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Mon bloc perso.
L'art est difficile,la critique est aisée" disait Destouches.

Mes créations sont elles de l'art ? Ont elles besoin de la critique pour exister ?

"Assez de questions, plus de discours ni de théories pour expliquer juste peindre !"

Telle est ma PHILOSOPHIE !

Publié le Mercredi 25 avril 2007
Par casquero-art

Nous consommateurs avons oubliés les règles de base d’une alimentation équilibrée et privilégiont l’économie. Qui s’intéresse encore aux aliments, à leurs qualités nutritives et à la façon dont on les produit ? Cette évolution lourde de conséquences pour la santé publique influe également sur les pratiques du secteur agro-alimentaire. Risques pour la santé, respect du vivant – nous ravalons ces questions et nos scrupules avant d’attaquer notre steak quotidien.

Les médias ne se privent pourtant pas de nous le dire : nous mangeons mal. La plupart des Européens consomment trop de graisses et trop de calories et leur alimentation n’est pas assez variée. En Allemagne, la nourriture se classe loin derrière la maison et la voiture sur la liste des priorités,soit en 2006 11,7 pour cent des dépenses. En France, où la part de l’alimentation dans le budget moyen des foyers s’élevait encore à 18 pour cent en 1999, on constate aujourd’hui que le fast-food, les chaînes de discount alimentaires et la nourriture industrielle sont aussi appréciées qu’outre-Rhin.


Tout le monde connaît les risques d’une alimentation trop riche en matières grasses et pas assez équilibrée. La prévalence de l’obésité et du diabète augmente de façon inquiétante dans nos pays industrialisés et les médecins parlent d’un fléau. L’ampleur du phénomène est d’autant plus inquiétante si l’on considère les tranches d’âge concernées : l’obésité apparaît en effet de plus en plus tôt. À en croire les évaluations, un enfant sur cinq souffrirait d’obésité en Europe, les pays les plus atteints étant la Grande-Bretagne et la Pologne.

On nous rappelle aussi avec une belle régularité les risques de cancer liés aux pesticides qui polluent légumes et fruits exotiques ou la présence d’hormones et d’antibiotiques dans les viandes. On réveille nos souvenirs sur la maladie de la vache folle. De temps à autre, un scandale tout frais s’accroche à la une et de jolies barquettes de viande avariée viennent relancer l’inquiétude et raviver les consciences. Jamais pour longtemps. Avant d’être une affaire de conscience, la nourriture est une affaire d’argent, pour les consommateurs mais aussi pour les producteurs et les distributeurs.
Ainsi, la mentalité « radin-malin » des acheteurs fait le jeu d’une certaine industrie agro-alimentaire et contribue au statu quo. L’indignation relayée par les médias ne dure qu’un temps et le silence revient rapidement sur les mini-prix des discounters. Des tomates toute l’année et la viande au prix des pommes de terre – quand on est client, il vaut mieux ne pas se poser trop de questions.

La consommation de viande ne va pas non plus sans conséquences. Elle a considérablement augmenté ces dernières années. À sept euros le kilo environ, l’escalope est à la portée de toutes les bourses. Autrefois réservée aux repas de fêtes ou aux porte-monnaie bien garnis, elle fait maintenant partie des aliments courants. Mais qui s’intéresse au sort des escalopes sur pied ? Les conditions d’élevage ont évolué pour couvrir les besoins : bovins et porcins sont alignés par dizaines de milliers sur des planchers à claire-voie dans de gigantesques étables baignées de lumière artificielle. Les mangeoires sont toujours pleines. Leur vie se ramène à une activité et une seule : engraisser, le plus possible et le plus vite possible. Des voix s’élèvent pour dénoncer le non-respect de la vie animale et porter à la connaissance des acheteurs les coûts réels de leur consommation.
On a calculé que la production d’un kilo de bœuf pour la table engloutit entre 10 et 16 kilos de produits céréaliers et environ 14 000 litres d’eau – destinée aux bêtes mais aussi à la production des fourrages et au nettoyage des étables. Les déjections de nos futurs rôtis et escalopes sont également problématiques. Un élevage porcin de taille moyenne produit tous les jours autant d’excréments qu’une ville de 12 000 habitants. Or, les lisiers et purins ne s’éliminent pas via le tout-à-l’égout et les stations d’épuration. Ils sont épandus sur les terres agricoles qu’ils gorgent d’acides, de phosphates et de nitrates avec pour résultat une lourde pollution des sols et des nappes phréatiques. En outre, les producteurs les moins scrupuleux n’hésitent pas à recourir aux hormones et aux antibiotiques pour maximiser leurs bénéfices – un risque supplémentaire pour les consommateurs.



    


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