Le cercle des poètes inconnus….
A quelque encre où tu trempes ta plume
Quand ton envie d’écrire devient fébrile
Encre de révolte, de joie ou d’amertume
Ton âme vole sur le parchemin, subtile.
Te réfugiant fiévreux dans ton ermitage
Les mots se chamaillent, inconséquents
Puis bornent leurs places, sur cette page
Afin d’en ordonner leurs cheminements
Alors de tous, naît rondo ou symphonie
Emmenant le liseur parmi tes illusions
Que ce soit par ici ou voire en Laponie
Ces pauvres vers pour d’autres évasions
Tu les trouves détestables et te méjuges
D’en avoir trop lu, ils se dévoilent fades
Déchirer cette feuille, car toi, tu la juges
Indigne de transmettre ton bref message
Tant de termes orphelins qui clopinent
Dans l’azur et sous la courbure céleste
Abandonnés d’une manière bien leste
Avant, que leurs créateurs les opinent
Zola, Hugo, Apollinaire ou Ronsard
Ont vécu aussi cette émotion des mots
Gribouillant et les repoussant aussitôt
Avant de nous les exhiber aussi tard.
Nos blogs se sont faits notre Panthéon
Si d’aventure aujourd’hui je te croise
De haut, singulièrement je ne te toise
A deux, composons une autre chanson.







