peint plus de 250 huiles sur toile ou sur papier, dont une centaine de copies d'oeuvres religieuses, quelques portraits, des scènes champêtres, des toiles sur des événements de l'époque survenus à Québec (l'épidémie de choléra de 1832 et les incendies de 1845 du faubourg Saint-Jean Baptiste et du faubourg Saint-Roch), quelques tableaux historiques remarquables (La Bataille de Sainte-Foy, 1854) et des oeuvres sur des thèmes amérindiens. Légaré, qui est le professeur d'Antoine Plamondon, est le premier peintre d'origine canadienne à s'adonner à la peinture paysagiste. En 1833, il ouvre la première galerie d'art au Canada, où il expose sa collection personnelle de toiles et de gravures européennes, mais elle ferme ses portes en 1835.  Il  publia en 1852 un catalogue de sa collection.Ses premières tentatives visant à diversifier son oeuvre sont couronnées de succès quand la Société pour l'encouragement des sciences et des arts en Canada, de Québec, lui décerne une médaille d'honneur (1828) pour son tableau Le Massacre des Hurons par les Iroquois

Représenta le quartier du Palais au conseil municipal de Québec de 1833 à 1837. Codirecteur du journal le Libéral. Membre du Comité permanent de Québec, fut emprisonné le 13 novembre 1837, puis libéré le 18. Antiunioniste. Devint, en 1847, président adjoint du Comité constitutionnel de la réforme et du progrès. Candidat réformiste défait dans la cité de Québec en 1848. Défait sous l'étiquette de rouge annexionniste dans la même circonscription à une élection partielle le 29 janvier 1850. Président de la classe des arts de la Société littéraire et historique de Québec en 1833. Cofondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec en 1842, en fut vice-président jusqu'en 1847. Juge de paix. Marguillier de la paroisse Notre-Dame de Québec. Membre du comité provincial créé en vue de l'Exposition universelle de Paris de 1855. Nationaliste du Bas-Canada, il défend inlassablement les causes humanitaires, sociales et politiques. Il siège quelque temps au premier conseil municipal de Québec (1833-1836). Loyal partisan de Louis-Joseph Papineau, il est arrêté pour sa participation aux Rébellions de 1837,  quatre ans après avoir été l'un des membres fondateurs de la  Société Saint-Jean Baptiste de Québec. Légaré se présente aux élections partielles de1848 et de 1850, mais n'est pas élu. Il est nommé au conseil législatif en février 1855, quelques mois avant sa mort. Décédé en fonction à Québec, le 21 juin 1855, à l'âge de 60 ans et 3 mois. Inhumé dans la chapelle Sainte-Anne de la cathédrale Notre-Dame, le 23 juin 1855.
"Par sa sensibilité aux idées nouvelles et par son implication dans les événements de son époque, le peintre québécois Joseph Légaré occupe une place exceptionnelle dans l'histoire de l'art canadien ancien."
John R. Porter 
Aucun commentaire