De notre jeune talent Arlequine
Le vent suinte de souvenirs glacés,
Rugissements soudains, douleurs momentanées,
Passé provocateur au présent unifié,
Rend triste mon ton menteur, la nostalgie m'a sciée.
Acier de retrouvailles, la mort j'ai glorifiée,
Trop absente pour m'éveiller au jour de ses failles.
J'adresse à mes actions un sourire dépité.
En marbre d'identité, mon masque se taille.
Prisonnière d'une beauté purifiée de pleurs,
Rejetée par un présent que je ne suis pas,
Un pas dans un avenir ne prédisant que leurre,
Ma muse rusée fuse, le manque elle captera.
L'heure m'a dépassée, lancée en ses absences
Qu'elle tue sans s'arrêter, fixant la cadence.
Sans peur de continuer, sans fortuite démence,
Relativiste dureté ; m'entaille puis me panse.
Chaque seconde me meurt d'un soulagement certain:
D'être là pour compter ces vides que je peins.
Fissurés passages, pages qui dansent au loin,
Dans un feu de créer le temps dans son entrain.
Maîtrise le muable ou oublie-toi en lui.
ARLEQUINE







