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Mon bloc perso.
Deux curieux vous racontent leurs vadrouilles parisiennes, franciliennes, françaises, internationales , littéraires, cinématographiq ues, théâtrales ...

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Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes. Paul Morand

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euh là on est plus qu'en retard mas promis, on reviendra écrire un jour !
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Publié le Lundi 08 septembre 2008 à 22:50
Par cjcenvadrouille
Tout le monde connaît la nouvelle de Stefan Zweig, n'est-ce pas ? Eh bien le théâtre Essaïon propose une bien belle interprétation de cette oeuvre majeure.

Madame R a une quarantaine d'année quand elle se retrouve seule après la mort de son mari. Issue d'une famille bourgeoise, elle a toujours été epargnée par l'exaltation des sentiments forts malgré un attachement solide à son mari et à ses enfants. Sa vie bien rangée lui a permis de connaître un bonheur simple.

En se retrouvant seule, elle se sent inutile et perd toute envie de vivre.
Elle décide de voyager afin d'oublier cette mélancolie. Elle se retrouve quelques années après à Monte Carlo et passe un peu de temps dans les casinos, des lieux que lui a fait découvrir son mari.
Elle n'y va pas pour jouer, mais pour regarder les personnes aux tables, surprendre leurs émotions : leurs explosions de joie, leur désarroi devant la défaite, la vie qui pour elle est terminée.

Elle se rappelle des propos de son mari, qui aimait regarder les mains des joueurs, qui rassemblées au dessus de la table de jeu trahissent toutes les émotions. Elle s'amuse de ces moments passés dans les casinos, comme spectatrice discrète et passive.

Elle va être complètement hypnotisée par un jeune homme. Dès les premières minutes, elle va voir dans ses mains, ses gestes une force incroyable, une puissance, et une intensité à laquelle elle ne va pas pouvoir résister.
Son regard va irrésitiblement quitter les mains de cet homme, qu'elle ne connait pas, pour se diriger vers son visage. Elle va alors découvrir un jeune homme d'environ 24 ans aussi expressif que ses mains jouant avec anxiété les derniers deniers qui lui restent. Après avoir liquidé tout son argent, il sort du casino ébété.

Elle voit dans son comportement qu'il n'a pas perdu que son argent, il a perdu beaucoup plus et elle ne peut pas le laisser partir, elle sait qu'il va faire une betîse, et sans réfléchir, elle le suit.

Elle ne sait toujours pas pourquoi, elle ne sait pas comment elle va agir, elle sait qu'elle ne peut pas rester là sans rien faire. Elle doit le rattraper et lui parler pour le ramener à la raison.

Alors, elle court derrière lui, elle réunit tout son courage pour l'aborder, lui parler et le raisonner.
Ces craintes étaient justifier, il ne nie pas le fait qu'il veut en finir.

Elle va tout faire pour qu'il abandonne ses projets funèbres, mais les choses se bousculent et elle est entraînée dans un tourbillon de sentiments passant de la crainte à la confiance, de la tristesse à l'exaltation.

Nous ne vous raconterons rien de plus. Vous avez le choix entre lire cette magnifique nouvelle ou aller voir la pièce qui se joue actuellement au théâtre l'Essaïon jusqu'au mois de novembre ou faire les deux d'ailleurs, pourquoi choisir ?

 Juste un petit mot sur la pièce :
Cette pièce a vu le jour après deux essais de mise en scène par la comédienne elle-même. Elle a demandé à un de ses amis d'essayer et ça a donné cette pièce. Madame R raconte son histoire à l'assemblée qui représente un jeune homme qu'elle souhaite sauver de ses démons. Elle est accompagnée de sa servante qui plus que lui donner la réplique, l'accompagne certains moments clé avec son violoncelle.
La mise en scène est réussie et l'amour de la comédienne pour l'oeuvre de stefan Zweig transparaît de son jeu. Un vrai régal !

24 heures de la vie d'une femme au théâtre l'Essaïon, près du Café de la Gare (oui on se repère aux théâtres...), d'après Stefan Zweig, avec Laure Meurisse et Mona Lou, mis en scène par Freddy Viau. Jusqu'en novembre.

Publié le Dimanche 07 septembre 2008 à 22:21
Par cjcenvadrouille
 Invités à une avant-première, nous nous sommes laissés tenter non pas grâce au synopsis d'UGC qui est très mauvais mais parce qu'il s'agissait d'un film islandais. Curieux comme nous sommes, nous n'avons pas pu résister à l'envie de découvrir un cinéma inconnu.

Un synopsis (j'espère meilleur que celui d'UGC) :
Une petite fille meure d'une maladie à l'hôpital tandis que son père veille sur elle. En parallèle, Un homme se fait assassiner, le crâne fracassé. Un inspecteur est chargé de l'enquête. Il suit un fil qui le conduira jusqu'au père de la petite fille et dans les méandres de la génétique. Quel lien existe-t-il entre le meurtre d'un vieil homme et le décès "naturel" d'une enfant ?

L'intrigue est curieuse et très bien ficelée. L'acteur principal est parfait dans son personnage d'inspecteur de police qui inspire le respect et la droiture. Les paysages islandais que l'on voit ici, changent de ceux des cartes postales.
Le film bien que froid, laisse apparaître quelques pointes d'humour qui ajoutent une touche sympathique. Cette première expérience islandaise est très prometteuse.

A savoir : 1/3 des islandais ont vu ce film !

Jar city : réalisé par Baltasar Kormakur, avec Ingvar Eggert Sigurðsson,
Ágústa Eva Erlendsdóttir, Björn Hlynur Haraldsson. Sortie le 10 septembre 2008

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