Pour effacer des morts l’horrifiante agonie ?
Fleuves aux lits froissés, quel sang pour assécher
Vos froides rhapsodies doit désormais s’épandre ?
Filles et fils sont tués avant d’assassiner,
Bêtes et champs se noient sous les amas de cendre.
Le ciel vomit sa pluie de soufre et de mitraille
En un cri déchirant où se perdent les peurs.
Les bottes enflamment l’air comme feu de paille
Et martèlent l’espoir qui nourrissait les coeurs.
Les pensées se terrent dans les sentiers violés
Où la boue mortuaire a rejoint l’espérance.
L’abeille butine la terreur des volés
Titubant parmi les rêves de délivrance.
Hommes sans vérité, désarmez vos canons !
Découvrez le serment qui unit vos amants !
Par delà les idées, préservez vos raisons !
Et goûtez au bonheur qui ravit vos enfants !
Illustration de mon amie snoupinette.







