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Mon bloc perso.
Deux curieux vous racontent leurs vadrouilles parisiennes, franciliennes, françaises, internationales , littéraires, cinématographiq ues, théâtrales ...

CITATION DU MOMENT :
Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes. Paul Morand

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- La découverte de la lenteur de Nadolny
- Gamines

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- Chirico au MAM

PROCHAIN S ARTICLES :
euh là on est plus qu'en retard mas promis, on reviendra écrire un jour !
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Publié le Mercredi 28 mai 2008 à 00:27
Par cjcenvadrouille
On est au centre culturel de Sablé-sur-Sarthe !

Lors d'un petit week-end familial bien mérité, nous avons profité du centre culturel de Sablé et des anciennes écuries du chateau pour aller écouter un groupe traditionnel slovaque (ils avaient tous de magnifiques yeux bleus) et voir l'exposition du Tchèque Petr Nikl.

 
"Formé à l’Académie des beaux-arts de Prague, Petr Nikl (1960) est un plasticien qui a d’abord fait partie du groupe d’artistes « Tvrdohlani », avant d’intégrer le collectif « Hardheads », comptant les créateurs tchèques les plus novateurs de la génération postmoderniste. Son travail est diffusé dans le monde entier à travers de nombreuses expositions individuelles et collectives. Peintre, photographe, performeur, il propose un univers paradoxal, mêlant à la fois, merveilleux, poésie et interactivité. Ses installations, produisant sons et effets lumineux, l’ont rendu célèbre."

D'un point de vue moins érudit, nous avons écouté avec étonnement les sons qui sortent de son oeuvre "Flip Machine". Mélange entre instruments de musique traditionnels et bricolage, entre amoncellement d'objets quotidiens et astuces inventives, cette machine nous entraine dans un univers complexe mais qui fait surtout référence aux contes de fées (avec les ogres, les sorcières). L'univers qui se rapprocherait le plus de cette oeuvre est celui de Jeunet et Caro dans La cité des enfants perdus.

Pour aller voir l'expo :
Centre culturel de Sablé-sur-Sarthe (72) jusqu'au 8 juin 2008.
http://www.sable-culture.fr/

Pour en savoir plus sur Petr Nikl :
http://www.art-antiques.cz/catalogue/authors/64-petr-nikl/
Publié le Mercredi 21 mai 2008 à 20:12
Par cjcenvadrouille

Dans les années 50, une jeune fille de dix huit ans, Françoise « Quoirez » écrit un livre qui défraye la chronique : « Bonjour tristesse ».
Le livre connaîtra un succès et vaut à son auteur le surnom de Mauriac « charmant monstre ». D’une faille de la haute bourgeoisie, Françoise doit choisir un autre nom, elle s’inspirera de Proust et deviendra Françoise Sagan.
Toute sa vie, Sagan fera la une des journaux en raison de sa vie dépravée,  elle qui ne supporte pas la solitude et n’aime la vie que si elle est bonheur. Sagan vivra entourée d’amis, se mariera deux fois, aura un fils et plusieurs maîtresse. Sa hantise d’être seule et sa fragilité la pousse dans les bras de l’alcool et de la cocaïne.

Elle ne pourrait vivre sans écrire et malgré cela, elle ne fut jamais reconnue comme un auteur à part entière, ainsi comme la Sagan, la mondaine.

 

Elle moura seule dans son lit d’hôpital. Grabataire, sans avoir pu renouer avec ce fils qui n’avait jamais pu atteindre les ambitions qu’elle avait pour lui.

Diane Kurys signe un magnifique film sur ce charmant monstre de la littérature. Sylvie Testud a été qualifiée de clone et elle le mérite bien que ce soit pour le physique, que pour son comportement, sa gestuelle et son langage ; l’actrice est Françoise Sagan.

 

Cet auteur malheureusement boudé par les nouvelles générations, dont la nôtre, a eu le droit à un bel hommage. Derrière le monstre, se cachait une belle fragilité.

 

 
«Sagan, Françoise. Fit son apparition en 1954, avec un mince roman, "Bonjour tristesse", qui fut un scandale mondial. Sa disparition, après une vie et une œuvre également agréables et bâclées, ne fut un scandale que pour elle-même.»
 

 

Pour plus d'information sur Françoise Sagan :

http://www.denistouret.net/textes/Sagan_Francoise.html

http://www.france-mail-forum.de/fmf36/lit/36garcin.htm


Au cinéma à partir du 11 juin 2008 :

SAGAN réalisé par Dian Kurys, avec Sylvie Testud, Pierre Palmade, Lionel Abelanski, Jeanne Balibar
Publié le Mardi 20 mai 2008 à 00:25
Par cjcenvadrouille
 Quand le fils prodige revient pour Noël, toute la famille K, soit la mère, le frère et la sœur est en ébullition. Sa venue est d’autant espérée, qu’il amène quelqu’un.

 Jackie O, sa sœur est folle … de lui. Il faut dire que jumeaux, leur mère pousse les deux jumeaux à ne faire qu’un depuis leur naissance.

 

Alors, quand il rentre avec sa fiancée, première fille présentée officiellement à la famille, l’accueil est loin d’être chaleureux.

Et comme si la situation n’était pas assez problématique, la fiancée est une canadienne d’un milieu social modeste, tandis que la famille K est adepte des rallyes (pas les courses de voitures hien !).
Autant elle est naturelle, autant Jackie O est coincée dans ses manières bourgeoises et sa folie.

Cette confrontation ne pourra qu’entraîner la découverte de mystères familiaux qui ne manquent pas autour de chaque membre de la famille.

 

Cette pièce pousse à l’extrême l’opposition familiale entre une mère étouffante, l’éducation des jumeaux, la pression sociale, les secrets familiaux tels que la folie, la recherche de son individualité.
La mise en scène est sombre et inquiétante tout comme le sont les personnages.

Une pièce intéressante, morbide et dérangeante.


Jusqu'au 27 mai à l'Essaion 
http://www.essaion-theatre.com/document/spectacle/pdf/info_spectacle_14.pdf
Publié le Vendredi 16 mai 2008 à 20:47
Par cjcenvadrouille
Ils n'ont rien en commun et pourtant...
Premier de la classe, sage et proche de sa môman, "Cailloux, est amoureux d'un petit grain de folie surnommé Papillon. Papillon croque la vie à pleine dent et peu importe qu'elle soit futile, folle ou difficile à suivre.
Pierre et Papillon se sont rencontrés à l'âge de l'adolescence, calvaire pour lui, épanouissement pour elle.

Mais est-ce leur première rencontre ?
Pour Papillon c'est certain tandis que Pierre se souvient d'une petite fille qui l'avait consolé.
 

Pierre et Papillon se retrouveront adultes. Lui mène une carrière, est fiancé et promise à un bel avenir. Elle, elle se cherche, pas trop sûre d'avoir envie de grandir tout en se préoccupant du monde qui l'entoure. Ils ne se sont jamais vraiment oubliés.
 

Mais peut-on s'aimer au quotidien lorsqu'on est si différents ?
 

Le théâtre Tallia nous a permis encore une fois de voir un spectacle agréable et intelligent. Les comédiens sont très bons (bravo pour les baisers goulus ! Bah oui ... Qui ici serait capable d'embrasser quelqu'un devant des spectateurs ?)
J'ai beaucoup aimé la mise en scène et la musique qui m'a rappelé ma jeunesse (j'ai trouvé dernièrement un cheveu blanc sur ma tête).
Les personnages, bien que caricaturaux, nous font penser à des connaissances, des proches ou à nous-mêmes. Nous sommes attendris par ce couple si différent et nous ne voulons qu'une chose, qu'ils se retrouvent pour de bon. Peut-être que finalement nous sommes tous des romantiques. Même moi !


  Pierre et Papillon au théâtre Tallia (Paris XIII) jusqu'au 31 mai 2008.
De Murielle Magellan, Mis en scène par Frédérick Sigrist, a
vec Paul Lapierre et Juliette Tresanini
Publié le Jeudi 15 mai 2008 à 20:00
Par cjcenvadrouille
 
Un universitaire nous fait partager les moments forts de sa vie, ceux qui lui ont fait prendre les tournants importants, qui l'ont construit tel qu'il est au jour où il raconte cette histoire. Il est devant un hommage que lui ont offert ses étudiants, un cadeau qui le touche, mais qui lui fait prendre conscience qu'on le voit différemment de ce qu'il est, il ne peut pas en vouloir à ses étudiants de l'imaginer comme un homme qui a toujours été passionné par les études, et les livres dès sa plus jeune enfance, et pourtant c'est loin de la réalité. Il profite de ce moment pour se remémorer certains moments qui l'ont marqué, qu'il ne saurait oublier.  

Son père était instituteur, il a donc vécu dans cette ambiance particulière, stricte assez rigide, il ne pouvait distinguer l'image de l'homme, du père, de celle de l'instituteur qu'il voyait sur son extrade.
Cette instruction lui a fait prendre en horreur les études et la littérature, et c'est sous la contrainte qu'il va partir pour l'université à Berlin. Son manque de volonté va vite l'entraîner sur des chemins très éloignés de ce qu'imaginait son père, émerveillé par la grand ville, les soirées, les fêtes, et les jeunes filles qui tombent très vite sous son charme. C'est donc l'alcool, la musique, les amies, et les aventures qui vont rythmer son premier semestre.

C'est une visite impromptue de son père qui va lui faire prendre le premier tournant de sa vie.
Cet homme reste silencieux devant ce qu'il découvre, la chambre de son fils est à l'image de cette vie dissolue, et il voit ces livres qui n'ont vu l'université que le premier jour de l'année. Prêt à se révolter contre son père, à faire barrage à tout autorité, Roland est ému et bouleversé par la réaction de son père : il ne se fâche pas, ne s'énerve pas, il demande juste à son fils ce qu'il compte faire.
Cette confrontation d'adultes, réfléchie et émouvante va le faire grandir, lui faire prendre conscience qu'il ne doit pas juste agir pour s'opposer à son père, mais pour lui. Il décide donc de déménager, de changer d'université, et de repartir du bon pied.
Il arrive dans une petite ville, où les tentations seront moins grandes qu'a Berlin. Le premier contact qu'il a avec son professeur de littérature anglaise le transforme, l'émerveille, le laisse sans voix. Il est absorbé par l'énergie de cette homme, par la passion débordante qu'il communique pendant son exposé, il fait vivre son sujet, ceux qui sont avec lui ... ce professeur a une telle aura que lui ne peut que rester figer devant ce groupe d'étude.  

Ensuite, tout va très vite, il est pris d'une envie insatiable de lire, de découvrir Shakespeare.
Il vit dans un studio qui se situe juste au dessus de celui de son professeur et de sa femme.
Jour après jour, un lien assez fort se crée entre eux. Ils passent beaucoup de temps ensemble à étudier, à discuter. Il arrive à le persuader qu’il faut qu’il écrive un livre, qu’il mette sur papier tous ces discours si captivants qu’il tient en conférence.
C’est le projet d’une vie, le livre que le professeur a toujours voulu écrire, sans en avoir la force.
 Pourtant, cette amitié, et ce lien de confiance qui se construit sont difficiles à saisir, d’humeur attachante, mais changeante le professeur trouble les sentiments de ce nouveau disciple.
Un secret pèse sur leur relation, la relation de couple entre le professeur et sa femme, la relation d’amitié entre le professeur et l’étudiant, les relations de collègues entre les différents professeurs de l’université, et même les relations sociales que ce professeur qu’il adore a avec le reste de la ville.
Cette tension est accentuée par des périodes où cet homme disparaît complètement, sans donner de nouvelles et sans s’expliquer.  

Je vous laisse découvrir quel est ce secret qui apparaît très tôt dans l’histoire et que l’on ne découvre qu’à la fin. Avec ce secret, se dévoile aussi un personnage  complexe,  un éventail de sentiments, de peurs qui font que ce roman est très fort. Il pourrait même être perturbant, s’il n’était écrit avec cette subtilité, et finalement cette pudeur qui donne toute la force à ces personnages.
J’ai beaucoup aimé l’histoire, l’écriture et l’ouverture que ce livre  nous propose.

La confusion des sentiments de Stefan Zweig.
Publié le Jeudi 15 mai 2008 à 00:38
Par cjcenvadrouille

C’est pour répondre à cette question ô combien existentielle qui vous taraude tous les matins, que nous nous sommes rendus à Saint Germain des près samedi après midi.

Il faisait heureusement un temps superbe.

 
 Saint-Germain-des-Prés a son festival de jazz qui s’appelle – roulement de tambours – « Jazz à Saint-Germain-des-Prés ». C’est bien trouvé non ?

C’est donc avec un grand sourire et surtout avec ponctualité que nous nous sommes rendu au guichet place Saint-Germain – c’est bien fait quand même- pour retirer nos invitations : eh oui, c’était gratuit.

Quand on nous a demandé si on voulait le bus de Saint-Germain ou Saint-Sulpice, on s’est dit saint pour saint, plouf plouf  ça sera : Saint-Germain : fatale erreur, quoique ….


14h50 : Ca y est, il est là, fièrement garé devant l’église Saint-Germain. Le bus d’une cinquantaine d’années ne fait pas son age.

Il nous accueille aux places intérieures, alors que le groupe de jazz s’installe sur le plateau ouvert à l’arrière du bus.

Les jazzmen ont un look de … jazzmen américains.

Le bus, les musiciens, c’est déjà une invitation à vivre un moment dépaysant et agréable.

15h00 : le bus démarre.

15h02 : le bus s’arrête et calle.

15h04 : il redémarre

15h06 : il s’arrête définitivement.

 
 
C’est officiel, on est en panne. Le bus nous a majestueusement fait avancer de 200 mètres, dans un bruit « Teuf Teuf » digne d’une vieille voiture. C’est pas grave, l’ambiance dans le bus est toujours aussi bonne, entre rires et applaudissement pour le chauffeur qui au final passera plus de temps les mains dans le cambouis que sur le volant, et pour les conducteurs qui nous dépassent avec le sourire.
Le groupe de jazz quitter le navire … le bus pour jouer sur le trottoir d’en face, histoire d’en faire profiter tout le monde : les participants, et les passants.

Ils jouent vraiment bien, ont de l’humour, s’amusent de la situation.

Au bout d’un moment, on voit passer le bus de saint-Sulpice, lui il roule, c’est celui là qu’il fallait choisir.

On nous propose un bus moderne pour finir le parcours, on préfère partir pour se balader, mais on a passé un très bon moment.

 
 
 

Remerciement au chauffeur courageux, au bus qui a accepté de faire héroïquement ces 200 longs mètres,  aux organisateurs du festival, aux musiciens, aux passants et aux automobilistes qui nous ont gratifié d’un grand sourire, aux passants et aux automobilistes qui nous ont gratifié eux, d’un grand coup de klaxon, et d’une grimace – sinon ou n’aurait pas pu grogner après les parisiens qui ne savent pas profiter d’un beau jour de soleil, pendant un long week-end, a coté d’un bus sympa qu’on ne voit pas tous les jours, en écoutant du très bon jazz joué par des musiciens au look qui devrait normalement déjà donner le sourire !!

 
 
SMILE !!! 


Festival Jazz à Saint-Germain-des-prés jusqu'au 23 mai 2008 à Saint-Germain-des-prés
Toutes les infos sur : http://www.festivaljazzsaintgermainparis.com/

Publié le Mercredi 14 mai 2008 à 22:57
Par cjcenvadrouille

 

Même si le beau temps nous donne envie de profiter du soleil, de l'extérieur, des ballades et des terrasses on va de temps en temps au ciné profiter de la fraîcheur de la salle, du confort des fauteuils et aussi tout de même du plaisir de voir un bon film : cette fois, c’était le cas. 

Qu'est ce qui pourrait donner envie à une personne qui semble tout avoir de tout quitter, pour partir loin ?
Qu'est ce qui pourrait donner envie à cette même personne de dire les quatre vérités à ces amis, devenant assez insultant pour finir la soirée seul et le nez en sang ? 

Il suffira d'une journée à cet homme pour perdre son boulot, sa femme, ses amis ... La sympathie de sa belle mère.
 

Alors pourquoi ?
C'est la question de ce film qui risque de se faire apprécier en vous faisant couler une larme. 
Un indice pour répondre à toutes ces questions ?
Qui est cette femme qui dîne en tête à tête avec lui ? Est ce vraiment sa maîtresse ? En résumé, divertissant, touchant, avec de bons acteurs. 

Réalisé par Jean Becker, avec Albert Dupontel, Marie-Josée Croze, Pierre Vaneck

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