Le futur c'est du passé en préparation
Voilà un bien joli programme et un travail interminable...
C'est en archéologue du regard que Chromatix voudrait exposer sa conception du musée virtuel. Il en existe de toutes les sortes.
Toutes sont justifiées et occupent une place importante pour la consultation, l'illustration, la comparaison, la recherche, l'histoire, la pédagogie, la fabrication, l'indexation, etc.
Dans notre démarche, le musée virtuel est d'emblée tridimensionnel, en 3D et en couleurs. Mais quelles couleurs au juste ?
Il ne s'agit pas en effet, pour nous, de recopier servilement et besogneusement la réalité pour la reproduire sur écran.
Cela est intéressant, montre de la performance mais au fond, est limité. Nous sommes en recherche d'un autre regard, d'une autre histoire.
Un musée virtuel doit aussi donner accès à ces innombrables éléments non exposés, qui passent leur vie dans des réserves, des sous-sols clandestins, véritables trésors enfouis. Ceux-là pourraient apparaître à la lumière de nos écrans. Il y a aussi les objets fragiles, non exposables en raison de leur matière en marche vers une inéxorable dégration; ceux qui ne suportent pas la lumière, d'autres craingnent la moindre variation de température ou d'hygrométrie. Il y a les plus fragiles d'entre tous, ceux qui sont menacés par la bêtise et l'ignorance, la destruction volontaire, la guerre ou les catastrophes naturelles (la bêtise est-elle dans ce catalogue ?). A ces agressions-là rien ne résiste et les exemples ne manquent pas, hélas.
Une archéologie du regard ?
Un exemple serait-il plus parlant ?
Lorsque les événements ont laissé suffisamment intact un objet d'art, il arrive que sa forme soit préservée et bien conforme à ce qu'il fut. Cependant son aspect visuel, susceptible de flatter nos goûts contemporains pour les vieilles choses (c'est bien plus beau si ça à l'air bien plus vieux !) nous échappe complètement.
La couleur des dinosaures reste une énigme. Il demeure difficile d'imaginer Tyranosaurus Rex rose avec de délicates taches jaunes.
Cette question "Peut-on retrouver les couleurs d'origine ?" n'est évidemment pas simple dans ses innombrables réponses. Même s'il n'est pas toujours et même presque jamais possible de répondre par l'affirmative, il est intéressant d'esquisser des réponses.
On apprend énormément de choses en s'engageant dans cette voie.
Voici donc un exemple.
C'est en archéologue du regard que Chromatix voudrait exposer sa conception du musée virtuel. Il en existe de toutes les sortes.
Toutes sont justifiées et occupent une place importante pour la consultation, l'illustration, la comparaison, la recherche, l'histoire, la pédagogie, la fabrication, l'indexation, etc.
Dans notre démarche, le musée virtuel est d'emblée tridimensionnel, en 3D et en couleurs. Mais quelles couleurs au juste ?
Il ne s'agit pas en effet, pour nous, de recopier servilement et besogneusement la réalité pour la reproduire sur écran.
Cela est intéressant, montre de la performance mais au fond, est limité. Nous sommes en recherche d'un autre regard, d'une autre histoire.
Un musée virtuel doit aussi donner accès à ces innombrables éléments non exposés, qui passent leur vie dans des réserves, des sous-sols clandestins, véritables trésors enfouis. Ceux-là pourraient apparaître à la lumière de nos écrans. Il y a aussi les objets fragiles, non exposables en raison de leur matière en marche vers une inéxorable dégration; ceux qui ne suportent pas la lumière, d'autres craingnent la moindre variation de température ou d'hygrométrie. Il y a les plus fragiles d'entre tous, ceux qui sont menacés par la bêtise et l'ignorance, la destruction volontaire, la guerre ou les catastrophes naturelles (la bêtise est-elle dans ce catalogue ?). A ces agressions-là rien ne résiste et les exemples ne manquent pas, hélas.
Une archéologie du regard ?
Un exemple serait-il plus parlant ?
Lorsque les événements ont laissé suffisamment intact un objet d'art, il arrive que sa forme soit préservée et bien conforme à ce qu'il fut. Cependant son aspect visuel, susceptible de flatter nos goûts contemporains pour les vieilles choses (c'est bien plus beau si ça à l'air bien plus vieux !) nous échappe complètement.
La couleur des dinosaures reste une énigme. Il demeure difficile d'imaginer Tyranosaurus Rex rose avec de délicates taches jaunes.
Cette question "Peut-on retrouver les couleurs d'origine ?" n'est évidemment pas simple dans ses innombrables réponses. Même s'il n'est pas toujours et même presque jamais possible de répondre par l'affirmative, il est intéressant d'esquisser des réponses.
On apprend énormément de choses en s'engageant dans cette voie.
Voici donc un exemple.
| La statuette de cheval en bronze, âgée de 2200 ans (15cm x 14,5 cm x 5,5 cm) dans une réserve du musée Guimet, le jour de la numérisation 3D sans contact. |
Nous avons étudié une statuette en bronze âgée d'environ 2200 ans et provenant d'une sépulture du Nord de la Chine.
Nous savons que cette sculpture particpait à un rituel funériare et que pour cette raison il était important qu'elle fut dorée.
Dorée ne veut pas dire en or ! C'est dans un faisceau de recherches pluridisciplinaires que va pouvoir émerger une sorte de réponse plausible à la question de l'aspect d'origine. C'est un regroupement d'utopistes cette association de chercheurs !
Pour les artistes métallurgistes chinois, mais aussi en occident à la même époque et au-delà, la symbolique de l'alliage binaire, alliance de substances divines représentant ici Vénus (le cuivre) et Jupiter (l'étain) guidait la fabrication de l'oeuvre.
Un extrait du traité "Les alchmistes grecs" et plus particulièrement du "Papyrus de Leyde" est donné ci-dessous. La recherche sur les alliages qui ont l'aspect de l'argent ou de l'or dans les âges où la notion d'élément n'est pas encore élaborée était une quête planétaire. Il ne faut pas pour autant conlcure que certains éléments ne sont pas connus comme tel. ils le sont, c'est la notion qui, elle, n'est pas encore théorisée.
Fusion d'un principe mâle et d'un principe femelle, l'alliage des dieux produisait par leur union un enfant plus étonnant qu'eux-mêmes. Ni rouge, ni gris, l'enfant adoré est doré, bronzé même. Ce que la nature n'a pas fait, le génie humain le réalise et ce doré là du bronze bien dosé est alors bien plus rpécieux qu'une production hasardeuse de la Nature.
Ainsi donc, les alliages binaires de cuivre Cu et d'étain Sn peuvent être élaborés, leurs caractéristiques optiques mesurées et introduites dans la simulation spectrale.
Le résultat de tous ces processus de mesures sur échantillons élaborés, puis des modèles physiques pour le calcul et la simulation nous conduisent à cette petite frise cavalière ci-dessous.
Nous savons que cette sculpture particpait à un rituel funériare et que pour cette raison il était important qu'elle fut dorée.
Dorée ne veut pas dire en or ! C'est dans un faisceau de recherches pluridisciplinaires que va pouvoir émerger une sorte de réponse plausible à la question de l'aspect d'origine. C'est un regroupement d'utopistes cette association de chercheurs !
Pour les artistes métallurgistes chinois, mais aussi en occident à la même époque et au-delà, la symbolique de l'alliage binaire, alliance de substances divines représentant ici Vénus (le cuivre) et Jupiter (l'étain) guidait la fabrication de l'oeuvre.
Un extrait du traité "Les alchmistes grecs" et plus particulièrement du "Papyrus de Leyde" est donné ci-dessous. La recherche sur les alliages qui ont l'aspect de l'argent ou de l'or dans les âges où la notion d'élément n'est pas encore élaborée était une quête planétaire. Il ne faut pas pour autant conlcure que certains éléments ne sont pas connus comme tel. ils le sont, c'est la notion qui, elle, n'est pas encore théorisée.
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Fusion d'un principe mâle et d'un principe femelle, l'alliage des dieux produisait par leur union un enfant plus étonnant qu'eux-mêmes. Ni rouge, ni gris, l'enfant adoré est doré, bronzé même. Ce que la nature n'a pas fait, le génie humain le réalise et ce doré là du bronze bien dosé est alors bien plus rpécieux qu'une production hasardeuse de la Nature.
Ainsi donc, les alliages binaires de cuivre Cu et d'étain Sn peuvent être élaborés, leurs caractéristiques optiques mesurées et introduites dans la simulation spectrale.
Le résultat de tous ces processus de mesures sur échantillons élaborés, puis des modèles physiques pour le calcul et la simulation nous conduisent à cette petite frise cavalière ci-dessous.
Ici les symboles chimiques sont accompagnés des proportions relatives en masse des éléments dans l'alliage résultant.
Ainsi, Sn30 Cu70 signifie 30 % d'étain en masse et 70 % de cuivre en masse dans le bronze gris. Il ne faut pas confondre cette notation bien commode avec l'expression de la "formule chimique" de l'alliage qui ferait intervenir des nombres en indice des symboles des éléments Sn et Cu. Ces indices seraient alors très certainement des nombres fractionnaires.
J'arrêterai là mon éloge de la simulation mais retenez que d'innombrables travaux se poursuivent dans ce domaine et que le "beau et usage de beau" doit demeurer sans retenue et l'utopie sans limites.
