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Mon bloc perso.
Deux curieux vous racontent leurs vadrouilles parisiennes, franciliennes, françaises, internationales , littéraires, cinématographiq ues, théâtrales ...

CITATION DU MOMENT :
Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes. Paul Morand

LIVRE S EN COURS :
- La découverte de la lenteur de Nadolny
- Gamines

PROCHAINES VADROUILLES :
- Musica nuda
- Chirico au MAM

PROCHAIN S ARTICLES :
euh là on est plus qu'en retard mas promis, on reviendra écrire un jour !
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Publié le Samedi 24 janvier 2009 à 00:51
Par cjcenvadrouille

 Qu’y a-t-il de pire pour un professeur en littérature, écrivain de surcroit que d’être blessé à la main, et de vivre comme une souffrance ce geste si naturel et indispensable pour lui que d’écrire.
Patrick Grainville nous présente, à travers le personnage principal de son roman « La main blessée » cet homme qui souffrant d’une crampe à la main va chercher à comprendre pourquoi il a ce mal et comment en guérir. Après avoir usé les cabinets de médecin impuissant devant son problème, il cherche une origine psychologique à cette douleur qui pourrait selon lui être lié à son enfance ou sa vie amoureuse.
 
Il est tiraillé entre l’amour qu’il a encore pour sa femme dont il s’éloigne pourtant un peu chaque jour et l’attirance qu’il éprouve pour sa maîtresse : une jeune femme égyptienne passionnée d’équitation.

 

Cette attirance est très bien retranscrite par la sensualité et l’érotisme qui imprègnent les descriptions qu’il fait de sa maîtresse et des moments qu’il passe avec elle.
Il éprouve pour elle une véritable passion, mais aussi de l’admiration pour ce qu’elle est et pour son corps.

 Ce roman n’est pas juste l’histoire d’un homme qui a  laissé sa femme pour une maîtresse plus jeune, ou d’un homme qui recherche une explication à une douloureuse blessure, c’est en fait un morceau de vie d’un personnage amoureux des mots, des femmes et des chevaux, dont il fait l’éloge avec passion.

Vous l’aurez compris, j’ai aimé ce livre, que j’ai trouvé très bien écrit, très agréable à lire. Patrick Grainville a su faire ressentir la passion de son personnage.

Publié le Jeudi 22 janvier 2009 à 22:44
Par cjcenvadrouille
Vous voyez ce jeune homme, et bien il est super sympa, il a un vrai style et des paroles drôles et quelquefois réfléchies.

On a passé un super moment au Kibélé mardi.

Ses chefs d'oeuvre : la merguez et surtout Incinéré au feu de bois ! Enfin, vous pouvez écouter tout ça sur myspace (http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewProfile&friendID=410834764) et même sur You tube !
ou encore sur http://www.bartouille.com/


On ne vous en dit pas plus, on vous laisse découvrir !
Publié le Mardi 13 janvier 2009 à 23:06
Par cjcenvadrouille
 
Ben va se marier avec Ruth à Montréal mais avant cela il va chercher  le père de sa bien aimée en Israël où il vit depuis plus de 20 ans. C'est la rencontre entre deux générations de juifs. David et Miriam les parents de Ruth, se sont aimés mais la vie au Kibboutz ne convenait pas à Miriam en recherche de beauté, de sécurité et de vie confortable. Elle retourne  donc à Montréal avec sa fille de 8 ans, lassant David seul dans un pays en construction. Les plaies ne sont toujours pas cicatrisées après toutes ces années.
En parallèle, la
pièce parle de la notion de juivité. Qu'est-ce qu'être juif au 21ème siècle ? Comment vivre sa religion aujourd'hui ? Que représente Israël pour les habitants d'Israël mais aussi pour tous les juifs du monde ?

Cette pièce est très intelligente et renvoie un message de paix qui n'est pas superflu dans le contexte actuel. Les scènes sont entrecoupées de chants et musiques juives sublimes et très spirituelles (nous ne sommes pas juifs et nous ne parlons pas hébreux, il s'agit donc uniquement de ressenti).
Cette pièce nous a aussi donné l'occasion de voir Rufus sur scène. Pour ceux qui ne  voient de qui il s'agit, il jouait le père d'Amélie dans Le fabuleux destin d'Amélie Poulain. Si les mots sont justes, le jeu l'est aussi.

C'est un sublime spectacle qui permet de rendre honneur à la culture juive dans un contexte qui est loin de lui rendre honneur.

Avant la Cérémonie, un texte de Naïm KATTAN, avec Rufus, Michelle Brûlé, Yaël Elhadad, Sylvie Guermont, Franck Bussi, Création musicale et interprétation Christine Kotschi, Chant Mitchélée.
A l'Espace Rachi (lieu communautaire) Paris V jusqu'au 8 février 2009
Publié le Mardi 16 décembre 2008 à 22:44
Par cjcenvadrouille


Musiciens qui font des clowneries, ou clowns à qui on a mis entre les mains des intruments, difficile de dire dans quelle catégories sont ces artistes au vue de leur talent.
On rit, on est surpris et on apprécie la musique pendant les deux heures de spectacle qu'on ne voit pas passer, on ressort émerveillé avec un grand sourire. On se retrouve en enfance quoi !

Quand la musique s'arrête quelques secondes, c'est les applaudissement et surtout les rires de chacun qui envahissent la salle.

Ce spectacle est tout simplement génial !!

http://www.lesnouveauxnez.com/PAGES/NNLEJAZZ.html

Publié le Jeudi 04 décembre 2008 à 11:23
Par cjcenvadrouille
 Hugo est célibataire, a 30 ans n'est pas franchement beau et surtout il est comptable ! Alors son seul échappatoire dans la vie c'est son ami Benjamin ! Oui mais voilà Benjamin n'existe pas vraiment, c'est une carapace que Hugo s'est formée dès le plus jeune âge pour ne pas se mêler à la vie des autres.

Un jour débarque Franzie, belle jeune femme dynamique qui aime les même BD que Hugo tandis que son frère homosexuel et sa soeur coincée et obnubilée par son ventre pas encore maternel, lui reprochent de ne pas vouloir s'intéresser à eux.

La vie de Hugo et donc celle de Benjamin, est chamboulée. Heureusement que Benjamin est là pour mettre encore plus le bazar pour notre plus grand sourire !

Ca s'en va et ça revient est une bonne comédie où on s'amuse tout comme les comédiens d'ailleurs. L'ami imaginaire est obsédé et dynamique comme il faut. Quelques réflexions drôles à retenir ! Un très bon moment quoi !

C'est à la Comédie des 3 bornes, rue des 3 bornes à Paname 11 à 21h30 !
Une pièce de Pierre CABANIS et mise en scène de Nassima BENCHICOU
Avec Pierre CABANIS, Nicolas LUMBRERAS, Constance CARRELET, Valentine REVEL-MOUROZ, Arnaud SCHMITT
Publié le Vendredi 14 novembre 2008 à 20:06
Par cjcenvadrouille
Un soir, attirée par l'envie d'écouter une québecoise chanter, drôle d'idée quand même, nous nous retrouvons Place de Clichy à l'Européen.

Pris d'une soudaine envie de manger, il était 20h donc c'est tout-à-fait normal, nous voilà dans une boulangerie en face de la salle de concert et là, Ô surprise, Ô rage, Ô desespoir, Francis Lalanne, le vrai , le seul, l'unique, en tenue de camouflage pour se faire remarquer !
N'osant pas lui arracher ses vêtements, nous entrons dans la salle de concert. 10 minutes après, Francis se pointe et s'assied à quelques mètres. M'aurait-il reconnue sans oser me parler ?

Bon ! 

 
 
Geneviève se met à chanter. Elle a une très belle voix mais elle chante de la soupe comme beaucoup de ses compatriotes (oups, aurais-je écrit tout haut ?). Le concert se passe (avec de très bons moments malgré le niveau des paroles et des mélodies) et là, Geneviève nous dit qu'elle a un invité, quelqu'un de spécial qu'elle a rencontré il y a peu de temps et blablablabla... Et qui voyons-nous arriver ? Francis se lève sans son béret kaki, il prend la guitare...oh non il va chanter ! En fait, il nous fait un résumé de la chanson qu'il va faire chanter à Geneviève : l'homme n'est pas mauvais, c'est le système qui le rend méchant, l'homme n'est pas mauvais parce que c'est lui qui a inventé l'amour (à écouter sur son prochain album... non Tatie, je ne le veux pas, pitié !).

Enfin, nous avons vécu une soirée inoubliable et la morale est que l'homme n'est pas mauvais et que Francis est le dernier des poètes !


Dans le rôle de la chanteuse : Geneviève CHAREST !
Publié le Jeudi 13 novembre 2008 à 20:38
Par cjcenvadrouille
Un vieux monsieur est sur le pont d'un bateau et voit les cotes de son pays s'éloigner.Il a toujours vécu dans ce pays, il l'aime, il doit pourtant y laisser tous ses souvenirs et toute sa vie. Les dernières images qu'il a sont celles des conséquences de la guerre, de sa famille, ses amis morts.Pourtant, il a de la chance : il tient contre lui un bébé c'est sa petite fille ; elle n'a que trois semaines, il l'a retrouvée près de ses parents qui hélas n'ont pas survécu à la guerre. Il la protège tant qu'il peut sur ce bateau qui l'emmène vers un lieu inconnu, mais peu importe, il ne pense qu'à une chose cette petite fille qu'il veut élever et voir grandir. Le bateau fait débarquer ses passagers, le vieux monsieur et sa petite fille ne sont pas trop mal accueillis, pourtant tout est tellement différent dans ce pays : le paysage, les gens, la langue, les odeurs.Il vit à l'écart des autres réfugiés dans son foyer d'accueil. Le sentiment de solitude le gagne jour après jour, malgré l'amour pour son bébé, il décide donc d'affronter sa peur, de sortir un peu pour marcher, et reprendre un peu de force.Il va alors faire une rencontre qui va changer son quotidien, un homme avec lequel il va très bien s'entendre, beaucoup échanger, sans jamais vraiment se parler, puisqu'aucun d'eux ne connait la langue de l'autre. Ce roman est émouvant, il décrit ce moment tragique que représente pour ce vieux monsieur le départ forcé de son pays.Il arrive dans un pays hostile, sa rencontre uniquement due au hasard avec cet homme qui cherchait lui aussi un ami surprend le lecteur.Ils vont savoir trouver les gestes pour donner de la force à l'autre, le réconforter, lui faire comprendre que la présence de l'autre suffit à donner un sens à leur vie. Une belle histoire qui recèle aussi de moments surprenants, durs tout en étant touchants que je vous laisse découvrir en lisant "la petite fille de monsieur Linh" de Philippe Claudel.
Publié le Mercredi 12 novembre 2008 à 23:30
Par cjcenvadrouille


Il y a près de 40 ans 3 grands monstres de la chanson française se rencontraient autour d’un micro de radio. Cela est resté dans notre mémoire grâce à la photo en noir et blanc que l’on retrouve chez tous les vendeurs d’images et de photos. Lorsque Brassens, Brel et Ferré se parlent de tout et de rien, de l’âge adulte, des artistes et des poètes, des femmes, de l’anarchie, etc., on écoute, on rit, on se souvient… Les paroles restent d’actualité même après 4 décennies voire prennent un sens nouveau. Lorsqu’il est question de la différence entre artiste et chercheurs d’argent, on ne peut que penser à certaines émissions qui transforment les inconnus en stars. Les réflexions sur les hommes politiques et leurs ambitions nous font réfléchir sur ceux que nous avons « la chance » d’avoir. Trop jeunes pour avoir des souvenirs des personnages, nous avons au moins eu l’occasion d’entendre et d’aimer les chansons de ces trois grands personnages.  Les trois personnalités sont très bien rendues. On se croirait il y a 40 ans devant Brassens, Brel et Ferré. Les mimiques sont présentes, les ressemblances sont frappantes. Un défi difficile à relever mais oh combien réussi.


Retrouvez-les au Funambule Théâtre en septembre ! 
 
Auteur :
Georges Brassens, Jacques Brel, Léo Ferré, Aurore Ly
Artistes : Erwan Courtioux (Brel), Alain Lagneau (Brassens), Alain Pretin (Ferré), Gildas Loupiac (le journaliste).
Metteur en scène : Aurore Ly


Nous on vient de les retrouver et c'est toujours aussi bien !
Publié le Mercredi 12 novembre 2008 à 23:08
Par cjcenvadrouille
 
Première fois au théâtre Mrigny (je vous dis ça parce que ce ne sera sans doute pas la dernière) pour aller voir une pièce loin d'être classique mais très près d'être absurde.

Un homme "poisson" (?!) vient pour la première fois dans une piscine de quartier. Il est accueilli par un homme "requin" (?!) qui essaie de lui traduire le petit "écosystème" qu'il a sous les yeux. La piscine devient peu à peu un plan d'eau où les forts tuent les faibles, où les clans s'organisent.
Une véritable guerre fait rage entre les bonnets bleus et les bonnets rouges. Le nouveau bonnet bleu prend toute la mesure des paroles du bonnet rouge lorsque celui-ci lui apparaît en rêve toutes les nuits en pêcheur, en scientifique à la recherche de neuscicepteurs (qu'est-ce que c'est ???), en commandant d'armée.

Cette pièce jouée avec brio par Tom Novembre et Roland Marchisio nous fait entrer dans le monde délirant décrit par Emmanuel Robert-Espalieu.

La petite salle du Théâtre Marigny est très agréable pour voir et écouter cette pièce. le décor est très sympa. Enfin, il y a tout plein de raisons pour se laisser tenter.

Les poissons ne meurent pas d'apnée de Emmanuel Robert-Espalieu avec Tom Novembre et Roland Marchisio au Théâtre Marigny
Publié le Jeudi 30 octobre 2008 à 20:29
Par cjcenvadrouille
 Antoine et Eric sont deux jeunes divorcés. Leurs fils sont restés avec leurs mères. Les relations entre parents rendent les relations pères-fils difficiles. Les relations des grandes personnes rejaillissent sur les enfants.
Les deux papas se rencontrent la veille de Noël chez leur avocat, décident de passer Noël ensemble et d'appeler leur fils à minuit. Alors que se passe-t-il lorsque les enfants ne croient plus au père Noël et sont assez grands pour rester seuls à Noël ?

Cette pièce parle d'une manière drôle et touchante de la difficulté d'être père lorsque la garde est donnée à la mère. Quelle place ont ces papas nouvelle génération qui donne une place importante à leur progéniture ?
les acteurs, Serge Hazanavicius et Lionel Abelanski, que vous avez déjà dû voir dans de nombreux films, mettent toute la poésie et la drôlerie nécessaire à la pièce.

Géronimo, pièce de David Decca avec Serge Hazanavicius et Lionel Abelanski
Jusqu'au 15 novembre 2008 au Petit Théâtre de Paris 
Publié le Lundi 27 octobre 2008 à 20:43
Par cjcenvadrouille
Une ferme sans ses animaux, c'est impensable, ils sont donc indispensables.C'est en se faisant cette remarque, que les animaux s'aperçoivent qu'ils ne sont pas traités à leur juste valeur, ils fournissent tout le travail, et sont pourtant à peine nourris.Un bruit de révolte s'entend dans les étables, et grandit chaque jour.
   
Chevaux, vaches, cochons, chiens, chats et même pigeons s'allient pour mettre le propriétaire dehors et prendre le contrôle de leur ferme. Ils espèrent que leur vie sera alors à l'image des promesses de leur guide, celui qui a fait naître la révolte : du repos, de la nourriture à profusion et surtout la liberté. Bien sûr, ils acceptent de travailler un peu, mais cette fois ça sera pour eux.Leur nouvelle vie s'organise, les habitudes, le rôle de chacun, et les règles se mettent en place.
Tout est idyllique ... Ou presque.

L'égalité entre les animaux qui était un des piliers de leur révolution s'effrite, ceux qui savent lire prennent la tête de ce peuple et découvrent le pouvoir, la manipulation.
  

C'est la vie de ce cette communauté que ce livre nous fait découvrir.

On est vite curieux de savoir s'ils vont réussir à se passer des hommes pour devenir indépendants, et faire autre chose que de copier les habitudes et le modèle des hommes : ils ne sont peut être si différents de nous.

En présentant ce modèle de société au travers des animaux ce livre donne un côté amusant, et une note d'humour à un récit qui n'est pas si drôle que ça, sûrement parce qu'on retrouve plus les travers des hommes que des animaux dans ces "quatre pattes" mais surtout parce que ce modèle de société nous rappelle quelque peu des passages douloureux de notre histoire.

Publié le Dimanche 26 octobre 2008 à 14:43
Par cjcenvadrouille
 
Manuel et Camille partage une cabine dans un train Corail filant vers le sud le 23 décembre.
Manuel devait partager ce voyage avec sa femme. Oui mais voilà, elle l'a planté là pour un autre ! Alors il accepte que Camille, étudiante de 22 ans et fraudeuse notoire, partage cette cabine avec lui.
Manuel, en couple depuis 12 ans, s'est enfermé dans une routine bien tranquille dans laquelle sa femme était devenue un objet familier. Alors lorsqu'il rencontre Camille fraîche et pleine de surprise, des étincelles jaillissent de toutes parts.
Camille, étudiante en histoire, a vécu une histoire sans lendemain pendant 4 ans avec un homme marié et bien marié.
Leur relation oscille alors entre jeu, colère, énervement, fous rires, séduction, drague...

Fais-moi une place est une comédie romantique drôle et très bien jouée. cette pièce ravira les filles et les garçons fleurs bleues et les garçons mateurs Clin d'oeil !

Pièce de Anthony Michineau avec Anthony Michineau, Jordy Karakassian et Myriam Bourguignon.
Au théâtre Tallia, Paris XIIIème, jusqu'à fin novembre 2008.
Publié le Lundi 08 septembre 2008 à 22:50
Par cjcenvadrouille
Tout le monde connaît la nouvelle de Stefan Zweig, n'est-ce pas ? Eh bien le théâtre Essaïon propose une bien belle interprétation de cette oeuvre majeure.

Madame R a une quarantaine d'année quand elle se retrouve seule après la mort de son mari. Issue d'une famille bourgeoise, elle a toujours été epargnée par l'exaltation des sentiments forts malgré un attachement solide à son mari et à ses enfants. Sa vie bien rangée lui a permis de connaître un bonheur simple.

En se retrouvant seule, elle se sent inutile et perd toute envie de vivre.
Elle décide de voyager afin d'oublier cette mélancolie. Elle se retrouve quelques années après à Monte Carlo et passe un peu de temps dans les casinos, des lieux que lui a fait découvrir son mari.
Elle n'y va pas pour jouer, mais pour regarder les personnes aux tables, surprendre leurs émotions : leurs explosions de joie, leur désarroi devant la défaite, la vie qui pour elle est terminée.

Elle se rappelle des propos de son mari, qui aimait regarder les mains des joueurs, qui rassemblées au dessus de la table de jeu trahissent toutes les émotions. Elle s'amuse de ces moments passés dans les casinos, comme spectatrice discrète et passive.

Elle va être complètement hypnotisée par un jeune homme. Dès les premières minutes, elle va voir dans ses mains, ses gestes une force incroyable, une puissance, et une intensité à laquelle elle ne va pas pouvoir résister.
Son regard va irrésitiblement quitter les mains de cet homme, qu'elle ne connait pas, pour se diriger vers son visage. Elle va alors découvrir un jeune homme d'environ 24 ans aussi expressif que ses mains jouant avec anxiété les derniers deniers qui lui restent. Après avoir liquidé tout son argent, il sort du casino ébété.

Elle voit dans son comportement qu'il n'a pas perdu que son argent, il a perdu beaucoup plus et elle ne peut pas le laisser partir, elle sait qu'il va faire une betîse, et sans réfléchir, elle le suit.

Elle ne sait toujours pas pourquoi, elle ne sait pas comment elle va agir, elle sait qu'elle ne peut pas rester là sans rien faire. Elle doit le rattraper et lui parler pour le ramener à la raison.

Alors, elle court derrière lui, elle réunit tout son courage pour l'aborder, lui parler et le raisonner.
Ces craintes étaient justifier, il ne nie pas le fait qu'il veut en finir.

Elle va tout faire pour qu'il abandonne ses projets funèbres, mais les choses se bousculent et elle est entraînée dans un tourbillon de sentiments passant de la crainte à la confiance, de la tristesse à l'exaltation.

Nous ne vous raconterons rien de plus. Vous avez le choix entre lire cette magnifique nouvelle ou aller voir la pièce qui se joue actuellement au théâtre l'Essaïon jusqu'au mois de novembre ou faire les deux d'ailleurs, pourquoi choisir ?

 Juste un petit mot sur la pièce :
Cette pièce a vu le jour après deux essais de mise en scène par la comédienne elle-même. Elle a demandé à un de ses amis d'essayer et ça a donné cette pièce. Madame R raconte son histoire à l'assemblée qui représente un jeune homme qu'elle souhaite sauver de ses démons. Elle est accompagnée de sa servante qui plus que lui donner la réplique, l'accompagne certains moments clé avec son violoncelle.
La mise en scène est réussie et l'amour de la comédienne pour l'oeuvre de stefan Zweig transparaît de son jeu. Un vrai régal !

24 heures de la vie d'une femme au théâtre l'Essaïon, près du Café de la Gare (oui on se repère aux théâtres...), d'après Stefan Zweig, avec Laure Meurisse et Mona Lou, mis en scène par Freddy Viau. Jusqu'en novembre.

Publié le Dimanche 07 septembre 2008 à 22:21
Par cjcenvadrouille
 Invités à une avant-première, nous nous sommes laissés tenter non pas grâce au synopsis d'UGC qui est très mauvais mais parce qu'il s'agissait d'un film islandais. Curieux comme nous sommes, nous n'avons pas pu résister à l'envie de découvrir un cinéma inconnu.

Un synopsis (j'espère meilleur que celui d'UGC) :
Une petite fille meure d'une maladie à l'hôpital tandis que son père veille sur elle. En parallèle, Un homme se fait assassiner, le crâne fracassé. Un inspecteur est chargé de l'enquête. Il suit un fil qui le conduira jusqu'au père de la petite fille et dans les méandres de la génétique. Quel lien existe-t-il entre le meurtre d'un vieil homme et le décès "naturel" d'une enfant ?

L'intrigue est curieuse et très bien ficelée. L'acteur principal est parfait dans son personnage d'inspecteur de police qui inspire le respect et la droiture. Les paysages islandais que l'on voit ici, changent de ceux des cartes postales.
Le film bien que froid, laisse apparaître quelques pointes d'humour qui ajoutent une touche sympathique. Cette première expérience islandaise est très prometteuse.

A savoir : 1/3 des islandais ont vu ce film !

Jar city : réalisé par Baltasar Kormakur, avec Ingvar Eggert Sigurðsson,
Ágústa Eva Erlendsdóttir, Björn Hlynur Haraldsson. Sortie le 10 septembre 2008
Publié le Mercredi 27 août 2008 à 19:20
Par cjcenvadrouille
 et ses trois chéries sont bien embêtées ! Tonton Achille a gagné le gros lot et il le laisse aux trois petites filles de la DDASS qu'il a recueillies ... oui mais à condition qu'elles se réconcilient après 4 ans de brouille pour une histoire d'argent.
Elles ont toutes les trois suivi des chemins différents pour arriver au même point : fauchées, seules et paumées. Alors le chèque de tonton Achille serait le bienvenu...

Les comédiennes sont pleines d'énergie et c'est ça qui est bien... La pièce n'est pas mal même, si comme vous le pressentez peut-être, nous ne sommes pas attirés par les comédies de ce type de prime abord... enfin, nous avons passé une bonne petite soirée et c'est ça qui compte ... à vous de voir !

RDV au Théâtre des deux rêves jusqu'au 29 août et en octobre 2008.
Avec Laurence BUSSONE, Delphine CHICOINEAU et Cécile BATAILLER, de Caroline GESKENS et Jean-Marc SANTINI
Publié le Dimanche 24 août 2008 à 23:55
Par cjcenvadrouille
 Sylvie écrit depuis qu'elle ne peut plus conduire son bolide en rallye. Oui mais voilà, son inspiration, elle la puise dans l'homme qui passe dans sa vie et Pascal est parti. Poursuivie par les impôts et par son éditeur, elle ne sait plus comment s'en sortir. Avant de commettre l'irréparable un pari stupide lui donne une dernière chance.... trouver une muse par petite annonce. 

Bruno est au chômage depuis que l'hiver est arrivé ... il est jardinier. Sa femme est partie avec son patron sur la côte d'Azur pour le "travail". Il décide de mettre fin à ses jours pour la énième fois depuis l'âge de 13 ans.

Quand ces deux-là se rencontrent, c'est explosif ... surtout lorsque la muse s'aperçoit qu'on se joue de lui.

Cette pièce est plus compliquée et plus recherchée que ce que je veux bien vous en dire pour le moment mais je ne veux pas gâcher votre plaisir. Le texte est bien, la mise en scène très bien faite et les comédiens parfaits dans leur rôle. Mention spéciale pour Emmanuelle BODIN qui nous met les larmes aux yeux...


Pour voir "Noces de Sable", RDV au théâtre des deux Rêves (et non du passage vers les étoiles, hein JC ?!) Paris 19ème, jusqu'au 30 août (reprise en octobre 2008).
Avec Emmanuelle BODIN et Tristan PETITGIRARD, de Didier Van Cauwelaert.
Publié le Vendredi 25 juillet 2008 à 17:00
Par cjcenvadrouille
Nous ne sommes pas très bavards ces derniers temps et on en est désolés. A notre décharge, de nouvelles aventures ont débuté et surtout l'été est arrivé !!!

Nous vous souhaitons de merveilleuses vacances et espérons revenir vous raconter nos vadrouilles dès que possible !!!

CC et JC
Publié le Mercredi 02 juillet 2008 à 20:20
Par cjcenvadrouille
  Petit rappel, l’alambic comédie est un théâtre que nous connaissons déjà pour y avoir été il y a quelques temps voir week-end en ascenseur.


Nous avons bien sûr encore en tête cette charmante ouvreuse qui nous avait impressionnée avec sa généreuse … moustache.
Alors sera-t-il, ou plutôt il faut bien remettre chaque chose à sa place, sera-t-il là une fois de plus ?

Nous resterons sur notre faim, elle, enfin il doit être occupé ailleurs pour cette soirée.Effectivement, il a quitté Paris, sa foule, sa pollution, ses problèmes quotidiens pour rejoindre la tranquillité de la campagne.Il nous invite donc chez lui, enfin chez eux, puisqu’il s’est installé avec un ami. Leur quotidien est fait de choses simples : manger, dormir, discuter.Ne vivant pas uniquement de chasse et de pêche, il leur faut gagner un peu d’argent pour faire les courses indispensables.
Et voilà, le sujet critique est dévoilé : trouver de l’argent, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire.
 Ils ont bien tous les deux des occupations.  L’un se dit artisan, créateur, et est très fier des ses porte gomme, porte cure dents, et autre porte bougie (oui on sait c’est un bougeoir mais ça va mieux dans le texte !).L’autre est éleveur de tout et de rien surtout.

Une gentille querelle va les affronter au moment de faire le bilan sur leur butin, après de longs mois de dur labeur.
L’artisan fait et refait ses comptes, avant de déclarer qu’il gagne très bien sa vie : 30 € par mois. Ca semble difficile de vivre, même en profonde campagne avec cette fortune, et les placards sont destinés à rester vides.Coté élevage maintenant.
Hélas, il fait naître beaucoup plus de moqueries et de railleries que de jeunes animaux.
Pourtant, notre baba cadre ne manque pas d’imagination, il a réussi à faire un enclos pour ses moutons, il a même réussi à l’électrifier pour être sûr qu’ils ne pourront pas s’échapper : seul problème les animaux en sont resté immobiles, enfin morts électrocutés.
Il n’a pourtant pas baissé les bras, et il a commencé un élevage de canards, qui ont dû être les seuls canards de la région à se noyer, marchant au fond de la mare, en raison des bagues un peu trop lourdes que leur avait mis leur gentil maître.
La liste de ces erreurs de débutant est il faut le dire très longue, parce qu’il passe à chaque fois de débutant qui a raté pour une espèce à débutant qui va faire des bêtises pour une autre.

On leur pardonne volontiers de ne pas être des artisan et éleveur parce qu’on passe un très bon moment devant ces deux amis qui se chamaillent, et essaient de se faire une petite vie saine, mais qui finalement ont beaucoup de mal à vivre à la campagne.Ils sont drôles, usent des jeux de mots, et des blagues.Ils sont plutôt touchants, à essayer de vivre ensemble, comme deux vieux amis complices, mais plutôt grognons.

On peut vous assurer que malgré les récits plutôt dramatiques pour les animaux, aucun n’a été embauché comme comédien et n’a souffert, heureusement parce ce que les derniers canards, qui auraient pu parait-il s’envoler … à chaque coup de vent, tellement ils étaient maigres et légers auraient été tristes à voir.Il n’en est par contre pas de même pour les créations de notre moustachu emblématique.
A notre étonnement, une tombola a eu lieu à la fin de la pièce, et nous avons eu la chance de repartir avec un porte … euh un porte truc, composé d’une base en bois et une pince à linge sur laquelle était peinte une jolie fleur.
Ah non, on a aussi gagné un grand sourire, et un bon souvenir de cette pièce.
Publié le Samedi 07 juin 2008 à 20:15
Par cjcenvadrouille
  Lui : il lui a concocté un voyage merveilleux  

Elle : Il a été incapable de se servir d’internet

 

Lui : C’est le voyage qui va les rapprocher

 

Elle : Elle le suit pour lui faire plaisir, mais à contre cœur

 

Lui : C’est leur petit nid d’amour

 

Elle : C’est un hôtel minable

 

Lui : Elle va adorer la déco fleur bleue de la chambre

 

Elle : Beurk, mais c’est horrible

 

Lui : Ca y est, j’ai ma serviette, mon maillot de bain …. A nous les plages de rêve

 

Elle : Mais il s’est vu, et cette serviette, mais c’est pas possible, je ne peux pas me montrer avec lui

 

Lui, c’est le mari, et elle la femme, ils sont mariés depuis 10 ans, et leurs vacances ne s’annoncent pas comme leur seconde lune de miel.
Pourtant, il a tout prévu, il veut que ça soit très bien, il la regarde le sourire aux lèvres.
Oui, mais elle en a marre de ce sourire, de ce regard … en fait de lui.

 

Elle craque, elle rentre seule à l’appart rempli de cafards et lui pose un lapin sur la plage, après lui avoir demandé un cocktail.

 

Mais voilà, après avoir fait une sieste pour se calmer, elle s’inquiète qu’il ne soit pas rentré.
Elle va alors faire appel à un détective qui va l’aider à retrouver son mari.

Cette femme détective va-t-elle mener cette mission à son terme ?
Pourquoi a-t-il disparu ? Où est il ?
Et que va devenir ce couple ?

 

Une pièce légère, amusante, où l’on rigole beaucoup.
Nous l’avons vu à la providence, un petit théâtre dans le 19 très agréable et sympa.

Une bonne idée pour commencer une soirée, avant d’entrer dans le resto d’en face, prendre une bonne soupe, et un non moins excellent plat. Mais c’est déjà une autre histoire … et peut être un autre article.


A la Providence (Paris XIX) les jeudis de juin.
Pièce écrite par Elodie Wallace, jouée par Stéphanie Boffi, Jérôme Rodrigues, Elodie Wallace et mise en scène par Elodie Wallace (eh oui encore elle !)

Publié le Vendredi 06 juin 2008 à 23:36
Par cjcenvadrouille

Et si on vous proposait de devenir une œuvre d’art ? Vous réagiriez comment ?

Apprécié pour votre beauté, votre originalité, votre physique unique, vous seriez exposé dans les plus grand musées, photographié comme les célébrités, regardé et admiré et critiqué pas des centaines voir des milliers de personnes.

Comme beaucoup d’œuvre que l’on peut trouver dans les musées, vous auriez été créés pour plaire, mais surtout surprendre, choquer.

 

Pièce de collection parmi les autres, vous seriez réduit au rang d’objet, la création d’un artiste, la propriété d’un musée ou d’un collectionneur, qu’elle serait alors votre place dans la société.
Plus aucune place ? Enfin, pas plus qu’une toile, une sculpture ou tout autre objet qui n’a pas les moyens de s’exprimer.

Bien sûr, vous vous pourriez le faire, mais vous n’en auriez plus le droit, ni l’occasion.

 

En fait, qu’est ce qui pourrait pousser quelqu’un à accepter ces conditions de vie ?
Et qui pourrait avoir l’idée de créer ce concept ?

 

Pour cette fois, ce n’est pas un artiste, enfin si un peu tout de même puisque c’est Eric Emmanuel Schmitt, mais son œuvre n’est pas un humain, mais un roman : « Lorsque j’étais une œuvre d’art », où il nous fait vivre l’histoire de Tazio Firelli.

Jeune homme de 20 ans, il pense avoir tout raté dans sa vie, jusqu’à ces multiples suicides ratés.
Ses deux frères jumeaux sont de très célèbres mannequins qui font chaque jour la couverture des magazines. Lui n’est ni célèbre, ni beau, ni même laid, il est juste banal, et selon lui inutile.

Il ne voit plus qu’une issue à sa vie, y mettre fin.

Il choisit l’endroit idéal pour que tout se passe bien, enfin plutôt comme il le souhaite, vu que de toute façon il voudrait réussir cette fin tragique.
Les rochers tranchants ne peuvent lui faire de cadeau, tout comme  la mer déchaînée, le vent qui souffle en rafale.

Oui, mais voilà, un homme interrompt ce moment personnel, pour lui proposer un marché : comme lui ne veut plus de sa vie, il lui propose qu’il lui en fasse don.

Lui, c’est Zeus Peter Lama, un artiste excentrique, il veut juste que Tazio lui laisse 24h de sa vie, pour le faire changer d’avis.

 

Le jeune homme fait alors un premier pas dans l’engrenage infernal, il signe un pacte avec le diable. Emerveillé par le monde de l’artiste, dans lequel il prend un rôle central, Tazio accepte de tout donner, de renoncer à sa vie pour devenir une œuvre d’art.

Sa mort est alors mise en scène pour que rien ne puisse être un obstacle au projet de son nouveau créateur.

 Le début est assez passionnant, voire excitant, il quitte la peau du jeune homme sans intérêt pour devenir : Adam bis, la vision déjantée de l’homme dans l’esprit tourmenté d’un savant fou, qui veut marquer les esprits.

 

Finalement devenir un objet quand on avait comme seul but dans la vie de mourir, ce n’est pas si gênant.

Mais, être un objet quand on rencontre deux personnages attachants, et que parmi eux, il y a la femme dont on tombe amoureux, la seule qui arrive à réveiller cette flamme qui fait dire que c’est bon de vivre, et qui apprécie chaque moment subtil de la vie, c’est là que la situation devient gênante.

Une bataille va être menée par ce personnage qui a appris un peu trop tard que la vie n’est pas si mal et qu’elle vaut le coup d’être vécue.
Il a la chance de ne pas avoir sauté de sa falaise, car il semble qu’il soit plus facile de s’échapper de l’emprise d’un artiste fou que de la mort, et pourtant comment prouver qu’on est un être humain, quand on a réussi à montrer qu’on était en fait qu’un objet, qu’une créature de musée.

 

Une histoire surprenante parce que basée sur un thème difficile à imaginer mais qui fait réfléchir à beaucoup de chose : à  la définition de l’art, à ce qu’on à le droit de faire mais surtout à la valeur de la vie.

Un cadeau précieux qu’il serait dommage d’abandonner, même si elle n’est pas toujours aussi somptueuse, et avec autant d’éclat qu’on le voudrait.
  Lorsque j'étais une oeuvre d'art  d'Eric-Emmanuel SCHMITT en Livre de poche, 2002.

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