| | Roman peu connu de l'auteur du Meilleur des mondes, Le Génie et la Déesse commence par un dialogue entre un romancier et un scientifique, John Rivers. Ce dernier soutient que le défaut de la fiction est qu'elle est trop cohérente par rapport à la réalité, que même ce qui est censé être le plus vrai est en fait le moins réel, comme la biographie. Il s'appuie sur la biographie de son maître et raconte ce qu'il a vécu auprès de cet homme. Il montre ainsi que si la biographie dit des choses vraies, elle cache les choses les plus incohérentes de la vie d'Henri Maartens. John Rivers, quand il a connu le Génie, était un jeune homme de 28 ans, un peu gauche sans expérience charnelle, enfermé dans sa relation avec sa mère depuis que son père, pasteur, est décédé. Il devient son assistant et s'installe dans la maison familiale des Maartens. La femme du scientifique, la Déesse, s'occupe de son mari totalement irresponsable et puéril qui ne peut vivre sans être au centre de l'attention de sa mère-maîtresse. Ils ont deux enfants : Tommy, garçon sage, et Ruth âgée de quinze ans qui s'ouvre à ses premiers émois avec l'aide de la poésie. John Rivers voue un culte religieux à la femme de son mentor, la considérant comme un mélange de plusieurs déesses grecques tandis qu'il fuit la fille qui se prend d'une passion dévorante pour lui. Pour connaître la suite, lisez ce livre Une fois passées les premières pages, un peu philosophiques mais très intelligentes, l'histoire nous emporte et ne nous lâche plus jusqu'à la fin. Ces premières pages plus difficiles à appréhender prennent tout leur sens au fil des pages. Une oeuvre d'Huxley à découvrir ... Le Génie et la Déesse (Genius and the Goddess), 1955, Aldous HUXLEY Sur l'auteur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Aldous_Huxley |
