Il est tiraillé entre l’amour qu’il a encore pour sa femme dont il s’éloigne pourtant un peu chaque jour et l’attirance qu’il éprouve pour sa maîtresse : une jeune femme égyptienne passionnée d’équitation. Qu’y a-t-il de pire pour un professeur en littérature, écrivain de surcroit que d’être blessé à la main, et de vivre comme une souffrance ce geste si naturel et indispensable pour lui que d’écrire.
Patrick Grainville nous présente, à travers le personnage principal de son roman « La main blessée » cet homme qui souffrant d’une crampe à la main va chercher à comprendre pourquoi il a ce mal et comment en guérir. Après avoir usé les cabinets de médecin impuissant devant son problème, il cherche une origine psychologique à cette douleur qui pourrait selon lui être lié à son enfance ou sa vie amoureuse.
Cette attirance est très bien retranscrite par la sensualité et l’érotisme qui imprègnent les descriptions qu’il fait de sa maîtresse et des moments qu’il passe avec elle.
Il éprouve pour elle une véritable passion, mais aussi de l’admiration pour ce qu’elle est et pour son corps.
Vous l’aurez compris, j’ai aimé ce livre, que j’ai trouvé très bien écrit, très agréable à lire. Patrick Grainville a su faire ressentir la passion de son personnage.
