Prisonnière d'un corps dont je perds le contrôle
Mon cœur bat et se débat pour s'arracher à cette geôle
Enfermée dans ma différence, je suis un oubli dans le regard du monde
Frêle, effacée, diaphane et triste comme un fantôme qui fait sa ronde
Autour des êtres qu'il aime sans pouvoir les atteindre, leur parler.
Je maudis cette chair qui m'écœure jusqu'a la nausée
Et je vomis soigneusement chaque instant de ma vie écorchée.
Au fond de moi, j'entrevoie
Un espoir, une lueur.
Au bout de ce cliché
Qu'est ce long tunnel noir
J'entrevoie un bonheur possible.
Mais trop de difficultés
A parler, échanger
Communiquer
Font disparaître cette lumière
Qui me paraît inaccessible.
Il me faut du temps pour oublier
Du temps pour apprivoiser l’espérance
Du temps pour que mon corps puisse s’apaiser
Du temps pour retrouver mon innocence
Alors je redeviendrai pure
Effaçant de mon corps les souillures
Ton amour comme baume sur mes blessures
Calmera toutes mes meurtrissures
Il me faut le temps de te trouver
Il te faut le temps de me trouver
Le temps de nous apprivoiser
Le temps de nous aimer.
Dédié à toutes celles qui ont souffert au plus profond de leurs chairs...
Merci Snoupinette







