Un feu de bois crépite au beau milieu
D’un quelconque terrain vague
Des gerbes d’étincelles volent vers les cieux
Une silhouette, dans la pénombre qui zigzague
Quelques accords d’une vieille guitare
Accompagnent la danse de Mercedes
Une voix rauque au ton geignard
Deux corps se frôlent comme caresse
Un long air triste de flamenco
Les flammes tracent des fantômes
Alors que loin résonnent les mots
Qui s’échappent du vieil homme
Une histoire de voyages
A travers des contrées si lointaines
Sous des cieux chargés de nuages
Un long chemin de peine
Tous sont assis en rond
Ecoutant la vieille mélopée
Alors que surgit du soir profond
Son existence désenchantée







