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L'art est difficile,la critique est aisée" disait Destouches.
Mes créations sont elles de l'art ? Ont elles besoin de la critique pour exister ?
"Assez de questions, plus de discours ni de théories pour expliquer juste peindre !"
Telle est ma PHILOSOPHIE !
Publié le Vendredi 13 avril 2007 à 15:47
Par casquero-art
Et si nous les artistes n'étions pas les mieux placés pour parler de nos oeuvres?
Je ne dis pas ça seulement pour défendre le bout de gras des critiques d'art, mais ce sont un peu les écrits de nombreux artistes sur leur propre travail qui me font parler ainsi.
Par exemple, lorsqu'un artiste parle de son rapport à l'espace d'exposition, aux problèmes qu'il rencontre lors de la mise en oeuvre de ses projet, ou encore lorsqu'il parle de l'oeuvre de ses confrères, c'est souvent captivant et riche d'enseignements... mais quant il se met à "délirer" sur le "sens" de ses créations, ça frole la catastrophe ou le délire mysthique. En outre, le discours de l'artiste sur son oeuvre est toujours sujet à l'autopromotion, soumis aux postures relatives à son prétendue "role" souvent caricatural d'artiste et complaisament adopté par ces derniers. En même temps, le discours "poetique" de certains critiques d'art sur les oeuvres est parfois encore plus débile.
Publié le Vendredi 13 avril 2007 à 15:13
Par casquero-art
Les cabanes de pêcheurs et la pêche sur les étangs.
La pêche sur les étangs de Canet en Roussillon et Salses a été pratiqué depuis fort longtemps. Les premières traces de cette activité date de 1265. Le principal étang était bien sûr le plus exploité, celui de Salses. Celui de Canet en Roussillon était lui aussi utilisé couramment, et plus curieusement il y en avait un à Bages, qui était aussi un village de pêcheurs.

La pêche a modelé l'activité humaine du littoral, ce qui est évident, mais c'est dans le Nord des Pyrénées-Orientales qu'elle a eu le plus d'impacts : Les pêcheurs de Saint Laurent de la Salanque se sont installés progressivement en bord de mer, créant une nouvelle ville, Le Barcarès. Les pêcheurs travaillaient avec des barques traditionnelles, et devaient entreposer leurs matériels sur place, pour éviter sa manutention quotidienne. Ils ont donc construit des abris pour cet usage.
Ces cabanes de pêcheurs sont de nos jours traditionnelles, il s'agit d'un élément du patrimoine local. Elles sont faites en sanils, des roseux marins qui pulullent dans les étangs. Les murs forment une pièce rectangulaire d'à peu près 20 m2, le toit, en sanil aussi, monte haut. Elles sont quasiment toujours orientés de façon à avoir le moins de prise au vent possible, et elles étaient souvent entourées d'un petit enclos. L'utilisation de sanil est particulièrement judicieux : C'est bien sûr un matériaux disponible, facile à travailler, souple, et surtout étanche. Cette dernière caractéristique permet, en plus d'être à l'abri de la pluie, de conserver la fraîcheur de la nuit durant la journée. Plus fraîche, la cabane est moins sujette à l'incendie. Il faut dire qu'en plus d'être des lieux de stockage, elles servaient parfois d'habitation, donc elles étaient équipées de cheminée. Certaines de ces cabanes de l'étang de Canet disposent encore de cette cheminée.
Publié le Vendredi 13 avril 2007 à 13:48
Par casquero-art
En ce jour de pluie je vous livre quelques éléments d'histoire sur la ville où j'ai le bonheur de résider.
Des fouilles ont montré l'existence de populations du premier âge du fer, notamment à Bellavista (Bellevue). A l'époque romaine, la plage de Canet était le port de Ruscino, tout comme elle sera au moyen âge celui de Perpignan (situation qu'elle conservera en gros jusqu'à la fin de l'Ancien Régime). En même temps, cette plage était l'objet de nombreuses dévotions : par temps de sécheresse, c'est là qu'on venait immerger les reliques de saint Gaudérique, descendues en procession solennelle depuis l'abbaye de Saint-Martin du Canigou. Au moyen âge, Canet fut, avec son château, le siège d'une importante vicomté, créée au début du XIVe siècle par le roi de Majorque pour Guillem III de Canet. Cette vicomté comprenait, outre Canet, une douzaine de seigneuries différentes, auxquelles s'ajouteront la vicomté d'Ille, puis Saint-Feliu d'Amont et d'Avall, les châteaux de Corbère et de Llupià. Depuis l'union d'Ille et de Canet, c'était la famille de Fenollet qui détenait cette vicomté, une famille tumultueuse, dont l'un des membres (Andreu de Fenollet) se signala par l'assassinat de sa femme, dont il fut pardonné en donnant de nombreux biens aux communautés ecclésiastiques. Par la suite, on retrouve la vicomté aux mains de Galceran de Pinos (XVIe siècle), dont les descendants, malgré quelques vicissitudes, resteront seigneurs de Canet jusqu'à la Révolution.
A signaler, pendant de nombreux siècles, le rôle important des étangs de Canet dans la production de sel. Les salins de Canet fournissaient un sel marin très apprécié des consommateurs. Mais, avec l'annexion du Roussillon à la France et l'instauration de la gabelle, les salins furent fermés par ordre du roi. Ils se trouvaient dans la zone marécageuse située entre l'Esparrou et le village de Canet (étang du Cagarell).
Avec son maire Joseph Cassanyes, Canet prend une part active à la Révolution, et l'on y choisit en bloc de soutenir la république. Les immigrés sont apparemment très peu nombreux, preuve supplémentaire d'une adhésion presque totale au nouveau régime. Pendant la Convention, Joseph Cassanyes, devenu député, jouera un rôle très important dans la guerre franco-espagnole de 1793(bataille de Peyrestortes).
Bien entendu, l'histoire récente de Canet, c'est celle du développement de Canet-Plage, et de l'incroyable essor démographique qui s'en est suivi.
Il y avait, en 1836, 388 habitants à Canet. Une première poussée, vers la fin du XIXe siècle, permet de dépasser le seuil des 1000 habitants (1012 h. en 1896). Les chiffres demeurent stables jusqu'aux années 1950, et la progression, qui a certes continué, n'a rien de spectaculaire : 1853 habitants en 1954. Puis c'est l'explosion : 3658 habitants en 1968, 5128 en 1975 (en comptant Saint-Nazaire, qui fut rattaché à Canet de 1975 à 1984). Enfin, entre 1975 et 1999 (dernier recensement), la population a tout simplement doublé, dépassant aujourd'hui le seuil des 10.000 habitants.
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