Deux curieux vous racontent leurs vadrouilles parisiennes, franciliennes, françaises, internationales , littéraires, cinématographiq ues, théâtrales ...
CITATION DU MOMENT :
Les citations sont les béquilles des écrivains infirmes. Paul Morand
LIVRE S EN COURS :
- La découverte de la lenteur de Nadolny
- Gamines
PROCHAINES VADROUILLES :
- Musica nuda
- Chirico au MAM
PROCHAIN S ARTICLES :
euh là on est plus qu'en retard mas promis, on reviendra écrire un jour !
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Publié le Mercredi 20 février 2008 à 23:17
Par cjcenvadrouille
 | Comment parler de cette pièce ? Peut être en la décrivant comme une invitation dans l’imagination d’un enfant, dans un monde totalement irréel fait de personnages atypiques, inquiétants, merveilleux, bizarres. Un monde tellement abouti et travaillé qu’il parait réel, et pourtant … et pourtant rien du tout, on n’a pas envie de réfléchir, dire qu’il ne peut pas exister, on se sent pris dans cette histoire, cette aventure.
C’est l’histoire d’un enfant. Il vit dans une famille plutôt normale au première abord, même si sa mère semble stricte et sévère. Son père lui prête une jolie balle jaune : jouet à ses yeux très précieux, un véritable bijoux qu’il devra rendre dès qu’il aura fini. Son père lui fait tout de même quelques recommandations, en plus de ne pas perdre la balle, il ne doit pas s’approcher d’une certaine Villa. Mais voilà, sans faire exprès, notre garçon va passer trop près de cette demeure … assez près pour qu’un personnage étrange lui prenne sa balle, et l’envoie dans ce lieu interdit. Il sait qu’il ne doit pas y aller et il ne veut pas désobéir, mais il sait aussi qu’il sera puni et grondé s’il revient sans la balle. Alors, il va prendre le risque et rentrer, bien sûr, il ne veut pas rester longtemps, juste le temps de prendre son jouet, et ressortir, et puis, il n’y a aucune raison que ses parents le sachent … Mais si le père se méfiait de cette Villa, c’est qu’elle est surprenante à plus d’un titre, et le garçon va le découvrir très vite. Sa balle qu’il pensait retrouver en quelques minutes, il va apprendre après un certain temps qu’elle est maintenant dans les mains d’un monstre. Pendant ce temps, à l’extérieur le temps passe, les années s’écoulent, et ses parents s’inquiètent … enfin pas assez pour délaisser leur télé qu’ils regardent captivés, ni les gâteaux qui semblent être le péché mignon de monsieur. Entre conte de fée, cauchemar, rêve et légende, cette histoire nous entraîne dans une aventure qui a su garder notre attention du début à la fin. Il est alors difficile de ne pas ressortir de la salle avec le sourire au lèvre. Ce n’est pas vraiment drôle, c’est juste touchant … on est touché comme pas une vague de nostalgie comme si l’auteur de la pièce avait pu retrouver et décrire nos sensations d’enfant. Cette pièce est une réussite, en particulier grâce aux acteurs. Allez y et vous découvrirez un monde qu’on ne saurait qualifier d’attirant ou de repoussant.
Vous serez peut être impressionné par le jeu de Paradis fait d’éloquence et de quelques chose de surnaturel, par celui des princesses celle qui réussit à associer la grâce à la masculinité pour obtenir une féminité bien à lui … elle, ou celle qui réussit tellement bien à être pétrifiée. Au fait, j’ai beaucoup aimé … allez je peux même parler pour deux : on a adoré !!
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Publié le Lundi 11 février 2008 à 20:26
Par cjcenvadrouille
Si je vous dis Adam et Eve, vous pensez à quoi ? A l’image du couple idéal, dans un endroit merveilleux, ou tout est fait de bonheur, d’amour, de beauté …. de simplicité ? Vous pensez bien sûr aussi, à la pomme, mais ça, nous y reviendrons plus tard. Ce couple donne depuis des années l’image de l’homme et de la femme, et pourtant, je peux tout divulguer maintenant que je le sais … on vous a menti : Eve n’est pas la première femme d’Adam. Je vous entends déjà, me demander comment je sais ça !! Bruit de couloir ? Presse people ? Bouche à oreille ? Oreille tendue, un jour où je me baladais au Paradis ? Ou dans une église ? Non, rien de tout ça, tout s’est passé à l’épouvantail, assis parmi d’autres personnes, à regarder devant mes yeux tout ronds, la reconstitution, réaliste, je n’en doute pas, de la réalité : la vie dans le jardin d’Eden, il y a très longtemps. Aller, je vous dit tout !! Qui est cette femme qui a su séduire Adam, avant Eve. Tout d’abord, on ne peut vraiment parler de séduction, ce n’est pas que cette femme dont je garde pour l’instant le nom secret n’était pas séduisante, c’est juste qu’il y avait à cette époque dans le rôle de l’entremetteur : Dieu. Oui !! Rien que lui. Elle s’appelle Lilith, elle a été créée à partir du limon, tout comme Adam.
Alors, oui Adam a sûrement été séduit par Lilith, oui Lilith a sûrement été séduite par Adam mais de toute manière, ils n’étaient que deux : pas vraiment le choix. Il ne sont pas vraiment que tous les deux, un archange est là pour veiller sur eux, et c’est Lilith qui va attirer les foudres de saint Michel. Il faut dire qu’elle n’est pas très sage Lilith, elle a du caractère, de l’imagination et elle s’ennuie. Elle se fait surprendre en train de rêver à d’autres couples, d’autres hommes. Quand l’archange l’apprend, il bondit pour la convoquer. Elle ne peut nier, il est difficile de mentir à un archange pour qui il suffit d’ouvrir un carnet pour connaître toute la vérité. La punition est inévitable, et la sanction tombe : Lilith est chassée. Elle n’est pas digne d’Adam, Dieu la voulait parfaite, elle l’a déçu. Elle va donc devoir quitter le jardin d’Eden. Elle peut tout de même rester quelques jours. Elle va avoir le temps de rencontrer et être séduite par Samaël. Elle ne sait pas vraiment qui elle est, elle ne sait pas qu’elle doit s’en méfier, parce que Samaël a changé de camp, elle a quitté Dieu, pour être avec Satan. Lilith écoute cette femme, qui réussit à lui expliquer qu’on lui cache la vérité, que la connaissance règlera tous les problèmes, et que le secret de cette connaissance est dans la pomme qui trône au bout des branches de l’arbre du jardin d’Eden. Revenons à Adam. Bien sûr Dieu ne l’a pas oublié, il a su prendre en compte ses erreurs et pour ne pas créer une femme incontrôlable une fois de plus, il donne à son protégé : Eve qui naîtra d’une de ses cotes. Eve est tout le contraire de Lilith, blonde, douce, à l’écoute d’Adam soumise, docile … mais aussi jalouse. Eh oui, Adam n’est pas un modèle d’intelligence, de courage et de force Alors, quand il rencontre Lilith dans la forêt, il ne peut lui dire non , et se retrouve - lui dessous, elle dessus -. (oui, c’est toujours comme ça avec Lilith). Alors, le pauvre Adam, ce n’est pas de sa faute s’il ne peut pas résister, mais il voudrait tout de même passer un bon moment avec Eve - lui dessus, elle dessous -.
Pauvre Adam … tout est tellement, compliqué pour lui !!! Ses femmes ne disent pas oui à tout ce qu’il demande, les animaux, ils sont en colère contre lui, quand il veut les manger. Trop dur la vie !!
Et voilà que Lilith entraîne Adam vers la pomme, en lui disant que c’est le fruit qui le rendra intelligent et qui lui donnera la connaissance : comment pouvait il résister ? Un geste et tout déraille !! Lilith qui fait des bêtises, Adam avec sa force de caractère la suit, Eve qui veut garder Adam pour elle, Lilith qui ne veut pas se séparer d’Adam, Samaël qui veut détourner de Dieu tout ce petit monde, et le pauvre saint Michel qui sortit en sursaut de sa sieste est complètement débordé par tout ce remue-ménage, et n’en peut plus de ces créatures qui devaient être innocentes et inoffensives. Et voilà tout explose !! Je ne vais pas vous raconter la fin, parce que même si hélas la pièce ne semble plus être jouée, je vous conseillerais d’aller la voir dés son retour sur les planches. On a beaucoup ri, les comédiens jouent bien, Adam est naïf, un peu bête, Eve soumise avec tout de même un soupçon d’intelligence, Lilith a du caractère, de l’énergie et sait faire tourner l’archange en bourrique, l’archange lui est complètement déchaîné. En tout cas, c’est un cocktail réussi qui nous est présenté, avec tout ce qu’il faut pour permettre au spectateur de passer un bon moment, et surtout … bien évidement de connaître la vérité.
Publié le Mercredi 23 janvier 2008 à 14:06
Par cjcenvadrouille
1980. De Mortange, ex-homme politique et érudit, marie sa fille à Michel, fils d'immigrés qui a fait de grandes écoles. Lors du dîner de fiançailles, il se met à l'écart avec son gendre pour discuter de la présentation de Coluche aux élections présidentielles. Monsieur de Mortange soutient cette candidature tandis que Michel la condamne. Cela va être le point de départ d'une discussion sur la société, les ambitions politiques, le théâtre et bien sûr l'amour. Plus qu'intelligente cette pièce est avant tout écrite pour nous dire : réfléchissez, ne vous laissez pas prendre par les apparences, voyez au-delà de votre vie d'être unique dans une société humaine...
Tout comme Magritte avec son tableau "Ceci n'est pas une pipe" qui montrait la trahison des images, de Mortange à travers l'Eglise, le Tribunal, la vie politique et le théâtre, montre la trahison des symboles et des rituels de notre société. Tandis que le théâtre représente les choses et dit qu'il le fait, les pouvoirs séculiers et temporels créent des rituels faux afin de créer un respect virtuel. Le théâtre a ainsi été longtemps interdit ou molester en raison de sa trop grande similitude avec les jeux politiques et religieux. Selon la thèse de l'auteur, aujourd'hui, ce n'est plus le cas puisque le théâtre ne serait fréquenté que par une classe supérieure qui vit de cette supercherie. La candidature de Coluche serait donc huée non pas en raison de la ridiculisation de la vie politique mais parce qu'elle met en lumière ce qu'on veut cacher c'est-à-dire la manipulation des foules. Géniale analyse politique !
Nous vous conseillons vivement cette pièce qui outre son côté très intelligent est très bien mis en scène et très bien interprétée, tout est juste ! En plus, on en sort plus intelligent qu'en y entrant, c'est donc l'effet inverse d'une soirée télé (comprend qui veut !)
Théatro, écrite par Stavros Bratsiotis, jouée par Stavros Bratsiotis et Stéphan Imparato A l'Aktéon Théatre, Paris 11 jusque fin mars 2008. Prix des places 10-16 € ou billetreduc
Pour plus d'informations : http://www.myspace.com/merdedutheatre
Publié le Mardi 15 janvier 2008 à 12:01
Par cjcenvadrouille
 | Jeudi soir vadrouille programmée dans le 13ème pour aller voir Trainspotting au théâtre. Un de nous a vu le film et l'autre non. Comme nous faisons bien les choses, nous allons découper nos points de vue (une fois n'est pas coutume) pour permettre à ceux qui n'ont pas vu et à ceux qui ont vu le film de se faire une petite idée... Par contre, on ne vous dira pas qui a vu le film même sous la torture  |
Avis de celle qui a vu le film :
Bon, il est vrai que je partais intriguée et pas très neutre vu que j'ai adoré le film. Je me demandais comment la mise en scène pouvait me faire retrouver l'ambiance ou si justement le metteur en scène voulait faire un "nouveau" Trainspotting... On entre dans la salle, toute neuve apparemment, et sur la scène, deux blocs blancs et une toile de fond où on imagine que des images vont défiler. Soit... Là, on voit apparaître un oeil, tiens tiens, ça ressemble à un autre film sur la drogue ça ... et là le comédien qui fait Mark apparaît. Oh surprise! Il a un faux air d'Ewan Mac Gregor qui jouait dans le film de Danny Boyle ... Bon à part ça, la pièce c'était le film mais en moins bien, bah oui pas les mêmes techniques au cinéma et au théâtre. Je suis restée sur ma faim et je me suis surtout un peu ennuyée. Je ne pense pas que ce soit dû aux acteurs qui sont somme toute assez bons (surtout celui qui joue le rôle de Spud. Il maîtrise parfaitement la technique du tremblement de manque et de speed). J'ai surtout été déçue par la mise en scène. Malgré quelques bonnes idées, on s'ennuie et du coup on pense au film et donc bah on se rend compte que chaque mot du film est repris. La pièce n'apporte rien de neuf et c'est dommage ! C'est comme faire de la paraphrase ! Bah oui, rien de neuf ! Ce qui est gênant c'est le résultat quand on sait que Trainspotting était à l'origine une pièce de théâtre jouée à Londres. Une autre chose m'a gênée, c'est de prendre un peu les spectateurs pour des idiots même si je pense que c'était pour bien faire. L'histoire est censée se passer en Ecosse, il y ait fait allusion plusieurs fois et là on nous parle d'ANPE. Certes, nous n'avons pas le monopole des agences pour l'emploi mais pourquoi utiliser le sigle français ? Bon enfin tout ça pour vous dire, que sans regretter d'y être allée, je n'ai pas accroché à cette "interprétation du film". Avis de celui qui n'a pas vu le film :
Sous couvert d'anonymat donc, voici mon avis, l'avis de celui qui n'a pas vu le film. Quelque chose me dit, que des indices sont laissés trop nombreux pour qu'on ne puisse deviner qui est qui.
Enfin, trêve de bavardage, voici ma vision de cette pièce, mon avis, enfin ce qui m'est passé par la tête en la regardant. Déjà, la scène est organisée de manière assez minimaliste avec juste deux objets, deux sortes de caisses blanches sur la scène elle même, et un rideau presque transparent. Les caisses vont servir au gré des besoins de la mise en scène, ce qui apporte je trouve une touche d'ingéniosité, mais aussi un travail sur l'imagination : le monde réel, et le monde imaginaire qui va bien avec le sujet. De même, le rideau va servir à séparer les personnes qui sont en transe, drogués ... et qui errent dans un monde qui n'est pas tout à fait réel. J'ai trouvé les comédiens bons et convaincants, avec une mention particulière pour celui qui joue le rôle de Mark qui est un très bon narrateur, et pour celui qui joue le rôle de Spud qui étonne par son coté speed, et tremblant, à la limite de ce qui semble faisable et humain.
Malgré tout ces points positifs, l'ensemble de la pièce ne m'a pas entièrement convaincu, il manque quelque chose, un peu de rythme pour garder l'attention du spectateur tout au long de l'histoire, et des transitions plus franches pour montrer les moments ou Franck est drogué. J'ai trouvé que si les autres comédiens savait très bien, a leur façon montrer les effets de la drogue, permanent le temps de la pièce pour certains, lui ne semble pas transporté par ce qu'il prend. Je me suis retrouvé à un moment ou deux perdu, ne sachant pas s'il était retombé ou pas ... enfin, il est difficile de vivre et de croire au fait qu'il va s'en sortir, si on ne croit pas vraiment à son état de dépendance et d'euphorie.
En fin de compte, j'ai aimé les détails de la pièce ... mais pas complètement la pièce dans son ensemble. Alors, je vous recommande d'aller voir .... le film, si comme moi vous ne l'avez pas vu, et d'aller tout de même voir la pièce, si comme moi vous êtes assez curieux pour ne pas être déçu par une pièce dont on ressort avec un avis mitigé.
Trainspotting écrite par Gauthier JURGENSEN, mis en scène par Armelle de Vismes, avec Amayack, Tewfik Bensnoussi, Benoît Berthon, Adry Lagin, Xuan-Lan Tran, Pascal Lifschutz, Marjolaine François au Théâtre Azimut jusque début février. Pour réserver : Billetreduc http://www.billetreduc.com/19522/evt.htm Pour avoir des infos sur le film : http://fr.wikipedia.org/wiki/Trainspotting
Publié le Dimanche 13 janvier 2008 à 00:24
Par cjcenvadrouille
| Hier, nous avons une des plus belle pièces qu'il nous a été donné de voir. "C'était moi" raconte l'histoire de Mona : Mona, la fille rebelle, Mona, la soeur détestée, Mona, l'amoureuse, Mona, la cultivée, Mona, la femme de 45 ans qui se sent vieillir, Mona, la divorcée, Mona la blessée, Mona, l'alcoolique... Mona, c'est la personne qui sait qu'elle a un problème et qui le cache aux autres, par pudeur, par refus de l'amour et de l'aide qu'on pourrait lui apporter. C'est la personne qui au moment de vouloir réellement s'en sortir, s'enfonce dans le noir profond de la mort. Je n'ai pas envie de vous décrire plus que ça l'histoire de cette pièce. J'ai juste envie de dire que Mona, c'est tout ça et c'est encore bien plus. Une femme, belle, qui vieillit et qui a choisi pour amant secret, l'alcool !
Cette pièce m'a chamboulée au plus profond. Non seulement elle est très bien écrite, très intelligente, mais en plus elle parle de la destruction de soi de manière banale et donc plus forte à travers l'histoire de Mona. La comédienne, Dominique Constantin, est génialissime mais vraiment génialissime. Tout en elle m'a plu, son interprétation bien sûr, mais aussi sa grâce, sa féminité, sa beauté de femme mûre, sa voix... On ne peut que la croire dans les différentes facettes de Mona. Elle n'a pas besoin de texte pour faire passer tous les sentiments que ressent le personnage. Mais attention, il ne s'agit pas d'une pièce triste. Certaines expressions et répliques sont très drôles. De même, le personnage de la soeur de Mona est caricatural à souhait. Banlieusarde bourgeoise, elle déteste sa soeur qui l'a toujours éclipsée en présence de ses parents et de tous les autres.
C'était moi, Auteur : Jean Bois, Comédiens : Jean Bois, Dominique Constantin, Elisabeth Maby, Rémi Préchac.
Ils sont au Passage vers les étoiles (Paris 11) du mardi au samedi jusque fin février.
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Publié le Dimanche 06 janvier 2008 à 23:37
Par cjcenvadrouille
| En reprenant la société de prêt-à-porter de leur père, les deux frères Delapage se sont créés une agence de rencontres personnelle où les secrétaires défilent au gré des envies de ces messieurs. Seule la chargée de communication, working-girl névrosée, essaie de remettre de l'ordre et du sérieux afin d'obtenir un contrat avec une vedette de cinéma pour la promotion de leur collection. L'arrivée d'une nouvelle secrétaire prise pour ses compétences euh... physiques mais ne parlant pas un mot de français, va chambouler toute cette organisation déjà pas très organisée. Le résultat donne une pièce légère, peut-être un peu trop légère pour être prise au sérieux mais qui permet tout de même de passer un bon moment. Les comédiens ne sont pas égaux dans leur jeu et ne semble pas tous s'amuser autant ce qui donne un manque de rythme et un manque de naturel. Ils réussissent tout de même à nous entraîner dans l'histoire moins rocambolesque qu'il n'y paraît jusqu'au happy-end. Un petit mot sur le théâtre d'Edgar (dont le directeur est le même qu'au théâtre Rive gauche (voir Prédateur(s) ) ), la salle où se jouait cette pièce bien que pas très confortable, est originale. Les spectateurs entourent leurs comédiens en s'installant dans un amphithéâtre miniature. Mais promis on n'y fait pas cours !
Auteur : Vincent DELBOY Artistes : Caroline VERRIEZ, Vincent VARINIER, Armonie COIFFARD et Thierry PATRU Metteur en scène : : Thierry PATRU assisté de Thibault MARTEL
Du lundi au vendredi à 20h au Théâtre d'Edgar, 58 boulevard Edgar Quinet Paris 14. http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoaftTS1.html
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Publié le Dimanche 06 janvier 2008 à 23:06
Par cjcenvadrouille
| Deux frères d'émigrés italiens ont choisi une vie différente. L'un (Jacky) est devenu un député-maire intégré à la vie de la capitale, le second (François) est professeur à Clermont-Ferrand et a obtenu un poste à la Sorbonne deux jours par semaine. Ils se retrouvent, après 17 ans de silence, à la veille de l'incarcération du premier suite à une fraude immobilière. Jacky à qui tout semble avoir réussi prend de haut son frère dont les préoccupations semblent plus humanitaires et sociales qu'égoïstes et ambitieuses. Petit à petit, les personnages s'inversent. Jacky qui pensait bien connaître son frère, le découvre plus fort, moins "provincial" et moins altruiste qu'il ne le pensait. La pièce de Martine Feldann et Pierre-Olivier Scotto (qui joue aussi le rôle de François) est très bien écrite même si elle manque de rythme à certains moments. Les personnages sont travaillés et complexes. Nous ne pouvons nous empêcher de faire des parallèles avec des hommes politiques que nous connaissons tous. Thierry Beccaro excelle en homme politique arrogant qui trempe dans des "affaires". C'est un très bon comédien d'autant plus qu'il était debout depuis 4H du matin pour Télématin et que la pièce s'est terminée aux alentours de minuit. La pièce ménage le suspens jusqu'à la fin et certains détails prennent leur sens au dénouement.
Auteur : Martine FELDANN, Pierre-Olivier SCOTTO Artistes : Thierry BECCARO, Pierre-Olivier SCOTTO Metteur en scène : Marion SARRAUT
Pas de date actuellement mais on vous tiendra au courant. http://entractes.sacd.fr/detail_auteur2.php?idauteur=195&l=ma
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Publié le Mardi 18 décembre 2007 à 13:05
Par cjcenvadrouille
 | Epinart passe une soirée romantique avec Caprice. Mais c'est sans compter sur Truck et son ex-future copine Elle, de son vrai prénom Rachelle (mais c'est trop beau pour elle) et de l'ex petit ami de Caprice... Ces 4 personnages ont des histoires familiales difficiles. ils sont seuls, sans repère et ne savent pas ce que c'est d'être aimés "ils n'ont pas appris". Alors, la violence des sentiments passe chez eux par la violence des paroles, et des gestes .... ils apprennent .... Ca crie, ça bouge, ils s'aiment, se rejettent, se déchirent et s'aiment à nouveau. La petite scène du Triomphe est pleine de vie.
C'était la dernière, il y avait une ambiance de folie. Vous pouvez suivre leur actualité sur : http://lesabimes.free.fr/ |
Publié le Mardi 18 décembre 2007 à 12:12
Par cjcenvadrouille
| C'est pourtant bien comme idée : enfermer des hommes dans une cave pour choisir celui qui convient le mieux sans risquer de se le faire piquer ! (en même temps je ne sais pas qui enfermer et Jicé serait trop consentant pour que ce soit drôle...) Marie en a assez de quitter les hommes qu'elle rencontre, elle voudrait trouver un mari qui lui convienne la prochaine fois. Alors pour ça elle crée un terrain de jeu à hommes dans son sous-sol pour les voir, les étudier, leur parler, les connaître, les tester avant achat quoi ! Enfin, elle est un peu dépassée par les évènements, parce qu'il n'est pas si facile d'occuper ses hommes jour et nuit pendant des semaines, des mois... le temps qu'elle se décide. Heureusement, elle n'est pas seule, elle a un psy un peu particulier qui l'écoute d'une oreille en arrosant ses fleurs, et surtout sa colocataire qui veille sur ses hommes de compagnie, comme un scientifique sur ses souris de laboratoire. Elle les surveille, joue avec eux, les torture ..... le duo de la méchante et la gentille est bien joué. Les hommes de leur vie ont des prénoms qui se finissent par un N : Ben, Stan et Warren. Ben est enfermé depuis 12 mois et adore le Jokari, Stan n'aime pas être en manque de sucre pour son café et ça dure depuis 6 mois et Warren, le nouvel arrivé, pense que le principal est de rester class.
Tout se petit monde vit au sein du "Harem Underground" comme il peut en attendant que Marie fasse son choix et en espérant que Maria n'ait pas inventé un nouveau "jeu".
Les relations homme-femme sont poussées à l'extrême et c'est très drôle. Le psy ne donne pas confiance. Maria fait peur à souhait, Marie est très gentille et les garçons idiots comme il faut. La pièce était très bien mais on a encore davantage ri avec l'impro de fin de spectacle nous parlant du BAO (bouche à oreille)... Les acteurs étaient en forme ....
Auteur : Jérémy Manesse, Artistes : Odile Huleux, Laurie Marzougui, Antoine Laurent, Philippe Manesse, Timothée Manesse, Ange Ruzé, Metteur en scène : Hubert Drac Café de la Gare, 41 rue du temple Paris 4. Tarif : 24 € ou billetreduc 
http://www.jeremymanesse.com/article-12383907.html http://www.haremunderground.com/ |
Publié le Mardi 11 décembre 2007 à 11:08
Par cjcenvadrouille
 | 7 personnes se retrouvent à dîner chez M. Mongeot, avocat. Les personnages se dévoilent peu à peu au cours de la soirée jusqu'à la mort de l'hôte. Il a visiblement été empoisonné. L'un des invité, Cyrus, un peintre excentrique aimant joué avec les mots, tente de chercher le coupable parmi la femme, l'amant, le parasite, la vieille amie et la bimbo. Passée la surprise d'entendre un texte en vers dans une pièce contemporaine accompagné de cris, la pièce est très bien écrite, ironique, drôle et piquante. La fin nous rappelle vaguement le chef d'oeuvre d'Oscar Wilde, le portrait de Dorian Gray. Une très bonne surprise !
L'auteur : http://blog.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.ListAll&friendID=127543643 La pièce : http://www.myspace.com/enversetcontretous
Pièce de Amine Kaci Avec Patrick Della Torre, Alain Fabre, François Hatt, Axelle Marine, Karine Lima, Marie Coulonjou, Sébastien Perez Jusqu'au 30 décembre au Petit Théâtre du Gymnase Tarifs Unique : 20 € Réduit : 13 € Location : 01 42 46 79 79
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Publié le Lundi 19 novembre 2007 à 14:47
Par cjcenvadrouille
 | Le Prince décide de donner un bal afin de trouver sa bien aimée. Plus de 400 filles laissent leurs chaussures dans l'escalier sur le coup de minuit. Mais une seule a discuté avec le faux Prince (parce que le prince aime bien se moquer de son peuple et ne vient jamais lui-même) et laissé sa babouche : Cendrillon, de son surnom.... Le sosie du Prince est un mendiant aveugle qui a un gros chien poilu. Il fait le voeux de voir clair tout comme son chien et il se retrouve dans la peau de son chien tandis que le chien se retrouve dans le corps du Chambellan du Prince. Ce conte de fée, un peu inspiré, est extrêmement drôle. L'histoire est loufoque mais tout se déroule de manière simple et logique. Le fil conducteur est là. Les acteurs sont très bons surtout le toutou et le chambellan dont le corps est occupé par le toutou. J'ai beaucoup apprécié la mise en scène. Les changements de décors qui alourdissent souvent la pièce sont ici intégrés de manière originale. De plus, le Café de la Gare est un très joli lieu de spectacle, on a presque l'impression d'être sous un chapiteau. Bon, je ne vois pas quoi vous dire d'autre à part qu'il faut y aller .
Cendrillon et le Chien sont au Café de la Gare au moins jusque mi-décembre. Pour voir quelques images : http://tv.jubii.fr/video/iLyROoaft1YI.html
PS : Merci à nos deux copains d'être venus avec nous. Mike c'est à toi de choisir la prochaine sortie, n'oublie pas !  |
Publié le Vendredi 16 novembre 2007 à 11:39
Par cjcenvadrouille
 | Une jeune femme arrive dans un village, entre dans une épicerie, elle a dans sa poche une petite annonce pour une place de bonne (annonce qui date de plus de 20 ans). Un moment de vie somme toute banal qui pourtant a une part de rêverie, de féerie, de terreur comme un conte de Charles Perrault ...
Quand Mimi sonne à la porte, c'est un souffle de vie qui entre dans ce magasin ... un souffle qui ressemblerait plutôt à une tempête et qui bouleverse alors les habitudes et les pensées de chaque personnage, en particulier des deux gérants : assez âgés, ils semblent enfouis dans leur habitudes, dans la monotonie.
La nuit ouvre la porte aux rêves, aux rires, aux peurs, aux questions, à des moments de magie, de sensibilité, de violence ... d'incompréhension .... Chacun nous fait entrer dans un monde imaginaire .... difficile de savoir si c'est l'imaginaire d'un des personnage ou un monde créé par l'ensemble de cette "nouvelle petite famille" ce qui est certain c'est que ça marche, on entre dans ce qui est proposé, et on a les yeux grand ouverts et le plus souvent, un sourire aux lèvres.
J'ai trouvé que cette pièce était jouée merveilleusement bien, les personnages sont crédibles dans chacune de leurs facettes : un peu usés dans leur vie de tous les jours, affolés par leur peur, ou émerveillés par la découverte de leur coté léger, leur envies. La mise en scène est toute aussi réussie. Elle utilise aussi bien des moyens techniques évolués (avec quelques vidéos projetées qui font partie du décor) que des choses toutes simples qui grâce au jeu excellent des acteurs semblent réelles (comme un simple drap représentant un radeau qui nous transporte vers une fête foraine) J'ai besoin de vous dire que j'ai adoré ?
La Fille de 18 heures 32 est jusqu'au 1er décembre 2007 à l'Etoile du Nord (Paris 18) |
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