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Mon bloc perso.
Deux curieux vous racontent leurs vadrouilles parisiennes, franciliennes, françaises, internationales , littéraires, cinématographiq ues, théâtrales ...

CITATION DU MOMENT :
Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes. Paul Morand

LIVRE S EN COURS :
- La découverte de la lenteur de Nadolny
- Gamines

PROCHAINES VADROUILLES :
- Musica nuda
- Chirico au MAM

PROCHAIN S ARTICLES :
euh là on est plus qu'en retard mas promis, on reviendra écrire un jour !
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Publié le Lundi 31 mars 2008 à 23:45
Par cjcenvadrouille

Pour vous, qu’est ce qui différencie un rêve de de la réalité ?

Un cauchemar de la vie réelle ?

Avez-vous déjà eu l’impression que vous étiez en train de rêver que vous rêviez ?

Ou alors, ne vous est-il jamais arrivé, de vous demander si ce que vous veniez de vivre était réellement arrivé ?
A-t-on la preuve que l’on a vécu un moment, autrement que par notre souvenir ?


Toutes ces questions sont à l’origine de la théorie du philosophe : Gaspard Languenhaert, personnage du roman d’Eric-Emmanuel Schmitt : « La secte des égoïstes ».

 

Le personnage principal de ce roman est un chercheur littéraire qui va découvrir le nom de ce philosophe dans une encyclopédie : il va se reconnaître étrangement dans ces théories et ces recherches, et va s’engager dans une longue recherche, parcourant les livres, les bibliothèques, les pays. Il sait que Gaspard Langhenhaert a vécu au XVIII ème siècle, il a commencé en parcourant les salons mondains, prétendant que le monde n’a pas de réalité extérieure, n’existe pas en dehors de son esprit, que la matière n’a aucune réalité.

Chaque étape de la difficile quête de ce chercheur va apporter des éléments étonnants sur Gaspard et va l’inciter à en découvrir encore plus, mais aussi une vision à chaque fois plus extrême de sa théorie de l’égoïsme.

 

Ce roman interpelle par cette sensation de vécu que l’on a, à la découverte de cette philosophie, étonne par le déroulement de l’enquête, effraie par la description de ce personnage issu de l’évolution de Gaspard, et surprend en fin de compte alors qu’on pense avoir tout appris.

 

Alors qui est Gaspard Languenhaert ? Un  philosophe, un fou, le créateur de son monde, Dieu … ou peut être autre chose, de finalement plus intéressant : je vous laisse le découvrir

.   

Publié le Mercredi 26 mars 2008 à 00:14
Par cjcenvadrouille

 
A la vue de ce titre, il m'a été difficile de savoir à quoi m'attendre.

Une sorte de confession, dictée par le patient d'un psy sur son canapé ?

Les mémoires d'un animal, de la même famille que la mante religieuse, qui non contente d'avoir mangé son mari, a mangé aussi son père (qui ceci dit aurait déjà dû être mort) ?

A moins, que ce ne soit, un traité de philosophie ?

Ou encore, une phrase lancée à la légère, qui ne signifierait que : je n'ai fait qu'une bouchée de mon père, pendant la dernière partie de je ne sais quel jeu de société ?

En tout cas, j'aurais pu aller vers ce livre avec méfiance, et même peut être une certaine retenue, ne sachant pas à quoi m'attendre.
Bien sûr que non, la curiosité l'a emporté, et je me suis jeté dans le livre, afin de lever le mystère sur ce titre : je suis gentil, je vous dévoile tout, la raison de ce titre, c'est tout simplement ce qui est décrit et expliqué à la dernière page.

La lecture de la préface m'encourage encore plus, à continuer ma lecture, ce roman a été traduit de l'anglais, parce que celui-ci devait être le livre "le plus drole qui n'a jamais été écrit" : rien que ça !!

Alors, qu'est-ce ?

C'est le récit de la vie d'une famille vivant il y a environ 2 millions d'années. Je ne vais pas faire un récapitulatif des diffférentes étapes de l'évolution subhumaine et humaine, je vous laisse le loisir de le (re)découvrir.
On découvre cette famille assez étendue, avec ces occupations de tous les jours : manger, boire, dormir, rester en vie, s'occuper, fonder une famille etc ...

Ernest, c'est le narrateur, c'est un des fils de cette famille et il en a des choses à raconter. Il faut dire que ca famille, c'est quelque chose. Son père n'a qu'une idée en tête : l'évolution.
Son évolution personnelle, l'évolution de sa famille, l'évolution de l'espèce ... il cherche, réfléchit, fait des expériences, et c'est payant.
Le roman commence par le récit de ce qui va changer la vie de cette petit troupe : la découverte du feu.
Vania, l'oncle, contrairement à son frère, n'a qu'une envie vivre dans les arbres, comme un singe, espèce dont il n'est pas si éloigné.

Le père n'en a jamais assez. Après avoir trouvé comment récuperer le feu à partir d'un volcan, il va découvir qu'il est possible de le déplacer en le faisant passer d'un combustible à l'autre, de l'entretenir, mais aussi de le créer à partir d'un silex. Il va comprendre qu'il est possible de l'utiliser pour durcir la pointe des javelots afin de chasser et d'en faire profiter ses papilles en faisant cuire la nourriture.

Cette recherche incessante du progrès ne s'arrête pas au plan technique. En effet, il pense que pour que l'espèce puisse évoluer, il faut que ses fils quittent la horde pour aller chercher leur femme ailleurs, dans d'autres tribus.

Rétissants au début, ils finissent par reconnaître le bienfait d'avoir dû séduire leur compagne(n'oublions pas tout de même que c'est il y a 2 millions d'années, la méthode n'est donc pas une invitation au resto, dans un bar, ou une boîte), plutôt que de créer une famille avec leur soeur.
Cependant, plus ils grandissent, plus ils prennent conscience que leur père n'a pas de limite et qu'il ne réalise pas les effets secondaires de la puissance qu'il a entre les mains.
Se faire mordre par le chien qu'on tente de dresser, ce n'est pas si grave, faire brûler toute une forêt empêchant toute chasse pendant quelques mois voire années c'est déjà avoir trop joué avec le feu, mais donner à des tribus incapables de le gérer cette puissance qu'est le feu, ça en devient un danger pour l'humanité.

Ce roman est raconté avec beaucoup d'humour, mêlant les anecdotes et surtout les anachronismes, donnant à cette espèce qui ne devrait communiquer qu'avec des gestes un langage des plus soutenus, une réflexion moderne sur la famille, la séparation droite gauche, conservateurs ou progressistes.

Il est difficile de ne pas rire devant les situations décalées. Pourtant on s'aperçoit vite que la plupart des réflexions sont modernes et d'actualité et traitent de sujets comme la gestion de la puissance nucléaire, mais aussi du clônage et de tous les sujets où la question de l'évolution sans maîtrise peut être dangereuse.

Alors, pourquoi ce titre ?
Je vous laisse le découvrir en lisant vous aussi ce roman, qui vous surprendra je n'en doute pas.
Ah oui, si vous cherchez un livre où trouver des recettes de cuisine ... trouvez autre chose.

Publié le Mardi 25 mars 2008 à 21:50
Par cjcenvadrouille
 
"Je restai quelque temps dans cette heureuse famille, tout occupée de celui qui leur apportait la convalescence de son coeur. Je revins à Paris où j'écrivis cette histoire telle qu'elle m'avait été racontée. Elle n'a qu'un mérite qui lui sera peut-être contesté, celui d'être vraie. Je ne tire pas de ce récit la conclusion que toutes les filles comme Marguerite sont capables de faire ce qu'elle a fait ; loin de là, mais j'ai eu connaissance qu'une d'elles avait éprouvé dans sa vie un amour sérieux, qu'elle en avait souffert et qu'elle en était morte. J'ai raconté au lecteur ce que j'avais appris. C'était un devoir."

Alexandre Dumas (Fils)
 

Cela fait déjà quelques jours, que j'ai envie d'écrire cet article sur "La dame aux Camélias" et pourtant je le repousse à chaque fois ne trouvant pas les mots justes. Il faut dire que j'ai beaucoup aimé ce livre, il est très fort ... très touchant, et c'est difficile de le décrire avec les mots qui transcrivent vraiment cet effet.

C'est avant tout une histoire d'amour, celle qui va naître entre Armand Duval et Marguerite Gautier.
Il tombe amoureux d'elle dès le premier regard, elle ne va alors plus quitter ses pensées et il n'a plus qu'une envie, la connaître, lui parler, et se faire connnaître d'elle.
Chaque moment passé à attendre cette rencontre va créer en lui une image idéale de cette femme.
Il a peur d'être déçu, qu'elle ne soit pas à la hauteur de son imagination, ou plutôt il craint que leur histoire ne soit pas aussi belle qu'il ne le voudrait.
Si tout allait trop vite, était trop facile ... ça ferait disparaître ses rêves et ses envies.
Ce qu'il apprend sur elle ne va pas l'aider à se rassurer : elle est jeune, jolie mais surtout c'est une courtisane très en vue à Paris.

Leur première rencontre va lui faire découvrir un peu amèrement la légèreté de cette femme qui le tourne en ridicule et s'amuse de lui. Quelques minutes après avoir réussi à la rencontrer dans sa loge du théatre, il la quitte vexé, et en colère.

Le hasard va heureusement lui permettre de la revoir, quelques temps après. Accompagné d'un ami, il profite de l'invitation chez la servante de Marguerite pour poursuive la soirée avec la maîtresse. Cette seconde rencontre sera beaucoup plus heureuse pour lui.

Même si elle ne se souvient pas de ce jeune homme qu'elle a ridiculisé, Marguerite est touchée par celui qu'elle a devant elle : elle apprend qu'il est venu tous les jours prendre de ses nouvelles pendant qu'elle était souffrante sans même s'annoncer et avoir des remerciements. La courtisane est surtout séduite par l'intérêt et l'amour sincère qu'il lui porte. A partir de cette soirée, il sera son amant.

La joie de cette nouvelle lui laisse supposer qu'il a réussi à séduire cette femme dont il rêve depuis si longtemps. Mais Marguerite est malade, et il sera le seul à s'inquiéter pour elle, à venir à sa rencontre parce que c'est insuportable pour lui de la voir souffir.

Son rang de courtisanne est difficile à vivre, il ne peut s'empecher d'être jaloux à la vue des amants de Marguerites et ses mensonges sont loin d'arranger les choses.
Il voudrait être le seul, mais la réalité de son monde à elle est dure, il ne peut subvenir aux besoins de cette femme, endettée, dont la vie est faite de sorties, de théatre, de mondanité, d'éclats ... il est donc tiraillé entre ce qu'elle lui demande, être la pour elle sans lui demander l'impossible, et ses sentiments trop forts pour se contenter de ça, et  la voir souffrir sans réagir.

Ils savent tous les deux, que pour guérir elle doit être raisonnable : se reposer, vivre, manger et boire seinement. Chacune de ses soirées la rende encore plus faible.

Va-t-il réussir à la protéger d'elle même et de sa vie ?
Les sentiments qu'il y a entre eux vont-ils être plus forts que les histoires d'argent qui lui imposent de rester en bon terme avec ces amants, et de garder la relation avec Armand secrète ?

Je vous ai dit que c'était une histoire très belle, très touchante ... comme on peut se l'imaginer la suite de l'histoire de va pas être le récit d'un pur bonheur, ou même d'une vie banale. Il ne vont pas devenir un couple ordinaire,vivant heureux à la campagne.

Non, c'est là que cette histoire devient prenante, que le livre parvient à faire ressentir chaque sentiment au lecteur, la suite est faite de bonheur et de souffrance.
Autant le bonheur décrit fait penser que tout est possible, que son rang de courtisanne n'a pas enlevé à Marguerite la sensibilité et le droit d'aimer, autant les moments qui décrirvent sa souffrance sont forts, intenses.
Entre trahison ou du moins trahison apparente, maladie, et presque torture, ce livre retranscrit parfaitement ce sentiment de souffrance, d'injustice, de violence et de regrets que peuvent ressentir les personnages.
Les dernières pages en sont presque dures à lire, même si la contruction du roman fait qu'on connait le dénouement de cette histoire dès les premières pages.

Cette histoire est une histoire vraie, relaté par un auteur qui n'est pas Armand Duval, ni Marguerite Gautier, mais un personnage qui à Armand a tout raconté.
Ce narrateur a connu Maruerite de vue comme beaucoup, mais en allant à une vente dans ses anciens appartements, il ne se doutait pas de la vie qu'elle avait eu, il ne se doutait pas qu'en achetant un de ses livres sur un coup de tête, ce serait le lien entre lui et Armand et que cela lui permettrait de découvrir une des plus belles histoires qu'il a eu l'occasion d'entendre.

Il nous livre cette histoire comme un témoignage démontrant qu'il serait trop simple de juger les gens sur leur apparence.
Publié le Lundi 24 mars 2008 à 23:04
Par cjcenvadrouille
 Helen (ou plutôt Hélène) vit seule en campagne en recluse. Elle embauche Simon pour lui rendre divers services dont celui de la tuer. Simon en répondant à une petite annonce pour trouver un travail ne s'attendait pas à cette demande.
Simon n'est pas un tueur et Helen pas une victime facile. Petit à petit une complicité naît entre ces deux personnages aussi mystérieux l'un que l'autre. Qu'est-ce qui pousse Helen à vouloir mourir, Pourquoi tient-elle pourtant assez à la vie pour ne pas réussir à se suicider ?
Pourquoi Simon a répondu à cette annonce énigmatique ? Pourquoi ne fuit-il pas cette situation ? Va-t-il remplir son contrat ?

Nous avons assisté à la pièce au Funambule Montmartre le lundi de Pâques. La salle était pleine.
Les comédiens sont complètement dans leur personnage. On y croit et l'on veut y croire à cette histoire particulière.
La pièce est à la fois très drôle et émouvante. On se demande jusqu'où les personnages iront dans ce jeu d'amour et de mort.
La très bonne idée du spectacle est d'avoir un guitariste qui joue les musiques de la pièce en direct. Ca donne incontestablement quelque chose en plus.

Aller voir "Je serai toujours là pour te tuer" au Funambule Montmartre (Paris 18) écrit par Sophie Tonneau joué par Olivier Barre (guitariste), Franck Le Hen et Sophie Tonneau, Musique d'Olivier Barre, Scénographie de Corinne Marchand, Lumière de Charly Thicot, mis en scène par Julie Neveux.
http://www.myspace.com/jeseraitoujourslapourtetuer
Publié le Lundi 24 mars 2008 à 15:33
Par cjcenvadrouille
Et oui, nous faisons dans le culturel aujourd'hui ...

Une bibliothécaire hollandaise avec une forte conscience professionnelle essaie de retrouver un curieux personnage qui a rendu son livre avec un retard de 123 ans. L'adresse de ce monsieur se trouve en Chine. Il a laissé un ticket de teinturier de Londres pour rechercher des pantalons laissés depuis plus de 70 ans. Est-ce une grande farce ou cet homme a-t-il quelque chose de surnaturel ?
Plus les témoignages se recoupent, plus une hypothèse s'impose : c'est un même personnage qui a semé, au cours des siècles, d'Angleterre en Allemagne, et de Chine en Australie, les indices indirects de son identité.
La bibliothécaire nous présente un à un les indices que ce drôle de personnage a laissé tout au long de son chemin et elle monte une théorie... Et si c'était le juif errant ?

Un personnage biblique qui refusant de l'aide à Jésus portant sa croix, se voit obligé de rester sur terre jusqu'au jour du jugement dernier. Ce barbier juif regardait passer les condamnés sous son linteau (alors vous savez ce que c'est ou pas ?).

La bibliothécaire-détective-globetrotteuse fait passer toutes les émotions humaines face à ce mythe et aux questionnements qu'elle se fait sur sa propre vie. Cette histoire peu commune met en relief tout le commun et la fadeur de sa vie à elle.

La comédienne nous embarque dans cette enquête farfelue avec facilité. L'histoire est bien tournée même si elle s'essouffle un peu sur la fin.

Le linteau, au Lucernaire (Paris 6), joué par Thérèse Crémieux, écrit par Glenn Berger.
http://spectacles.premiere.fr/pariscope/theatre/salle-de-spectacle/spectacle/bandes-annonces/video/le-linteau
Publié le Dimanche 23 mars 2008 à 23:42
Par cjcenvadrouille
Un petit bout de femme, deux musiciens avec des yukulélés dont Hulk, et le concert commence ...
Le petit bout de femme c'est Ann Clair et elle a un sacré caractère à tel point que le musicien fâché troque son yukulélé contre une ENORME contrebasse !
Ann-Clair nous raconte des morceaux de vie, ses sorties entre copines, son envie d'enfant, son adolescence, ses envies calines, son sac à main (bah oui, c'est une fille) ce sont donc des sujets de filles !
Elle est accompagnée de deux hommes, des vrais ... musiciens et ils sont très très bons surtout quand Hulk chante.

On a passé une très très très très bonne petite soirée à la Comédia, une salle que l'on commence à bien connaître (c'est JM, c'est JM...)
Publié le Dimanche 23 mars 2008 à 23:24
Par cjcenvadrouille
  Deux hommes âgés se rencontrent dans une chambre d'hôpital. Ils luttent contre le cancer. L'un (Nicholson) a vécu parmi les grand de ce monde et a profité de chaque chose de la vie. L'autre (Freeman) n'a pas eu d'autre choix que de travailler comme garagiste pour subvenir aux besoins de sa famille en laissant tomber tous ses rêves.
Porté par l'espoir de vaincre la maladie, Morgan Freeman commence une liste intitulée "Sans plus attendre". Malheureusement, la vie en a décidé autrement... Il découvre au même moment que son complice de chambre qu'il est condamné. Mais c'était sans compter sur le caractère et la colère de Nicholson ! Ils s'enfuient tous les deux de l'hôpital pour mener à bien cette liste (en la complétant légèrement). Et les voilà partis pour un périple qui n'a d'autre but que de se découvrir et voir la beauté de la vie. Partir pour mieux revenir en quelque sorte ...

Carpe diem mes amis !
Publié le Dimanche 23 mars 2008 à 22:54
Par cjcenvadrouille
En 1924, l'éditeur René Hilsum présente à Paul Valéry vingt-quatre lettrines qu'il vient d'acquérir, gravées sur bois par le peintre Louis Jou. Le K et le W manquent. Or le poète tire parti de cette double lacune, puisqu'à ces lettres qui ne sont que vingt-quatre, il décide de consacrer autant de poèmes en prose, ajustés aux vingt-quatre heures du jour, et le premier mot de chacun d'eux commençant par l'une des lettrines de cet alphabet. Bien que le projet d'album, qui devait paraître à la librairie du Sans Pareil, ait été finalement abandonné, Valéry continua à travailler à ce recueil jusqu'en 1938.

Soixante-dix ans plus tard, Marianne Comtell se met en scène pour déclamer les poèmes de Paul Valéry au Passage vers les Etoiles. Son expérience de la scène, de la production et de la mise en scène lui a permis de monter un spectacle classique impeccable.

Un très bon spectacle d'un haut niveau culturel. 
Publié le Vendredi 14 mars 2008 à 00:15
Par cjcenvadrouille
 Imaginez, vous êtes une femme d'environ 45 ans qui fête son aniversaire. Votre mari, votre mère et vos enfants sont parti chercher votre cadeau dans le centre commercial du coin juste avant que vous ous etrouviez pour dîner.
Et là... vous faîtes une rétrospective du film de votre vie:
Danseuse promise à un bel aveir, vous rencontrez un jeune homme qui n'est pas votre préférence mais qui deviendra néanmoins l'homme de votre vie. Vous abandonnez la dansepour vous consacrer à vos chers bambins aujourd'hui assez grand pour ne plus vous porter aucune attention. Votre mari pendant ce temps mène une carrière médiocre qui vous permet de mener une petite vie bourgeoise bien cadrée, même si vous le soupçonnez de vous tromper.
Votre mère est désagréable et remet en cause tous vos choix. Votre père est décédé depuis quelques années pour le plus grand bonheur de sa femme.

Mais où sont vos rêves ?

L'actrice tient son public magnifiquement bien. Seule sur scène, elle nous entraîne dans sa vie, dans la vie, dans notre vie peut-être... Tout est juste et émouvant.
Les souvenirs heureux sont projetés au mur et bien intégrés à la mise en scène.
Pour la petite histoire, la pièce passe au Ciné 13 Théâtre, lieu créé par Claude Lelouch en opposition aux grands complexes de cinéma. 

Le détail des choses, écrit par Gérald Aubert, joué par Catherine Cyler et mis en scène par Ladislas Chollat.
Ciné 13, 1, avenue Junot 75018 Paris, Métro Lamarck-Caulaincourt.
http://www.cine13-theatre.com/
 
Publié le Mardi 04 mars 2008 à 23:40
Par cjcenvadrouille
 Oui, on sait ce que vous vous dîtes, Jicé et Céline vont voir des choses étranges, voire sado-masocistes ! Eh bien OUI quand on a un invité spécial chez nous, my dear brother !

Sérieusement, il ne s'agit pas d'une pièce malsaine mais d'une histoire d'amour. Michel, libraire, est tombé amoureux d'une femme lors d'un voyage dans une petite ville de province. Après quelques années, il y retourne pour retrouver sa bien-aimée. La ville a beaucoup changé. Les habitants ne se souviennent de rien. Ils n'ont ni mémoire lointaine, ni même de mémoire immédiate. Dès lors, il n'est pas facile de retrouver quelqu'un. Tout devient absurde, les habitants sont étranges...

La mise en scène est originale et l'histoire, d'après l'oeuvre de Georges Neveu, est prenante. Les comédiens sont très bons. On s'amuse, on boit (si vous ne comprenez pas ce qu'on dit, allez-y), on a mal pour les comédiens et on s'en met plein la vue (pour les hommes surtout, hum hum !) !

Pour culturiser un peu les choses, cette pièce a été portée à l'écran par Marcel Carné en 1950. Le beau Gérard Philipe y tenait le rôle principal.

Info pratiques :
Théâtre des Enfants Terribles, 157 rue Pelleport, 75020 Paris jusqu'au 14 mars 2008.
Avec Samuel Forst, Carole Bousquet, Audrey Franc, Adeline Orain, Stéphane Aubry, Pauline Pinsolle, Caroline Delaunay, Mélanie Bouvier, Jérémy Malkhior et Vincent Demoustiers.

http://www.myspace.com/sojafu
Publié le Mardi 04 mars 2008 à 23:10
Par cjcenvadrouille
 
Bon on va le dire tout de suite comme ça ce sera fait, on n'a pas aimé mais pas aimé du tout.
Peut-être n'avons nous pas d'humour... Malheureusement, c'est fort probable ! Ahlala !
Enfin, bon, on s'est ennuyé du début jusqu'à la fin.
Alors, voilà le topo : un savant fou crée une machine, le ZactaToonsToonSketchZigoZikToonScope ! Cette machine libère les toons pour faire rire les gens.
Plutôt pas mal l'idée de départ... mais ça s'arrête là !
Les toons sont vulgaires, sexomaniacs, cacaprout et très lourds !
En gros, ça ne parle que de blagues volontairement racistes ratées et de choses bien grasses.
La seule chose qui nous a fait sourire était un sketch sur Mortal Kombat pas mal réussi.
Ce n'est pas de la faute des comédiens qui mettent du coeur à l'ouvrage, c'est juste bah qu'on n'a pas le même humour qu'eux !

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