Deux curieux vous racontent leurs vadrouilles parisiennes, franciliennes, françaises, internationales , littéraires, cinématographiq ues, théâtrales ...
CITATION DU MOMENT :
Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes. Paul Morand
LIVRE S EN COURS :
- La découverte de la lenteur de Nadolny
- Gamines
PROCHAINES VADROUILLES :
- Musica nuda
- Chirico au MAM
PROCHAIN S ARTICLES :
euh là on est plus qu'en retard mas promis, on reviendra écrire un jour !
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Publié le Lundi 03 décembre 2007 à 18:28
Par cjcenvadrouille
 | Le Théâtre du Nord Ouest a monté un cycle William Shakespeare. Nous étions allés voir Richard III il y a quelques mois (sinon nous aurions écrit un petit mot ici, bien sûr !). La pièce était magnifiquement bien jouée, c'était un régal et la salle était très agréable. C'est donc avec enthousiasme que nous y sommes retournés pour voir Hamlet. Malheureusement, la pièce n'était pas jouée dans la salle que nous connaissions. Non seulement les places entourent la scène, ce qui fait que la plupart du temps certains acteurs nous tournent le dos, mais en plus, des poutres cachent la visibilité de pas mal de personnes. Mis à part, ce "petit" problème, les acteurs sont très bons. Les 3 heures que dure la pièce (bah oui, c'est Shakespeare tout de même !) passent très rapidement. Hamlet qui est censé avoir trente ans en a plutôt 50 mais on arrive à passer outre. Je suis légèrement déçue par le personnage d'Ophélie, que je trouve le plus beau de la pièce.
Donc pour résumer, renseignez-vous sur la salle qui accueille les pièces de Shakespeare que vous souhaitez aller voir au TNO. Allez-y les yeux fermés si on vous dit "salle Laborey".
Le cycle Shakespeare au TNO a lieu jusqu'en mars 2008. Toutes les informations sur http://theatredunordouest.com/ (sur le programme vous trouverez les horaires et les salles)
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Publié le Lundi 03 décembre 2007 à 17:32
Par cjcenvadrouille
 | C'est bientôt Noël !!! Alors il faut décorer le sapin et toute la maison ! Rien de tel que les marchés de Noël pour trouver plein de décorations et aussi quelques cadeaux Il y a de nombreux marchés de Noël dans toutes les villes de France mais quels sont les plus connus ? Ceux d'Alsace bien sûr ! A défaut de pouvoir nous promener dans les rues de Strasbourg, nous sommes simplement allés à la Maison de l'Alsace sur les Champs Elisées. Même si le marché est à l'intérieur, on est quand même dans l'ambiance de Noël. On a les chants, les décorations, les bougies, les livres sur le Noël alsacien, le pain d'épices et bien sûr les fameux bredeles alsaciens. A la sortie, vous attendent vin chaud, thé de Noël et gâteaux !
Il y a quelques marchés de Noël sur Paris et les alentours. Vous trouverez toutes les infos sur : http://www.fra.cityvox.fr/agenda_paris/marche-de-noel_49565/ProgrammationEvenement |
Publié le Lundi 03 décembre 2007 à 15:04
Par cjcenvadrouille
| Ce film est une véritable horreur ! Attendez avant de vous enfuir ! C'est juste qu'il prend aux tripes du début à la fin. Il n'y a quasiment aucun moment joyeux dans ce film et ce qui est le plus triste c'est que c'est une histoire vraie. Catherine Nicolle est la troisième d'une famille de paysans normands. Ses parents ne lui portent aucun amour et elle rêve toute son enfance d'être embarquée par un des routiers qui passent continuellement sur la nationale qui longe la ferme. La seule qui prend soin d'elle, c'est la boulangère qui l'a prend comme apprentie jusqu'au moment où ses parents refusent qu'elle continue. Après le suicide et la mort accidentelle de ses deux frères, elle rencontre son mari, un routier. Très vite, son mari se révèle plus que violent. Ils ont trois enfants. Catherine finit par s'en aller pour sauver ses enfants mais elle en perd la garde. A chaque coup, Catherine qui veut qu'on l'appelle Darling, se relève fièrement. Tout ce qui lui importe c'est son honneur et la fierté d'être toujours debout. Marina Foïs joue magnifiquement bien, dans un répertoire qui ne lui est pas au premier abord des plus naturels. Rien de comique dans ce film même si les réflexions de Catherine peuvent parfois nous faire sourire. Quant à Guillaume Canet on le déteste mais c'est le rôle qui veut ça. L'histoire est filmée avec pudeur, on ne voit à aucun moment des scènes de violence même si les mots sont durs. Darling est donc un film très dur à ne pas mettre devant les yeux de tout le monde.
Darling (2007) réalisé par Christine Carrière avec Marine Foïs, Guillaume Canet, Océane Decaudain... |
Publié le Lundi 03 décembre 2007 à 14:25
Par cjcenvadrouille
| Vous arrivez au Cinéma le Balzac un samedi matin à 10h et là un gentil monsieur vous accueille pour boire un café et manger des gâteaux de Starbuck café avant de vous installer dans un siège de cinéma pour 2 heures de courts métrages, une heure de discussion avec les réalisateurs et bien sûr quelques minutes pour voter pour les films préférés. Parce qu'au "goût du court" c'est le public qui choisit sa palme d'or ! Samedi, nous sommes donc allés voter ! Nous avions le choix entre 7 films. Bon la programmation n'était pas d'une gaieté folle. Nous avions le choix entre un devoir de mémoire sur Hiroshima, la relation père fou-fille paumée, un truc que j'ai rien compris, la relation père alzeimer - fille en mal d'amour, un petit garçon qui tue son père, deux actrices en attente d'un rôle (dont une qui a un cancer) et un homme qui devient cobaye pour des scientifiques. Très vite résumé ça paraît assommant mais en fait, les sujets sont quelquefois traités avec beaucoup d'humour, quelques-uns utilisent des techniques d'animations intéressantes, ... Les courts métrages se permettent des choses plus aléatoires, plus expérimentales que sur des longs et c'est agréable. Je n'y connaissais rien en court métrage et je dois avouer que je prends un grand plaisir à découvrir ces petits films. Au cours de la discussion avec les réalisateurs la question du pourquoi faire un court métrage s'est posée. Les différentes réponses étaient très intéressantes. Certains y voient une expérience pour aller vers un long métrage ensuite, pour trouver des financements par exemple en attirant des producteurs. D'autres voient le court comme un art en soi, soit que le format correspond à leur technique (l'animation par exemple) ou à l'histoire qui nécessite qu'un court instant, etc. J'avoue que la seconde version m'intéresse davantage. Pour finir, je donnerais la définition du court métrage : Selon le Centre national de la cinématographie (CNC) français, un court métrage est un film dont le métrage n'excède pas 1 600 mètres en format 35 mm (ou la longueur équivalente dans les autres formats), soit environ 59 minutes.
Pour aller découvrir des courts métrages au Balzac : http://www.cinemabalzac.com/public/courts/brunch.php
Samedi 12 janvier, nous sommes allés à la séance de rattrapage du goût du court afin de choisir le meilleur film en conscience. Résultat et cérémonie de remise des prix le 2 février prochain... |
Publié le Dimanche 02 décembre 2007 à 01:03
Par cjcenvadrouille
| ... un film de Walt Disney, qui comme vous vous l'imaginez traite des contes de fées. On retrouve donc les personnages assez classiques : la princesse, le prince, la sorcière, l'assistant de la sorcière, le cheval du prince, et bien sûr tous les animaux de la forêt qui vont aider la gentille princesse à faire toutes ses besognes. Pour mettre un peu de piment dans cette histoire, on va ajouter quelques personnages : un avocat spécialisé dans les cas de divorce, sa fiancée et sa petite fille. Effectivement, ce ne sont pas les personnages que l'on retrouve habituellement, et de fait, puisque ce sont des personnages de la vie réelle : la méchante sorcière pour éloigner la jolie princesse a élaboré un stratagème diabolique : elle l'envoie dans un monde où on ne peut vivre heureux : le monde réel que nous connaissons. Bien sûr, cette princesse qui ne connaissait que les belles histoires, et qui pensait que la plupart des gens étaient naturellement gentils, va aller de désillusions en désillusions et va s'apercevoir que la vie à New York n'a rien à voir avec la vie qu'elle connaissait dans le village près de la praire du bonheur.
La suite de l'histoire, je vous laisse bien sûr la découvrir, et je pense que comme moi, elle vous permettra de passer un bon moment, à sourire et rire.
Walt Disney a en fait réussi un compromis heureux entre les couleurs pastelles d'une histoire de conte de fée avec ses jolis moments, ses étapes incontournables : "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants", les chansons ... mais aussi des moments ou ce joli monde est tourné en dérision, un peu ridiculisé par un prince qui n'a d'égal à sa beauté (c'est pas un avis personnel, mais juste une des caractéristiques élémentaires pour qu'un prince soit un prince digne de ce nom) que son amour propre plus proche de la bêtise et du narcissisme, le tout mélangé à des personnages qui évoluent au cours de l'histoire et qui apportent pas mal de subtilité. Ah oui, j'oubliais un personnage, un truc plein de poils, une longue queue, un grand sourire, et qui pourrait concurrencer bip bip dans le monde de Tex Avery tellement il est rapide. Il s'appelle Pib, et c'est un écureuil. Dans le monde du dessin animé, c'est un des animaux de la forêt, grand ami de la princesse, dans le monde réel, c'est un petit animal survolté qui essaie de se faire comprendre, alors qu'il a perdu la parole, pour sauver la princesse.Il faut croire que depuis "La véritable histoire du petit chaperon rouge", en passant par "Nos voisins les hommes", les écureuils sont nourris aux noisettes survitaminées, vu leur faculté à se déplacer à la vitesse de l'éclair. Alors, pour résumer, si vous aimez les contes de fées, les princesses, les princes charmants allez vite voir "Il était une fois", si vous trouvez que ces histoires sont un peu trop à l'eau de rose, mais que vous croyez aux belles histoires, allez y aussi vous ne serez pas déçus par l'humour du film, si vous êtes allergique à tout ce qui ressemble à une histoire d'amour, une chanson d'amour, un vrai baiser d'amour : allez y, et dites nous ensuite comment vous avez vu ce film : il y a des chance qu'il vous plaise tout de même d'une manière différente. Bon film ! |
Publié le Mercredi 28 novembre 2007 à 09:29
Par cjcenvadrouille
 | Hier soir, nous étions en vadrouille dans le 10ème arrondissement pour fêter Noël. Bon d'accord, on n'est pas encore en décembre, Noël est encore loin, etc. mais nous sommes de ceux qui écoutent des chants de Noël au mois de juillet et puis ça motive à aller faire les courses de Noël. Enfin, bref, on avait envie ! Nous n'avons pas du tout été déçus par (Noël)bis. Mis à part les chants traditionnels de Noël (Jingle bells, Douce nuit ...) et d'autres chansons plus contemporaines (dont celle du "Noël de Mr Jack" quand Jack découvre le monde de Noël...), le spectacle faisait part belle à la comédie. Nous avons beaucoup ri aux mimiques des chanteurs et musiciens. Il y a un chanteur avec une voix de type variété qui danse et saute partout. Il a surtout une tête très expressive qui passe d'un aspect enfantin à un aspect un peu ahuri. La chanteuse a une voix davantage lyrique. Elle est elle aussi légèrement farfelue et passe son temps à décorer la scène avec des objets plus bizarres les uns que les autres mais toujours pailletés ! Les deux musiciens ont des univers très différents aussi. La pianiste est assez peu présente comparé au percussionniste qui m'a fait pleurer de rire toute la soirée. Il faut dire aussi un égyptien qui joue des percussions avec des brosses pour faire la vaisselle en faisant des grimaces derrière ses cheveux long ondulés, comment résister ! Nous avons assisté à la première, vous avez donc toute possibilité d'aller voir ces phénomènes. Malheureusement, les protagonistes ne seront pas forcément les mêmes, les artistes tournent ! Mais le spectacle en lui-même est formidable et nous redonne une âme d'enfant. C'est ce qu'il faut en cette période de Noël !
Alors pour aller voir (Noël)bis :
- Vendredi 30 novembre à 20h30 : Le Moulin à café (Paris XIV) - Dimanche 2 décembre à 19h : Le Pestacle bar (Paris III) - Mardi 4 et mercredi 5 décembre à 20h30 : Le studio L'Hermitage (Paris XX) - Samedi 22 décembre à 17h : L'Entrepôt (Paris XIV) - Vendredi 21 - samedi 22 - dimanche 23 à 20h (Dîner spectacle) : Le soleil de la butte (Paris XVIII) - Samedi 29 décembre à 20h30 : Chapelle Saint-Bernard (Paris XIV)
Pour réserver : contact@aglaeprod.com - www.aglaeprod.com
Pour avoir un avant goût : http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=259580337 |
Publié le Mardi 27 novembre 2007 à 13:53
Par cjcenvadrouille
| "Les chansons d'amour" de Christophe Honoré sont mélancoliques à souhait. Comme c'est bien fait, dans ce film, il est question d'amour et on chante. A partir de là on a trois choix : on adore les comédies musicales et on y va gaiement, on déteste les comédies musicales et on fuit (ce qui est dommage) soit on a peur que ce soit une comédie musicale à la façon "parapluie de Cherbourg" (passeeee moioioio leuuu sel s'illl teeee plaîttt) mais on tente le diable ! Eh bien, choisissez cette solution. Ce film n'est pas une comédie musicale "traditionnelle". Les chansons d'Alex Beaupain sont la trame du film et s'intègrent parfaitement aux images. Bon, c'est vrai, les chansons ont été écrites avant le film ! Enfin, les histoires qui s'entremêlent parlent de sentiments : filial, entre soeurs, amoureux, hétérosexuel, homosexuel, charnel, tristesse... Louis Garrel et Ludivine Sagnier jouent très bien. Il a été présenté en sélection officielle à Cannes en mai et il sort cette semaine en DVD. J'ai beaucoup aimé ce film, mais j'ai quelques difficultés à en parler parce que je ne veux pas dévoiler trop de choses alors.... je vous laisse regarder
Les chansons d'amour (2007) de Christophe Honoré avec Louis Garrel, Ludivine Sagnier, Chiara Mastroianni http://www.christophe-honore.net/actu.html |
Publié le Vendredi 23 novembre 2007 à 10:33
Par cjcenvadrouille
| Dans le Berlin des années 80, avant la chute du mur, des anges observent le monde et viennent en aide aux humains, rongés par les idées noires. Damiel et Cassiel vivent dans un monde céleste en noir et blanc où l'immortalité a pour contrepartie l'impossibilité de sentir, goûter, toucher, d'être vu, de partager ... Damiel est las de la monotonie de sa vie d'ange et se pose des questions sur la condition humaine. "Merveille de vivre en esprit et d'attester pour l'éternité le spirituel, rien que le spirituel chez les gens. Mais parfois, je suis las de mon existence d'esprit (...). Je ne demande pas d'engendrer un enfant, de planter un arbre, mais ce serait quelque chose, rentrant d'une longue journée, de nourrir le chat comme Philip Marlowe, d'avoir la fièvre, les doigts noircis par le journal, de ne plus être exalté par l'esprit, mais par un repas, par la courbe d'une nuque, par une oreille..." (DAMIEL). Damiel fait alors deux rencontres décisives. Il tombe amoureux de Marion une trapéziste française en quête du grand amour et est intrigué par Peter Falk (qui joue son propre rôle) qui semble ressentir sa présence et lui parle de la saveur de la vie. Non seulement ce film est un magnifique conte philosophique sur la beauté de la vie mais possède une véritable esthétique de l'image. Le noir et blanc utilisé par Wim Wenders est magnifique et quand il passe à la couleur, on est ébloui par le mur de Berlin plein de graffitis. A noter la présence de Nick Cave and The Bad Seeds dans un moment-clé du film avec leur titre "From her to Eternity" ... Pour des infos sur le groupe : http://www.xsilence.net/artiste-281.htm
Un des plus magnifiques films qui m'ait été donné de voir...
Les ailes du désir (Der Himmel über Berlin) de Wim Wenders (1987) Avec Bruno Ganz (Damiel), Solveig Dommartin (Marion), Otto Sander (Cassiel), Curt Bois (Homere), Peter Falk (lui-même), Nick Cave and The Bad Seeds
PS : Je vous en prie, ne me parlez pas de la Cité des anges qui a été présenté comme le remake des Ailes du désir. N'importe quoi ! | | | |
Publié le Jeudi 22 novembre 2007 à 15:58
Par cjcenvadrouille
Pourquoi allez vous au resto ? Parce que vous avez faim ? Ca tombe bien, le lieu dont je vais vous parler va remplir votre assiettes de pleins de choses, plus bonnes les unes que les autres. Pour un cadre agréable ? Là encore, le restaurant dont il est question ici, a des chances de vous plaire. Pour l'accueil ? Là aussi, l'endroit est agréable, on a toutes les raisons d'avoir le sourire toute la soirée.
Ce restaurant, c'est la Forge, un restaurant alsacien, près de Montparnasse, que nous avons découvert par hasard alors que nous pensions aller dans une crêperie. Dès que l'on rentre, le cadre est accueillant et chaud, entièrement en bois, avec une multitude de détails, d'ornements qui font penser à l'Alsace à noël. De la serveuse, au patron, en passant par le cuisinier, le personnel est souriant, sympa et a de l'humour. La dernière fois que nous y sommes allés, nous avons pu rentrer à 23h sans problème, et prendre le plat voulu, même si c'était un peu juste pour la cuisine : on nous a dit oui, la encore avec le sourire.
Quant aux plats ? C'est bien sûr la, qu'il y a le plus a dire. La carte regroupe des spécialités alsaciennes. Nous avons pu goûter aux flammekueches, et à la choucroute traditionnelle. Mmmm ... la pâte des Flammekueches est bonne comme il faut, les ingrédients très bons et en quantité, de très loin les meilleurs flammekueches que j'ai pu manger. La choucroute est elle .... horriblement bonne, horriblement copieuse ... Nous aurions dû nous en douter, à l'écoute de la table voisine qui passait son temps à blaguer sur cette fameuse choucroute "un peu trop juste", "qu'ils commanderaient pour 10 au moins pour le dessert histoire de combler le creux qui leur restait à l'estomac". Mais on est courageux, même à 23h, on prend cette choucroute à l'ancienne. Qu'est ce qu'on risque ? Déjà, la surprise, les yeux ébahis, devant le plat qui arrive à notre table. C'est pour deux ça ? Nous, on aurait facilement dit pour quatre ! La liste des ingrédients ressemblerait à la liste des courses pour une famille de 4 personnes pour une semaine. J'exagère ? A peine .... De souvenir, il doit y avoir un boudin blanc, trois types de saucisse, deux types de saucisson, deux types de lard, un jarret ... de quoi remplir l'assiette avant même d'ajouter le chou. Nous sommes ressortis, prêts à affronter l'hiver et le froid . Le cuisinier, après nous avoir demandé si ça se passait bien, nous avait proposé de repasser la finir au petit dej, mais on a résisté à l'invitation .
La Forge, 63 boulevard de Vaugirard 75015 PARIS, 01 43 20 87 10 Prix corrects, ni bon marché, ni exagérés : compter 25€ la choucroute, 10-12 € la flammekueche.
Publié le Mercredi 21 novembre 2007 à 23:04
Par cjcenvadrouille
 | On a tous des pensées secrètes, le genre de pensées qui traverse l’esprit juste un instant, des pensées qui ne peuvent être dévoilées parce qu’elles n’auraient pas la même ampleur dès qu’elle sortiront de notre bouche. Ce sujet de réflexion que l’on pourrait tous avoir, c’est en fait surtout le centre d’intérêt de Ralph Messenger, responsable de la section de sciences cognitives à l’université. Son travail, pour ainsi dire sa passion, va lui faire tenter une expérience : enregistrer sur cassette ses pensées pour en étudier le cheminement, les analyser, les comprendre … découvrir ce qui régit nos réactions. On découvre alors très vite qui il est. La cinquantaine, il ne peut se passer de relations extraconjugales, de séduire, de réagir devant une jolie femme. La trame de l’histoire va être une rencontre avec Helen Reed, écrivain, qui s’occupe d’un atelier d’écriture à l’université. Lui est marié, elle est veuve depuis seulement quelques mois, lui est volage, macho, elle est fille d’une famille catholique pratiquante, lui est un scientifique de renom, elle une littéraire connue, il est épicurien, elle est responsable, sérieuse et raisonnable … en fait, tout les oppose, sauf une chose, lui étudie le comportement humain d’une manière scientifique pour le reproduire dans le développement de robots, elle l’étudie pour créer des personnages de roman. Tout l’intérêt de ce livre réside dans l'opposition qui va les séparer et pourtant les rapprocher, les intriguer. C’est cette double vision, celle de leur relation dans leur milieu social respectif, et celle qu’il confit à son dictaphone, son projet, qu’elle confit à son journal intime pour ses futurs romans. Ce livre traite finalement de sujets intéressants, alternant entre deux visions radicalement différentes. Il nous permet de prendre du recul sur certains sujets, certaines valeurs …. Comme ces secrets qu’on a tous au fond de nous. Je vous laisse le découvrir. |
Publié le Mercredi 21 novembre 2007 à 17:48
Par cjcenvadrouille
 | Tout le monde connaît George Orwell pour ses romans 1984 et La ferme des animaux dans lesquels il trace les contours de sociétés dictatoriales imaginaires. Avec Dans la dèche à Paris et à Londres, Orwell raconte ses années de misère dans deux capitales européennes reconnues comme puissances mondiales, Londres et Paris, au cours des années 30. Ce livre est un carnet de voyage dans le pays de la misère. La description de la misère en France puis en Angleterre témoigne plus que l'on ne peut penser du fonctionnement des deux sociétés. Orwell, loin d'être un simple rapporteur, produit des réflexions sur les affronts et les coups subis par les miséreux et les vagabonds. Il apporte quelques "solutions" pour faire des ces "sous-hommes" des humains à part entière. Effectivement, depuis les années trente les conditions de vie ont changé aussi bien en France qu'en Angleterre, mais les réflexions d'Orwell sur la condition humaine reste d'actualité. Si les moyens de subsister se sont quelque peu améliorés, le regard des gens sur les vagabonds restent le même. Dans la dèche à Paris et à Londres est un très bon livre et donne de bonnes bases de réflexion sur les autres ouvrages de George Orwell. Tout d'abord, c'est un de ses premiers écrits. Ensuite, les positions de l'auteur dans ce livre sont les prémisses de la description des sociétés "imaginaires" de 1984 et de La ferme des animaux.
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Publié le Mercredi 21 novembre 2007 à 13:20
Par cjcenvadrouille
Nous débutons une nouvelle rubrique aujourd'hui, les restaurants, cafés et bars que l'on aime. Vous avez déjà quelques aperçus de lieux agréables dans les articles sur nos sorties culturelles mais cela ne nous suffit pas. Alors ...
Pour le premier article de ce thème, on souhaite vous présenter le restaurant "Les fous de l'île". Ce resto est situé sur l'Île Saint-Louis où il est très agréable de se promener avant ou après manger. On y mange de la cuisine française mais avec toujours quelque chose d'un peu original. De plus, la carte change au fil des saisons. Je me rappelle d'un gaspacho avec une glace au basilic ou d'une côte de boeuf brûlée au chalumeau devant vos yeux ébahis. Les serveurs comme le chef sont très sympas. Ce lieu est parfait autant pour un dîner à deux que pour un resto entre copains (avis aux amateurs ) Le petit plus est que non seulement on y mange très bien mais on ouvre aussi nos oreilles. Tous les jeudis soir a lieu un concert à partir de 20h. Nous y étions allés il y a quelques mois pour écouter une chanteuse Jazzy (Alexa Reeding : http://www.alexareeding.com/). On était resté 4 heures et tout était tellement bien qu'on y est retourné sans aller à un concert. Peut-être y verrez-vous une artiste qui s'y promène de temps en temps...
Les fous de l'île, 33 rue des deux ponts 75004 PARIS, Métro Pont Marie, 01 43 25 76 67. Prix : 15-19-25 €
Publié le Mercredi 21 novembre 2007 à 09:58
Par cjcenvadrouille
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| En Noir rehaussé de rouge, Jeanne Juliette nous apparaît. Dès ses premières paroles, on se sent transporté dans un monde poétique, romantique très féminin. Femme-enfant pleine de charme, la chanteuse-comédienne-danseuse nous raconte des histoires de femmes, de soeurs, de filles, de petites filles, d'orphelines ... Ses textes sont magnifiques et toujours de très touchants. Elle utilise beaucoup de références littéraires comme Musset, Samuel Beckett, Saint-Exupéry... ou musicales notamment Gainsbourg (elle fait une très belle reprise de "La Javanaise"), Léo Ferré, Nougaro, Brel...
La musique même est une invitation au voyage qu'elle soit enjouée, rock ou très douce. Elle est composée par le père de Jeanne Juliette, François Comtat.
Jeanne Juliette est au Triomphe (jolie petite salle à côté de la rue Mouffetard) jusqu'au 31 janvier 2008. Vous pouvez aller lire ses textes et écouter des extraits sur www.jeannejuliette.com |
Publié le Lundi 19 novembre 2007 à 15:02
Par cjcenvadrouille
 | Une jeune femme arrive avec son panier à provision elle ouvre une bouteille de vin et nous raconte des bribes de sa vie. Plus qu'une histoire, elle nous fait part de ses sensations, ses états d'âmes, ses questionnements... Ce moment est très poétique et les références utilisées par l'artiste ne font qu'appuyer cet aspect (oui Mary Poppins est un personnage plein de poésie). Nous avons beaucoup aimé cet interlude dans notre vie sans trop savoir pourquoi. Le monde d'Anne Cantineau, la Dévorêveuse, nous a plu et ça ne s'explique pas. Cette jeune femme respire la sympathie et ça non plus ça ne s'explique pas. Pour découvrir Anne Cantineau et sa compagnie La Dévorêveuse : http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=155506537
J'ajoute un petit mot sur le lieu où nous sommes allés la voir : L'ogre à plumes. C'est un lieu magique pour tous les amoureux des mots. L'ambiance donne envie de prendre un livre et de passé son après-midi ici avec un chocolat chaud. Pour les gourmands, ils font de très bonnes tartines ! Pour vous donner l'envie d'y aller : http://www.logreaplumes.com/pages/accueilpag.html |
Publié le Lundi 19 novembre 2007 à 14:47
Par cjcenvadrouille
 | Le Prince décide de donner un bal afin de trouver sa bien aimée. Plus de 400 filles laissent leurs chaussures dans l'escalier sur le coup de minuit. Mais une seule a discuté avec le faux Prince (parce que le prince aime bien se moquer de son peuple et ne vient jamais lui-même) et laissé sa babouche : Cendrillon, de son surnom.... Le sosie du Prince est un mendiant aveugle qui a un gros chien poilu. Il fait le voeux de voir clair tout comme son chien et il se retrouve dans la peau de son chien tandis que le chien se retrouve dans le corps du Chambellan du Prince. Ce conte de fée, un peu inspiré, est extrêmement drôle. L'histoire est loufoque mais tout se déroule de manière simple et logique. Le fil conducteur est là. Les acteurs sont très bons surtout le toutou et le chambellan dont le corps est occupé par le toutou. J'ai beaucoup apprécié la mise en scène. Les changements de décors qui alourdissent souvent la pièce sont ici intégrés de manière originale. De plus, le Café de la Gare est un très joli lieu de spectacle, on a presque l'impression d'être sous un chapiteau. Bon, je ne vois pas quoi vous dire d'autre à part qu'il faut y aller .
Cendrillon et le Chien sont au Café de la Gare au moins jusque mi-décembre. Pour voir quelques images : http://tv.jubii.fr/video/iLyROoaft1YI.html
PS : Merci à nos deux copains d'être venus avec nous. Mike c'est à toi de choisir la prochaine sortie, n'oublie pas !  |
Publié le Lundi 19 novembre 2007 à 13:34
Par cjcenvadrouille
 | Once, c'est la rencontre entre deux personnages dans la rue. Lui joue de la guitare après son travail de réparateur d'aspirateurs, elle vend quelquefois des fleurs, d'autres fois des journaux et joue du piano ... Ils ont en commun la musique et des histoires d'amour difficiles. Elle aime ses chansons, lui aime l'entendre jouer du piano. Chacun va apporter a l'autre la confiance qui lui manquait pour élargir ses horizons. A mesure que la musique se fait entendre, les deux êtres se rapprochent et s'harmonisent jusqu'à la confection d'un merveilleux album... Un très beau film qui rend gai et qui nous rappelle l'importance des rencontres et des petites choses de la vie. La bande originale est très belle d'autant que les acteurs sont aussi chanteurs, auteurs et compositeurs.
Réalisateur : John Carney, Acteurs : Glen Hansard, Markéta Irglovà http://www.oncethemovie.com/ |
Publié le Vendredi 16 novembre 2007 à 11:39
Par cjcenvadrouille
 | Une jeune femme arrive dans un village, entre dans une épicerie, elle a dans sa poche une petite annonce pour une place de bonne (annonce qui date de plus de 20 ans). Un moment de vie somme toute banal qui pourtant a une part de rêverie, de féerie, de terreur comme un conte de Charles Perrault ...
Quand Mimi sonne à la porte, c'est un souffle de vie qui entre dans ce magasin ... un souffle qui ressemblerait plutôt à une tempête et qui bouleverse alors les habitudes et les pensées de chaque personnage, en particulier des deux gérants : assez âgés, ils semblent enfouis dans leur habitudes, dans la monotonie.
La nuit ouvre la porte aux rêves, aux rires, aux peurs, aux questions, à des moments de magie, de sensibilité, de violence ... d'incompréhension .... Chacun nous fait entrer dans un monde imaginaire .... difficile de savoir si c'est l'imaginaire d'un des personnage ou un monde créé par l'ensemble de cette "nouvelle petite famille" ce qui est certain c'est que ça marche, on entre dans ce qui est proposé, et on a les yeux grand ouverts et le plus souvent, un sourire aux lèvres.
J'ai trouvé que cette pièce était jouée merveilleusement bien, les personnages sont crédibles dans chacune de leurs facettes : un peu usés dans leur vie de tous les jours, affolés par leur peur, ou émerveillés par la découverte de leur coté léger, leur envies. La mise en scène est toute aussi réussie. Elle utilise aussi bien des moyens techniques évolués (avec quelques vidéos projetées qui font partie du décor) que des choses toutes simples qui grâce au jeu excellent des acteurs semblent réelles (comme un simple drap représentant un radeau qui nous transporte vers une fête foraine) J'ai besoin de vous dire que j'ai adoré ?
La Fille de 18 heures 32 est jusqu'au 1er décembre 2007 à l'Etoile du Nord (Paris 18) |
Publié le Mercredi 14 novembre 2007 à 21:06
Par cjcenvadrouille
 | Impressionnés par l’étendue des thèmes abordés dans ses chansons, le chanteur parvient à nous faire passer d’un style a l’autre avec facilité sans se disperser ni perdre sa personnalité ou la percussion des textes, et réussit à apporter une touche personnelle à chacun des thèmes : les chansons légères sont amusantes, surprenantes …. Les chansons un peu dures touchantes … et les sketches – intermèdes entre les chansons - contrastent avec une idée qu’on pourrait se faire de lui. Et tout cela sonne juste à nos oreilles. On pense juste qu’il a dû être traumatisé par les speakerines quand il était petit mais on lui pardonne bien volontiers. Hervé Domingue et son ours en peluche Albert nous content des histoires et on en redemande. Pour ne rien gâcher, le monsieur est charmant et charmeur (un peu trop « beau gosse » selon Jicé mais depuis quand il peut juger ) Pour écouter Hervé Domingue, allez sur son site : http://www.hervedomingue.com/ ou allez le voir au Théâtre Michel Galabru … |
Publié le Mercredi 14 novembre 2007 à 18:48
Par cjcenvadrouille
| Mauvaises ? Vous êtes sûr ? Nous avons découvert ces duettistes il y a plus d’un an au Théâtre du Lucernaire. C’est avec plaisir que nous les avons retrouvées sur la scène des Mathurins. Patricia Clément et Martine Thinières retracent 6 siècles de musique avec leur violoncelle en un peu plus d’une heure. Mais elles ne font pas que ça. Le burlesque est au cœur du spectacle. Les morceaux de musique sont entrecoupés de sketchs en blanc et rose. Courez vite voir ces demoiselles sur scène, vous passerez un agréable moment. Pour la petite histoire, nous avons un véritable coup de cœur pour ce spectacle qui est le premier d’une longue liste de spectacles que Jicé et moi partageons depuis, sur la Capitale et ailleurs.  |
Publié le Mardi 13 novembre 2007 à 11:04
Par cjcenvadrouille
| Dimanche soir nous étions au Petit Gymnase pour écouter Marie Dauphin. Peut-être vous souvenez vous d'elle, nous pas du tout. C'est l'interprète du générique de Clémentine et de Bibifoc. Elle animait Récréa2 dans les années 80. Tout ça ne nous rajeunit pas... Le spectacle "Marie Dauphin se fait la belle" tourne depuis trois ans dans différentes salles parisiennes ou de province. Marie Dauphin se transforme devant nous de ménagère en bombe sexuelle. Le monde de Marie est fait de bulles, d'arbre "géné par la logique", de coeurs coffres-forts, etc. Il y a de très beaux moments poétiques malheureusement il y en a aussi de plus gênants, de plus lents. Le spectacle oscille trop entre un monde enfantin et un monde adulte. De ce fait, des chansons qui pourraient être amusantes sont empreintes de vulgarité. Dommage ! Marie Dauphin est accompagnée par le guitariste Paul Galiana. Nous avons beaucoup apprécié son jeu et ses interventions. Vous trouverez toutes les informations sur Marie Dauphin sur son site : www.mariedauphin.com | | |
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