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" ELLE " : The Cath Power !
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Publié le 11/10/2008
Par Elle
Humeur : Tendre








Patricia Kass " l'enterrement de Sydney Bechet "


Tous ont la tête penchée en avant les regards plongeant vers le sol comme si dans ce sol, leur racines apparaissaient… oui c’est peut être ça, ce moment de recueillement, observance d’où l’on vient en sachant où l’on va terminer notre route.

 

 Ici dans une boîte en bois, repos obligatoire, un stop géant d’où on ne redémarre jamais.

 

 J’étais persuadée de pleurer ce jour là, je m’y étais préparée, période un peu sensible dans ma vie, instant humide, larmes à l’œil facile. Alors en ce jour particulier où les adieux terrestres sont de rigueur, mes yeux allaient s’embrumer rapidement.

 

Sur le chemin qui menait au cimetière je rencontrais un ami, « de longtemps », comme on dit chez nous. Nous avons évoqué les fameux souvenirs, le partage d'histoires communes avec le défunt. Une énorme tendresse à son égard m’envahissait et m’empêchait de ne voir que son cadavre allongé là devant moi, Je le voyais, lui, de son vivant ,jovial, rigolo, me donnant souvent divers noms d’oiseaux au moment de nos envolées délirantes.

 

J’avançais à coté de la file d’attente que formaient les personnes venu saluer l’ami, le parent, l’inconnu parti après tellement de souffrance. Je n’arrivais pas à m’y inclure et mille pensées envahissaient mon crâne et mille émotions envahissaient mon corps. Mon cœur battait fort et les images qui défilaient  sous mes yeux étaient interprétés par mon cerveau de façon étrange. Je me disais, à qui le tour la prochaine fois et chacun le visage rivé au sol semblait dire : «  pourvu que ce ne soit pas moi ».

 

 Je les trouvais tous vieux, j’ai quitté mon village avec l’image de ces même personnes en plus jeunes. C’est comme si j’y étais revenu le lendemain et qu’ils s’étaient tous transformé en vieux.
Je pensais à mon image, combien j’avais pu vieillir aussi comme eux.

Cercle incessant de la  vie, cercle infernal de notre passage dans cette vie terrestre.

 

Lorsque nous partirons les uns après les autres, j’aime imaginer nos retrouvailles amicales, une fête monumentale, où nous serons tous là, et l’éternité pour s’en conter…

 

Au revoir Frère Ramina


Les commentaires
Publié le 13/10/2008
Par FREDERIC
touchant...touché

(et pour répondre à ton commentaire)
ABSENTE EST SI PRESENTE

J'en connais un qui passe souvent sur cette route qui traverse ton p'tit bled et qui ris de ne jamais s'arrêter... Oui je sais, ce n'est pas bien d'être rancunier mais moi j'ai le droit, je suis un loup et un loup aura toujours cet espèce de petit plus face au rouge chaperon. Bises rancunières pour te plaire
Publié le 14/10/2008
Par Majolo
Bonsoir ma Cath, je ne suis pas tout de l'histoire si ce n'est un moment sans doute douloureux.......
Je t'embrasse affectueusement;
Ton amie
Publié le 15/10/2008
Par Biquetto-Isatis
Oui, mon Ange, nous serons toujours ensemble, même dans l'au-delà !!!

Souvenir douloureux d'un passé révolu ou départ récent d'un être cher, je ne sais ce qu'il en est, à la lecture de ton texte. Mais peu importe, la vie continue, et je suis toujours auprès de toi !!!

Bisous ma Princesse !!!
Publié le 15/10/2008
Par LoupDeVille
AIe fred c'est moi le Loup de service dans la bande ;-)

Cathouminou ton LoupChouChou est toujours laaaaaaaaaaa je te fais un gros calin très très fort comme tu les aimes ah! et deux gros bisous de loup...une sur chacune de tes jolies joues.
Publié le 15/10/2008
Par Elle
Fred , Majolinette, Biquetto, LoupDeVille: immenses bisous à vous tous, les départs sont toujours tristes, mais les retrouvailles sont magnifiques...alors un jour, bientôt , demain... qui c'est !! en tout cas Fred les freins ça existe....les clignos aussi...
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