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Mon bloc perso.
Deux curieux vous racontent leurs vadrouilles parisiennes, franciliennes, françaises, internationales , littéraires, cinématographiq ues, théâtrales ...

CITATION DU MOMENT :
Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes. Paul Morand

LIVRE S EN COURS :
- La découverte de la lenteur de Nadolny
- Gamines

PROCHAINES VADROUILLES :
- Musica nuda
- Chirico au MAM

PROCHAIN S ARTICLES :
euh là on est plus qu'en retard mas promis, on reviendra écrire un jour !
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Publié le Mercredi 28 mai 2008 à 00:27
Par cjcenvadrouille
On est au centre culturel de Sablé-sur-Sarthe !

Lors d'un petit week-end familial bien mérité, nous avons profité du centre culturel de Sablé et des anciennes écuries du chateau pour aller écouter un groupe traditionnel slovaque (ils avaient tous de magnifiques yeux bleus) et voir l'exposition du Tchèque Petr Nikl.

 
"Formé à l’Académie des beaux-arts de Prague, Petr Nikl (1960) est un plasticien qui a d’abord fait partie du groupe d’artistes « Tvrdohlani », avant d’intégrer le collectif « Hardheads », comptant les créateurs tchèques les plus novateurs de la génération postmoderniste. Son travail est diffusé dans le monde entier à travers de nombreuses expositions individuelles et collectives. Peintre, photographe, performeur, il propose un univers paradoxal, mêlant à la fois, merveilleux, poésie et interactivité. Ses installations, produisant sons et effets lumineux, l’ont rendu célèbre."

D'un point de vue moins érudit, nous avons écouté avec étonnement les sons qui sortent de son oeuvre "Flip Machine". Mélange entre instruments de musique traditionnels et bricolage, entre amoncellement d'objets quotidiens et astuces inventives, cette machine nous entraine dans un univers complexe mais qui fait surtout référence aux contes de fées (avec les ogres, les sorcières). L'univers qui se rapprocherait le plus de cette oeuvre est celui de Jeunet et Caro dans La cité des enfants perdus.

Pour aller voir l'expo :
Centre culturel de Sablé-sur-Sarthe (72) jusqu'au 8 juin 2008.
http://www.sable-culture.fr/

Pour en savoir plus sur Petr Nikl :
http://www.art-antiques.cz/catalogue/authors/64-petr-nikl/
Publié le Mercredi 21 mai 2008 à 20:12
Par cjcenvadrouille

Dans les années 50, une jeune fille de dix huit ans, Françoise « Quoirez » écrit un livre qui défraye la chronique : « Bonjour tristesse ».
Le livre connaîtra un succès et vaut à son auteur le surnom de Mauriac « charmant monstre ». D’une faille de la haute bourgeoisie, Françoise doit choisir un autre nom, elle s’inspirera de Proust et deviendra Françoise Sagan.
Toute sa vie, Sagan fera la une des journaux en raison de sa vie dépravée,  elle qui ne supporte pas la solitude et n’aime la vie que si elle est bonheur. Sagan vivra entourée d’amis, se mariera deux fois, aura un fils et plusieurs maîtresse. Sa hantise d’être seule et sa fragilité la pousse dans les bras de l’alcool et de la cocaïne.

Elle ne pourrait vivre sans écrire et malgré cela, elle ne fut jamais reconnue comme un auteur à part entière, ainsi comme la Sagan, la mondaine.

 

Elle moura seule dans son lit d’hôpital. Grabataire, sans avoir pu renouer avec ce fils qui n’avait jamais pu atteindre les ambitions qu’elle avait pour lui.

Diane Kurys signe un magnifique film sur ce charmant monstre de la littérature. Sylvie Testud a été qualifiée de clone et elle le mérite bien que ce soit pour le physique, que pour son comportement, sa gestuelle et son langage ; l’actrice est Françoise Sagan.

 

Cet auteur malheureusement boudé par les nouvelles générations, dont la nôtre, a eu le droit à un bel hommage. Derrière le monstre, se cachait une belle fragilité.

 

 
«Sagan, Françoise. Fit son apparition en 1954, avec un mince roman, "Bonjour tristesse", qui fut un scandale mondial. Sa disparition, après une vie et une œuvre également agréables et bâclées, ne fut un scandale que pour elle-même.»
 

 

Pour plus d'information sur Françoise Sagan :

http://www.denistouret.net/textes/Sagan_Francoise.html

http://www.france-mail-forum.de/fmf36/lit/36garcin.htm


Au cinéma à partir du 11 juin 2008 :

SAGAN réalisé par Dian Kurys, avec Sylvie Testud, Pierre Palmade, Lionel Abelanski, Jeanne Balibar
Publié le Mardi 20 mai 2008 à 00:25
Par cjcenvadrouille
 Quand le fils prodige revient pour Noël, toute la famille K, soit la mère, le frère et la sœur est en ébullition. Sa venue est d’autant espérée, qu’il amène quelqu’un.

 Jackie O, sa sœur est folle … de lui. Il faut dire que jumeaux, leur mère pousse les deux jumeaux à ne faire qu’un depuis leur naissance.

 

Alors, quand il rentre avec sa fiancée, première fille présentée officiellement à la famille, l’accueil est loin d’être chaleureux.

Et comme si la situation n’était pas assez problématique, la fiancée est une canadienne d’un milieu social modeste, tandis que la famille K est adepte des rallyes (pas les courses de voitures hien !).
Autant elle est naturelle, autant Jackie O est coincée dans ses manières bourgeoises et sa folie.

Cette confrontation ne pourra qu’entraîner la découverte de mystères familiaux qui ne manquent pas autour de chaque membre de la famille.

 

Cette pièce pousse à l’extrême l’opposition familiale entre une mère étouffante, l’éducation des jumeaux, la pression sociale, les secrets familiaux tels que la folie, la recherche de son individualité.
La mise en scène est sombre et inquiétante tout comme le sont les personnages.

Une pièce intéressante, morbide et dérangeante.


Jusqu'au 27 mai à l'Essaion 
http://www.essaion-theatre.com/document/spectacle/pdf/info_spectacle_14.pdf
Publié le Vendredi 16 mai 2008 à 20:47
Par cjcenvadrouille
Ils n'ont rien en commun et pourtant...
Premier de la classe, sage et proche de sa môman, "Cailloux, est amoureux d'un petit grain de folie surnommé Papillon. Papillon croque la vie à pleine dent et peu importe qu'elle soit futile, folle ou difficile à suivre.
Pierre et Papillon se sont rencontrés à l'âge de l'adolescence, calvaire pour lui, épanouissement pour elle.

Mais est-ce leur première rencontre ?
Pour Papillon c'est certain tandis que Pierre se souvient d'une petite fille qui l'avait consolé.
 

Pierre et Papillon se retrouveront adultes. Lui mène une carrière, est fiancé et promise à un bel avenir. Elle, elle se cherche, pas trop sûre d'avoir envie de grandir tout en se préoccupant du monde qui l'entoure. Ils ne se sont jamais vraiment oubliés.
 

Mais peut-on s'aimer au quotidien lorsqu'on est si différents ?
 

Le théâtre Tallia nous a permis encore une fois de voir un spectacle agréable et intelligent. Les comédiens sont très bons (bravo pour les baisers goulus ! Bah oui ... Qui ici serait capable d'embrasser quelqu'un devant des spectateurs ?)
J'ai beaucoup aimé la mise en scène et la musique qui m'a rappelé ma jeunesse (j'ai trouvé dernièrement un cheveu blanc sur ma tête).
Les personnages, bien que caricaturaux, nous font penser à des connaissances, des proches ou à nous-mêmes. Nous sommes attendris par ce couple si différent et nous ne voulons qu'une chose, qu'ils se retrouvent pour de bon. Peut-être que finalement nous sommes tous des romantiques. Même moi !


  Pierre et Papillon au théâtre Tallia (Paris XIII) jusqu'au 31 mai 2008.
De Murielle Magellan, Mis en scène par Frédérick Sigrist, a
vec Paul Lapierre et Juliette Tresanini
Publié le Jeudi 15 mai 2008 à 20:00
Par cjcenvadrouille
 
Un universitaire nous fait partager les moments forts de sa vie, ceux qui lui ont fait prendre les tournants importants, qui l'ont construit tel qu'il est au jour où il raconte cette histoire. Il est devant un hommage que lui ont offert ses étudiants, un cadeau qui le touche, mais qui lui fait prendre conscience qu'on le voit différemment de ce qu'il est, il ne peut pas en vouloir à ses étudiants de l'imaginer comme un homme qui a toujours été passionné par les études, et les livres dès sa plus jeune enfance, et pourtant c'est loin de la réalité. Il profite de ce moment pour se remémorer certains moments qui l'ont marqué, qu'il ne saurait oublier.  

Son père était instituteur, il a donc vécu dans cette ambiance particulière, stricte assez rigide, il ne pouvait distinguer l'image de l'homme, du père, de celle de l'instituteur qu'il voyait sur son extrade.
Cette instruction lui a fait prendre en horreur les études et la littérature, et c'est sous la contrainte qu'il va partir pour l'université à Berlin. Son manque de volonté va vite l'entraîner sur des chemins très éloignés de ce qu'imaginait son père, émerveillé par la grand ville, les soirées, les fêtes, et les jeunes filles qui tombent très vite sous son charme. C'est donc l'alcool, la musique, les amies, et les aventures qui vont rythmer son premier semestre.

C'est une visite impromptue de son père qui va lui faire prendre le premier tournant de sa vie.
Cet homme reste silencieux devant ce qu'il découvre, la chambre de son fils est à l'image de cette vie dissolue, et il voit ces livres qui n'ont vu l'université que le premier jour de l'année. Prêt à se révolter contre son père, à faire barrage à tout autorité, Roland est ému et bouleversé par la réaction de son père : il ne se fâche pas, ne s'énerve pas, il demande juste à son fils ce qu'il compte faire.
Cette confrontation d'adultes, réfléchie et émouvante va le faire grandir, lui faire prendre conscience qu'il ne doit pas juste agir pour s'opposer à son père, mais pour lui. Il décide donc de déménager, de changer d'université, et de repartir du bon pied.
Il arrive dans une petite ville, où les tentations seront moins grandes qu'a Berlin. Le premier contact qu'il a avec son professeur de littérature anglaise le transforme, l'émerveille, le laisse sans voix. Il est absorbé par l'énergie de cette homme, par la passion débordante qu'il communique pendant son exposé, il fait vivre son sujet, ceux qui sont avec lui ... ce professeur a une telle aura que lui ne peut que rester figer devant ce groupe d'étude.  

Ensuite, tout va très vite, il est pris d'une envie insatiable de lire, de découvrir Shakespeare.
Il vit dans un studio qui se situe juste au dessus de celui de son professeur et de sa femme.
Jour après jour, un lien assez fort se crée entre eux. Ils passent beaucoup de temps ensemble à étudier, à discuter. Il arrive à le persuader qu’il faut qu’il écrive un livre, qu’il mette sur papier tous ces discours si captivants qu’il tient en conférence.
C’est le projet d’une vie, le livre que le professeur a toujours voulu écrire, sans en avoir la force.
 Pourtant, cette amitié, et ce lien de confiance qui se construit sont difficiles à saisir, d’humeur attachante, mais changeante le professeur trouble les sentiments de ce nouveau disciple.
Un secret pèse sur leur relation, la relation de couple entre le professeur et sa femme, la relation d’amitié entre le professeur et l’étudiant, les relations de collègues entre les différents professeurs de l’université, et même les relations sociales que ce professeur qu’il adore a avec le reste de la ville.
Cette tension est accentuée par des périodes où cet homme disparaît complètement, sans donner de nouvelles et sans s’expliquer.  

Je vous laisse découvrir quel est ce secret qui apparaît très tôt dans l’histoire et que l’on ne découvre qu’à la fin. Avec ce secret, se dévoile aussi un personnage  complexe,  un éventail de sentiments, de peurs qui font que ce roman est très fort. Il pourrait même être perturbant, s’il n’était écrit avec cette subtilité, et finalement cette pudeur qui donne toute la force à ces personnages.
J’ai beaucoup aimé l’histoire, l’écriture et l’ouverture que ce livre  nous propose.

La confusion des sentiments de Stefan Zweig.
Publié le Jeudi 15 mai 2008 à 00:38
Par cjcenvadrouille

C’est pour répondre à cette question ô combien existentielle qui vous taraude tous les matins, que nous nous sommes rendus à Saint Germain des près samedi après midi.

Il faisait heureusement un temps superbe.

 
 Saint-Germain-des-Prés a son festival de jazz qui s’appelle – roulement de tambours – « Jazz à Saint-Germain-des-Prés ». C’est bien trouvé non ?

C’est donc avec un grand sourire et surtout avec ponctualité que nous nous sommes rendu au guichet place Saint-Germain – c’est bien fait quand même- pour retirer nos invitations : eh oui, c’était gratuit.

Quand on nous a demandé si on voulait le bus de Saint-Germain ou Saint-Sulpice, on s’est dit saint pour saint, plouf plouf  ça sera : Saint-Germain : fatale erreur, quoique ….


14h50 : Ca y est, il est là, fièrement garé devant l’église Saint-Germain. Le bus d’une cinquantaine d’années ne fait pas son age.

Il nous accueille aux places intérieures, alors que le groupe de jazz s’installe sur le plateau ouvert à l’arrière du bus.

Les jazzmen ont un look de … jazzmen américains.

Le bus, les musiciens, c’est déjà une invitation à vivre un moment dépaysant et agréable.

15h00 : le bus démarre.

15h02 : le bus s’arrête et calle.

15h04 : il redémarre

15h06 : il s’arrête définitivement.

 
 
C’est officiel, on est en panne. Le bus nous a majestueusement fait avancer de 200 mètres, dans un bruit « Teuf Teuf » digne d’une vieille voiture. C’est pas grave, l’ambiance dans le bus est toujours aussi bonne, entre rires et applaudissement pour le chauffeur qui au final passera plus de temps les mains dans le cambouis que sur le volant, et pour les conducteurs qui nous dépassent avec le sourire.
Le groupe de jazz quitter le navire … le bus pour jouer sur le trottoir d’en face, histoire d’en faire profiter tout le monde : les participants, et les passants.

Ils jouent vraiment bien, ont de l’humour, s’amusent de la situation.

Au bout d’un moment, on voit passer le bus de saint-Sulpice, lui il roule, c’est celui là qu’il fallait choisir.

On nous propose un bus moderne pour finir le parcours, on préfère partir pour se balader, mais on a passé un très bon moment.

 
 
 

Remerciement au chauffeur courageux, au bus qui a accepté de faire héroïquement ces 200 longs mètres,  aux organisateurs du festival, aux musiciens, aux passants et aux automobilistes qui nous ont gratifié d’un grand sourire, aux passants et aux automobilistes qui nous ont gratifié eux, d’un grand coup de klaxon, et d’une grimace – sinon ou n’aurait pas pu grogner après les parisiens qui ne savent pas profiter d’un beau jour de soleil, pendant un long week-end, a coté d’un bus sympa qu’on ne voit pas tous les jours, en écoutant du très bon jazz joué par des musiciens au look qui devrait normalement déjà donner le sourire !!

 
 
SMILE !!! 


Festival Jazz à Saint-Germain-des-prés jusqu'au 23 mai 2008 à Saint-Germain-des-prés
Toutes les infos sur : http://www.festivaljazzsaintgermainparis.com/

Publié le Mercredi 14 mai 2008 à 22:57
Par cjcenvadrouille

 

Même si le beau temps nous donne envie de profiter du soleil, de l'extérieur, des ballades et des terrasses on va de temps en temps au ciné profiter de la fraîcheur de la salle, du confort des fauteuils et aussi tout de même du plaisir de voir un bon film : cette fois, c’était le cas. 

Qu'est ce qui pourrait donner envie à une personne qui semble tout avoir de tout quitter, pour partir loin ?
Qu'est ce qui pourrait donner envie à cette même personne de dire les quatre vérités à ces amis, devenant assez insultant pour finir la soirée seul et le nez en sang ? 

Il suffira d'une journée à cet homme pour perdre son boulot, sa femme, ses amis ... La sympathie de sa belle mère.
 

Alors pourquoi ?
C'est la question de ce film qui risque de se faire apprécier en vous faisant couler une larme. 
Un indice pour répondre à toutes ces questions ?
Qui est cette femme qui dîne en tête à tête avec lui ? Est ce vraiment sa maîtresse ? En résumé, divertissant, touchant, avec de bons acteurs. 

Réalisé par Jean Becker, avec Albert Dupontel, Marie-Josée Croze, Pierre Vaneck
Publié le Mercredi 23 avril 2008 à 00:38
Par cjcenvadrouille
  J'ai découvert Philippe Claudel avec Les âmes grises. Le thème principal de son premier film "Il y a longtemps que je t'aime" n'est pas si éloigné.
Juliette sort de prison après 15 ans de captivité. Sa soeur Léa la loge chez elle. Ces deux soeurs ne se connaissent plus et de nombreux malentendus s'insinuent entre elles.
Mais qu'a fait la mystérieuse Juliette ? Pourquoi se mure-t-elle dans ce silence lourd et pesant ?

Ce film est très lent mais l'intrigue est efficace. On veut connaître le secret de Juliette, de sa famille et de sa "victime".
Je ne veux pas trop en dire... Alors allez le voir et on en discutera  !
Publié le Mercredi 23 avril 2008 à 00:05
Par cjcenvadrouille
 
Alice est folle ! Alors elle a son âme-ange gardien-pianiste qui l'aide à prendre les bonnes décisions. Après une soirée très arrosée, Alice passe sa vie en revue.
Travail : styliste qui commence à avoir du succès
Santé : fume comme un pompier, boit beaucoup et atteint bientôt l'âge de péremption pour avoir un bébé
Famille : des parents qui la dénigrent
Amour : Bertrand qui vient de lui poser un lapin à la soirée, apprécié par tout le monde, adore lire son journal et le bowling !

Ah Bertrand ! C'est le premier souci de la bonne âme qui veille sur Alice ! Cette bonne âme fait tout pour rendre heureuse son Alice mais comment faire quand votre protégée fait n'importe quoi ?

Cette pièce est un mélange de théâtre, de théâtre musical, de loufoqueries, de délires, d'histoire comico-dramatique, etc.

Ecrit par Sylvain Moreau, joué par Cathy Martin, Djahîz GIL , mis en scène par Mélanie Allart.

A la Providence (Paris 19) jusqu'à fin juin
.
Publié le Vendredi 18 avril 2008 à 23:15
Par cjcenvadrouille


De ses cinq sœurs, Cass était la plus jeune et la plus jolie. D'ailleurs, Cass était la plus jolie fille de la ville. Cinquante pour cent de sang indien dans les veines de ce corps étonnant, vif et sauvage comme un serpent, avec des yeux assortis. Cass était une flamme mouvante, un elfe coincé dans une forme incapable de la retenir. Longs, noirs, soyeux, ses cheveux tournoyaient comme tournoyait son corps. Tantôt déprimée, tantôt en pleine forme, avec Cass c'était tout ou rien. On la disait cinglée. On : les moroses, les moroses qui ne comprendront jamais Cass. Pour les mecs, elle n'était qu'une machine baiseuse. Cinglée ou pas, ils s'en moquaient. Cass aimait la danse, le flirt, embrasser les hommes, mais, sauf pour deux ou trois, au moment où les types allaient se la faire, Cass leur avait toujours filé entre les pattes, salut les mecs.
Ses sœurs lui reprochaient de mal utiliser sa beauté, et de ne pas se servir assez de sa tête. Pourtant, Cass était intelligente, et elle avait une âme. Elle aimait la peinture, la danse, le chant, la poterie, et quand les gens souffraient, allaient mal, Cass avait vraiment de la peine pour eux. C'est bien simple : Cass ne ressemblait à personne ; Cass n'avait pas l'esprit pratique. Ses sœurs étaient jalouses parce qu'elle séduisait leurs bonshommes, et puis elles lui en voulaient de ne pas mieux les exploiter. C'est avec les laids qu'elle se montrait la plus gentille, les soi-disant beaux mâles lui répugnaient :
" Rien dans le ventre, rien dans la tête, disait-elle. Un joli petit nez, des petites oreilles bien ourlées, et ils commencent à rouler. Tout en surface, rien à l'intérieur. " Telle qu'elle était, Cass frôlait la folie ; telle qu'elle était, on la traitait de folle.
L'alcool avait tué son père et la mère avait disparu en abandonnant ses filles. Les filles étaient allées voir un oncle, qui les mit au couvent. Là, plus encore que ses sœurs, Cass avait été malheureuse. Toutes les filles étaient jalouses de Cass, et Cass avait dû se battre avec la plupart. Elle était marquée au rasoir sur le bras gauche, en souvenir de deux bagarres. Une cicatrice lui barrait la joue mais cette cicatrice, loin de l'enlaidir, rehaussait sa beauté.
J'ai connu Cass au West End Bar quelques nuits après sa sortie du couvent. Plus jeune que ses sœurs, elle avait été relâchée la dernière. Elle est venue s'asseoir à côté de moi, sans façons. J'étais sûrement l'homme le plus laid de la ville, ça a peut-être un rapport.

Charles Bukowski


"La plus jolie fille de la ville", au Proscénium, Paris 11, jusqu'au 2 mai 2008.
Publié le Mardi 15 avril 2008 à 23:16
Par cjcenvadrouille
 
Une cafétéria au bord d'une nationale est un lieu de passage étonnant. Autour de cette cafétaria, des gangsters rôdent. Mais pas n'importe quels gansters, des ratés ! "J'ai toujours rêvé d'être un gangster", c'est plusieurs courts métrages mettant en scène un braqueur pas doué (Edouard Baer, excellent !), une serveuse pas très digne de confiance, cinq anciens braqueurs en manque de sensation, deux kidnappeurs improvisés, deux chanteurs qui s'entrevolent (Bashung et le formidable mais trop peu connu Arno).

Ce film est un hommage au cinéma. Il est bourré de références. Il est très drôle et même s'il a été beaucoup critiqué et bah nous on a bien aimé, na !

J'ai toujours rêvé d'être un gangster, un film de Samuel Benchetrit avec Anna Mouglalis, Edouard Baer, Jean Rochefort.
Publié le Lundi 14 avril 2008 à 00:22
Par cjcenvadrouille
 
Retour à l'Aktéon Théâtre pour une nouvelle découverte : Les bonnes. Cette pièce de Jean Genêt est interprétée de manière très particulière par trois comédiennes en costumes burlesques. La mise en scène est très originale, presque clownesque.
Deux bonnes, deux soeurs entretiennent une relation particulière avec leur maîtresse. A la fois leur protectrice et leur tortionnaire, elle abuse d'elles, de leur sens du travail.
Les bonnes veulent s'en débarrasser mais leurs plans ne se déroulent pas tout-à-fait comme prévu.
Réflexion sur le statut de gens de maison, cette histoire fait penser à celle des "blessures assassines" qui relatait l'histoire de l'affaire Papin.

Pièce de Jean GENET, jouée par Marion Flament, Laetitia Vercken, Muriel Poletti, mise en scène par Henry-Anne Eustache
Pour la pièce : http://www.evene.fr/culture/agenda/les-bonnes-22869.php
Pour plus d'information sur l'affaire Papin :
http://www.cairn.info/revue-imaginaire-et-inconscient-2001-4-page-75.htm
Publié le Jeudi 10 avril 2008 à 00:21
Par cjcenvadrouille
Qui ne s'est jamais attendri sur un père prenant son enfant par la main ou dans ses bras ?
Qui peut définir les relations d'un père et de son enfant ?

Pierre-Olivier Scotto est parti de sa propre histoire pour parler de ce thème universel mais oh combien particulier, pour chacun de nous. Servies par un Thierry Beccaro quelquefois drôle, quelquefois dur mais toujours attendrissant, les histoires de pères-fils ou pères-fille nous rappellent à quel point notre père a participé à la construction de notre être. 
Parsemée d'extraits de textes classiques ou contemporains, romanesques ou biographiques (La Gloire de mon Père de Marcel Pagnol, Sur mon père de Tatiana Tolstoï, Lettre au Père de Franz Kafka, le Zubial d'Alexandre Jardin...), la pièce nous amuse, nous questionne, nous touche...
Scotto et Beccaro nous mettent face à des pères aimants, durs, cruels, fous, amoureux de leur gosse, modèles, indignes... des pères qui s'ils sont nos héros n'en sont pas moins humains.
La conclusion de la pièce met en parallèle le rôle de père qu'a revêtu l'enfant (nous restons toujours l'enfant de ses parents, eh oui !). Et si les enfants faisaient grandir leurs parents ?

Scotto a non seulement une écriture très plaissante mais a su ordonner les textes de manière à nous entrainer dans des émotions et des réflexions sur la paternité et sur l'enfance. Thierry Beccaro sait nous entrainer au fil des mots dans les différentes histoires. C'était la deuxième fois que nous retrouvions le duo sur les planches et nous en sommes très heureux ...

Il n'y avait que deux dates pour cette pièce mais si vous avez l'occasion d'aller voir Scotto et/ou Beccaro sur scène, laissez-vous tenter... 
Publié le Lundi 31 mars 2008 à 23:45
Par cjcenvadrouille

Pour vous, qu’est ce qui différencie un rêve de de la réalité ?

Un cauchemar de la vie réelle ?

Avez-vous déjà eu l’impression que vous étiez en train de rêver que vous rêviez ?

Ou alors, ne vous est-il jamais arrivé, de vous demander si ce que vous veniez de vivre était réellement arrivé ?
A-t-on la preuve que l’on a vécu un moment, autrement que par notre souvenir ?


Toutes ces questions sont à l’origine de la théorie du philosophe : Gaspard Languenhaert, personnage du roman d’Eric-Emmanuel Schmitt : « La secte des égoïstes ».

 

Le personnage principal de ce roman est un chercheur littéraire qui va découvrir le nom de ce philosophe dans une encyclopédie : il va se reconnaître étrangement dans ces théories et ces recherches, et va s’engager dans une longue recherche, parcourant les livres, les bibliothèques, les pays. Il sait que Gaspard Langhenhaert a vécu au XVIII ème siècle, il a commencé en parcourant les salons mondains, prétendant que le monde n’a pas de réalité extérieure, n’existe pas en dehors de son esprit, que la matière n’a aucune réalité.

Chaque étape de la difficile quête de ce chercheur va apporter des éléments étonnants sur Gaspard et va l’inciter à en découvrir encore plus, mais aussi une vision à chaque fois plus extrême de sa théorie de l’égoïsme.

 

Ce roman interpelle par cette sensation de vécu que l’on a, à la découverte de cette philosophie, étonne par le déroulement de l’enquête, effraie par la description de ce personnage issu de l’évolution de Gaspard, et surprend en fin de compte alors qu’on pense avoir tout appris.

 

Alors qui est Gaspard Languenhaert ? Un  philosophe, un fou, le créateur de son monde, Dieu … ou peut être autre chose, de finalement plus intéressant : je vous laisse le découvrir

.   

Publié le Mercredi 26 mars 2008 à 00:14
Par cjcenvadrouille

 
A la vue de ce titre, il m'a été difficile de savoir à quoi m'attendre.

Une sorte de confession, dictée par le patient d'un psy sur son canapé ?

Les mémoires d'un animal, de la même famille que la mante religieuse, qui non contente d'avoir mangé son mari, a mangé aussi son père (qui ceci dit aurait déjà dû être mort) ?

A moins, que ce ne soit, un traité de philosophie ?

Ou encore, une phrase lancée à la légère, qui ne signifierait que : je n'ai fait qu'une bouchée de mon père, pendant la dernière partie de je ne sais quel jeu de société ?

En tout cas, j'aurais pu aller vers ce livre avec méfiance, et même peut être une certaine retenue, ne sachant pas à quoi m'attendre.
Bien sûr que non, la curiosité l'a emporté, et je me suis jeté dans le livre, afin de lever le mystère sur ce titre : je suis gentil, je vous dévoile tout, la raison de ce titre, c'est tout simplement ce qui est décrit et expliqué à la dernière page.

La lecture de la préface m'encourage encore plus, à continuer ma lecture, ce roman a été traduit de l'anglais, parce que celui-ci devait être le livre "le plus drole qui n'a jamais été écrit" : rien que ça !!

Alors, qu'est-ce ?

C'est le récit de la vie d'une famille vivant il y a environ 2 millions d'années. Je ne vais pas faire un récapitulatif des diffférentes étapes de l'évolution subhumaine et humaine, je vous laisse le loisir de le (re)découvrir.
On découvre cette famille assez étendue, avec ces occupations de tous les jours : manger, boire, dormir, rester en vie, s'occuper, fonder une famille etc ...

Ernest, c'est le narrateur, c'est un des fils de cette famille et il en a des choses à raconter. Il faut dire que ca famille, c'est quelque chose. Son père n'a qu'une idée en tête : l'évolution.
Son évolution personnelle, l'évolution de sa famille, l'évolution de l'espèce ... il cherche, réfléchit, fait des expériences, et c'est payant.
Le roman commence par le récit de ce qui va changer la vie de cette petit troupe : la découverte du feu.
Vania, l'oncle, contrairement à son frère, n'a qu'une envie vivre dans les arbres, comme un singe, espèce dont il n'est pas si éloigné.

Le père n'en a jamais assez. Après avoir trouvé comment récuperer le feu à partir d'un volcan, il va découvir qu'il est possible de le déplacer en le faisant passer d'un combustible à l'autre, de l'entretenir, mais aussi de le créer à partir d'un silex. Il va comprendre qu'il est possible de l'utiliser pour durcir la pointe des javelots afin de chasser et d'en faire profiter ses papilles en faisant cuire la nourriture.

Cette recherche incessante du progrès ne s'arrête pas au plan technique. En effet, il pense que pour que l'espèce puisse évoluer, il faut que ses fils quittent la horde pour aller chercher leur femme ailleurs, dans d'autres tribus.

Rétissants au début, ils finissent par reconnaître le bienfait d'avoir dû séduire leur compagne(n'oublions pas tout de même que c'est il y a 2 millions d'années, la méthode n'est donc pas une invitation au resto, dans un bar, ou une boîte), plutôt que de créer une famille avec leur soeur.
Cependant, plus ils grandissent, plus ils prennent conscience que leur père n'a pas de limite et qu'il ne réalise pas les effets secondaires de la puissance qu'il a entre les mains.
Se faire mordre par le chien qu'on tente de dresser, ce n'est pas si grave, faire brûler toute une forêt empêchant toute chasse pendant quelques mois voire années c'est déjà avoir trop joué avec le feu, mais donner à des tribus incapables de le gérer cette puissance qu'est le feu, ça en devient un danger pour l'humanité.

Ce roman est raconté avec beaucoup d'humour, mêlant les anecdotes et surtout les anachronismes, donnant à cette espèce qui ne devrait communiquer qu'avec des gestes un langage des plus soutenus, une réflexion moderne sur la famille, la séparation droite gauche, conservateurs ou progressistes.

Il est difficile de ne pas rire devant les situations décalées. Pourtant on s'aperçoit vite que la plupart des réflexions sont modernes et d'actualité et traitent de sujets comme la gestion de la puissance nucléaire, mais aussi du clônage et de tous les sujets où la question de l'évolution sans maîtrise peut être dangereuse.

Alors, pourquoi ce titre ?
Je vous laisse le découvrir en lisant vous aussi ce roman, qui vous surprendra je n'en doute pas.
Ah oui, si vous cherchez un livre où trouver des recettes de cuisine ... trouvez autre chose.

Publié le Mardi 25 mars 2008 à 21:50
Par cjcenvadrouille
 
"Je restai quelque temps dans cette heureuse famille, tout occupée de celui qui leur apportait la convalescence de son coeur. Je revins à Paris où j'écrivis cette histoire telle qu'elle m'avait été racontée. Elle n'a qu'un mérite qui lui sera peut-être contesté, celui d'être vraie. Je ne tire pas de ce récit la conclusion que toutes les filles comme Marguerite sont capables de faire ce qu'elle a fait ; loin de là, mais j'ai eu connaissance qu'une d'elles avait éprouvé dans sa vie un amour sérieux, qu'elle en avait souffert et qu'elle en était morte. J'ai raconté au lecteur ce que j'avais appris. C'était un devoir."

Alexandre Dumas (Fils)
 

Cela fait déjà quelques jours, que j'ai envie d'écrire cet article sur "La dame aux Camélias" et pourtant je le repousse à chaque fois ne trouvant pas les mots justes. Il faut dire que j'ai beaucoup aimé ce livre, il est très fort ... très touchant, et c'est difficile de le décrire avec les mots qui transcrivent vraiment cet effet.

C'est avant tout une histoire d'amour, celle qui va naître entre Armand Duval et Marguerite Gautier.
Il tombe amoureux d'elle dès le premier regard, elle ne va alors plus quitter ses pensées et il n'a plus qu'une envie, la connaître, lui parler, et se faire connnaître d'elle.
Chaque moment passé à attendre cette rencontre va créer en lui une image idéale de cette femme.
Il a peur d'être déçu, qu'elle ne soit pas à la hauteur de son imagination, ou plutôt il craint que leur histoire ne soit pas aussi belle qu'il ne le voudrait.
Si tout allait trop vite, était trop facile ... ça ferait disparaître ses rêves et ses envies.
Ce qu'il apprend sur elle ne va pas l'aider à se rassurer : elle est jeune, jolie mais surtout c'est une courtisane très en vue à Paris.

Leur première rencontre va lui faire découvrir un peu amèrement la légèreté de cette femme qui le tourne en ridicule et s'amuse de lui. Quelques minutes après avoir réussi à la rencontrer dans sa loge du théatre, il la quitte vexé, et en colère.

Le hasard va heureusement lui permettre de la revoir, quelques temps après. Accompagné d'un ami, il profite de l'invitation chez la servante de Marguerite pour poursuive la soirée avec la maîtresse. Cette seconde rencontre sera beaucoup plus heureuse pour lui.

Même si elle ne se souvient pas de ce jeune homme qu'elle a ridiculisé, Marguerite est touchée par celui qu'elle a devant elle : elle apprend qu'il est venu tous les jours prendre de ses nouvelles pendant qu'elle était souffrante sans même s'annoncer et avoir des remerciements. La courtisane est surtout séduite par l'intérêt et l'amour sincère qu'il lui porte. A partir de cette soirée, il sera son amant.

La joie de cette nouvelle lui laisse supposer qu'il a réussi à séduire cette femme dont il rêve depuis si longtemps. Mais Marguerite est malade, et il sera le seul à s'inquiéter pour elle, à venir à sa rencontre parce que c'est insuportable pour lui de la voir souffir.

Son rang de courtisanne est difficile à vivre, il ne peut s'empecher d'être jaloux à la vue des amants de Marguerites et ses mensonges sont loin d'arranger les choses.
Il voudrait être le seul, mais la réalité de son monde à elle est dure, il ne peut subvenir aux besoins de cette femme, endettée, dont la vie est faite de sorties, de théatre, de mondanité, d'éclats ... il est donc tiraillé entre ce qu'elle lui demande, être la pour elle sans lui demander l'impossible, et ses sentiments trop forts pour se contenter de ça, et  la voir souffrir sans réagir.

Ils savent tous les deux, que pour guérir elle doit être raisonnable : se reposer, vivre, manger et boire seinement. Chacune de ses soirées la rende encore plus faible.

Va-t-il réussir à la protéger d'elle même et de sa vie ?
Les sentiments qu'il y a entre eux vont-ils être plus forts que les histoires d'argent qui lui imposent de rester en bon terme avec ces amants, et de garder la relation avec Armand secrète ?

Je vous ai dit que c'était une histoire très belle, très touchante ... comme on peut se l'imaginer la suite de l'histoire de va pas être le récit d'un pur bonheur, ou même d'une vie banale. Il ne vont pas devenir un couple ordinaire,vivant heureux à la campagne.

Non, c'est là que cette histoire devient prenante, que le livre parvient à faire ressentir chaque sentiment au lecteur, la suite est faite de bonheur et de souffrance.
Autant le bonheur décrit fait penser que tout est possible, que son rang de courtisanne n'a pas enlevé à Marguerite la sensibilité et le droit d'aimer, autant les moments qui décrirvent sa souffrance sont forts, intenses.
Entre trahison ou du moins trahison apparente, maladie, et presque torture, ce livre retranscrit parfaitement ce sentiment de souffrance, d'injustice, de violence et de regrets que peuvent ressentir les personnages.
Les dernières pages en sont presque dures à lire, même si la contruction du roman fait qu'on connait le dénouement de cette histoire dès les premières pages.

Cette histoire est une histoire vraie, relaté par un auteur qui n'est pas Armand Duval, ni Marguerite Gautier, mais un personnage qui à Armand a tout raconté.
Ce narrateur a connu Maruerite de vue comme beaucoup, mais en allant à une vente dans ses anciens appartements, il ne se doutait pas de la vie qu'elle avait eu, il ne se doutait pas qu'en achetant un de ses livres sur un coup de tête, ce serait le lien entre lui et Armand et que cela lui permettrait de découvrir une des plus belles histoires qu'il a eu l'occasion d'entendre.

Il nous livre cette histoire comme un témoignage démontrant qu'il serait trop simple de juger les gens sur leur apparence.
Publié le Lundi 24 mars 2008 à 23:04
Par cjcenvadrouille
 Helen (ou plutôt Hélène) vit seule en campagne en recluse. Elle embauche Simon pour lui rendre divers services dont celui de la tuer. Simon en répondant à une petite annonce pour trouver un travail ne s'attendait pas à cette demande.
Simon n'est pas un tueur et Helen pas une victime facile. Petit à petit une complicité naît entre ces deux personnages aussi mystérieux l'un que l'autre. Qu'est-ce qui pousse Helen à vouloir mourir, Pourquoi tient-elle pourtant assez à la vie pour ne pas réussir à se suicider ?
Pourquoi Simon a répondu à cette annonce énigmatique ? Pourquoi ne fuit-il pas cette situation ? Va-t-il remplir son contrat ?

Nous avons assisté à la pièce au Funambule Montmartre le lundi de Pâques. La salle était pleine.
Les comédiens sont complètement dans leur personnage. On y croit et l'on veut y croire à cette histoire particulière.
La pièce est à la fois très drôle et émouvante. On se demande jusqu'où les personnages iront dans ce jeu d'amour et de mort.
La très bonne idée du spectacle est d'avoir un guitariste qui joue les musiques de la pièce en direct. Ca donne incontestablement quelque chose en plus.

Aller voir "Je serai toujours là pour te tuer" au Funambule Montmartre (Paris 18) écrit par Sophie Tonneau joué par Olivier Barre (guitariste), Franck Le Hen et Sophie Tonneau, Musique d'Olivier Barre, Scénographie de Corinne Marchand, Lumière de Charly Thicot, mis en scène par Julie Neveux.
http://www.myspace.com/jeseraitoujourslapourtetuer
Publié le Lundi 24 mars 2008 à 15:33
Par cjcenvadrouille
Et oui, nous faisons dans le culturel aujourd'hui ...

Une bibliothécaire hollandaise avec une forte conscience professionnelle essaie de retrouver un curieux personnage qui a rendu son livre avec un retard de 123 ans. L'adresse de ce monsieur se trouve en Chine. Il a laissé un ticket de teinturier de Londres pour rechercher des pantalons laissés depuis plus de 70 ans. Est-ce une grande farce ou cet homme a-t-il quelque chose de surnaturel ?
Plus les témoignages se recoupent, plus une hypothèse s'impose : c'est un même personnage qui a semé, au cours des siècles, d'Angleterre en Allemagne, et de Chine en Australie, les indices indirects de son identité.
La bibliothécaire nous présente un à un les indices que ce drôle de personnage a laissé tout au long de son chemin et elle monte une théorie... Et si c'était le juif errant ?

Un personnage biblique qui refusant de l'aide à Jésus portant sa croix, se voit obligé de rester sur terre jusqu'au jour du jugement dernier. Ce barbier juif regardait passer les condamnés sous son linteau (alors vous savez ce que c'est ou pas ?).

La bibliothécaire-détective-globetrotteuse fait passer toutes les émotions humaines face à ce mythe et aux questionnements qu'elle se fait sur sa propre vie. Cette histoire peu commune met en relief tout le commun et la fadeur de sa vie à elle.

La comédienne nous embarque dans cette enquête farfelue avec facilité. L'histoire est bien tournée même si elle s'essouffle un peu sur la fin.

Le linteau, au Lucernaire (Paris 6), joué par Thérèse Crémieux, écrit par Glenn Berger.
http://spectacles.premiere.fr/pariscope/theatre/salle-de-spectacle/spectacle/bandes-annonces/video/le-linteau
Publié le Dimanche 23 mars 2008 à 23:42
Par cjcenvadrouille
Un petit bout de femme, deux musiciens avec des yukulélés dont Hulk, et le concert commence ...
Le petit bout de femme c'est Ann Clair et elle a un sacré caractère à tel point que le musicien fâché troque son yukulélé contre une ENORME contrebasse !
Ann-Clair nous raconte des morceaux de vie, ses sorties entre copines, son envie d'enfant, son adolescence, ses envies calines, son sac à main (bah oui, c'est une fille) ce sont donc des sujets de filles !
Elle est accompagnée de deux hommes, des vrais ... musiciens et ils sont très très bons surtout quand Hulk chante.

On a passé une très très très très bonne petite soirée à la Comédia, une salle que l'on commence à bien connaître (c'est JM, c'est JM...)
Publié le Dimanche 23 mars 2008 à 23:24
Par cjcenvadrouille
  Deux hommes âgés se rencontrent dans une chambre d'hôpital. Ils luttent contre le cancer. L'un (Nicholson) a vécu parmi les grand de ce monde et a profité de chaque chose de la vie. L'autre (Freeman) n'a pas eu d'autre choix que de travailler comme garagiste pour subvenir aux besoins de sa famille en laissant tomber tous ses rêves.
Porté par l'espoir de vaincre la maladie, Morgan Freeman commence une liste intitulée "Sans plus attendre". Malheureusement, la vie en a décidé autrement... Il découvre au même moment que son complice de chambre qu'il est condamné. Mais c'était sans compter sur le caractère et la colère de Nicholson ! Ils s'enfuient tous les deux de l'hôpital pour mener à bien cette liste (en la complétant légèrement). Et les voilà partis pour un périple qui n'a d'autre but que de se découvrir et voir la beauté de la vie. Partir pour mieux revenir en quelque sorte ...

Carpe diem mes amis !
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