"Mon amie la rose", Natasha Atlas
Béatitude de l’amour,
Je serai prés de toi pour toujours disait-elle,
Je te ferai de beaux enfants disait-il,
Ils y croyaient dur comme fer,
Lui, si fragile dans son enveloppe charnelle maigrelette,
Elle si belle avec ses cheveux dégoulinant de sensualité…
Lui été né d’un viol,
Sa mère n'avait jamais voulu de lui,
Il avait grandi de famille d’accueil en foyer pour ado perturbé….
Elle avait grandi dans un cocon doré auprès de parents aimant …
Lui n’avait jamais été perturbé,
Il n’avait simplement de place nulle part…
Ils s'étaient croisés en chemin,
De façon improbable,
Sur une place de marché, un matin d’été,
Des étals, des parfums de soleil,
Elle, son panier débordait de fruits de saison
Lui, errant, seule la chaleur du soleil lui réchauffait le cœur.
Elle, avait lâché l’anse de son panier trop lourd
Lui, l’avait aidé à récupérer son bien
Leurs regards s’étaient croisés
Et ne se s’étaient jamais plus quittés.
Ils vivaient ensemble à Bruxelles,
Lui, avait monté sa petite entreprise
Elle, prenait le bus pour se rendre à son travail
Lui, l’accompagnait chaque matin,
Il l’embrassait avant de lui souhaiter une belle journée
Elle lui souriait, et lui murmurait tout l’amour qu’elle éprouvait,
Il lui dit qu’à son retour ils feraient un bébé
Elle lui dit que ce serait magique
Le soir venu, ils avaient fait l’amour, tendrement, fougueusement,
Ils s’étaient endormis, épuisés, au petit matin.
Il l’avait accompagné à l’arrêt de bus comme chaque matin,
Elle lui avait murmuré des mots d’amour
Il l’avait serré dans ses bras pour lui montrer le sien
Ils s’étaient dits : « à ce soir »,
Lui, partait à son travail
Elle descendait du bus et n’avait pas vu la voiture qui allait la renverser
Elle se retrouvait allongée sur le bitume
Sans aucune douleur, son corps ne ressentait plus rien,
Juste une petite larme coulait sur sa joue.
C’était la fin…








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