Deux curieux vous racontent leurs vadrouilles parisiennes, franciliennes, françaises, internationales , littéraires, cinématographiq ues, théâtrales ...
CITATION DU MOMENT :
Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes. Paul Morand
LIVRE S EN COURS :
- La découverte de la lenteur de Nadolny
- Gamines
PROCHAINES VADROUILLES :
- Musica nuda
- Chirico au MAM
PROCHAIN S ARTICLES :
euh là on est plus qu'en retard mas promis, on reviendra écrire un jour !
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Publié le Mardi 13 janvier 2009 à 23:06
Par cjcenvadrouille
 | Ben va se marier avec Ruth à Montréal mais avant cela il va chercher le père de sa bien aimée en Israël où il vit depuis plus de 20 ans. C'est la rencontre entre deux générations de juifs. David et Miriam les parents de Ruth, se sont aimés mais la vie au Kibboutz ne convenait pas à Miriam en recherche de beauté, de sécurité et de vie confortable. Elle retourne donc à Montréal avec sa fille de 8 ans, lassant David seul dans un pays en construction. Les plaies ne sont toujours pas cicatrisées après toutes ces années. En parallèle, la pièce parle de la notion de juivité. Qu'est-ce qu'être juif au 21ème siècle ? Comment vivre sa religion aujourd'hui ? Que représente Israël pour les habitants d'Israël mais aussi pour tous les juifs du monde ?
Cette pièce est très intelligente et renvoie un message de paix qui n'est pas superflu dans le contexte actuel. Les scènes sont entrecoupées de chants et musiques juives sublimes et très spirituelles (nous ne sommes pas juifs et nous ne parlons pas hébreux, il s'agit donc uniquement de ressenti). Cette pièce nous a aussi donné l'occasion de voir Rufus sur scène. Pour ceux qui ne voient de qui il s'agit, il jouait le père d'Amélie dans Le fabuleux destin d'Amélie Poulain. Si les mots sont justes, le jeu l'est aussi.
C'est un sublime spectacle qui permet de rendre honneur à la culture juive dans un contexte qui est loin de lui rendre honneur.
Avant la Cérémonie, un texte de Naïm KATTAN, avec Rufus, Michelle Brûlé, Yaël Elhadad, Sylvie Guermont, Franck Bussi, Création musicale et interprétation Christine Kotschi, Chant Mitchélée. A l'Espace Rachi (lieu communautaire) Paris V jusqu'au 8 février 2009 |
Publié le Jeudi 04 décembre 2008 à 11:23
Par cjcenvadrouille
 | Hugo est célibataire, a 30 ans n'est pas franchement beau et surtout il est comptable ! Alors son seul échappatoire dans la vie c'est son ami Benjamin ! Oui mais voilà Benjamin n'existe pas vraiment, c'est une carapace que Hugo s'est formée dès le plus jeune âge pour ne pas se mêler à la vie des autres.
Un jour débarque Franzie, belle jeune femme dynamique qui aime les même BD que Hugo tandis que son frère homosexuel et sa soeur coincée et obnubilée par son ventre pas encore maternel, lui reprochent de ne pas vouloir s'intéresser à eux.
La vie de Hugo et donc celle de Benjamin, est chamboulée. Heureusement que Benjamin est là pour mettre encore plus le bazar pour notre plus grand sourire !
Ca s'en va et ça revient est une bonne comédie où on s'amuse tout comme les comédiens d'ailleurs. L'ami imaginaire est obsédé et dynamique comme il faut. Quelques réflexions drôles à retenir ! Un très bon moment quoi !
C'est à la Comédie des 3 bornes, rue des 3 bornes à Paname 11 à 21h30 ! Une pièce de Pierre CABANIS et mise en scène de Nassima BENCHICOU Avec Pierre CABANIS, Nicolas LUMBRERAS, Constance CARRELET, Valentine REVEL-MOUROZ, Arnaud SCHMITT |
Publié le Mercredi 12 novembre 2008 à 23:30
Par cjcenvadrouille
Il y a près de 40 ans 3 grands monstres de la chanson française se rencontraient autour d’un micro de radio. Cela est resté dans notre mémoire grâce à la photo en noir et blanc que l’on retrouve chez tous les vendeurs d’images et de photos. Lorsque Brassens, Brel et Ferré se parlent de tout et de rien, de l’âge adulte, des artistes et des poètes, des femmes, de l’anarchie, etc., on écoute, on rit, on se souvient… Les paroles restent d’actualité même après 4 décennies voire prennent un sens nouveau. Lorsqu’il est question de la différence entre artiste et chercheurs d’argent, on ne peut que penser à certaines émissions qui transforment les inconnus en stars. Les réflexions sur les hommes politiques et leurs ambitions nous font réfléchir sur ceux que nous avons « la chance » d’avoir. Trop jeunes pour avoir des souvenirs des personnages, nous avons au moins eu l’occasion d’entendre et d’aimer les chansons de ces trois grands personnages. Les trois personnalités sont très bien rendues. On se croirait il y a 40 ans devant Brassens, Brel et Ferré. Les mimiques sont présentes, les ressemblances sont frappantes. Un défi difficile à relever mais oh combien réussi.
Retrouvez-les au Funambule Théâtre en septembre ! Auteur : Georges Brassens, Jacques Brel, Léo Ferré, Aurore Ly Artistes : Erwan Courtioux (Brel), Alain Lagneau (Brassens), Alain Pretin (Ferré), Gildas Loupiac (le journaliste). Metteur en scène : Aurore Ly
Nous on vient de les retrouver et c'est toujours aussi bien !
Publié le Mercredi 12 novembre 2008 à 23:08
Par cjcenvadrouille
| Première fois au théâtre Mrigny (je vous dis ça parce que ce ne sera sans doute pas la dernière) pour aller voir une pièce loin d'être classique mais très près d'être absurde.
Un homme "poisson" (?!) vient pour la première fois dans une piscine de quartier. Il est accueilli par un homme "requin" (?!) qui essaie de lui traduire le petit "écosystème" qu'il a sous les yeux. La piscine devient peu à peu un plan d'eau où les forts tuent les faibles, où les clans s'organisent. Une véritable guerre fait rage entre les bonnets bleus et les bonnets rouges. Le nouveau bonnet bleu prend toute la mesure des paroles du bonnet rouge lorsque celui-ci lui apparaît en rêve toutes les nuits en pêcheur, en scientifique à la recherche de neuscicepteurs (qu'est-ce que c'est ???), en commandant d'armée.
Cette pièce jouée avec brio par Tom Novembre et Roland Marchisio nous fait entrer dans le monde délirant décrit par Emmanuel Robert-Espalieu.
La petite salle du Théâtre Marigny est très agréable pour voir et écouter cette pièce. le décor est très sympa. Enfin, il y a tout plein de raisons pour se laisser tenter.
Les poissons ne meurent pas d'apnée de Emmanuel Robert-Espalieu avec Tom Novembre et Roland Marchisio au Théâtre Marigny |
Publié le Jeudi 30 octobre 2008 à 20:29
Par cjcenvadrouille
 | Antoine et Eric sont deux jeunes divorcés. Leurs fils sont restés avec leurs mères. Les relations entre parents rendent les relations pères-fils difficiles. Les relations des grandes personnes rejaillissent sur les enfants. Les deux papas se rencontrent la veille de Noël chez leur avocat, décident de passer Noël ensemble et d'appeler leur fils à minuit. Alors que se passe-t-il lorsque les enfants ne croient plus au père Noël et sont assez grands pour rester seuls à Noël ?
Cette pièce parle d'une manière drôle et touchante de la difficulté d'être père lorsque la garde est donnée à la mère. Quelle place ont ces papas nouvelle génération qui donne une place importante à leur progéniture ? les acteurs, Serge Hazanavicius et Lionel Abelanski, que vous avez déjà dû voir dans de nombreux films, mettent toute la poésie et la drôlerie nécessaire à la pièce.
Géronimo, pièce de David Decca avec Serge Hazanavicius et Lionel Abelanski Jusqu'au 15 novembre 2008 au Petit Théâtre de Paris |
Publié le Dimanche 26 octobre 2008 à 14:43
Par cjcenvadrouille
 | Manuel et Camille partage une cabine dans un train Corail filant vers le sud le 23 décembre. Manuel devait partager ce voyage avec sa femme. Oui mais voilà, elle l'a planté là pour un autre ! Alors il accepte que Camille, étudiante de 22 ans et fraudeuse notoire, partage cette cabine avec lui. Manuel, en couple depuis 12 ans, s'est enfermé dans une routine bien tranquille dans laquelle sa femme était devenue un objet familier. Alors lorsqu'il rencontre Camille fraîche et pleine de surprise, des étincelles jaillissent de toutes parts. Camille, étudiante en histoire, a vécu une histoire sans lendemain pendant 4 ans avec un homme marié et bien marié. Leur relation oscille alors entre jeu, colère, énervement, fous rires, séduction, drague...
Fais-moi une place est une comédie romantique drôle et très bien jouée. cette pièce ravira les filles et les garçons fleurs bleues et les garçons mateurs !
Pièce de Anthony Michineau avec Anthony Michineau, Jordy Karakassian et Myriam Bourguignon. Au théâtre Tallia, Paris XIIIème, jusqu'à fin novembre 2008. |
Publié le Lundi 08 septembre 2008 à 22:50
Par cjcenvadrouille
Tout le monde connaît la nouvelle de Stefan Zweig, n'est-ce pas ? Eh bien le théâtre Essaïon propose une bien belle interprétation de cette oeuvre majeure.
Madame R a une quarantaine d'année quand elle se retrouve seule après la mort de son mari. Issue d'une famille bourgeoise, elle a toujours été epargnée par l'exaltation des sentiments forts malgré un attachement solide à son mari et à ses enfants. Sa vie bien rangée lui a permis de connaître un bonheur simple.
En se retrouvant seule, elle se sent inutile et perd toute envie de vivre. Elle décide de voyager afin d'oublier cette mélancolie. Elle se retrouve quelques années après à Monte Carlo et passe un peu de temps dans les casinos, des lieux que lui a fait découvrir son mari. Elle n'y va pas pour jouer, mais pour regarder les personnes aux tables, surprendre leurs émotions : leurs explosions de joie, leur désarroi devant la défaite, la vie qui pour elle est terminée. Elle se rappelle des propos de son mari, qui aimait regarder les mains des joueurs, qui rassemblées au dessus de la table de jeu trahissent toutes les émotions. Elle s'amuse de ces moments passés dans les casinos, comme spectatrice discrète et passive. Elle va être complètement hypnotisée par un jeune homme. Dès les premières minutes, elle va voir dans ses mains, ses gestes une force incroyable, une puissance, et une intensité à laquelle elle ne va pas pouvoir résister. Son regard va irrésitiblement quitter les mains de cet homme, qu'elle ne connait pas, pour se diriger vers son visage. Elle va alors découvrir un jeune homme d'environ 24 ans aussi expressif que ses mains jouant avec anxiété les derniers deniers qui lui restent. Après avoir liquidé tout son argent, il sort du casino ébété. Elle voit dans son comportement qu'il n'a pas perdu que son argent, il a perdu beaucoup plus et elle ne peut pas le laisser partir, elle sait qu'il va faire une betîse, et sans réfléchir, elle le suit. Elle ne sait toujours pas pourquoi, elle ne sait pas comment elle va agir, elle sait qu'elle ne peut pas rester là sans rien faire. Elle doit le rattraper et lui parler pour le ramener à la raison. Alors, elle court derrière lui, elle réunit tout son courage pour l'aborder, lui parler et le raisonner. Ces craintes étaient justifier, il ne nie pas le fait qu'il veut en finir. Elle va tout faire pour qu'il abandonne ses projets funèbres, mais les choses se bousculent et elle est entraînée dans un tourbillon de sentiments passant de la crainte à la confiance, de la tristesse à l'exaltation. Nous ne vous raconterons rien de plus. Vous avez le choix entre lire cette magnifique nouvelle ou aller voir la pièce qui se joue actuellement au théâtre l'Essaïon jusqu'au mois de novembre ou faire les deux d'ailleurs, pourquoi choisir ?
 | Juste un petit mot sur la pièce : Cette pièce a vu le jour après deux essais de mise en scène par la comédienne elle-même. Elle a demandé à un de ses amis d'essayer et ça a donné cette pièce. Madame R raconte son histoire à l'assemblée qui représente un jeune homme qu'elle souhaite sauver de ses démons. Elle est accompagnée de sa servante qui plus que lui donner la réplique, l'accompagne certains moments clé avec son violoncelle. La mise en scène est réussie et l'amour de la comédienne pour l'oeuvre de stefan Zweig transparaît de son jeu. Un vrai régal ! |
24 heures de la vie d'une femme au théâtre l'Essaïon, près du Café de la Gare (oui on se repère aux théâtres...), d'après Stefan Zweig, avec Laure Meurisse et Mona Lou, mis en scène par Freddy Viau. Jusqu'en novembre.
Publié le Mercredi 27 août 2008 à 19:20
Par cjcenvadrouille
 | et ses trois chéries sont bien embêtées ! Tonton Achille a gagné le gros lot et il le laisse aux trois petites filles de la DDASS qu'il a recueillies ... oui mais à condition qu'elles se réconcilient après 4 ans de brouille pour une histoire d'argent. Elles ont toutes les trois suivi des chemins différents pour arriver au même point : fauchées, seules et paumées. Alors le chèque de tonton Achille serait le bienvenu...
Les comédiennes sont pleines d'énergie et c'est ça qui est bien... La pièce n'est pas mal même, si comme vous le pressentez peut-être, nous ne sommes pas attirés par les comédies de ce type de prime abord... enfin, nous avons passé une bonne petite soirée et c'est ça qui compte ... à vous de voir !
RDV au Théâtre des deux rêves jusqu'au 29 août et en octobre 2008. Avec Laurence BUSSONE, Delphine CHICOINEAU et Cécile BATAILLER, de Caroline GESKENS et Jean-Marc SANTINI |
Publié le Dimanche 24 août 2008 à 23:55
Par cjcenvadrouille
| Sylvie écrit depuis qu'elle ne peut plus conduire son bolide en rallye. Oui mais voilà, son inspiration, elle la puise dans l'homme qui passe dans sa vie et Pascal est parti. Poursuivie par les impôts et par son éditeur, elle ne sait plus comment s'en sortir. Avant de commettre l'irréparable un pari stupide lui donne une dernière chance.... trouver une muse par petite annonce.
Bruno est au chômage depuis que l'hiver est arrivé ... il est jardinier. Sa femme est partie avec son patron sur la côte d'Azur pour le "travail". Il décide de mettre fin à ses jours pour la énième fois depuis l'âge de 13 ans.
Quand ces deux-là se rencontrent, c'est explosif ... surtout lorsque la muse s'aperçoit qu'on se joue de lui.
Cette pièce est plus compliquée et plus recherchée que ce que je veux bien vous en dire pour le moment mais je ne veux pas gâcher votre plaisir. Le texte est bien, la mise en scène très bien faite et les comédiens parfaits dans leur rôle. Mention spéciale pour Emmanuelle BODIN qui nous met les larmes aux yeux...
Pour voir "Noces de Sable", RDV au théâtre des deux Rêves (et non du passage vers les étoiles, hein JC ?!) Paris 19ème, jusqu'au 30 août (reprise en octobre 2008). Avec Emmanuelle BODIN et Tristan PETITGIRARD, de Didier Van Cauwelaert. |
Publié le Mercredi 02 juillet 2008 à 20:20
Par cjcenvadrouille
 | Petit rappel, l’alambic comédie est un théâtre que nous connaissons déjà pour y avoir été il y a quelques temps voir week-end en ascenseur. Nous avons bien sûr encore en tête cette charmante ouvreuse qui nous avait impressionnée avec sa généreuse … moustache. Alors sera-t-il, ou plutôt il faut bien remettre chaque chose à sa place, sera-t-il là une fois de plus ?
| Nous resterons sur notre faim, elle, enfin il doit être occupé ailleurs pour cette soirée.Effectivement, il a quitté Paris, sa foule, sa pollution, ses problèmes quotidiens pour rejoindre la tranquillité de la campagne.Il nous invite donc chez lui, enfin chez eux, puisqu’il s’est installé avec un ami. Leur quotidien est fait de choses simples : manger, dormir, discuter.Ne vivant pas uniquement de chasse et de pêche, il leur faut gagner un peu d’argent pour faire les courses indispensables. Et voilà, le sujet critique est dévoilé : trouver de l’argent, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Ils ont bien tous les deux des occupations. L’un se dit artisan, créateur, et est très fier des ses porte gomme, porte cure dents, et autre porte bougie (oui on sait c’est un bougeoir mais ça va mieux dans le texte !).L’autre est éleveur de tout et de rien surtout.
Une gentille querelle va les affronter au moment de faire le bilan sur leur butin, après de longs mois de dur labeur.L’artisan fait et refait ses comptes, avant de déclarer qu’il gagne très bien sa vie : 30 € par mois. Ca semble difficile de vivre, même en profonde campagne avec cette fortune, et les placards sont destinés à rester vides.Coté élevage maintenant. Hélas, il fait naître beaucoup plus de moqueries et de railleries que de jeunes animaux. Pourtant, notre baba cadre ne manque pas d’imagination, il a réussi à faire un enclos pour ses moutons, il a même réussi à l’électrifier pour être sûr qu’ils ne pourront pas s’échapper : seul problème les animaux en sont resté immobiles, enfin morts électrocutés. Il n’a pourtant pas baissé les bras, et il a commencé un élevage de canards, qui ont dû être les seuls canards de la région à se noyer, marchant au fond de la mare, en raison des bagues un peu trop lourdes que leur avait mis leur gentil maître.La liste de ces erreurs de débutant est il faut le dire très longue, parce qu’il passe à chaque fois de débutant qui a raté pour une espèce à débutant qui va faire des bêtises pour une autre.
On leur pardonne volontiers de ne pas être des artisan et éleveur parce qu’on passe un très bon moment devant ces deux amis qui se chamaillent, et essaient de se faire une petite vie saine, mais qui finalement ont beaucoup de mal à vivre à la campagne.Ils sont drôles, usent des jeux de mots, et des blagues.Ils sont plutôt touchants, à essayer de vivre ensemble, comme deux vieux amis complices, mais plutôt grognons.
On peut vous assurer que malgré les récits plutôt dramatiques pour les animaux, aucun n’a été embauché comme comédien et n’a souffert, heureusement parce ce que les derniers canards, qui auraient pu parait-il s’envoler … à chaque coup de vent, tellement ils étaient maigres et légers auraient été tristes à voir.Il n’en est par contre pas de même pour les créations de notre moustachu emblématique. A notre étonnement, une tombola a eu lieu à la fin de la pièce, et nous avons eu la chance de repartir avec un porte … euh un porte truc, composé d’une base en bois et une pince à linge sur laquelle était peinte une jolie fleur.Ah non, on a aussi gagné un grand sourire, et un bon souvenir de cette pièce.
Publié le Samedi 07 juin 2008 à 20:15
Par cjcenvadrouille
 | Lui : il lui a concocté un voyage merveilleux Elle : Il a été incapable de se servir d’internet Lui : C’est le voyage qui va les rapprocher Elle : Elle le suit pour lui faire plaisir, mais à contre cœur Lui : C’est leur petit nid d’amour Elle : C’est un hôtel minable Lui : Elle va adorer la déco fleur bleue de la chambre Elle : Beurk, mais c’est horrible Lui : Ca y est, j’ai ma serviette, mon maillot de bain …. A nous les plages de rêve Elle : Mais il s’est vu, et cette serviette, mais c’est pas possible, je ne peux pas me montrer avec lui Lui, c’est le mari, et elle la femme, ils sont mariés depuis 10 ans, et leurs vacances ne s’annoncent pas comme leur seconde lune de miel. Pourtant, il a tout prévu, il veut que ça soit très bien, il la regarde le sourire aux lèvres. Oui, mais elle en a marre de ce sourire, de ce regard … en fait de lui. Elle craque, elle rentre seule à l’appart rempli de cafards et lui pose un lapin sur la plage, après lui avoir demandé un cocktail. Mais voilà, après avoir fait une sieste pour se calmer, elle s’inquiète qu’il ne soit pas rentré. Elle va alors faire appel à un détective qui va l’aider à retrouver son mari. Cette femme détective va-t-elle mener cette mission à son terme ? Pourquoi a-t-il disparu ? Où est il ? Et que va devenir ce couple ? Une pièce légère, amusante, où l’on rigole beaucoup. Nous l’avons vu à la providence, un petit théâtre dans le 19 très agréable et sympa. Une bonne idée pour commencer une soirée, avant d’entrer dans le resto d’en face, prendre une bonne soupe, et un non moins excellent plat. Mais c’est déjà une autre histoire … et peut être un autre article.
A la Providence (Paris XIX) les jeudis de juin. Pièce écrite par Elodie Wallace, jouée par Stéphanie Boffi, Jérôme Rodrigues, Elodie Wallace et mise en scène par Elodie Wallace (eh oui encore elle !)
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Publié le Mardi 20 mai 2008 à 00:25
Par cjcenvadrouille
 | Quand le fils prodige revient pour Noël, toute la famille K, soit la mère, le frère et la sœur est en ébullition. Sa venue est d’autant espérée, qu’il amène quelqu’un. Jackie O, sa sœur est folle … de lui. Il faut dire que jumeaux, leur mère pousse les deux jumeaux à ne faire qu’un depuis leur naissance. Alors, quand il rentre avec sa fiancée, première fille présentée officiellement à la famille, l’accueil est loin d’être chaleureux. Et comme si la situation n’était pas assez problématique, la fiancée est une canadienne d’un milieu social modeste, tandis que la famille K est adepte des rallyes (pas les courses de voitures hien !). Autant elle est naturelle, autant Jackie O est coincée dans ses manières bourgeoises et sa folie. Cette confrontation ne pourra qu’entraîner la découverte de mystères familiaux qui ne manquent pas autour de chaque membre de la famille. Cette pièce pousse à l’extrême l’opposition familiale entre une mère étouffante, l’éducation des jumeaux, la pression sociale, les secrets familiaux tels que la folie, la recherche de son individualité. La mise en scène est sombre et inquiétante tout comme le sont les personnages. Une pièce intéressante, morbide et dérangeante.
Jusqu'au 27 mai à l'Essaion http://www.essaion-theatre.com/document/spectacle/pdf/info_spectacle_14.pdf |
Publié le Vendredi 16 mai 2008 à 20:47
Par cjcenvadrouille
Ils n'ont rien en commun et pourtant... Premier de la classe, sage et proche de sa môman, "Cailloux, est amoureux d'un petit grain de folie surnommé Papillon. Papillon croque la vie à pleine dent et peu importe qu'elle soit futile, folle ou difficile à suivre. Pierre et Papillon se sont rencontrés à l'âge de l'adolescence, calvaire pour lui, épanouissement pour elle.
Mais est-ce leur première rencontre ? Pour Papillon c'est certain tandis que Pierre se souvient d'une petite fille qui l'avait consolé.
Pierre et Papillon se retrouveront adultes. Lui mène une carrière, est fiancé et promise à un bel avenir. Elle, elle se cherche, pas trop sûre d'avoir envie de grandir tout en se préoccupant du monde qui l'entoure. Ils ne se sont jamais vraiment oubliés.
Mais peut-on s'aimer au quotidien lorsqu'on est si différents ?
Le théâtre Tallia nous a permis encore une fois de voir un spectacle agréable et intelligent. Les comédiens sont très bons (bravo pour les baisers goulus ! Bah oui ... Qui ici serait capable d'embrasser quelqu'un devant des spectateurs ?) J'ai beaucoup aimé la mise en scène et la musique qui m'a rappelé ma jeunesse (j'ai trouvé dernièrement un cheveu blanc sur ma tête). Les personnages, bien que caricaturaux, nous font penser à des connaissances, des proches ou à nous-mêmes. Nous sommes attendris par ce couple si différent et nous ne voulons qu'une chose, qu'ils se retrouvent pour de bon. Peut-être que finalement nous sommes tous des romantiques. Même moi !
 | Pierre et Papillon au théâtre Tallia (Paris XIII) jusqu'au 31 mai 2008. De Murielle Magellan, Mis en scène par Frédérick Sigrist, avec Paul Lapierre et Juliette Tresanini |
Publié le Mercredi 23 avril 2008 à 00:05
Par cjcenvadrouille
 | Alice est folle ! Alors elle a son âme-ange gardien-pianiste qui l'aide à prendre les bonnes décisions. Après une soirée très arrosée, Alice passe sa vie en revue. Travail : styliste qui commence à avoir du succès Santé : fume comme un pompier, boit beaucoup et atteint bientôt l'âge de péremption pour avoir un bébé Famille : des parents qui la dénigrent Amour : Bertrand qui vient de lui poser un lapin à la soirée, apprécié par tout le monde, adore lire son journal et le bowling !
Ah Bertrand ! C'est le premier souci de la bonne âme qui veille sur Alice ! Cette bonne âme fait tout pour rendre heureuse son Alice mais comment faire quand votre protégée fait n'importe quoi ?
Cette pièce est un mélange de théâtre, de théâtre musical, de loufoqueries, de délires, d'histoire comico-dramatique, etc.
Ecrit par Sylvain Moreau, joué par Cathy Martin, Djahîz GIL , mis en scène par Mélanie Allart.
A la Providence (Paris 19) jusqu'à fin juin . |
Publié le Vendredi 18 avril 2008 à 23:15
Par cjcenvadrouille
 De ses cinq sœurs, Cass était la plus jeune et la plus jolie. D'ailleurs, Cass était la plus jolie fille de la ville. Cinquante pour cent de sang indien dans les veines de ce corps étonnant, vif et sauvage comme un serpent, avec des yeux assortis. Cass était une flamme mouvante, un elfe coincé dans une forme incapable de la retenir. Longs, noirs, soyeux, ses cheveux tournoyaient comme tournoyait son corps. Tantôt déprimée, tantôt en pleine forme, avec Cass c'était tout ou rien. On la disait cinglée. On : les moroses, les moroses qui ne comprendront jamais Cass. Pour les mecs, elle n'était qu'une machine baiseuse. Cinglée ou pas, ils s'en moquaient. Cass aimait la danse, le flirt, embrasser les hommes, mais, sauf pour deux ou trois, au moment où les types allaient se la faire, Cass leur avait toujours filé entre les pattes, salut les mecs. Ses sœurs lui reprochaient de mal utiliser sa beauté, et de ne pas se servir assez de sa tête. Pourtant, Cass était intelligente, et elle avait une âme. Elle aimait la peinture, la danse, le chant, la poterie, et quand les gens souffraient, allaient mal, Cass avait vraiment de la peine pour eux. C'est bien simple : Cass ne ressemblait à personne ; Cass n'avait pas l'esprit pratique. Ses sœurs étaient jalouses parce qu'elle séduisait leurs bonshommes, et puis elles lui en voulaient de ne pas mieux les exploiter. C'est avec les laids qu'elle se montrait la plus gentille, les soi-disant beaux mâles lui répugnaient : " Rien dans le ventre, rien dans la tête, disait-elle. Un joli petit nez, des petites oreilles bien ourlées, et ils commencent à rouler. Tout en surface, rien à l'intérieur. " Telle qu'elle était, Cass frôlait la folie ; telle qu'elle était, on la traitait de folle. L'alcool avait tué son père et la mère avait disparu en abandonnant ses filles. Les filles étaient allées voir un oncle, qui les mit au couvent. Là, plus encore que ses sœurs, Cass avait été malheureuse. Toutes les filles étaient jalouses de Cass, et Cass avait dû se battre avec la plupart. Elle était marquée au rasoir sur le bras gauche, en souvenir de deux bagarres. Une cicatrice lui barrait la joue mais cette cicatrice, loin de l'enlaidir, rehaussait sa beauté. J'ai connu Cass au West End Bar quelques nuits après sa sortie du couvent. Plus jeune que ses sœurs, elle avait été relâchée la dernière. Elle est venue s'asseoir à côté de moi, sans façons. J'étais sûrement l'homme le plus laid de la ville, ça a peut-être un rapport.
Charles Bukowski
"La plus jolie fille de la ville", au Proscénium, Paris 11, jusqu'au 2 mai 2008.
Publié le Jeudi 10 avril 2008 à 00:21
Par cjcenvadrouille
Qui ne s'est jamais attendri sur un père prenant son enfant par la main ou dans ses bras ? Qui peut définir les relations d'un père et de son enfant ?
Pierre-Olivier Scotto est parti de sa propre histoire pour parler de ce thème universel mais oh combien particulier, pour chacun de nous. Servies par un Thierry Beccaro quelquefois drôle, quelquefois dur mais toujours attendrissant, les histoires de pères-fils ou pères-fille nous rappellent à quel point notre père a participé à la construction de notre être. Parsemée d'extraits de textes classiques ou contemporains, romanesques ou biographiques (La Gloire de mon Père de Marcel Pagnol, Sur mon père de Tatiana Tolstoï, Lettre au Père de Franz Kafka, le Zubial d'Alexandre Jardin...), la pièce nous amuse, nous questionne, nous touche... Scotto et Beccaro nous mettent face à des pères aimants, durs, cruels, fous, amoureux de leur gosse, modèles, indignes... des pères qui s'ils sont nos héros n'en sont pas moins humains. La conclusion de la pièce met en parallèle le rôle de père qu'a revêtu l'enfant (nous restons toujours l'enfant de ses parents, eh oui !). Et si les enfants faisaient grandir leurs parents ?
Scotto a non seulement une écriture très plaissante mais a su ordonner les textes de manière à nous entrainer dans des émotions et des réflexions sur la paternité et sur l'enfance. Thierry Beccaro sait nous entrainer au fil des mots dans les différentes histoires. C'était la deuxième fois que nous retrouvions le duo sur les planches et nous en sommes très heureux ...
Il n'y avait que deux dates pour cette pièce mais si vous avez l'occasion d'aller voir Scotto et/ou Beccaro sur scène, laissez-vous tenter...
Publié le Lundi 24 mars 2008 à 23:04
Par cjcenvadrouille
 | Helen (ou plutôt Hélène) vit seule en campagne en recluse. Elle embauche Simon pour lui rendre divers services dont celui de la tuer. Simon en répondant à une petite annonce pour trouver un travail ne s'attendait pas à cette demande. Simon n'est pas un tueur et Helen pas une victime facile. Petit à petit une complicité naît entre ces deux personnages aussi mystérieux l'un que l'autre. Qu'est-ce qui pousse Helen à vouloir mourir, Pourquoi tient-elle pourtant assez à la vie pour ne pas réussir à se suicider ? Pourquoi Simon a répondu à cette annonce énigmatique ? Pourquoi ne fuit-il pas cette situation ? Va-t-il remplir son contrat ?
Nous avons assisté à la pièce au Funambule Montmartre le lundi de Pâques. La salle était pleine. Les comédiens sont complètement dans leur personnage. On y croit et l'on veut y croire à cette histoire particulière. La pièce est à la fois très drôle et émouvante. On se demande jusqu'où les personnages iront dans ce jeu d'amour et de mort. La très bonne idée du spectacle est d'avoir un guitariste qui joue les musiques de la pièce en direct. Ca donne incontestablement quelque chose en plus.
Aller voir "Je serai toujours là pour te tuer" au Funambule Montmartre (Paris 18) écrit par Sophie Tonneau joué par Olivier Barre (guitariste), Franck Le Hen et Sophie Tonneau, Musique d'Olivier Barre, Scénographie de Corinne Marchand, Lumière de Charly Thicot, mis en scène par Julie Neveux. http://www.myspace.com/jeseraitoujourslapourtetuer |
Publié le Lundi 24 mars 2008 à 15:33
Par cjcenvadrouille
 | Et oui, nous faisons dans le culturel aujourd'hui ...
Une bibliothécaire hollandaise avec une forte conscience professionnelle essaie de retrouver un curieux personnage qui a rendu son livre avec un retard de 123 ans. L'adresse de ce monsieur se trouve en Chine. Il a laissé un ticket de teinturier de Londres pour rechercher des pantalons laissés depuis plus de 70 ans. Est-ce une grande farce ou cet homme a-t-il quelque chose de surnaturel ? Plus les témoignages se recoupent, plus une hypothèse s'impose : c'est un même personnage qui a semé, au cours des siècles, d'Angleterre en Allemagne, et de Chine en Australie, les indices indirects de son identité. La bibliothécaire nous présente un à un les indices que ce drôle de personnage a laissé tout au long de son chemin et elle monte une théorie... Et si c'était le juif errant ?
Un personnage biblique qui refusant de l'aide à Jésus portant sa croix, se voit obligé de rester sur terre jusqu'au jour du jugement dernier. Ce barbier juif regardait passer les condamnés sous son linteau (alors vous savez ce que c'est ou pas ?).
La bibliothécaire-détective-globetrotteuse fait passer toutes les émotions humaines face à ce mythe et aux questionnements qu'elle se fait sur sa propre vie. Cette histoire peu commune met en relief tout le commun et la fadeur de sa vie à elle.
La comédienne nous embarque dans cette enquête farfelue avec facilité. L'histoire est bien tournée même si elle s'essouffle un peu sur la fin.
Le linteau, au Lucernaire (Paris 6), joué par Thérèse Crémieux, écrit par Glenn Berger. http://spectacles.premiere.fr/pariscope/theatre/salle-de-spectacle/spectacle/bandes-annonces/video/le-linteau |
Publié le Vendredi 14 mars 2008 à 00:15
Par cjcenvadrouille
 | Imaginez, vous êtes une femme d'environ 45 ans qui fête son aniversaire. Votre mari, votre mère et vos enfants sont parti chercher votre cadeau dans le centre commercial du coin juste avant que vous ous etrouviez pour dîner. Et là... vous faîtes une rétrospective du film de votre vie: Danseuse promise à un bel aveir, vous rencontrez un jeune homme qui n'est pas votre préférence mais qui deviendra néanmoins l'homme de votre vie. Vous abandonnez la dansepour vous consacrer à vos chers bambins aujourd'hui assez grand pour ne plus vous porter aucune attention. Votre mari pendant ce temps mène une carrière médiocre qui vous permet de mener une petite vie bourgeoise bien cadrée, même si vous le soupçonnez de vous tromper. Votre mère est désagréable et remet en cause tous vos choix. Votre père est décédé depuis quelques années pour le plus grand bonheur de sa femme.
Mais où sont vos rêves ?
L'actrice tient son public magnifiquement bien. Seule sur scène, elle nous entraîne dans sa vie, dans la vie, dans notre vie peut-être... Tout est juste et émouvant. Les souvenirs heureux sont projetés au mur et bien intégrés à la mise en scène. Pour la petite histoire, la pièce passe au Ciné 13 Théâtre, lieu créé par Claude Lelouch en opposition aux grands complexes de cinéma.
Le détail des choses, écrit par Gérald Aubert, joué par Catherine Cyler et mis en scène par Ladislas Chollat. Ciné 13, 1, avenue Junot 75018 Paris, Métro Lamarck-Caulaincourt. http://www.cine13-theatre.com/ |
Publié le Mardi 04 mars 2008 à 23:40
Par cjcenvadrouille
 | Oui, on sait ce que vous vous dîtes, Jicé et Céline vont voir des choses étranges, voire sado-masocistes ! Eh bien OUI quand on a un invité spécial chez nous, my dear brother !
Sérieusement, il ne s'agit pas d'une pièce malsaine mais d'une histoire d'amour. Michel, libraire, est tombé amoureux d'une femme lors d'un voyage dans une petite ville de province. Après quelques années, il y retourne pour retrouver sa bien-aimée. La ville a beaucoup changé. Les habitants ne se souviennent de rien. Ils n'ont ni mémoire lointaine, ni même de mémoire immédiate. Dès lors, il n'est pas facile de retrouver quelqu'un. Tout devient absurde, les habitants sont étranges...
La mise en scène est originale et l'histoire, d'après l'oeuvre de Georges Neveu, est prenante. Les comédiens sont très bons. On s'amuse, on boit (si vous ne comprenez pas ce qu'on dit, allez-y), on a mal pour les comédiens et on s'en met plein la vue (pour les hommes surtout, hum hum !) !
Pour culturiser un peu les choses, cette pièce a été portée à l'écran par Marcel Carné en 1950. Le beau Gérard Philipe y tenait le rôle principal.
Info pratiques : Théâtre des Enfants Terribles, 157 rue Pelleport, 75020 Paris jusqu'au 14 mars 2008. Avec Samuel Forst, Carole Bousquet, Audrey Franc, Adeline Orain, Stéphane Aubry, Pauline Pinsolle, Caroline Delaunay, Mélanie Bouvier, Jérémy Malkhior et Vincent Demoustiers.
http://www.myspace.com/sojafu
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