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Mon bloc perso.
Deux curieux vous racontent leurs vadrouilles parisiennes, franciliennes, françaises, internationales , littéraires, cinématographiq ues, théâtrales ...

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Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes. Paul Morand

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Publié le Lundi 07 janvier 2008
Par cjcenvadrouille
J'ai chipé à ma soeur, inconditionnelle d'Erik, La révolte des accents, troisième ouvrage de l'auteur sur la langue française. Dans le premier, La grammaire est une chanson douce, nous faisions connaissance avec Jeanne et son frère Tom mais aussi avec les mots, les noms et les phrases. Dans le second, Les chevaliers du subjonctif, Jeanne apprenait la valeur de la conjugaison et la manière dont le subjonctif nous permet de rêver et d'imaginer. Dans ce dernier ouvrage, Jeanne part à la recherche des accents qui faute d'être respectés et utilisés, décident de fuir. Ils rejoignent les épices et les comédiens en Inde parce que les accents sont comme les épices qui rajoute du goût à la cuisine et comme les artistes qui donnent du rêve et du relief à la vie quotidienne, ils dynamisent et rendent plus belle la langue française. Jeanne les retrouve donc en Inde où elle rencontre un Hindou qui travaille à distance pour la ville de Brest et où elle retrouve Tom qui avait fui l'Île lui aussi.


 " Depuis quelques temps, les accents grognaient. Ils se sentaient mal aime, dedaignes, meprises. A l'ecole, les enfants ne les utilisaient presque plus. Les professeurs ne comptaient aucune faute quand, dans les copies, ils etaient oublies. Chaque fois que j'en croisais un dans la rue, un aigu, un grave, un circonflexe, il me menaçait. [...] Une greve, allons donc ! Et qui ça derangerait, une greve des accents ? [...]
- Chaque langue a sa logique, Don Luis. Libre à l'anglaise et à l'americaine de vivre sans accents. Mais toi, tu nous as trahis. Dorenavant, c'est la guerre.
[...]
Nous avions moins écouté l'histoire de Don Luis que frissonné en entendant ces phrases auxquelles manquaient les accents : leur absence éteignait les mots. On aurait dit que notre langue française avait, soudain, perdu tout élan, tout éclat, toute lumière."


Monsieur Orsenna m'avait habituée à mieux. J'ai été déçue par l'histoire et je suis restée sur ma faim concernant la connaissance de la langue française. J'avais trouvé que l'idée était géniale d'écrire des histoire permettant d'appréhender des règles de grammaire de manière imagée et donc de manière moins stricte et ennuyeuse, moi qui déteste les règles ! Eh bien là, à part nous donner l'objectif d'un accent c'est à dire, distinguer des lettres les unes des autres afin de créer des mots différents et de les reconnaître, il n'y a pas grand chose. Nous n'apprenons rien sur le circonflexe ou le tréma et c'est bien dommage ! Mis à part ça, l'écriture d'Orsenna est toujours aussi limpide et c'est toujours très agréable de le lire. Espérons que le prochain, si prochain il y a, sera plus étoffé.

La révolte des accents, Erik Orsenna, Stock 2007.
www.erik-orsenna.com  
Les commentaires
Publié le Mercredi 17 septembre 2008
Par amoureuxpékinois
je parcours ce blog avec plaisir pour chercher des idées cadeaux pour Noël... bisous
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