C'est une histoire de couleurs, une histoire en or, une histoire de culture, une histoire de goutte d'or. Etrange alchimie des couleurs conduisant à faire jaillir la culture contemporaine dans le silence nocturne de la ville. La nuit est blanche et par bonheur, la Mairie de Paris avait synchronisé les phases de la Lune avec l'événement. Acrobate de l'achromat, elle a accroché la blafarde rien que pour nous. Cette reine blanche est radieuse ; oeil unique qui fait rêver toujours plus haut avec une autre lanterne magique, une autre vue de l'esprit, l'alchimie lumineuse et mémorable du verbe.

Se tenant par la main, déambulant de tendresse, des couples, des grappes et des groupes s'agrippent aux grilles restreignant la halle Pajol. Les rues envahies de bobos, mais pas seulement, sont étonnament calmes.
Plus haut, un grand cube de glace aux inclusions frugales, fond et se répand en gouttes bien canalisées ou presque. Et la goutte ne dort pas, elle coule, fond de commerce. Une immense vanité d'inox, rutilante, réfléchissante sans faire réfléchir nous attend dans l'église Saint-Bernard ; nos reflets s'y perdent tandis que tous s'y mirent. Des téléphones sonnent Mozart ; Dieu ne répond pas. Aurait-il décroché, jeté l'éponge, déserté la Chapelle autant que l'Eglise ? Du noir et du blanc aussi dans ces figures cultu(r)elles a(ch)romatisées. Vanités elles aussi ?
Une poignée de jeunes du quartier, en tenue olympique de capucin, comme tous les samedis, tient le mur. Soutenant leur avenir moins bien que la culture soutient les prix de l'immobilier, ils attendent l'inexorable et homéopathique déportation vers les banlieues.
Du creuset de l'alchimiste ne sort point de métal jaune...pas une goutte d'or ! C'est l'argent qui ruisselle sur les façades du futur.
C'est une histoire de couleurs, une histoire en or, une histoire de culture, une histoire de goutte d'or.
Se tenant par la main, déambulant de tendresse, des couples, des grappes et des groupes s'agrippent aux grilles restreignant la halle Pajol. Les rues envahies de bobos, mais pas seulement, sont étonnament calmes.
Plus haut, un grand cube de glace aux inclusions frugales, fond et se répand en gouttes bien canalisées ou presque. Et la goutte ne dort pas, elle coule, fond de commerce. Une immense vanité d'inox, rutilante, réfléchissante sans faire réfléchir nous attend dans l'église Saint-Bernard ; nos reflets s'y perdent tandis que tous s'y mirent. Des téléphones sonnent Mozart ; Dieu ne répond pas. Aurait-il décroché, jeté l'éponge, déserté la Chapelle autant que l'Eglise ? Du noir et du blanc aussi dans ces figures cultu(r)elles a(ch)romatisées. Vanités elles aussi ?
Une poignée de jeunes du quartier, en tenue olympique de capucin, comme tous les samedis, tient le mur. Soutenant leur avenir moins bien que la culture soutient les prix de l'immobilier, ils attendent l'inexorable et homéopathique déportation vers les banlieues.
Du creuset de l'alchimiste ne sort point de métal jaune...pas une goutte d'or ! C'est l'argent qui ruisselle sur les façades du futur.
C'est une histoire de couleurs, une histoire en or, une histoire de culture, une histoire de goutte d'or.
