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Mon bloc perso.
Deux curieux vous racontent leurs vadrouilles parisiennes, franciliennes, françaises, internationales , littéraires, cinématographiq ues, théâtrales ...

CITATION DU MOMENT :
Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes. Paul Morand

LIVRE S EN COURS :
- La découverte de la lenteur de Nadolny
- Gamines

PROCHAINES VADROUILLES :
- Musica nuda
- Chirico au MAM

PROCHAIN S ARTICLES :
euh là on est plus qu'en retard mas promis, on reviendra écrire un jour !
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Publié le Mercredi 19 décembre 2007 à 10:58
Par cjcenvadrouille
 Le pianiste entre en scène habillé dans une robe de soirée rose... Ca commence bien ! Il sort de quoi manger et surtout de quoi boire... et JM (Jean-Marie Lehec) rentre en scène. Il chante ses propres textes qui parlent tous de femmes de manière tendre, érotique, avec haine ou avec amour. La chanson "c'est JM", un brin mégalo, est accompagné de la voix de fausset de Jean-Philippe Lajus ainsi que toutes les chansons nécessitant une voix de femme pour le refrain.
Nous avons beaucoup ri aux mimiques du pianiste, d'autant qu'il joue très bien et que la musique est jolie. Par contre, JM ne nous a pas du tout convaincu. Ces textes paraissent compliqués sans que ce soit nécessaire, juste pour faire semblant de savoir écrire, on ne comprend rien à ce qu'il chante (et ce n'est pas à cause de la salle que nous connaissions bien) et surtout, il fait vieux beau sur le retour ! Beurk ! Le si peu des textes qu'on a compris nous a paru vulgaire et sans trop d'intérêt ...
Heureusement que le pianiste était là... surtout que je viens de lire qu'il avait accepté à condition de pouvoir venir parader en femme... hum hum...

http://www.musiqueetmouvement.com/artistes_fr.php?id=8
http://ppognant.online.fr/JMlachanson.html
Publié le Mardi 18 décembre 2007 à 13:05
Par cjcenvadrouille
 Epinart passe une soirée romantique avec Caprice. Mais c'est sans compter sur Truck et son ex-future copine Elle, de son vrai prénom Rachelle (mais c'est trop beau pour elle) et de l'ex petit ami de Caprice... Ces 4 personnages ont des histoires familiales difficiles. ils sont seuls, sans repère et ne savent pas ce que c'est d'être aimés "ils n'ont pas appris". Alors, la violence des sentiments passe chez eux par la violence des paroles, et des gestes  .... ils apprennent ....
Ca crie, ça bouge, ils s'aiment, se rejettent, se déchirent et s'aiment à nouveau. La petite scène du Triomphe est pleine de vie.

C'était la dernière, il y avait une ambiance de folie.
Vous pouvez suivre leur actualité sur : http://lesabimes.free.fr/
Publié le Mardi 18 décembre 2007 à 12:12
Par cjcenvadrouille
 C'est pourtant bien comme idée : enfermer des hommes dans une cave pour choisir celui qui convient le mieux sans risquer de se le faire piquer !
(en même temps je ne sais pas qui enfermer et Jicé serait trop consentant pour que ce soit drôle...)
Marie en a assez de quitter les hommes qu'elle rencontre, elle voudrait trouver un mari qui lui convienne la prochaine fois. Alors pour ça elle crée un terrain de jeu à hommes dans son sous-sol pour les voir, les étudier, leur parler, les connaître, les tester avant achat quoi !
Enfin, elle est un peu dépassée par les évènements, parce qu'il n'est pas si facile d'occuper ses hommes jour et nuit pendant des semaines, des mois... le temps qu'elle se décide.
Heureusement, elle n'est pas seule, elle a un psy un peu particulier qui l'écoute d'une oreille en arrosant ses fleurs, et surtout sa colocataire qui veille sur ses hommes de compagnie, comme un scientifique sur ses souris de laboratoire. Elle les surveille, joue avec eux, les torture ..... le duo de la méchante et la gentille est bien joué.
Les hommes de leur vie ont des prénoms qui se finissent par un N : Ben, Stan et Warren. Ben est enfermé depuis 12 mois et adore le Jokari, Stan n'aime pas être en manque de sucre pour son café et ça dure depuis 6 mois et Warren, le nouvel arrivé, pense que le principal est de rester class.

Tout se petit monde vit au sein du "Harem Underground" comme il peut en attendant que Marie fasse son choix et en espérant que Maria n'ait pas inventé un nouveau "jeu".

Les relations homme-femme sont poussées à l'extrême et c'est très drôle. Le psy ne donne pas confiance. Maria fait peur à souhait, Marie est très gentille et les garçons idiots comme il faut. La pièce était très bien mais on a encore davantage ri avec l'impro de fin de spectacle nous parlant du BAO (bouche à oreille)... Les acteurs étaient en forme ....


Auteur : Jérémy Manesse, Artistes : Odile Huleux, Laurie Marzougui, Antoine Laurent, Philippe Manesse, Timothée Manesse, Ange Ruzé, Metteur en scène : Hubert Drac
Café de la Gare, 41 rue du temple Paris 4.
Tarif : 24 € ou billetreduc
Clin d'oeil

http://www.jeremymanesse.com/article-12383907.html
http://www.haremunderground.com/
Publié le Jeudi 13 décembre 2007 à 14:23
Par cjcenvadrouille
Noël et sa magie ... : le sapin, ses décorations qui scintillent, la famille, les cadeaux, le repas, la neige, les enfants, Charles Dickens.

Pourquoi Charles Dickens ?

Parce que je viens de finir "Un chant de Noël", un livre qui me tient particulièrement à coeur parce qu'il m'a été offert pour un premier Noël commun.
 


Monsieur Scrooge est un vieux monsieur, qui s'occupe tout seul de sa maison de commerce depuis que son associé Marley est mort.
C'est la veille de Noël, la ville est sous un épais brouillard, alors que les gens commencent à s'agiter à la préparation de Noël, lui est impassible, aussi froid que l'air de l'hiver rude.
Triste, avare, insensible, il n'est pas aimé et n'aime pas les autres : ce n'est pas l'invitation pour Noël de son neveu, le mariage de celui-ci, et encore moins son commis qui devra le supplier pour passer sa journée de Noël en famille qui va le toucher.
Il prévoit de passer le réveillon de Noël seul, dans sa maison sombre et lugubre.

Enfin, C'était sans compter sur une visite surprise ... la seule qu'il ne pourra refuser, pour cause c'est Marley son ancien associé.
Tétanisé devant l'apparition du fantôme, il ne pourra que l'écouter lui expliquer qu'il est venu pour son bien, pour lui montrer cette chaîne qu'il doit traîner derrière lui, chaîne qu'il a assemblé de son vivant, faite de méchanceté, d'erreur, du mal qu'il a fait aux autres.
Son temps est cependant compté, et il est surtout là, pour le prévenir de l'arrivée de trois fantômes, pour les nuits prochaines.
Scrooge va recevoir la visite de ces trois personnages, le fantôme des Noëls passés, présents et futurs. Ils vont l'emmener revoir son enfance, découvrir les petits moments oubliés, lui rappeler qu'il a été un enfant, qu'il a eu des rêves, des envies, des sentiments .....  découvrir le présent, la vie de ces proches auxquels ils portent tellement peu d'attention, et surtout l'image qu'on a de lui, et finalement, découvrir ses noëls futurs, ce qu'il deviendra : une vision très noire qui finit de lui faire prendre du recul sur sa vie.


Je vous laisse découvrir ce que ces visites vont changer pour Scrooge ... et comment va être son Noël cette année-là, et sûrement toutes les années suivantes .....

C'est le livre qu'il faut lire au moment de Noël, que ce soit en roman comme je l'ai fait, ou comme un conte à raconter au pied d'un feu en soirée ...
On est tout de suite transporté par l'esprit de Noël, il est émouvant, on retrouve l'image des noëls ou il n'est même pas question de gros cadeau, mais de la joie d'être ensemble, de passer une soirée magique, devant un repas agréable ... chanter ... partager ... être heureux .... vivre Smile
Publié le Jeudi 13 décembre 2007 à 14:14
Par cjcenvadrouille
 


Quand on vous demande de citer un peintre réaliste, à qui pensez-vous ? Moi, j'avoue je n'aurais pas su avant d'aller voir l'expo sur Gustave Courbet. Et non je n'y connais rien en art. Mais comme je veux m'améliorer, je suis donc allée voir les oeuvre de M. Courbet de plus près. L'expo est très intéressante. Les oeuvres sont regroupées selon de grands thèmes ce qui permet d'appréhender l'art de Courbet de manière plus ludique : les autoportraits de jeunesse, les manifestes, les paysages, les nus, la chasse, les natures mortes. Courbet a incontestablement un style reconnaissable même quand on s'y connaît peu en art.
Ce franc-comtois, né en 1819, a toujours eu à coeur de figurer sa région et ses habitants tout en s'intégrant totalement à la communauté artistique parisienne. Ces tableaux étaient avant-gardistes tout en se référençant aux techniques préexistantes.
Sa série de portraits avec beaucoup d'autoportrait est admirable. Celui que fait l'affiche de l'expo s'appelle le désespéré (1844-1845), il est impressionnant et superbe.
Le côté romanesque de la vie de Courbet ressort dans ses tableaux. Ce n'est peut-être qu'une simple impression... Là où ses peintures sont censées représenter des scènes franc-comtoises simples, on y voit toute une histoire, de même pour ses nus champêtres.
Les oeuvres de Courbet reflètent son époque. On peut y croiser Baudelaire (notamment dans L'atelier du peintre), Champfleury, Proudhon, etc. Ses scènes champêtres et ses nus sont des études sociologiques à elles seules. La 19e siècle sous le pinceau de Courbet est très sensuel et érotiques. Les femmes sont représentées au naturel et non plus comme des icônes mythiques. Le réalisme des tableaux est comparable avec les photos érotiques très en vogue qui se passaient sous le manteau. Cependant, comme le faisait justement remarquer une guide, là où les photos sont vulgaires, les tableaux sont érotiques et légèrement choquants. L'exemple le plus flagrant est L'origine du monde.
En 1870, Courbet prend part à la Commune en se faisant élire. Il prône la destruction de la colonne Vendôme en opposition à Napoléon. Ce fait mettra une ombre sur le reste de sa vie. Il sera expatrié et poursuivit pour le remboursement de la rénovation de la colonne. Il meurt en 1877 en suisse.

Pour plus d'informations sur Courbet et l'exposition au Grand Palais :
http://www.evene.fr/arts/actualite/retrospective-peinture-gustave-courbet-grand-palais-999.php
http://www.rmn.fr/gustavecourbet/index.html
Publié le Jeudi 13 décembre 2007 à 10:55
Par cjcenvadrouille
  

Ma soeur et moi sommes d'accord, on veut manger une tarte aux myrtilles avec Jude Law, il est trop craquant dans My Blueberry night de Wong Kar-Wai !
Pour son premier film aux Etats-Unis le réalisateur a choisi de s'entourer de très beaux acteurs : Jude Law (bien sûr), Nathalie Portman, Rachel Weisz et une nouvelle venue au cinéma Norah Jones.
Une jeune femme, Elizabeth, cherche son petit ami dans un snack qu'il a l'habitude de fréquenter. Le barman, Jeremy, lui apprend qu'il est bien venu mais qu'il n'était pas seul. Elle lui laisse les clés de l'appartement, clés qui en rejoignent des dizaines. Les jours suivants, elle passe pour savoir si les clés sont toujours là. S'installe alors une relation de confiance entre cette jeune femme blessée et le patron du bar, témoin des histoires de ses clients.
Un soir la jeune femme ne vient pas. Elle part pour un périple américain pour se connaître mieux et apprendre des autres. Elle rencontre ainsi un homme qui refuse le départ de sa femme et une joueuse invétérée en manque de chance.

Les images sont magnifiques, normal c'est du Wong Kar-Wai, Jude Law est magnifique, la musique est magnifique, normal, c'est du Wong Kar-Wai, c'est gracieux, doux et romantique, normal c'est du Wong Kar-Wai !

Ca ne se voit pas du tout mais j'adore Wong Kar-Wai (et aussi Jude Law).

Evidemment ce film est plus américain que les autres Wong Kar-Wai mais bon, ça paraît logique... En tout cas, même si ce n'est pas le chef d'oeuvre du réalisateur, My Blueberry night est un très beau film avec une patte Kar-Waienne (ça ne se dit pas ?) incontestable.

My Blueberry night (2007), réalisé par Wong Kar-Wai, avec Jude Law, Norah Jones, Rachel Weisz, Nathalie Portman,David Strathairn

Publié le Jeudi 13 décembre 2007 à 09:27
Par cjcenvadrouille
  Le deuxième dimanche du mois au Balzac, c'est Pochette Surprise !
Si vous avez des enfants ou mieux, si vous avez gardé une âme d'enfant (j'espère pour vous sinon, la vie c'est de la m....), c'est l'évènement mensuel à ne pas rater !
Le Balzac, c'est une petite famille et le chef d'orchestre c'est Jean-Jacques Schpoliansky, le Directeur du Cinéma mais pas seulement ...
A Pochette Surprise c'est surtout le distributeur de glaces Ben & Jerry's ! C'est pour ça qu'on adore Jean-Jacques Clin d'oeil (Même s'il fait les gros yeux en disant de faire attention à nos petits doigts plein de glace !)
Bon alors Pochette Surprise c'est donc dans un lieu mythique, le cinéma le Balzac, on mange des glaces et après ?
Eh bien, on vient surtout regarder des films ! Bah oui, on est quand même dans un ciné ! Mais pas n'importe quoi, des petits bijoux du début du cinéma, des petits films de quelques minutes qui ont été tournés du début du siècle dernier aux années trente. On retrouve ainsi des boîtes à trucs qui sont des films qui utilisent les premiers effets spéciaux (et c'est déjà bluffant) ou des burlesques avec les acteurs qui nous ont toujours fait rire, Buster Keaton, Charlot, Laurel et Hardy, Boireau, Harold Lloyd, etc.
Mais, on voit aussi pendant cette matinée les premiers dessins animés en technicolor.
Donc résumons : Beau cinéma, glaces, Jean-Jacques, bijoux du cinéma, dessins animés ...
Il manque encore un élément qui contribue à la magie : la musique ! 
Je vous ai dit que les films dataient du début du XXe siècle donc ce sont pour la plupart des muets ! Au lieu de nous faire écouter la bande-son originale, des musiciens, au premier rang desquels le pianiste-présentateur, Jacques Cambra, accompagnent les courts métrages.

Que puis-je vous dire d'autres... Ce serait dommage de ne pas profiter d'un petit moment de bonheur dans ce monde de brutes ?
Enfin, ne vous forcez pas on aura plus de glaces pour nous !

Pochette surprise : deuxième dimanche du mois à 11h au ciné Le Balzac (1 rue Balzac dans le 8ème). Tarif : 9 € - 6 €
Programmation : Serge Bromberg, Musique : Jacques Cambra
http://www.cinemabalzac.com/public/musique/pochette.php
Publié le Mercredi 12 décembre 2007 à 18:36
Par cjcenvadrouille
  Jean Echenoz quelques mois après la mort de Jérôme Lindon, patron des Editions de minuit, écrivait un hommage à son seul et unique éditeur après avoir refuser tout commentaire à la presse lors de l'annonce du décès.
L'histoire de ses 2 hommes débute en 1979. Echenoz a écrit un livre qu'aucun éditeur n'a voulu publier. Il l'envoie alors aux Editions de Minuit sans
beaucoup d'espoir.
Un appel lui apprend que Jérôme Lindon souhaite le rencontrer. C'est le début d'une collaboration de 22 ans ponctuée de beaucoup d'accords et quelques désaccords. Cette relation de travail se transforme peu à peu en grand respect mutuel puis en amitié. En avril 2001, Jérôme Lindon décède d'une longue maladie.

C'est avec beaucoup de pudeur et d'affection qu'Echenoz parle du plus important patron des Editions de Minuit. Avec quelques anecdotes, il trace le portrait d'un homme passionné par son métier, très professionnel mais qui savait entretenir une véritable relation avec ses auteurs, respectueux de chaque travail mais capable de refuser un projet sans avenir, perspicace mais se laissant persuader lorsqu'il le fallait.
Un très bel hommage qui ne se veut que ça...

Les Editions de Minuit ont été créées pendant la seconde guerre mondiale de manière clandestine. Elles se sont développées à partir de 1948 avec l'arrivée de Jérôme Lindon à son Directoire. En 2001, sa fille Irène prendra sa suite. Les Editions de Minuit ont publié de grands noms comme Samuel Beckett, Alain Robbe-Grillet, Nathalie Sarraute, Marguerite Duras, Robert Pinget, Claude Simon et bien sûr Jean Echenoz.

http://www.leseditionsdeminuit.eu/f/index.php?sp=liv&livre_id=1639
Publié le Mardi 11 décembre 2007 à 11:08
Par cjcenvadrouille
 7 personnes se retrouvent à dîner chez M. Mongeot, avocat. Les personnages se dévoilent peu à peu au cours de la soirée jusqu'à la mort de l'hôte. Il a visiblement été empoisonné.
L'un des invité, Cyrus, un peintre excentrique aimant joué avec les mots, tente de chercher le coupable parmi la femme, l'amant, le parasite, la vieille amie et la bimbo. 
Passée la surprise d'entendre un texte en vers dans une pièce contemporaine accompagné de cris, la pièce est très bien écrite, ironique, drôle et piquante. La fin nous rappelle vaguement le chef d'oeuvre d'Oscar Wilde, le portrait de Dorian Gray.
Une très bonne surprise ! 

L'auteur : http://blog.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.ListAll&friendID=127543643
La pièce : http://www.myspace.com/enversetcontretous

Pièce de Amine Kaci
Avec Patrick Della Torre, Alain Fabre, François Hatt, Axelle Marine, Karine Lima, Marie Coulonjou, Sébastien Perez
Jusqu'au 30 décembre au Petit Théâtre du Gymnase
Tarifs Unique : 20 € Réduit : 13 € Location : 01 42 46 79 79



Publié le Lundi 10 décembre 2007 à 16:55
Par cjcenvadrouille
  Vous avez dû entendre parler d'un film sur Bob Dylan sans Bob Dylan qui retrace les différentes facettes du personnage. Il s'agit de I'm not there.
Six personnages sont censés représentés des périodes ou des caractères du musicien. Le premier est un petit garçon noir de 11 ans qui a quitté son foyer pour parcourir le monde et apprendre la musique. Cette période est assez blues et les textes traditionnels. Le deuxième est un chanteur de folk qui prend en main de grandes causes et qui deviendra prêcheur. Le troisième semble être interrogé par la police et parle sous forme de parabole ou de manière très philosophique. Le quatrième est un acteur marié avec 2 enfants, infidèle, misogyne. Le cinquième est une star du rock qui a changé son fusil d'épaule en passant de textes engagés à de la musique plus violente. Il a un style "artiste maudit" drogué et incompris. Enfin, le sixième personnage est celui de Billly the Kid, un hors la loi qui se cache mais qui ne peut se taire lorsque sa tranquillité est mis en péril par la construction d'une autoroute.
Il peut être difficile de s'y retrouver dans ce flot de personnages qui s'entremêlent sans jamais se croiser. La réalisation est très bonne, les images très belles et les acteurs fantastiques. Le seul hic de ce film est qu'il faut y aller sans a priori en ne connaissant rien de Dylan ou au contraire le connaître sur le bout des doigts pour comprendre le florilège de références du film. La bande son est géniale puisque ce sont des chansons connues ou moins connues de Dylan. C'est un bonheur de les entendre dans ce cadre-là.
Je suis surtout restée ébahie par la prestation de Cate Blanchett qui joue l'artiste maudit. Au bout d'une minute on oublie que c'est une femme, au bout de 2 on ne doute plus de rien. Son jeu est formidable ! Elle m'a convaincue d'aller la revoir pour Elizabeth : L'âge d'or. Je vous en parlerai bientôt donc...

I'm not there, 2007,
Réalisation : Todd Haynes,
Acteurs : Christian Bale, Cate Blanchett, Marcus Carl Franklin, Richard Gere, Heath Ledger, Ben Whishaw, Charlotte Gainsbourg

Pour apprendre des choses sur Bob Dylan :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bob_Dylan
http://www.bobdylan-fr.com/
Publié le Lundi 10 décembre 2007 à 14:53
Par cjcenvadrouille
  Roman peu connu de l'auteur du  Meilleur des mondes, Le Génie et la Déesse commence par un dialogue entre un romancier et un scientifique, John Rivers. Ce dernier soutient que le défaut de la fiction est qu'elle est trop cohérente par rapport à la réalité, que même ce qui est censé être le plus vrai est en fait le moins réel, comme la biographie. Il s'appuie sur la biographie de son maître et raconte ce qu'il a vécu auprès de cet homme. Il montre ainsi que si la biographie dit des choses vraies, elle cache les choses les plus incohérentes de la vie d'Henri Maartens.
John Rivers, quand il a connu le Génie, était un jeune homme de 28 ans, un peu gauche sans expérience charnelle, enfermé dans sa relation avec sa mère depuis que son père, pasteur, est décédé.
Il devient son assistant et s'installe dans la maison familiale des Maartens. La femme du scientifique, la Déesse, s'occupe de son mari totalement irresponsable et puéril qui ne peut vivre sans être au centre de l'attention  de sa mère-maîtresse. Ils ont deux enfants : Tommy, garçon sage, et Ruth âgée de quinze ans qui s'ouvre à ses premiers émois avec l'aide de la poésie.
John Rivers voue un culte religieux à la femme de son mentor, la considérant comme un mélange de plusieurs déesses grecques tandis qu'il fuit la fille qui se prend d'une passion dévorante pour lui.
Pour connaître la suite, lisez ce livre Clin d'oeil

Une fois passées les premières pages, un peu philosophiques mais très intelligentes, l'histoire nous emporte et ne nous lâche plus jusqu'à la fin. Ces premières pages plus difficiles à appréhender prennent tout leur sens au fil des pages. Une oeuvre d'Huxley à découvrir ...

Le Génie et la Déesse (Genius and the Goddess), 1955, Aldous HUXLEY
Sur  l'auteur :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aldous_Huxley
 
Publié le Lundi 10 décembre 2007 à 10:09
Par cjcenvadrouille
  Salomon Bellinsky (Jean-Pierre Marielle) refuse d'être vieux. Depuis longtemps séparé de sa femme qui joue à être folle, il prend des cours de claquettes coaché par les films de Fred Astaire et entreprend de rencontrer des femmes via les petites annonces. Sa fille, sarah (Valéria Bruni Tedeschi),  essaie de lui faire prendre conscience qu'il n'est pas éternel, sans succès.
Après plusieurs râteaux dus à son âge, qu'il soit trop vieux ou que les femmes soient trop âgées à son goût, il rencontre Violette (Sabine Azéma). Tandis que sa femme, totalement infantilisée, recherche avec son aide ménager l'argent de son père, sa fille apprend qu'elle est enceinte.

Cette comédie est un peu étrange. On croyait se trouver devant une comédie romantique peut-être un peu cucul et bien non ! Mises à part les images trash pleines d'hémoglobines, divers sujets sont approchés. 
Ainsi, derrière ces différentes histoires de la famille Bellinsky, on parle de la vieillesse, de la vie, du devoir de mémoire, de ce qu'est être fille d'un juif qui rejette sa religion...
A voir, âmes sensibles s'abstenir...

Faut que ça danse ! (2007), réalisé par Noémie Lvovsky, avec Jean-Pierre Marielle, Valeria Bruni Tedeschi, Sabine Azéma, Bulle Ogier
Publié le Vendredi 07 décembre 2007 à 11:59
Par cjcenvadrouille
  Vous êtes-vous déjà laissés aller à écouter des mots contés ? 
Un conteur vous raconte au creux de l'oreille des aventures imaginaires  
qui mettent en scène des êtres aux prises avec des situations très étonnantes et déstabilisantes. Les contes permettent à ceux qui les écoutent de retrouver le monde imaginaire de leur enfance. Ils peuvent tour à tour nous faire rire, nous émouvoir, nous faire réfléchir, nous conseiller... Les contes sont toujours moraux. Ils nous font entendre d’une façon nouvelle les vérités de toujours.

Dieu, après avoir terminé sa création, appelle l'homme auprès de lui. Il lui montre le ciel avec la voûte étoilée, la terre, les végétaux, les animaux du ciel et de la terre et la femme. Il lui demande : "A ton avis, quelle est ma plus belle création ?". L'homme se retourne vers la femme et dit :"C'est elle".
Alors Dieu se tourne vers la femme. Il lui montre le ciel avec la voûte étoilée, la terre, les végétaux, les animaux du ciel et de la terre et l'homme. Il lui demande : "A ton avis, quelle est ma plus belle création ?" et la femme se retourne vers l'homme et dit : " Je suis d'accord avec lui, votre plus belle création, c'est moi !". (Je ne raconte pas aussi bien que l'auteur de ce conte, Jean-Jacques FDIDA)

Jean-Jacques FDIDA est un conteur de merveilles. Le spectacle Du bout des lèvres condense des contes sur l'amour et les relations entre les hommes et les femmes. Certaines sont drôles d'autres plus émouvantes. Les contes sont accompagnés par de la musique. Fdida qui joue du centhour (espèce de xylophone perse, avec des fils de métal frappés par des baguettes), est accompagné de Jean-Marie MACHADO, jazzman de renom aux piano, gongs, etc.
C'était un véritable enchantement...
Ce spectacle nous entraîne sur tous les continents, dans toutes les cultures, en plein émerveillement. Il suffit de se laisser entraîner dans des histoires pour lesquelles on se demande où est la vérité, la légende réelle et les détails ajoutés par le conteur.
Peut-être le mieux est de se laisser porter par la voix et la musique dans des mondes fantastiques... 

Pour avoir des informations
sur JJ FDIDA :
http://www.alterites.com/cache/center_actualite/id_1461.php
sur JM MACHADO : http://www.jeanmariemachado.com
sur les spectacles du TOP : http://www.top-bb.fr/
Publié le Jeudi 06 décembre 2007 à 10:35
Par cjcenvadrouille
  Par une folle après-midi d'automne, prise par un ennui grandissant, je me suis dit : "Tiens, si j'allais au cinéma !". Alors, je demande à mon cher et tendre indisponible quel film il voulait voir avec moi. En gros, tous ceux qui m'intéressaient le plus ! Résultat, je me décide à aller voir Les rois de la glisse, qu'a-t-il bien pu me passer par la tête ?
Au lieu de m'ennuyer à la maison, je me suis ennuyée au cinéma.
La moitié du film est longue, très très longue. Moi qui voulais rire, je n'ai pas sourit une seule fois. Heureusement, le film s'est un peu amélioré en cours de route.

En deux mots... L'histoire :
Cody, orphelin de père, s'ennuie sur sa banquise et est l'objet de railleries du fait de sa passion, le surf. Une compétition est organisée sur l'île de Pin Goo, le trophée Big Z, en l'honneur du plus grand des surfeurs, idole de Cody. Sur cette île, le petit pingouin va rencontrer Geek, un grincheux, et sa nièce avec lesquels il apprend le surf et bien sûr que la compétition n'est pas le plus important !

Le film oscille entre une morale un peu "bateau" (le principal c'est de participer, l'amitié est le plus important, etc.) et des remarques d'ado attardé qu'heureusement les plus petits ne peuvent pas comprendre.
En parlant des petits, je n'ai pas eu l'impression que les enfants autour de moi (bah oui, c'était mercredi !) aient beaucoup ri...
Publié le Mardi 04 décembre 2007 à 22:43
Par cjcenvadrouille
  David Lurie, professeur quinquagénaire du Cap, entretient des relations particulières avec chacune de ses conquêtes féminines. Jusqu'au jour où il rencontre Mélanie Isaacs, jeune étudiante passionnée de théâtre. Suite à cet élan de désir, il se voit contraint de démissionner de l'université pour cause de harcèlement sexuel. Il décide alors de rendre visite à sa fille Lucy dans la campagne africaine. Lucy a une ferme et s'occupe d'un chenil. David se crée peu à peu une vie auprès de sa fille et projette d'écrire un opéra sur Byron et sa maîtresse. Un jour, trois hommes viennent, maltraitent le père et abusent de Lucy. Ce drame fait réfléchir Lurie à son comportement avec les femmes et aux relations entre les anciens esclaves et les blancs restés en Afrique du Sud. Bien qu'il n'y ait que de rares allusions à l'appartenance ethnique des personnages, on ne peut faire abstraction de l'environnement politique et social de l'Afrique du Sud post-apartheid dans ce roman. L'histoire bien que poignante est traitée avec humour, ironie et clairvoyance sur la vieillesse, la sexualité, les relations père-fille et bien sûr l'apartheid.
L'auteur John Maxwell COETZEE a reçu le prix Nobel de littérature en 2003 ainsi que le Booker Prize à deux reprises (fait unique jusqu'à aujourd'hui). Ancien afrikaners, il est Distinguished Service Professor à l'université de Chicago depuis 2002.

Pour plus d'informations sur JM Coetzee ou ses différents romans :
http://www.evene.fr/celebre/biographie/john-maxwell-coetzee-14933.php
http://www.voixauchapitre.com/archives/2003/disgrace.htm
Publié le Mardi 04 décembre 2007 à 12:04
Par cjcenvadrouille
  Avant un théâtre, après un théâtre, entre amis, pour un anniversaire,...
Toutes les occasions sont bonnes pour aller au Curieux Spaghetti Bar sauf peut-être la soirée romantique en tête à tête (la musique étant assez forte...)
Comme son nom l'indique, on peut y boire et y manger, surtout des spaghetti ! Mais il existe bien sûr d'autres choses à manger (viande, risottos, poisson, tartines à grignoter en entrée ou apéro).
Le décor est très fashion, coloré et original avec des calibreurs (c'est ce truc à droite qui sert à calculer le nombre de spaghetti pour 1-2-3 ou 4 personnes) partout.
Les plats sont originaux et c'est très bon. Les spaghetti sont fraîches et ça se sent. En plus, si vous êtes 2 à prendre le même plat, on vous amène la marmite de pâtes. La dernière fois nous avions pris des spaghetti avec saumon, pois gourmands et oeufs de lumps. Super bon !!!

Vous trouverez d'autres infos sur : http://www.curieuxspag.com/
Publié le Lundi 03 décembre 2007 à 18:28
Par cjcenvadrouille
  Le Théâtre du Nord Ouest a monté un cycle William Shakespeare. Nous étions allés voir Richard III il y a quelques mois (sinon nous aurions écrit un petit mot ici, bien sûr !). La pièce était magnifiquement bien jouée, c'était un régal et la salle était très agréable.
C'est donc avec enthousiasme que nous y sommes retournés pour voir Hamlet. Malheureusement, la pièce n'était pas jouée dans la salle que nous connaissions. Non seulement les places entourent la scène, ce qui fait que la plupart du temps certains acteurs nous tournent le dos, mais en plus, des poutres cachent la visibilité de pas mal de personnes.
Mis à part, ce "petit" problème, les acteurs sont très bons. Les 3 heures que dure la pièce (bah oui, c'est Shakespeare tout de même !) passent très rapidement. Hamlet qui est censé avoir trente ans en a plutôt 50 mais on arrive à passer outre. Je suis légèrement déçue par le personnage d'Ophélie, que je trouve le plus beau de la pièce.

Donc pour résumer, renseignez-vous sur la salle qui accueille les pièces de Shakespeare que vous souhaitez aller voir au TNO. Allez-y les yeux fermés si on vous dit "salle Laborey".

Le cycle Shakespeare au TNO a lieu jusqu'en mars 2008. Toutes les informations sur http://theatredunordouest.com/ (sur le programme vous trouverez les horaires et les salles)
Publié le Lundi 03 décembre 2007 à 17:32
Par cjcenvadrouille
  C'est bientôt Noël !!! Alors il faut décorer le sapin et toute la maison ! Rien de tel que les marchés de Noël pour trouver plein de décorations et aussi quelques cadeaux Mort de rire 
Il y a de nombreux marchés de Noël dans toutes les villes de France mais quels sont les plus connus ? Ceux d'Alsace bien sûr !
A défaut de pouvoir nous promener dans les rues de Strasbourg, nous sommes simplement allés à la Maison de l'Alsace sur les Champs Elisées. Même si le marché est à l'intérieur, on est quand même dans l'ambiance de Noël. On a les chants, les décorations, les bougies, les livres sur le Noël alsacien, le pain d'épices et bien sûr les fameux bredeles alsaciens. A la sortie, vous attendent vin chaud, thé de Noël et gâteaux !

Il y a quelques marchés de Noël sur Paris et les alentours. Vous trouverez toutes les infos sur : http://www.fra.cityvox.fr/agenda_paris/marche-de-noel_49565/ProgrammationEvenement
Publié le Lundi 03 décembre 2007 à 15:04
Par cjcenvadrouille
  Ce film est une véritable horreur !
Attendez avant de vous enfuir ! C'est juste qu'il prend aux tripes du début à la fin. Il n'y a quasiment aucun moment joyeux dans ce film et ce qui est le plus triste c'est que c'est une histoire vraie.
Catherine Nicolle est la troisième d'une famille de paysans normands. Ses parents ne lui portent aucun amour et elle rêve toute son enfance d'être embarquée par un des routiers qui passent continuellement sur la nationale qui longe la ferme. La seule qui prend soin d'elle, c'est la boulangère qui l'a prend comme apprentie jusqu'au moment où ses parents refusent qu'elle continue. Après le suicide et la mort accidentelle de ses deux frères, elle rencontre son mari, un routier. Très vite, son mari se révèle plus que violent. Ils ont trois enfants. Catherine finit par s'en aller pour sauver ses enfants mais elle en perd la garde.
A chaque coup, Catherine qui veut qu'on l'appelle Darling, se relève fièrement. Tout ce qui lui importe c'est son honneur et la fierté d'être toujours debout.
Marina Foïs joue magnifiquement bien, dans un répertoire qui ne lui est pas au premier abord des plus naturels. Rien de comique dans ce film même si les réflexions de Catherine peuvent parfois nous faire sourire. Quant à Guillaume Canet on le déteste mais c'est le rôle qui veut ça. L'histoire est filmée avec pudeur, on ne voit à aucun moment des scènes de violence même si les mots sont durs.
Darling est donc un film très dur à ne pas mettre devant les yeux de tout le monde.

Darling (2007) réalisé par Christine Carrière avec Marine Foïs, Guillaume Canet, Océane Decaudain...
Publié le Lundi 03 décembre 2007 à 14:25
Par cjcenvadrouille
  Vous arrivez au Cinéma le Balzac un samedi matin à 10h et là un gentil monsieur vous accueille pour boire un café et manger des gâteaux de Starbuck café avant de vous installer dans un siège de cinéma pour 2 heures de courts métrages, une heure de discussion avec les réalisateurs et bien sûr quelques minutes pour voter pour les films préférés. Parce qu'au "goût du court" c'est le public qui choisit sa palme d'or !
Samedi, nous sommes donc allés voter !
Nous avions le choix entre 7 films. Bon la programmation n'était pas d'une gaieté folle. Nous avions le choix entre un devoir de mémoire sur Hiroshima, la relation père fou-fille paumée, un truc que j'ai rien compris, la relation père alzeimer - fille en mal d'amour, un petit garçon qui tue son père, deux actrices en attente d'un rôle (dont une qui a un cancer) et un homme qui devient cobaye pour des scientifiques.
Très vite résumé ça paraît assommant mais en fait, les sujets sont quelquefois traités avec beaucoup d'humour, quelques-uns utilisent des techniques d'animations intéressantes, ...
Les courts métrages se permettent des choses plus aléatoires, plus expérimentales que sur des longs et c'est agréable.
Je n'y connaissais rien en court métrage et je dois avouer que je prends un grand plaisir à découvrir ces petits films.
Au cours de la discussion avec les réalisateurs la question du pourquoi faire un court métrage s'est posée. Les différentes réponses étaient très intéressantes. Certains y voient une expérience pour aller vers un long métrage ensuite, pour trouver des financements par exemple en attirant des producteurs. D'autres voient le court comme un art en soi, soit que le format correspond à leur technique (l'animation par exemple) ou à l'histoire qui nécessite qu'un court instant, etc.
J'avoue que la seconde version m'intéresse davantage.
Pour finir, je donnerais la définition du court métrage : Selon le Centre national de la cinématographie (CNC) français, un court métrage est un film dont le métrage n'excède pas 1 600 mètres en format 35 mm (ou la longueur équivalente dans les autres formats), soit environ 59 minutes.

Pour aller découvrir des courts métrages au Balzac :
http://www.cinemabalzac.com/public/courts/brunch.php

Samedi 12 janvier, nous sommes allés à la séance de rattrapage du goût du court afin de choisir le meilleur film en conscience. Résultat et cérémonie de remise des prix le 2 février prochain...
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