Deux curieux vous racontent leurs vadrouilles parisiennes, franciliennes, françaises, internationales , littéraires, cinématographiq ues, théâtrales ...
CITATION DU MOMENT :
Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes. Paul Morand
LIVRE S EN COURS :
- La découverte de la lenteur de Nadolny
- Gamines
PROCHAINES VADROUILLES :
- Musica nuda
- Chirico au MAM
PROCHAIN S ARTICLES :
euh là on est plus qu'en retard mas promis, on reviendra écrire un jour !
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Publié le Dimanche 07 septembre 2008 à 22:21
Par cjcenvadrouille
 | Invités à une avant-première, nous nous sommes laissés tenter non pas grâce au synopsis d'UGC qui est très mauvais mais parce qu'il s'agissait d'un film islandais. Curieux comme nous sommes, nous n'avons pas pu résister à l'envie de découvrir un cinéma inconnu.
Un synopsis (j'espère meilleur que celui d'UGC) : Une petite fille meure d'une maladie à l'hôpital tandis que son père veille sur elle. En parallèle, Un homme se fait assassiner, le crâne fracassé. Un inspecteur est chargé de l'enquête. Il suit un fil qui le conduira jusqu'au père de la petite fille et dans les méandres de la génétique. Quel lien existe-t-il entre le meurtre d'un vieil homme et le décès "naturel" d'une enfant ?
L'intrigue est curieuse et très bien ficelée. L'acteur principal est parfait dans son personnage d'inspecteur de police qui inspire le respect et la droiture. Les paysages islandais que l'on voit ici, changent de ceux des cartes postales. Le film bien que froid, laisse apparaître quelques pointes d'humour qui ajoutent une touche sympathique. Cette première expérience islandaise est très prometteuse.
A savoir : 1/3 des islandais ont vu ce film !
Jar city : réalisé par Baltasar Kormakur, avec Ingvar Eggert Sigurðsson, Ágústa Eva Erlendsdóttir, Björn Hlynur Haraldsson. Sortie le 10 septembre 2008 |
Publié le Mercredi 21 mai 2008 à 20:12
Par cjcenvadrouille
Dans les années 50, une jeune fille de dix huit ans, Françoise « Quoirez » écrit un livre qui défraye la chronique : « Bonjour tristesse ». Le livre connaîtra un succès et vaut à son auteur le surnom de Mauriac « charmant monstre ». D’une faille de la haute bourgeoisie, Françoise doit choisir un autre nom, elle s’inspirera de Proust et deviendra Françoise Sagan. Toute sa vie, Sagan fera la une des journaux en raison de sa vie dépravée, elle qui ne supporte pas la solitude et n’aime la vie que si elle est bonheur. Sagan vivra entourée d’amis, se mariera deux fois, aura un fils et plusieurs maîtresse. Sa hantise d’être seule et sa fragilité la pousse dans les bras de l’alcool et de la cocaïne. Elle ne pourrait vivre sans écrire et malgré cela, elle ne fut jamais reconnue comme un auteur à part entière, ainsi comme la Sagan, la mondaine. Elle moura seule dans son lit d’hôpital. Grabataire, sans avoir pu renouer avec ce fils qui n’avait jamais pu atteindre les ambitions qu’elle avait pour lui.
Diane Kurys signe un magnifique film sur ce charmant monstre de la littérature. Sylvie Testud a été qualifiée de clone et elle le mérite bien que ce soit pour le physique, que pour son comportement, sa gestuelle et son langage ; l’actrice est Françoise Sagan. Cet auteur malheureusement boudé par les nouvelles générations, dont la nôtre, a eu le droit à un bel hommage. Derrière le monstre, se cachait une belle fragilité. | «Sagan, Françoise. Fit son apparition en 1954, avec un mince roman, "Bonjour tristesse", qui fut un scandale mondial. Sa disparition, après une vie et une œuvre également agréables et bâclées, ne fut un scandale que pour elle-même.» |
Pour plus d'information sur Françoise Sagan :
http://www.denistouret.net/textes/Sagan_Francoise.html http://www.france-mail-forum.de/fmf36/lit/36garcin.htm Au cinéma à partir du 11 juin 2008 :
SAGAN réalisé par Dian Kurys, avec Sylvie Testud, Pierre Palmade, Lionel Abelanski, Jeanne Balibar
Publié le Mercredi 14 mai 2008 à 22:57
Par cjcenvadrouille
 | Même si le beau temps nous donne envie de profiter du soleil, de l'extérieur, des ballades et des terrasses on va de temps en temps au ciné profiter de la fraîcheur de la salle, du confort des fauteuils et aussi tout de même du plaisir de voir un bon film : cette fois, c’était le cas.
Qu'est ce qui pourrait donner envie à une personne qui semble tout avoir de tout quitter, pour partir loin ? Qu'est ce qui pourrait donner envie à cette même personne de dire les quatre vérités à ces amis, devenant assez insultant pour finir la soirée seul et le nez en sang ?
Il suffira d'une journée à cet homme pour perdre son boulot, sa femme, ses amis ... La sympathie de sa belle mère.
Alors pourquoi ? C'est la question de ce film qui risque de se faire apprécier en vous faisant couler une larme. Un indice pour répondre à toutes ces questions ? Qui est cette femme qui dîne en tête à tête avec lui ? Est ce vraiment sa maîtresse ? En résumé, divertissant, touchant, avec de bons acteurs.
Réalisé par Jean Becker, avec Albert Dupontel, Marie-Josée Croze, Pierre Vaneck |
Publié le Mercredi 23 avril 2008 à 00:38
Par cjcenvadrouille
 | J'ai découvert Philippe Claudel avec Les âmes grises. Le thème principal de son premier film "Il y a longtemps que je t'aime" n'est pas si éloigné. Juliette sort de prison après 15 ans de captivité. Sa soeur Léa la loge chez elle. Ces deux soeurs ne se connaissent plus et de nombreux malentendus s'insinuent entre elles. Mais qu'a fait la mystérieuse Juliette ? Pourquoi se mure-t-elle dans ce silence lourd et pesant ?
Ce film est très lent mais l'intrigue est efficace. On veut connaître le secret de Juliette, de sa famille et de sa "victime". Je ne veux pas trop en dire... Alors allez le voir et on en discutera ! |
Publié le Mardi 15 avril 2008 à 23:16
Par cjcenvadrouille
 | Une cafétéria au bord d'une nationale est un lieu de passage étonnant. Autour de cette cafétaria, des gangsters rôdent. Mais pas n'importe quels gansters, des ratés ! "J'ai toujours rêvé d'être un gangster", c'est plusieurs courts métrages mettant en scène un braqueur pas doué (Edouard Baer, excellent !), une serveuse pas très digne de confiance, cinq anciens braqueurs en manque de sensation, deux kidnappeurs improvisés, deux chanteurs qui s'entrevolent (Bashung et le formidable mais trop peu connu Arno).
Ce film est un hommage au cinéma. Il est bourré de références. Il est très drôle et même s'il a été beaucoup critiqué et bah nous on a bien aimé, na !
J'ai toujours rêvé d'être un gangster, un film de Samuel Benchetrit avec Anna Mouglalis, Edouard Baer, Jean Rochefort. |
Publié le Dimanche 23 mars 2008 à 23:24
Par cjcenvadrouille
 | Deux hommes âgés se rencontrent dans une chambre d'hôpital. Ils luttent contre le cancer. L'un (Nicholson) a vécu parmi les grand de ce monde et a profité de chaque chose de la vie. L'autre (Freeman) n'a pas eu d'autre choix que de travailler comme garagiste pour subvenir aux besoins de sa famille en laissant tomber tous ses rêves. Porté par l'espoir de vaincre la maladie, Morgan Freeman commence une liste intitulée "Sans plus attendre". Malheureusement, la vie en a décidé autrement... Il découvre au même moment que son complice de chambre qu'il est condamné. Mais c'était sans compter sur le caractère et la colère de Nicholson ! Ils s'enfuient tous les deux de l'hôpital pour mener à bien cette liste (en la complétant légèrement). Et les voilà partis pour un périple qui n'a d'autre but que de se découvrir et voir la beauté de la vie. Partir pour mieux revenir en quelque sorte ...
Carpe diem mes amis ! |
Publié le Jeudi 13 décembre 2007 à 10:55
Par cjcenvadrouille
| Ma soeur et moi sommes d'accord, on veut manger une tarte aux myrtilles avec Jude Law, il est trop craquant dans My Blueberry night de Wong Kar-Wai ! Pour son premier film aux Etats-Unis le réalisateur a choisi de s'entourer de très beaux acteurs : Jude Law (bien sûr), Nathalie Portman, Rachel Weisz et une nouvelle venue au cinéma Norah Jones. Une jeune femme, Elizabeth, cherche son petit ami dans un snack qu'il a l'habitude de fréquenter. Le barman, Jeremy, lui apprend qu'il est bien venu mais qu'il n'était pas seul. Elle lui laisse les clés de l'appartement, clés qui en rejoignent des dizaines. Les jours suivants, elle passe pour savoir si les clés sont toujours là. S'installe alors une relation de confiance entre cette jeune femme blessée et le patron du bar, témoin des histoires de ses clients. Un soir la jeune femme ne vient pas. Elle part pour un périple américain pour se connaître mieux et apprendre des autres. Elle rencontre ainsi un homme qui refuse le départ de sa femme et une joueuse invétérée en manque de chance.
Les images sont magnifiques, normal c'est du Wong Kar-Wai, Jude Law est magnifique, la musique est magnifique, normal, c'est du Wong Kar-Wai, c'est gracieux, doux et romantique, normal c'est du Wong Kar-Wai !
Ca ne se voit pas du tout mais j'adore Wong Kar-Wai (et aussi Jude Law). Evidemment ce film est plus américain que les autres Wong Kar-Wai mais bon, ça paraît logique... En tout cas, même si ce n'est pas le chef d'oeuvre du réalisateur, My Blueberry night est un très beau film avec une patte Kar-Waienne (ça ne se dit pas ?) incontestable.
My Blueberry night (2007), réalisé par Wong Kar-Wai, avec Jude Law, Norah Jones, Rachel Weisz, Nathalie Portman,David Strathairn |
Publié le Jeudi 13 décembre 2007 à 09:27
Par cjcenvadrouille
 | Le deuxième dimanche du mois au Balzac, c'est Pochette Surprise ! Si vous avez des enfants ou mieux, si vous avez gardé une âme d'enfant (j'espère pour vous sinon, la vie c'est de la m....), c'est l'évènement mensuel à ne pas rater ! Le Balzac, c'est une petite famille et le chef d'orchestre c'est Jean-Jacques Schpoliansky, le Directeur du Cinéma mais pas seulement ... A Pochette Surprise c'est surtout le distributeur de glaces Ben & Jerry's ! C'est pour ça qu'on adore Jean-Jacques (Même s'il fait les gros yeux en disant de faire attention à nos petits doigts plein de glace !) Bon alors Pochette Surprise c'est donc dans un lieu mythique, le cinéma le Balzac, on mange des glaces et après ? Eh bien, on vient surtout regarder des films ! Bah oui, on est quand même dans un ciné ! Mais pas n'importe quoi, des petits bijoux du début du cinéma, des petits films de quelques minutes qui ont été tournés du début du siècle dernier aux années trente. On retrouve ainsi des boîtes à trucs qui sont des films qui utilisent les premiers effets spéciaux (et c'est déjà bluffant) ou des burlesques avec les acteurs qui nous ont toujours fait rire, Buster Keaton, Charlot, Laurel et Hardy, Boireau, Harold Lloyd, etc. Mais, on voit aussi pendant cette matinée les premiers dessins animés en technicolor. Donc résumons : Beau cinéma, glaces, Jean-Jacques, bijoux du cinéma, dessins animés ... Il manque encore un élément qui contribue à la magie : la musique ! Je vous ai dit que les films dataient du début du XXe siècle donc ce sont pour la plupart des muets ! Au lieu de nous faire écouter la bande-son originale, des musiciens, au premier rang desquels le pianiste-présentateur, Jacques Cambra, accompagnent les courts métrages.
Que puis-je vous dire d'autres... Ce serait dommage de ne pas profiter d'un petit moment de bonheur dans ce monde de brutes ? Enfin, ne vous forcez pas on aura plus de glaces pour nous !
Pochette surprise : deuxième dimanche du mois à 11h au ciné Le Balzac (1 rue Balzac dans le 8ème). Tarif : 9 € - 6 € Programmation : Serge Bromberg, Musique : Jacques Cambra http://www.cinemabalzac.com/public/musique/pochette.php |
Publié le Lundi 10 décembre 2007 à 16:55
Par cjcenvadrouille
| Vous avez dû entendre parler d'un film sur Bob Dylan sans Bob Dylan qui retrace les différentes facettes du personnage. Il s'agit de I'm not there. Six personnages sont censés représentés des périodes ou des caractères du musicien. Le premier est un petit garçon noir de 11 ans qui a quitté son foyer pour parcourir le monde et apprendre la musique. Cette période est assez blues et les textes traditionnels. Le deuxième est un chanteur de folk qui prend en main de grandes causes et qui deviendra prêcheur. Le troisième semble être interrogé par la police et parle sous forme de parabole ou de manière très philosophique. Le quatrième est un acteur marié avec 2 enfants, infidèle, misogyne. Le cinquième est une star du rock qui a changé son fusil d'épaule en passant de textes engagés à de la musique plus violente. Il a un style "artiste maudit" drogué et incompris. Enfin, le sixième personnage est celui de Billly the Kid, un hors la loi qui se cache mais qui ne peut se taire lorsque sa tranquillité est mis en péril par la construction d'une autoroute. Il peut être difficile de s'y retrouver dans ce flot de personnages qui s'entremêlent sans jamais se croiser. La réalisation est très bonne, les images très belles et les acteurs fantastiques. Le seul hic de ce film est qu'il faut y aller sans a priori en ne connaissant rien de Dylan ou au contraire le connaître sur le bout des doigts pour comprendre le florilège de références du film. La bande son est géniale puisque ce sont des chansons connues ou moins connues de Dylan. C'est un bonheur de les entendre dans ce cadre-là. Je suis surtout restée ébahie par la prestation de Cate Blanchett qui joue l'artiste maudit. Au bout d'une minute on oublie que c'est une femme, au bout de 2 on ne doute plus de rien. Son jeu est formidable ! Elle m'a convaincue d'aller la revoir pour Elizabeth : L'âge d'or. Je vous en parlerai bientôt donc...
I'm not there, 2007, Réalisation : Todd Haynes, Acteurs : Christian Bale, Cate Blanchett, Marcus Carl Franklin, Richard Gere, Heath Ledger, Ben Whishaw, Charlotte Gainsbourg
Pour apprendre des choses sur Bob Dylan : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bob_Dylan http://www.bobdylan-fr.com/ |
Publié le Lundi 10 décembre 2007 à 10:09
Par cjcenvadrouille
| Salomon Bellinsky (Jean-Pierre Marielle) refuse d'être vieux. Depuis longtemps séparé de sa femme qui joue à être folle, il prend des cours de claquettes coaché par les films de Fred Astaire et entreprend de rencontrer des femmes via les petites annonces. Sa fille, sarah (Valéria Bruni Tedeschi), essaie de lui faire prendre conscience qu'il n'est pas éternel, sans succès. Après plusieurs râteaux dus à son âge, qu'il soit trop vieux ou que les femmes soient trop âgées à son goût, il rencontre Violette (Sabine Azéma). Tandis que sa femme, totalement infantilisée, recherche avec son aide ménager l'argent de son père, sa fille apprend qu'elle est enceinte.
Cette comédie est un peu étrange. On croyait se trouver devant une comédie romantique peut-être un peu cucul et bien non ! Mises à part les images trash pleines d'hémoglobines, divers sujets sont approchés. Ainsi, derrière ces différentes histoires de la famille Bellinsky, on parle de la vieillesse, de la vie, du devoir de mémoire, de ce qu'est être fille d'un juif qui rejette sa religion... A voir, âmes sensibles s'abstenir...
Faut que ça danse ! (2007), réalisé par Noémie Lvovsky, avec Jean-Pierre Marielle, Valeria Bruni Tedeschi, Sabine Azéma, Bulle Ogier |
Publié le Jeudi 06 décembre 2007 à 10:35
Par cjcenvadrouille
 | Par une folle après-midi d'automne, prise par un ennui grandissant, je me suis dit : "Tiens, si j'allais au cinéma !". Alors, je demande à mon cher et tendre indisponible quel film il voulait voir avec moi. En gros, tous ceux qui m'intéressaient le plus ! Résultat, je me décide à aller voir Les rois de la glisse, qu'a-t-il bien pu me passer par la tête ? Au lieu de m'ennuyer à la maison, je me suis ennuyée au cinéma. La moitié du film est longue, très très longue. Moi qui voulais rire, je n'ai pas sourit une seule fois. Heureusement, le film s'est un peu amélioré en cours de route.
En deux mots... L'histoire : Cody, orphelin de père, s'ennuie sur sa banquise et est l'objet de railleries du fait de sa passion, le surf. Une compétition est organisée sur l'île de Pin Goo, le trophée Big Z, en l'honneur du plus grand des surfeurs, idole de Cody. Sur cette île, le petit pingouin va rencontrer Geek, un grincheux, et sa nièce avec lesquels il apprend le surf et bien sûr que la compétition n'est pas le plus important !
Le film oscille entre une morale un peu "bateau" (le principal c'est de participer, l'amitié est le plus important, etc.) et des remarques d'ado attardé qu'heureusement les plus petits ne peuvent pas comprendre. En parlant des petits, je n'ai pas eu l'impression que les enfants autour de moi (bah oui, c'était mercredi !) aient beaucoup ri... |
Publié le Lundi 03 décembre 2007 à 15:04
Par cjcenvadrouille
| Ce film est une véritable horreur ! Attendez avant de vous enfuir ! C'est juste qu'il prend aux tripes du début à la fin. Il n'y a quasiment aucun moment joyeux dans ce film et ce qui est le plus triste c'est que c'est une histoire vraie. Catherine Nicolle est la troisième d'une famille de paysans normands. Ses parents ne lui portent aucun amour et elle rêve toute son enfance d'être embarquée par un des routiers qui passent continuellement sur la nationale qui longe la ferme. La seule qui prend soin d'elle, c'est la boulangère qui l'a prend comme apprentie jusqu'au moment où ses parents refusent qu'elle continue. Après le suicide et la mort accidentelle de ses deux frères, elle rencontre son mari, un routier. Très vite, son mari se révèle plus que violent. Ils ont trois enfants. Catherine finit par s'en aller pour sauver ses enfants mais elle en perd la garde. A chaque coup, Catherine qui veut qu'on l'appelle Darling, se relève fièrement. Tout ce qui lui importe c'est son honneur et la fierté d'être toujours debout. Marina Foïs joue magnifiquement bien, dans un répertoire qui ne lui est pas au premier abord des plus naturels. Rien de comique dans ce film même si les réflexions de Catherine peuvent parfois nous faire sourire. Quant à Guillaume Canet on le déteste mais c'est le rôle qui veut ça. L'histoire est filmée avec pudeur, on ne voit à aucun moment des scènes de violence même si les mots sont durs. Darling est donc un film très dur à ne pas mettre devant les yeux de tout le monde.
Darling (2007) réalisé par Christine Carrière avec Marine Foïs, Guillaume Canet, Océane Decaudain... |
Publié le Lundi 03 décembre 2007 à 14:25
Par cjcenvadrouille
| Vous arrivez au Cinéma le Balzac un samedi matin à 10h et là un gentil monsieur vous accueille pour boire un café et manger des gâteaux de Starbuck café avant de vous installer dans un siège de cinéma pour 2 heures de courts métrages, une heure de discussion avec les réalisateurs et bien sûr quelques minutes pour voter pour les films préférés. Parce qu'au "goût du court" c'est le public qui choisit sa palme d'or ! Samedi, nous sommes donc allés voter ! Nous avions le choix entre 7 films. Bon la programmation n'était pas d'une gaieté folle. Nous avions le choix entre un devoir de mémoire sur Hiroshima, la relation père fou-fille paumée, un truc que j'ai rien compris, la relation père alzeimer - fille en mal d'amour, un petit garçon qui tue son père, deux actrices en attente d'un rôle (dont une qui a un cancer) et un homme qui devient cobaye pour des scientifiques. Très vite résumé ça paraît assommant mais en fait, les sujets sont quelquefois traités avec beaucoup d'humour, quelques-uns utilisent des techniques d'animations intéressantes, ... Les courts métrages se permettent des choses plus aléatoires, plus expérimentales que sur des longs et c'est agréable. Je n'y connaissais rien en court métrage et je dois avouer que je prends un grand plaisir à découvrir ces petits films. Au cours de la discussion avec les réalisateurs la question du pourquoi faire un court métrage s'est posée. Les différentes réponses étaient très intéressantes. Certains y voient une expérience pour aller vers un long métrage ensuite, pour trouver des financements par exemple en attirant des producteurs. D'autres voient le court comme un art en soi, soit que le format correspond à leur technique (l'animation par exemple) ou à l'histoire qui nécessite qu'un court instant, etc. J'avoue que la seconde version m'intéresse davantage. Pour finir, je donnerais la définition du court métrage : Selon le Centre national de la cinématographie (CNC) français, un court métrage est un film dont le métrage n'excède pas 1 600 mètres en format 35 mm (ou la longueur équivalente dans les autres formats), soit environ 59 minutes.
Pour aller découvrir des courts métrages au Balzac : http://www.cinemabalzac.com/public/courts/brunch.php
Samedi 12 janvier, nous sommes allés à la séance de rattrapage du goût du court afin de choisir le meilleur film en conscience. Résultat et cérémonie de remise des prix le 2 février prochain... |
Publié le Dimanche 02 décembre 2007 à 01:03
Par cjcenvadrouille
| ... un film de Walt Disney, qui comme vous vous l'imaginez traite des contes de fées. On retrouve donc les personnages assez classiques : la princesse, le prince, la sorcière, l'assistant de la sorcière, le cheval du prince, et bien sûr tous les animaux de la forêt qui vont aider la gentille princesse à faire toutes ses besognes. Pour mettre un peu de piment dans cette histoire, on va ajouter quelques personnages : un avocat spécialisé dans les cas de divorce, sa fiancée et sa petite fille. Effectivement, ce ne sont pas les personnages que l'on retrouve habituellement, et de fait, puisque ce sont des personnages de la vie réelle : la méchante sorcière pour éloigner la jolie princesse a élaboré un stratagème diabolique : elle l'envoie dans un monde où on ne peut vivre heureux : le monde réel que nous connaissons. Bien sûr, cette princesse qui ne connaissait que les belles histoires, et qui pensait que la plupart des gens étaient naturellement gentils, va aller de désillusions en désillusions et va s'apercevoir que la vie à New York n'a rien à voir avec la vie qu'elle connaissait dans le village près de la praire du bonheur.
La suite de l'histoire, je vous laisse bien sûr la découvrir, et je pense que comme moi, elle vous permettra de passer un bon moment, à sourire et rire.
Walt Disney a en fait réussi un compromis heureux entre les couleurs pastelles d'une histoire de conte de fée avec ses jolis moments, ses étapes incontournables : "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants", les chansons ... mais aussi des moments ou ce joli monde est tourné en dérision, un peu ridiculisé par un prince qui n'a d'égal à sa beauté (c'est pas un avis personnel, mais juste une des caractéristiques élémentaires pour qu'un prince soit un prince digne de ce nom) que son amour propre plus proche de la bêtise et du narcissisme, le tout mélangé à des personnages qui évoluent au cours de l'histoire et qui apportent pas mal de subtilité. Ah oui, j'oubliais un personnage, un truc plein de poils, une longue queue, un grand sourire, et qui pourrait concurrencer bip bip dans le monde de Tex Avery tellement il est rapide. Il s'appelle Pib, et c'est un écureuil. Dans le monde du dessin animé, c'est un des animaux de la forêt, grand ami de la princesse, dans le monde réel, c'est un petit animal survolté qui essaie de se faire comprendre, alors qu'il a perdu la parole, pour sauver la princesse.Il faut croire que depuis "La véritable histoire du petit chaperon rouge", en passant par "Nos voisins les hommes", les écureuils sont nourris aux noisettes survitaminées, vu leur faculté à se déplacer à la vitesse de l'éclair. Alors, pour résumer, si vous aimez les contes de fées, les princesses, les princes charmants allez vite voir "Il était une fois", si vous trouvez que ces histoires sont un peu trop à l'eau de rose, mais que vous croyez aux belles histoires, allez y aussi vous ne serez pas déçus par l'humour du film, si vous êtes allergique à tout ce qui ressemble à une histoire d'amour, une chanson d'amour, un vrai baiser d'amour : allez y, et dites nous ensuite comment vous avez vu ce film : il y a des chance qu'il vous plaise tout de même d'une manière différente. Bon film ! |
Publié le Mardi 27 novembre 2007 à 13:53
Par cjcenvadrouille
| "Les chansons d'amour" de Christophe Honoré sont mélancoliques à souhait. Comme c'est bien fait, dans ce film, il est question d'amour et on chante. A partir de là on a trois choix : on adore les comédies musicales et on y va gaiement, on déteste les comédies musicales et on fuit (ce qui est dommage) soit on a peur que ce soit une comédie musicale à la façon "parapluie de Cherbourg" (passeeee moioioio leuuu sel s'illl teeee plaîttt) mais on tente le diable ! Eh bien, choisissez cette solution. Ce film n'est pas une comédie musicale "traditionnelle". Les chansons d'Alex Beaupain sont la trame du film et s'intègrent parfaitement aux images. Bon, c'est vrai, les chansons ont été écrites avant le film ! Enfin, les histoires qui s'entremêlent parlent de sentiments : filial, entre soeurs, amoureux, hétérosexuel, homosexuel, charnel, tristesse... Louis Garrel et Ludivine Sagnier jouent très bien. Il a été présenté en sélection officielle à Cannes en mai et il sort cette semaine en DVD. J'ai beaucoup aimé ce film, mais j'ai quelques difficultés à en parler parce que je ne veux pas dévoiler trop de choses alors.... je vous laisse regarder
Les chansons d'amour (2007) de Christophe Honoré avec Louis Garrel, Ludivine Sagnier, Chiara Mastroianni http://www.christophe-honore.net/actu.html |
Publié le Vendredi 23 novembre 2007 à 10:33
Par cjcenvadrouille
| Dans le Berlin des années 80, avant la chute du mur, des anges observent le monde et viennent en aide aux humains, rongés par les idées noires. Damiel et Cassiel vivent dans un monde céleste en noir et blanc où l'immortalité a pour contrepartie l'impossibilité de sentir, goûter, toucher, d'être vu, de partager ... Damiel est las de la monotonie de sa vie d'ange et se pose des questions sur la condition humaine. "Merveille de vivre en esprit et d'attester pour l'éternité le spirituel, rien que le spirituel chez les gens. Mais parfois, je suis las de mon existence d'esprit (...). Je ne demande pas d'engendrer un enfant, de planter un arbre, mais ce serait quelque chose, rentrant d'une longue journée, de nourrir le chat comme Philip Marlowe, d'avoir la fièvre, les doigts noircis par le journal, de ne plus être exalté par l'esprit, mais par un repas, par la courbe d'une nuque, par une oreille..." (DAMIEL). Damiel fait alors deux rencontres décisives. Il tombe amoureux de Marion une trapéziste française en quête du grand amour et est intrigué par Peter Falk (qui joue son propre rôle) qui semble ressentir sa présence et lui parle de la saveur de la vie. Non seulement ce film est un magnifique conte philosophique sur la beauté de la vie mais possède une véritable esthétique de l'image. Le noir et blanc utilisé par Wim Wenders est magnifique et quand il passe à la couleur, on est ébloui par le mur de Berlin plein de graffitis. A noter la présence de Nick Cave and The Bad Seeds dans un moment-clé du film avec leur titre "From her to Eternity" ... Pour des infos sur le groupe : http://www.xsilence.net/artiste-281.htm
Un des plus magnifiques films qui m'ait été donné de voir...
Les ailes du désir (Der Himmel über Berlin) de Wim Wenders (1987) Avec Bruno Ganz (Damiel), Solveig Dommartin (Marion), Otto Sander (Cassiel), Curt Bois (Homere), Peter Falk (lui-même), Nick Cave and The Bad Seeds
PS : Je vous en prie, ne me parlez pas de la Cité des anges qui a été présenté comme le remake des Ailes du désir. N'importe quoi ! | | | |
Publié le Lundi 19 novembre 2007 à 13:34
Par cjcenvadrouille
 | Once, c'est la rencontre entre deux personnages dans la rue. Lui joue de la guitare après son travail de réparateur d'aspirateurs, elle vend quelquefois des fleurs, d'autres fois des journaux et joue du piano ... Ils ont en commun la musique et des histoires d'amour difficiles. Elle aime ses chansons, lui aime l'entendre jouer du piano. Chacun va apporter a l'autre la confiance qui lui manquait pour élargir ses horizons. A mesure que la musique se fait entendre, les deux êtres se rapprochent et s'harmonisent jusqu'à la confection d'un merveilleux album... Un très beau film qui rend gai et qui nous rappelle l'importance des rencontres et des petites choses de la vie. La bande originale est très belle d'autant que les acteurs sont aussi chanteurs, auteurs et compositeurs.
Réalisateur : John Carney, Acteurs : Glen Hansard, Markéta Irglovà http://www.oncethemovie.com/ |
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