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Mon bloc perso.
Deux curieux vous racontent leurs vadrouilles parisiennes, franciliennes, françaises, internationales , littéraires, cinématographiq ues, théâtrales ...

CITATION DU MOMENT :
Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes. Paul Morand

LIVRE S EN COURS :
- La découverte de la lenteur de Nadolny
- Gamines

PROCHAINES VADROUILLES :
- Musica nuda
- Chirico au MAM

PROCHAIN S ARTICLES :
euh là on est plus qu'en retard mas promis, on reviendra écrire un jour !
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Publié le Vendredi 14 novembre 2008 à 20:06
Par cjcenvadrouille
Un soir, attirée par l'envie d'écouter une québecoise chanter, drôle d'idée quand même, nous nous retrouvons Place de Clichy à l'Européen.

Pris d'une soudaine envie de manger, il était 20h donc c'est tout-à-fait normal, nous voilà dans une boulangerie en face de la salle de concert et là, Ô surprise, Ô rage, Ô desespoir, Francis Lalanne, le vrai , le seul, l'unique, en tenue de camouflage pour se faire remarquer !
N'osant pas lui arracher ses vêtements, nous entrons dans la salle de concert. 10 minutes après, Francis se pointe et s'assied à quelques mètres. M'aurait-il reconnue sans oser me parler ?

Bon ! 

 
 
Geneviève se met à chanter. Elle a une très belle voix mais elle chante de la soupe comme beaucoup de ses compatriotes (oups, aurais-je écrit tout haut ?). Le concert se passe (avec de très bons moments malgré le niveau des paroles et des mélodies) et là, Geneviève nous dit qu'elle a un invité, quelqu'un de spécial qu'elle a rencontré il y a peu de temps et blablablabla... Et qui voyons-nous arriver ? Francis se lève sans son béret kaki, il prend la guitare...oh non il va chanter ! En fait, il nous fait un résumé de la chanson qu'il va faire chanter à Geneviève : l'homme n'est pas mauvais, c'est le système qui le rend méchant, l'homme n'est pas mauvais parce que c'est lui qui a inventé l'amour (à écouter sur son prochain album... non Tatie, je ne le veux pas, pitié !).

Enfin, nous avons vécu une soirée inoubliable et la morale est que l'homme n'est pas mauvais et que Francis est le dernier des poètes !


Dans le rôle de la chanteuse : Geneviève CHAREST !
Publié le Jeudi 13 novembre 2008 à 20:38
Par cjcenvadrouille
Un vieux monsieur est sur le pont d'un bateau et voit les cotes de son pays s'éloigner.Il a toujours vécu dans ce pays, il l'aime, il doit pourtant y laisser tous ses souvenirs et toute sa vie. Les dernières images qu'il a sont celles des conséquences de la guerre, de sa famille, ses amis morts.Pourtant, il a de la chance : il tient contre lui un bébé c'est sa petite fille ; elle n'a que trois semaines, il l'a retrouvée près de ses parents qui hélas n'ont pas survécu à la guerre. Il la protège tant qu'il peut sur ce bateau qui l'emmène vers un lieu inconnu, mais peu importe, il ne pense qu'à une chose cette petite fille qu'il veut élever et voir grandir. Le bateau fait débarquer ses passagers, le vieux monsieur et sa petite fille ne sont pas trop mal accueillis, pourtant tout est tellement différent dans ce pays : le paysage, les gens, la langue, les odeurs.Il vit à l'écart des autres réfugiés dans son foyer d'accueil. Le sentiment de solitude le gagne jour après jour, malgré l'amour pour son bébé, il décide donc d'affronter sa peur, de sortir un peu pour marcher, et reprendre un peu de force.Il va alors faire une rencontre qui va changer son quotidien, un homme avec lequel il va très bien s'entendre, beaucoup échanger, sans jamais vraiment se parler, puisqu'aucun d'eux ne connait la langue de l'autre. Ce roman est émouvant, il décrit ce moment tragique que représente pour ce vieux monsieur le départ forcé de son pays.Il arrive dans un pays hostile, sa rencontre uniquement due au hasard avec cet homme qui cherchait lui aussi un ami surprend le lecteur.Ils vont savoir trouver les gestes pour donner de la force à l'autre, le réconforter, lui faire comprendre que la présence de l'autre suffit à donner un sens à leur vie. Une belle histoire qui recèle aussi de moments surprenants, durs tout en étant touchants que je vous laisse découvrir en lisant "la petite fille de monsieur Linh" de Philippe Claudel.
Publié le Mercredi 12 novembre 2008 à 23:30
Par cjcenvadrouille


Il y a près de 40 ans 3 grands monstres de la chanson française se rencontraient autour d’un micro de radio. Cela est resté dans notre mémoire grâce à la photo en noir et blanc que l’on retrouve chez tous les vendeurs d’images et de photos. Lorsque Brassens, Brel et Ferré se parlent de tout et de rien, de l’âge adulte, des artistes et des poètes, des femmes, de l’anarchie, etc., on écoute, on rit, on se souvient… Les paroles restent d’actualité même après 4 décennies voire prennent un sens nouveau. Lorsqu’il est question de la différence entre artiste et chercheurs d’argent, on ne peut que penser à certaines émissions qui transforment les inconnus en stars. Les réflexions sur les hommes politiques et leurs ambitions nous font réfléchir sur ceux que nous avons « la chance » d’avoir. Trop jeunes pour avoir des souvenirs des personnages, nous avons au moins eu l’occasion d’entendre et d’aimer les chansons de ces trois grands personnages.  Les trois personnalités sont très bien rendues. On se croirait il y a 40 ans devant Brassens, Brel et Ferré. Les mimiques sont présentes, les ressemblances sont frappantes. Un défi difficile à relever mais oh combien réussi.


Retrouvez-les au Funambule Théâtre en septembre ! 
 
Auteur :
Georges Brassens, Jacques Brel, Léo Ferré, Aurore Ly
Artistes : Erwan Courtioux (Brel), Alain Lagneau (Brassens), Alain Pretin (Ferré), Gildas Loupiac (le journaliste).
Metteur en scène : Aurore Ly


Nous on vient de les retrouver et c'est toujours aussi bien !
Publié le Mercredi 12 novembre 2008 à 23:08
Par cjcenvadrouille
 
Première fois au théâtre Mrigny (je vous dis ça parce que ce ne sera sans doute pas la dernière) pour aller voir une pièce loin d'être classique mais très près d'être absurde.

Un homme "poisson" (?!) vient pour la première fois dans une piscine de quartier. Il est accueilli par un homme "requin" (?!) qui essaie de lui traduire le petit "écosystème" qu'il a sous les yeux. La piscine devient peu à peu un plan d'eau où les forts tuent les faibles, où les clans s'organisent.
Une véritable guerre fait rage entre les bonnets bleus et les bonnets rouges. Le nouveau bonnet bleu prend toute la mesure des paroles du bonnet rouge lorsque celui-ci lui apparaît en rêve toutes les nuits en pêcheur, en scientifique à la recherche de neuscicepteurs (qu'est-ce que c'est ???), en commandant d'armée.

Cette pièce jouée avec brio par Tom Novembre et Roland Marchisio nous fait entrer dans le monde délirant décrit par Emmanuel Robert-Espalieu.

La petite salle du Théâtre Marigny est très agréable pour voir et écouter cette pièce. le décor est très sympa. Enfin, il y a tout plein de raisons pour se laisser tenter.

Les poissons ne meurent pas d'apnée de Emmanuel Robert-Espalieu avec Tom Novembre et Roland Marchisio au Théâtre Marigny

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