Deux curieux vous racontent leurs vadrouilles parisiennes, franciliennes, françaises, internationales , littéraires, cinématographiq ues, théâtrales ...
CITATION DU MOMENT :
Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes. Paul Morand
LIVRE S EN COURS :
- La découverte de la lenteur de Nadolny
- Gamines
PROCHAINES VADROUILLES :
- Musica nuda
- Chirico au MAM
PROCHAIN S ARTICLES :
euh là on est plus qu'en retard mas promis, on reviendra écrire un jour !
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Publié le Mercredi 23 janvier 2008 à 14:06
Par cjcenvadrouille
1980. De Mortange, ex-homme politique et érudit, marie sa fille à Michel, fils d'immigrés qui a fait de grandes écoles. Lors du dîner de fiançailles, il se met à l'écart avec son gendre pour discuter de la présentation de Coluche aux élections présidentielles. Monsieur de Mortange soutient cette candidature tandis que Michel la condamne. Cela va être le point de départ d'une discussion sur la société, les ambitions politiques, le théâtre et bien sûr l'amour. Plus qu'intelligente cette pièce est avant tout écrite pour nous dire : réfléchissez, ne vous laissez pas prendre par les apparences, voyez au-delà de votre vie d'être unique dans une société humaine...
Tout comme Magritte avec son tableau "Ceci n'est pas une pipe" qui montrait la trahison des images, de Mortange à travers l'Eglise, le Tribunal, la vie politique et le théâtre, montre la trahison des symboles et des rituels de notre société. Tandis que le théâtre représente les choses et dit qu'il le fait, les pouvoirs séculiers et temporels créent des rituels faux afin de créer un respect virtuel. Le théâtre a ainsi été longtemps interdit ou molester en raison de sa trop grande similitude avec les jeux politiques et religieux. Selon la thèse de l'auteur, aujourd'hui, ce n'est plus le cas puisque le théâtre ne serait fréquenté que par une classe supérieure qui vit de cette supercherie. La candidature de Coluche serait donc huée non pas en raison de la ridiculisation de la vie politique mais parce qu'elle met en lumière ce qu'on veut cacher c'est-à-dire la manipulation des foules. Géniale analyse politique !
Nous vous conseillons vivement cette pièce qui outre son côté très intelligent est très bien mis en scène et très bien interprétée, tout est juste ! En plus, on en sort plus intelligent qu'en y entrant, c'est donc l'effet inverse d'une soirée télé (comprend qui veut !)
Théatro, écrite par Stavros Bratsiotis, jouée par Stavros Bratsiotis et Stéphan Imparato A l'Aktéon Théatre, Paris 11 jusque fin mars 2008. Prix des places 10-16 € ou billetreduc
Pour plus d'informations : http://www.myspace.com/merdedutheatre
Publié le Mercredi 23 janvier 2008 à 09:37
Par cjcenvadrouille
François de Seyrieuse se partage entre la vie avec sa mère à la campagne et Paris. Un jour, il rencontre le Comte et la Comtesse d'Orgel. Pour faire une plaisanterie à un ami, ils jouent à être très proches. Petit à petit, une véritable amitié se forme. François est attiré par le charisme du Comte et s'éprend petit à petit de la Comtesse. Partagé entre l'amitié et la passion, il profite des moments doux sans tenter quoique ce soit pour vivre sa passion. Cependant, la Comtesse se rend peu à peu compte que ce qu'elle avait pris pour une profonde amitié envers François était de l'amour inavoué.
Le bal du Comte d'Orgel a été écrit par Raymond Radiguet à 18-20 ans. Il n'avait pas terminé de le corriger quand il a été emporté par la fièvre typhoïde. C'est son ami, Jean Cocteau qui le fit, ce qui lui valu le reproche de ne pas conserver assez de Radiguet et d'avoir fait de l'oeuvre un "très bon Cocteau". Que ce soit réel ou non, il est impressionnant de découvrir les oeuvres de Radiguet en les mettant en relief avec sa jeunesse. Il décrit les sentiments avec tant de précision qu'on pourrait croire à beaucoup d'expérience.
 | Il écrit à propos de son livre : "Roman où c'est la psychologie qui est romanesque. Le seul effort d'imagination est appliqué là, non aux évènements extérieurs, mais à l'analyse des sentiments. Roman d'amour chaste, mais aussi scabreux que le roman le moins chaste. Style : genre mal écrit comme l'élégance doit avoir l'air mal habillée. Côté "mondain". Atmosphère utile au déploiement de certains sentiments, mais ce n'est pas une peiture du monde; différence avec Proust. Le décor ne compte pas." |
J'ai sans nul doute préféré Le diable au corps qui raconte la découverte de l'amour d'un jeune homme avec une femme mariée d'expérience. Mais, Le bal du Comte d'Orgel reste un chef d'oeuvre à lire.
Publié le Mardi 22 janvier 2008 à 11:26
Par cjcenvadrouille
Nous sommes retournés sur les bancs de la fac pour apprendre des choses sur la lumière, les solstices, les équinoxes, etc. et se convertir à une nouvelle religion dédiée à Marcel Proust, le proustianisme dont le prêcheur en chef est Bastien Lucas. Après des études de musicologie, il retrouvait ce lieu de savoir pour présenter son premier album Essai. Auteur, compositeur, interprète, Bastien Lucas sait aussi tenir une scène. Il avait invité à cette occasion une violoncelliste ( http://www.myspace.com/katrinwaldteufel), un poète (http://www.matthiasvincenot.net/accueil.php) et un autre chanteur (www.louysar.com). L'univers de Bastien Lucas ressemble beaucoup à celui de William Sheller (http://www.universheller.net/) ou à celui de Mathieu Boggaerts (http://www.mathieuboogaerts.com/ ou http://www.myspace.com/boomat). Sa voix est assez proche de celles des deux chanteurs et le son du piano joue dans ce sens aussi. Les textes de Bastien Lucas sont très bien écrits (on peut les lire sur le site) tout comme les leurs. En juin 2006, Le Grand Prix Claude Lemesle lui est décerné pour le titre "Comme à la guerre". Un an plus tard, son album reçoit le coup de coeur de l'Académie Charles Cros.
Au lieu de continuer à me lire, allez plutôt l'écouter : http://www.bastienlucas.com/ et http://www.myspace.com/bastienlucas

Publié le Jeudi 17 janvier 2008 à 12:21
Par cjcenvadrouille
George Orwell l'a fait, en 1948, il a écrit un roman : 1984 (il a inversé les deux derniers chiffres). Il faut donc bien voir dans ce titre, une vision du futur dans l'imagination d'un écrivain.
On découvre cette société, en suivant la vie de Winston Smith, un homme d'une trentaine d'année, qui travaille au Ministère de l'amour. Répression, absence de liberté, de plaisir, de loisir, de relation entre homme et femme, entre parents et enfants, entre voisins, entre amis .... Voilà les quelques thèmes qui caractériseraient au mieux le monde de 1984. Le monde est sous l'emprise d'une guerre sans fin, qui doit rester la motivation de chaque individu.
Plus généralement encore, la force de cet Etat totalitaire est le contrôle de l'esprit, des gestes, du présent, de la mémoire, du passé, finalement de la vie de chaque personne.
 | Big Brother, c'est lui, enfin plutôt cette représentation du pouvoir qui contrôle tout. Partout, dans les espaces publics et privés, des télécrans surveillent les gens et cherchent chaque personne qui aurait un comportement suspect : un sourire, une grimace, un tremblement, une parole douteuse. Mais ce n'est pas tout, les enfants sont éduqués pour surveiller leurs parents et les dénoncer au moindre faux pas, au moindre signe qui pourrait être une sortie des chemins prévus par Big Brother. La notion de plaisir n'existe pas, que ce soit par les loisirs qui sont contrôlés, par les relations amoureuses qui sont interdites et pointées du doigts par le système éducatif comme tous les rapprochements physiques autre que pour le boulot. Le mot amour, plaisir a aussi été supprimé du dictionnaire. |
Eh oui, pour un meilleur contrôle, un nouveau dictionnaire est créé, il permet de supprimer les mots inutiles au fur et à mesure, pour que la notion même de ce qui est interdit soit supprimée.
Mais la plus forte manipulation de cette société est peut être le contrôle de la mémoire, celle des gens, mais aussi la mémoire écrite dans les journaux, les romans, les rapports en tout genre : tout est réécrit et modifié pour que la seule vérité soit celle de big brother et que rien ne puisse contredire le fait qu'il a toujours raison et a toujours eu raison.
«Vous ne possédez rien, en dehors des quelques centimètres cubes de votre crâne.»
Dans cette société, où chaque personne semble manipulée, Winston se pose des questions et commence à douter : il ne réussi pas à être heureux à chaque victoire de l'armée de l'Océanie (le nom de l'état où il vit), il se rappelle d'une époque du passé ou tout était mieux ... où il semblait plus libre, il ne comprend pas pourquoi les gens oublient tout d'une journée à l'autre .... et se rend compte que le travail qu'il fait n'est qu'une manière de mentir, et créer une grande supercherie.
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Mais, il sait aussi qu'il doit cacher chacune de ses émotions et chacun de ses doutes, s'il ne veut pas être arrêté par la police de la pensée. Cette police a pour rôle, de traquer les personnes qui pourraient déstabiliser l'équilibre, remettre en cause le pouvoir, en n'étant pas à 100% d'accord avec les idées du parti. Pour cela, ils torturent les "criminels" et les font disparaître : physiquement, mais aussi de l'histoire, en supprimant chaque document qui pourrait prouver que cette personne a existé le but étant aussi de faire disparaître cette personne de l'esprit de la population : faire disparaître quelqu'un qui n'a jamais existé, voilà où est la subtilité, n'est pas vraiment critiquable, voilà où est leur subtilité.
Mais voilà, un jour, Winston reçoit un mot secret, déposé dans sa main ... un mot d'amour. Ca confirme tout ce qu'il avait en tête, il n'est pas le seule à douter des principes qu'on lui a appris, l'amour existe .... et avec tout ça, les relations entre les gens ... et même pourquoi pas, une Fraternité qui pourrait se révolter.
Je n'en dirais pas plus sur l'histoire de 1984, et sur cette histoire d'amour naissance entre Winston et Julia, une histoire bien sûr impossible, interdite .... Une relation entre deux, qui est en même temps, une relation contre tout le parti. J'ai beaucoup aimé ce livre, qui est très bien écrit, et construit. Même si on ne peut qu'être contre la théorie élaborée, la manière dont le parti arrive à contrôler la population, à garder le pouvoir, je suis impressionné par la solidité de ce qu'a écrit orwell. Un monde improbable et pourtant qui se tient, une réflexion politique et économique réfléchie et approfondie, un monde horrible et pourtant, à propos du quel il est difficile à dire : ça n'arrivera jamais. Mais il n'y a pas que le coté politique, et social qui m'a plu, c'est aussi la relation entre ceux deux personnes, cet amour interdit : cette affirmation de liberté, cette manière de profiter de chaque instant, qui nous paraît presque normal, et qui est pourtant pour eux quelque chose d'exceptionnel et de précieux.
Le fait de pouvoir se balader main dans la main, de dormir ensemble, de s'aimer .... de boire un café chaud ... Ce roman permet aussi une réflexion sur le rôle des écrits, de l'histoire, du maintien des souvenirs, du passé. On voit que sans ces souvenirs, ce moyen de comparaison, plus rien n'est possible, on a besoin d'élément de comparaison pour pouvoir réfléchir, et être critique. Je voulais le lire depuis assez longtemps, et je ne suis pas déçu !
Pour toute information sur l'auteur ou son oeuvre : http://fr.wikipedia.org/wiki/1984_(roman)
Publié le Jeudi 17 janvier 2008 à 11:17
Par cjcenvadrouille
Philippe Claudel, en 2003, signait un livre qui reçut le prix Renaudot (1ère fois pour les Editions Stock) puis le prix des Lectrices de Elle 2004. En 2005, les Âmes grises sortaient au cinéma. Philippe Claudel a lui-même scénarisé son roman.
L'histoire : 1917, une petite fille de 10 ans, Belle de Jour, est retrouvée assassinée sur le bord du canal d'un village proche des lignes de combat de la grande guerre. Le juge Mierck est chargé de l'instruction et le Colonel Matziev de l'enquête. Le narrateur est un policier obnubilé par cette "Affaire". Peu à peu les indices se forment contre l'ancien procureur Destinat qui habite "le Chateau" tout près du canal. Ce roman plus qu'une histoire est avant tout une galerie de personnages. Le fil conducteur reste l'enquête du policier-narrateur mais le but du roman est de montrer que les apparences sont trompeuses, que nul n'est entièrement bon, ni entièrement mauvais...
Après avoir eu un peu de mal à entrer dans le roman, j'ai été happée par la façon d'écrire de Philippe Claudel. Il a un style très agréable et le suspens est au rendez-vous. Les descriptions de personnages sont limpides et n'alourdissent pas la narration. La vie à deux pas de la guerre avec les culpabilités ou les profits de ceux qui restent, est bien rendue. Le roman est froid à souhait, tout est gris, triste, morne ...
"Les salauds, les saints, j'en ai jamais vu. Rien n'est ni tout noir, ni tout blanc, c'est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c'est pareil... T'es une âme grise, joliment grise, comme nous tous..."
Les âmes grises de Philippe Claudel, Stock, 2003.
Pour plus d'informations sur l'auteur : http://www.philippeclaudel.com/ Pour plus d'informations sur le film : http://wwws.warnerbros.fr/lesamesgrises
Publié le Mardi 15 janvier 2008 à 13:16
Par cjcenvadrouille
La musique classique est un enchantement pour qui se laisse emporter. Nous avons vu l'Orchestre National d'Île de France pour la seconde fois en concert. La première fois, nous avions eu la chance d'avoir une représentation orchestrée par Yoel Levi qui est le chef d'orchestre principal. Cette fois, Jean Deroyer menait la danse.
Le thème du concert était les contes de fées. Nous avons écouté du Ravel, Ma mère l'Oye et Tzigane, Ernest Chausson, Poème et Albert Roussel, Le festin de l'araignée. La violoniste, Mayuko Kamio, joue magnifiquement bien même si sa façon de jouer et ses mimiques gâchaient quelque peu son interprétation. Elle jouait sur un Stradivarius de 1727 qui lui a été prêté. Le son de ce violon est incomparable même pour des néophytes comme nous. C'était un très beau moment.
La salle Gaveau spécialement créée pour des concerts de musique classique mais davantage pour le piano et la musique de chambre que pour les orchestres, rend un son magnifique. Seul petit hic, les places en balcon-orchestre ne sont pas très confortables. Le décor de la salle n'a rien d'extraordinaire à part un grand orgue qui trône dans le fond de la scène.
Vous pourrez retrouver toutes les informations sur cette salle (historique, programmation, etc.) sur http://www.sallegaveau.com/.
Pour connaître les prochaines dates de concert ainsi qu'avoir des informations sur l'Orchestre, les chefs d'orchestre et les musiciens : http://www.orchestre-ile.com/
Publié le Mardi 15 janvier 2008 à 12:01
Par cjcenvadrouille
 | Jeudi soir vadrouille programmée dans le 13ème pour aller voir Trainspotting au théâtre. Un de nous a vu le film et l'autre non. Comme nous faisons bien les choses, nous allons découper nos points de vue (une fois n'est pas coutume) pour permettre à ceux qui n'ont pas vu et à ceux qui ont vu le film de se faire une petite idée... Par contre, on ne vous dira pas qui a vu le film même sous la torture  |
Avis de celle qui a vu le film :
Bon, il est vrai que je partais intriguée et pas très neutre vu que j'ai adoré le film. Je me demandais comment la mise en scène pouvait me faire retrouver l'ambiance ou si justement le metteur en scène voulait faire un "nouveau" Trainspotting... On entre dans la salle, toute neuve apparemment, et sur la scène, deux blocs blancs et une toile de fond où on imagine que des images vont défiler. Soit... Là, on voit apparaître un oeil, tiens tiens, ça ressemble à un autre film sur la drogue ça ... et là le comédien qui fait Mark apparaît. Oh surprise! Il a un faux air d'Ewan Mac Gregor qui jouait dans le film de Danny Boyle ... Bon à part ça, la pièce c'était le film mais en moins bien, bah oui pas les mêmes techniques au cinéma et au théâtre. Je suis restée sur ma faim et je me suis surtout un peu ennuyée. Je ne pense pas que ce soit dû aux acteurs qui sont somme toute assez bons (surtout celui qui joue le rôle de Spud. Il maîtrise parfaitement la technique du tremblement de manque et de speed). J'ai surtout été déçue par la mise en scène. Malgré quelques bonnes idées, on s'ennuie et du coup on pense au film et donc bah on se rend compte que chaque mot du film est repris. La pièce n'apporte rien de neuf et c'est dommage ! C'est comme faire de la paraphrase ! Bah oui, rien de neuf ! Ce qui est gênant c'est le résultat quand on sait que Trainspotting était à l'origine une pièce de théâtre jouée à Londres. Une autre chose m'a gênée, c'est de prendre un peu les spectateurs pour des idiots même si je pense que c'était pour bien faire. L'histoire est censée se passer en Ecosse, il y ait fait allusion plusieurs fois et là on nous parle d'ANPE. Certes, nous n'avons pas le monopole des agences pour l'emploi mais pourquoi utiliser le sigle français ? Bon enfin tout ça pour vous dire, que sans regretter d'y être allée, je n'ai pas accroché à cette "interprétation du film". Avis de celui qui n'a pas vu le film :
Sous couvert d'anonymat donc, voici mon avis, l'avis de celui qui n'a pas vu le film. Quelque chose me dit, que des indices sont laissés trop nombreux pour qu'on ne puisse deviner qui est qui.
Enfin, trêve de bavardage, voici ma vision de cette pièce, mon avis, enfin ce qui m'est passé par la tête en la regardant. Déjà, la scène est organisée de manière assez minimaliste avec juste deux objets, deux sortes de caisses blanches sur la scène elle même, et un rideau presque transparent. Les caisses vont servir au gré des besoins de la mise en scène, ce qui apporte je trouve une touche d'ingéniosité, mais aussi un travail sur l'imagination : le monde réel, et le monde imaginaire qui va bien avec le sujet. De même, le rideau va servir à séparer les personnes qui sont en transe, drogués ... et qui errent dans un monde qui n'est pas tout à fait réel. J'ai trouvé les comédiens bons et convaincants, avec une mention particulière pour celui qui joue le rôle de Mark qui est un très bon narrateur, et pour celui qui joue le rôle de Spud qui étonne par son coté speed, et tremblant, à la limite de ce qui semble faisable et humain.
Malgré tout ces points positifs, l'ensemble de la pièce ne m'a pas entièrement convaincu, il manque quelque chose, un peu de rythme pour garder l'attention du spectateur tout au long de l'histoire, et des transitions plus franches pour montrer les moments ou Franck est drogué. J'ai trouvé que si les autres comédiens savait très bien, a leur façon montrer les effets de la drogue, permanent le temps de la pièce pour certains, lui ne semble pas transporté par ce qu'il prend. Je me suis retrouvé à un moment ou deux perdu, ne sachant pas s'il était retombé ou pas ... enfin, il est difficile de vivre et de croire au fait qu'il va s'en sortir, si on ne croit pas vraiment à son état de dépendance et d'euphorie.
En fin de compte, j'ai aimé les détails de la pièce ... mais pas complètement la pièce dans son ensemble. Alors, je vous recommande d'aller voir .... le film, si comme moi vous ne l'avez pas vu, et d'aller tout de même voir la pièce, si comme moi vous êtes assez curieux pour ne pas être déçu par une pièce dont on ressort avec un avis mitigé.
Trainspotting écrite par Gauthier JURGENSEN, mis en scène par Armelle de Vismes, avec Amayack, Tewfik Bensnoussi, Benoît Berthon, Adry Lagin, Xuan-Lan Tran, Pascal Lifschutz, Marjolaine François au Théâtre Azimut jusque début février. Pour réserver : Billetreduc http://www.billetreduc.com/19522/evt.htm Pour avoir des infos sur le film : http://fr.wikipedia.org/wiki/Trainspotting
Publié le Mardi 15 janvier 2008 à 10:04
Par cjcenvadrouille
 | Connaissez-vous Paul Claudel ? C'est le frère de Camille Claudel, sculpteur qui a fait plusieurs bustes de son petit frère. C'est surtout un auteur de pièces de théâtre dont Georges Brassens fait mention dans sa chanson "Misogynie mise à part". Quelle culture me direz-vous... Bah non en fait parce que je n'ai jamais lu un seul Paul Claudel. Alors là comme on avait l'occasion de voir une pièce L'Echange au TOP, théâtre que nous commençons à connaître puisque nous y sommes allés plusieurs fois écouter du jazz, des contes et voir une pièce de Molière, on a sauté dessus.
Paul Claudel (1868-1955), alors tout jeune ambassadeur aux Etats-Unis, décrit dans cette pièce la manière dont il perçoit ce nouveau continent à travers l'histoire d'un jeune couple français qui s'y installe plein d'espoir. Le mari, Louis Laine, métisse indien, ne veut pas perdre sa liberté et est très attiré par l'argent. Sa femme, Marthe, l'a suivi en abandonnant tout et souhaite une vie de couple épanouie. Laine est employé par un riche couple d'américain, une actrice et un vieux businessman,Thomas Pollock, pour qui toute personne et toute chose a une valeur. Ce dernier propose d'acheter Marthe à son mari. Laine accepte la proposition. En parallèle, Laine a une liaison avec l'actrice. L'atmosphère de la pièce est pesante et lourde de sous-entendu d'adultère qui ne présage guère une fin heureuse. Le metteur en scène, Yves Beaunesne, a choisit le texte initial de 1893. Les mots et les phrases sont lourds, très imagés. L'Echange nous fait goûter, au plus près, à la quête éperdue de liberté en passant par l'oeil d'un jeune français sur le pays de tous les possibles qu'était l'Amérique. La pièce met le doigt sur les différences culturelles entre français et américains, mari et épouses, entre femmes française et américaine, entre jeune épris de liberté et vieux connaissant l'importance d'avoir une compagne dévouée et aimante. La mise en scène est très bonne et audacieuse et les comédiens semblent s'approprier un texte par moment très complexe et lourd. Si vous aimez le théâtre classique, vous pouvez y aller. Pour les autres, je ne suis pas sûre que L'échange soit une pièce des plus accessibles.
L'échange écrit par Paul Claudel, mis en scène par Yves Beaunesne, interprété par Nathalie Richard, Alain Libolt, Julie Nathan et Jérémie Lippmann. Au TOP, le mardi 15 et vendredi 18 janvier 2008.
Pour en savoir plus sur Paul Claudel, http://www.paul-claudel.net/ |
Publié le Dimanche 13 janvier 2008 à 00:24
Par cjcenvadrouille
| Hier, nous avons une des plus belle pièces qu'il nous a été donné de voir. "C'était moi" raconte l'histoire de Mona : Mona, la fille rebelle, Mona, la soeur détestée, Mona, l'amoureuse, Mona, la cultivée, Mona, la femme de 45 ans qui se sent vieillir, Mona, la divorcée, Mona la blessée, Mona, l'alcoolique... Mona, c'est la personne qui sait qu'elle a un problème et qui le cache aux autres, par pudeur, par refus de l'amour et de l'aide qu'on pourrait lui apporter. C'est la personne qui au moment de vouloir réellement s'en sortir, s'enfonce dans le noir profond de la mort. Je n'ai pas envie de vous décrire plus que ça l'histoire de cette pièce. J'ai juste envie de dire que Mona, c'est tout ça et c'est encore bien plus. Une femme, belle, qui vieillit et qui a choisi pour amant secret, l'alcool !
Cette pièce m'a chamboulée au plus profond. Non seulement elle est très bien écrite, très intelligente, mais en plus elle parle de la destruction de soi de manière banale et donc plus forte à travers l'histoire de Mona. La comédienne, Dominique Constantin, est génialissime mais vraiment génialissime. Tout en elle m'a plu, son interprétation bien sûr, mais aussi sa grâce, sa féminité, sa beauté de femme mûre, sa voix... On ne peut que la croire dans les différentes facettes de Mona. Elle n'a pas besoin de texte pour faire passer tous les sentiments que ressent le personnage. Mais attention, il ne s'agit pas d'une pièce triste. Certaines expressions et répliques sont très drôles. De même, le personnage de la soeur de Mona est caricatural à souhait. Banlieusarde bourgeoise, elle déteste sa soeur qui l'a toujours éclipsée en présence de ses parents et de tous les autres.
C'était moi, Auteur : Jean Bois, Comédiens : Jean Bois, Dominique Constantin, Elisabeth Maby, Rémi Préchac.
Ils sont au Passage vers les étoiles (Paris 11) du mardi au samedi jusque fin février.
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Publié le Jeudi 10 janvier 2008 à 11:02
Par cjcenvadrouille
On veut vous parler doublement du concert de mardi soir: d'une parce qu'on parle de (presque) tout ce qu'on va voir, ça c'est déjà une super raison, et de deux parce qu'on a eu un coup de coeur pour cette chanteuse. Elle s'appelle "Ma p'tite Lili". Voici son histoire (rédigée par elle-même) :
 | "Ma p’tite Lili compose ses premières chansons vers l’âge de 14 ans dans une chambre du 8ème étage d'un HLM de Massy, dans la banlieue sud de Paris ; toute seule avec sa guitare que ses parents avaient eu du mal à payer. A 19 ans, elle abandonne tout et range sa jolie guitare dans sa grosse boite noire, y enfouit ses papiers griffonnés de mots et notes de musique mélangés ainsi que ses chansons trop maladroites et enfantines. Ce n’est qu'une décennie plus tard, et oui ce fut très long, qu’elle reprend goût et envie à la musique, comme un souffle enfouit qui ressucite, explose et bouscule sa vie !!! C’est un ami qui, par hasard, a perçu le grain de sa voix et lui propose de chanter dans un groupe de reprises Pop/Rock nommé "Come Back"... Elle accepte et tout redémarre. Elle dépoussière sa guitare, apprivoise sa voix en prenant des cours de chant pendant 1 an dans un conservatoire de banlieue est-parisien. La musique renaît en elle comme une flamme, ainsi que sa passion !!! Son seul regret dorénavant : c’est de l’avoir laissé dormir pendant toutes ses années !!! On n'a qu'une vie, enfin quoi !! Ses inspirations, c’est au jour le jour, c’est surtout quand elle le sent et ça lui sort telle la lave d'un volcan ! Chaude, bouillonnante et débordante !! Parallèlement à cela elle va chanter 6 mois dans une comédie musicale, pour finalement abandonner, car elle se rend compte que ce n’est pas pour elle «pas son truc, pas dans ses tripes» comme elle dit. En Mars 2006, elle intègre, le groupe OOMOX, groupe de compositions et reprises Blues/Rock, elle aime beaucoup ce qu’ils font et ce qu’ils sont, elle se sent bien avec eux. Aujourd’hui, avec le soutien de son entourage, elle se décide enfin à faire partager ses chansons et elle fonce, elle fonce tout droit, plus rien ne l’arrête. Mais où me direz vous ?? Inch' Allah Ma P'tite Lili... Dieu seul le sait... mais ça ce n’est pas grave, elle se fait plaisir, et fait plaisir aux gens. Ses chansons et sa voix, sont le reflets de sa douceur, sa sincérité et de la force qui l’anime…."
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Ce petit bout de femme nous a conquis par ces mots, par sa voix, par sa personnalité. De la gentillesse sort d'elle naturellement et on adÔre les gens gentils et on adÔre encore plus les gens qui ont du talent. Alors vous imaginez ! On attend plus qu'une chose la revoir et de nouveau écouter ses chansons (oups ça fait 2). En parlant de chansons, les textes sont drôles, intelligents et quelquefois très émouvants. Les thèmes vont de l'interdiction de fumer au bonheur du départ de son ex, de la perte d'un amour à la découverte d'un autre, du racisme au viol (oui là ce sont les thèmes vraiment pas gais du tout mais c'est écrit avec pudeur ou violence lorsqu'il le faut mais toujours avec justesse). On aime sa manière de faire l'ingénue, d'être coquine, d'être révoltée... Bon pour aller la voir (bah oui avec tout ça si vous avez l'occasion de la voir et que vous n'y allez pas on ne comprend pas !) : - 12 janvier 2008 à 21h au Cancan (Paris 18) - 17 janvier 2008 à 20h30 à La grange aux belles (Paris) - 6 février 2008 à 19h30 à La Pinte -Pub Odéon (Paris 6) - 22 mars 2008 à 20h30 au Théranga (Paris 17) - 28 juin 2008 à Garches (92)
Publié le Lundi 07 janvier 2008 à 23:30
Par cjcenvadrouille
 | Une rencontre, une histoire, une découverte de la danse, une amitié ... la complicité ! C'est leur histoire que ces deux danseurs vont interpréter, vivre grâce à leur chorégraphie, à la danse et à la musique.
Plus que les étapes et les instants de leur vie, ce sont les émotions qu'ils font passer qui nous ont touchés. Il suffit de passer quelques minutes devant ce spectacle, pour être séduit par la beauté du spectacle et des danseurs, impressionné par leur prestation alliant la force, la fluidité, la souplesse. Homme ou femme, je pense qu'on est dès l'ouverture du rideau impressionné et admiratif par le physique de ces deux danseurs, l'image d'un corps parfait. Cette impression s'étoffe au fur et à mesure du spectacle, ou chaque mouvement de la chorégraphie est l'oeuvre d'un artiste et l'exploit d'un athlète.
Dans la première partie du ballet, les deux hommes découvrent la danse. Ils évoluent au rythme de la musique d'Art Zoyd. une chorégraphie tribale donne toute sa dimension à la joie de cette découverte. La seconde partie est davantage mystique. Les âmes des danseurs se rejoignent pour nous montrer la beauté et la pureté des mouvements et des corps. La musique de Philip Glass (qui a signé récemment la musique du film "Les animaux amoureux") est superbe.
Pour plus d'informations - sur le spectacle, la chorégraphie et les danseurs des Âmes frères : www.julienlestel.com - sur la musique de Philip Glass : www.philipglass.com - sur la musique d'Art Zoyd : www.artzoyd.com |
Publié le Lundi 07 janvier 2008 à 22:30
Par cjcenvadrouille

Quatre loufoques entrent en scène en dodelinant avec une clarinette à la bouche. Ca peut faire peur mais ça fait surtout rire ! Musiciens et aussi clowns, comédiens, jardiniers, gâteau d'anniversaire, poules qui pondent des rubycub, éléphant, vampires, extraterrestres, fantômes ... vous pouvez être sûrs qu'ils se mettent en quatre pour faire rire leur public qu'il soit haut comme une clarinette ou comme une super grande clarinette-basse (seuls ceux qui ont vu ou iront voir le spectacle comprendront...). Bien sûr ils ne sont pas uniquement là pour nos zygomatiques, ils sont aussi sur scène pour enchanter nos oreilles et nous faire redécouvrir des musiques classiques ou moins classiques mais toujours connus par le son de leurs clarinettes et clarinettes-basses. Leur spectacle fourmille de petites idées plus originales et surprenantes les unes que les autres. Le temps passe très vite avec ces quatre personnages hauts en couleur et leur personnalité bien personnelle. Une mention spéciale pour l'interprétation de My reality à la clarinette qui nous a beaucoup fait rire et à l'éléphant de cirque. En tout cas nous grands enfants d'une vingtaine d'années (pas de commentaire !) ou petits enfants de 5-6 ans (il y en avait quelques-uns autours de nous mais on a survécu) nous avons tous ri en choeur et étions tous émerveillés par la musique. Vous retrouverez Les Essoufflés du 10 au 13 janvier 2008 au Théâtre Le passage vers les étoiles (Paris 11), le 2 février 2008 au Centre culturel de Laval (53) et cet été au Festival d'Avignon. Pour tout autre renseignement, www.lesessouffles.com
Publié le Lundi 07 janvier 2008 à 10:16
Par cjcenvadrouille
J'ai chipé à ma soeur, inconditionnelle d'Erik, La révolte des accents, troisième ouvrage de l'auteur sur la langue française. Dans le premier, La grammaire est une chanson douce, nous faisions connaissance avec Jeanne et son frère Tom mais aussi avec les mots, les noms et les phrases. Dans le second, Les chevaliers du subjonctif, Jeanne apprenait la valeur de la conjugaison et la manière dont le subjonctif nous permet de rêver et d'imaginer. Dans ce dernier ouvrage, Jeanne part à la recherche des accents qui faute d'être respectés et utilisés, décident de fuir. Ils rejoignent les épices et les comédiens en Inde parce que les accents sont comme les épices qui rajoute du goût à la cuisine et comme les artistes qui donnent du rêve et du relief à la vie quotidienne, ils dynamisent et rendent plus belle la langue française. Jeanne les retrouve donc en Inde où elle rencontre un Hindou qui travaille à distance pour la ville de Brest et où elle retrouve Tom qui avait fui l'Île lui aussi.
 | " Depuis quelques temps, les accents grognaient. Ils se sentaient mal aime, dedaignes, meprises. A l'ecole, les enfants ne les utilisaient presque plus. Les professeurs ne comptaient aucune faute quand, dans les copies, ils etaient oublies. Chaque fois que j'en croisais un dans la rue, un aigu, un grave, un circonflexe, il me menaçait. [...] Une greve, allons donc ! Et qui ça derangerait, une greve des accents ? [...] - Chaque langue a sa logique, Don Luis. Libre à l'anglaise et à l'americaine de vivre sans accents. Mais toi, tu nous as trahis. Dorenavant, c'est la guerre. [...] Nous avions moins écouté l'histoire de Don Luis que frissonné en entendant ces phrases auxquelles manquaient les accents : leur absence éteignait les mots. On aurait dit que notre langue française avait, soudain, perdu tout élan, tout éclat, toute lumière." |
Monsieur Orsenna m'avait habituée à mieux. J'ai été déçue par l'histoire et je suis restée sur ma faim concernant la connaissance de la langue française. J'avais trouvé que l'idée était géniale d'écrire des histoire permettant d'appréhender des règles de grammaire de manière imagée et donc de manière moins stricte et ennuyeuse, moi qui déteste les règles ! Eh bien là, à part nous donner l'objectif d'un accent c'est à dire, distinguer des lettres les unes des autres afin de créer des mots différents et de les reconnaître, il n'y a pas grand chose. Nous n'apprenons rien sur le circonflexe ou le tréma et c'est bien dommage ! Mis à part ça, l'écriture d'Orsenna est toujours aussi limpide et c'est toujours très agréable de le lire. Espérons que le prochain, si prochain il y a, sera plus étoffé.
La révolte des accents, Erik Orsenna, Stock 2007. www.erik-orsenna.com
Publié le Dimanche 06 janvier 2008 à 23:37
Par cjcenvadrouille
| En reprenant la société de prêt-à-porter de leur père, les deux frères Delapage se sont créés une agence de rencontres personnelle où les secrétaires défilent au gré des envies de ces messieurs. Seule la chargée de communication, working-girl névrosée, essaie de remettre de l'ordre et du sérieux afin d'obtenir un contrat avec une vedette de cinéma pour la promotion de leur collection. L'arrivée d'une nouvelle secrétaire prise pour ses compétences euh... physiques mais ne parlant pas un mot de français, va chambouler toute cette organisation déjà pas très organisée. Le résultat donne une pièce légère, peut-être un peu trop légère pour être prise au sérieux mais qui permet tout de même de passer un bon moment. Les comédiens ne sont pas égaux dans leur jeu et ne semble pas tous s'amuser autant ce qui donne un manque de rythme et un manque de naturel. Ils réussissent tout de même à nous entraîner dans l'histoire moins rocambolesque qu'il n'y paraît jusqu'au happy-end. Un petit mot sur le théâtre d'Edgar (dont le directeur est le même qu'au théâtre Rive gauche (voir Prédateur(s) ) ), la salle où se jouait cette pièce bien que pas très confortable, est originale. Les spectateurs entourent leurs comédiens en s'installant dans un amphithéâtre miniature. Mais promis on n'y fait pas cours !
Auteur : Vincent DELBOY Artistes : Caroline VERRIEZ, Vincent VARINIER, Armonie COIFFARD et Thierry PATRU Metteur en scène : : Thierry PATRU assisté de Thibault MARTEL
Du lundi au vendredi à 20h au Théâtre d'Edgar, 58 boulevard Edgar Quinet Paris 14. http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoaftTS1.html
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Publié le Dimanche 06 janvier 2008 à 23:06
Par cjcenvadrouille
| Deux frères d'émigrés italiens ont choisi une vie différente. L'un (Jacky) est devenu un député-maire intégré à la vie de la capitale, le second (François) est professeur à Clermont-Ferrand et a obtenu un poste à la Sorbonne deux jours par semaine. Ils se retrouvent, après 17 ans de silence, à la veille de l'incarcération du premier suite à une fraude immobilière. Jacky à qui tout semble avoir réussi prend de haut son frère dont les préoccupations semblent plus humanitaires et sociales qu'égoïstes et ambitieuses. Petit à petit, les personnages s'inversent. Jacky qui pensait bien connaître son frère, le découvre plus fort, moins "provincial" et moins altruiste qu'il ne le pensait. La pièce de Martine Feldann et Pierre-Olivier Scotto (qui joue aussi le rôle de François) est très bien écrite même si elle manque de rythme à certains moments. Les personnages sont travaillés et complexes. Nous ne pouvons nous empêcher de faire des parallèles avec des hommes politiques que nous connaissons tous. Thierry Beccaro excelle en homme politique arrogant qui trempe dans des "affaires". C'est un très bon comédien d'autant plus qu'il était debout depuis 4H du matin pour Télématin et que la pièce s'est terminée aux alentours de minuit. La pièce ménage le suspens jusqu'à la fin et certains détails prennent leur sens au dénouement.
Auteur : Martine FELDANN, Pierre-Olivier SCOTTO Artistes : Thierry BECCARO, Pierre-Olivier SCOTTO Metteur en scène : Marion SARRAUT
Pas de date actuellement mais on vous tiendra au courant. http://entractes.sacd.fr/detail_auteur2.php?idauteur=195&l=ma
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Publié le Vendredi 04 janvier 2008 à 15:20
Par cjcenvadrouille
Nous revoilà après quelques jours de silence dus aux fêtes ... et à un problème d'ordinateur. Nous sommes très en retard dans nos articles, nous essaierons de le rattraper rapidement. En attendant, on vous souhaite une magnifique année 2008 pleine de surprises et surtout pleine de curiosités pour le monde qui nous entoure.
A très vite.
Céline et JiCé
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