Deux curieux vous racontent leurs vadrouilles parisiennes, franciliennes, françaises, internationales , littéraires, cinématographiq ues, théâtrales ...
CITATION DU MOMENT :
Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes. Paul Morand
LIVRE S EN COURS :
- La découverte de la lenteur de Nadolny
- Gamines
PROCHAINES VADROUILLES :
- Musica nuda
- Chirico au MAM
PROCHAIN S ARTICLES :
euh là on est plus qu'en retard mas promis, on reviendra écrire un jour !
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Publié le Samedi 24 janvier 2009 à 00:51
Par cjcenvadrouille
 | Qu’y a-t-il de pire pour un professeur en littérature, écrivain de surcroit que d’être blessé à la main, et de vivre comme une souffrance ce geste si naturel et indispensable pour lui que d’écrire. Patrick Grainville nous présente, à travers le personnage principal de son roman « La main blessée » cet homme qui souffrant d’une crampe à la main va chercher à comprendre pourquoi il a ce mal et comment en guérir. Après avoir usé les cabinets de médecin impuissant devant son problème, il cherche une origine psychologique à cette douleur qui pourrait selon lui être lié à son enfance ou sa vie amoureuse. | Il est tiraillé entre l’amour qu’il a encore pour sa femme dont il s’éloigne pourtant un peu chaque jour et l’attirance qu’il éprouve pour sa maîtresse : une jeune femme égyptienne passionnée d’équitation. Cette attirance est très bien retranscrite par la sensualité et l’érotisme qui imprègnent les descriptions qu’il fait de sa maîtresse et des moments qu’il passe avec elle. Il éprouve pour elle une véritable passion, mais aussi de l’admiration pour ce qu’elle est et pour son corps. Ce roman n’est pas juste l’histoire d’un homme qui a laissé sa femme pour une maîtresse plus jeune, ou d’un homme qui recherche une explication à une douloureuse blessure, c’est en fait un morceau de vie d’un personnage amoureux des mots, des femmes et des chevaux, dont il fait l’éloge avec passion.
Vous l’aurez compris, j’ai aimé ce livre, que j’ai trouvé très bien écrit, très agréable à lire. Patrick Grainville a su faire ressentir la passion de son personnage.
Publié le Jeudi 22 janvier 2009 à 22:44
Par cjcenvadrouille
Publié le Mardi 13 janvier 2009 à 23:06
Par cjcenvadrouille
 | Ben va se marier avec Ruth à Montréal mais avant cela il va chercher le père de sa bien aimée en Israël où il vit depuis plus de 20 ans. C'est la rencontre entre deux générations de juifs. David et Miriam les parents de Ruth, se sont aimés mais la vie au Kibboutz ne convenait pas à Miriam en recherche de beauté, de sécurité et de vie confortable. Elle retourne donc à Montréal avec sa fille de 8 ans, lassant David seul dans un pays en construction. Les plaies ne sont toujours pas cicatrisées après toutes ces années. En parallèle, la pièce parle de la notion de juivité. Qu'est-ce qu'être juif au 21ème siècle ? Comment vivre sa religion aujourd'hui ? Que représente Israël pour les habitants d'Israël mais aussi pour tous les juifs du monde ?
Cette pièce est très intelligente et renvoie un message de paix qui n'est pas superflu dans le contexte actuel. Les scènes sont entrecoupées de chants et musiques juives sublimes et très spirituelles (nous ne sommes pas juifs et nous ne parlons pas hébreux, il s'agit donc uniquement de ressenti). Cette pièce nous a aussi donné l'occasion de voir Rufus sur scène. Pour ceux qui ne voient de qui il s'agit, il jouait le père d'Amélie dans Le fabuleux destin d'Amélie Poulain. Si les mots sont justes, le jeu l'est aussi.
C'est un sublime spectacle qui permet de rendre honneur à la culture juive dans un contexte qui est loin de lui rendre honneur.
Avant la Cérémonie, un texte de Naïm KATTAN, avec Rufus, Michelle Brûlé, Yaël Elhadad, Sylvie Guermont, Franck Bussi, Création musicale et interprétation Christine Kotschi, Chant Mitchélée. A l'Espace Rachi (lieu communautaire) Paris V jusqu'au 8 février 2009 |
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