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Publié le 15/12/2006 à 09:44
Par claude.segard
Rapport d’échange poste pour poste Pour professeurs de langues Année scolaire 2002-2003 Monsieur Claude SEGARD Madame Heike KRAMER Collège Jean Monnet Goethe Gymnasium 85180 LE CHATEAU D’OLONNE 08468 REICHENBACH VENDEE VOGTLAND ( SACHSEN )
Une excellente année. I Une préparation exemplaire. II Une année réussie. A au lycée Goethe. B en dehors du lycée. Conclusion. I Une préparation exemplaire. Fort de deux années d’échange réussie, l’une en 98-99 en Saxe-Anhalt, l’autre en 01-02 à Berlin, ma motivation pour une année supplémentaire n’avait pas faibli. Persuadé qu’une préparation de qualité est gage de réussite et le moyen d’éviter les surprises tant au niveau professionnel qu’au niveau privé, j’ai très tôt constitué un dossier, un vrai pense-bête du professeur d’échange avec une foule de renseignements pratiques, dossier dont j’ai d’ailleurs remis un exemplaire tant aux représentantes du PAD (Pädagogischer Austauschsdienst ), Mesdames EBERTS et von DONAT qu’à celles du Ministère Français, Mesdames BELLETO-SUSSEL et DONDOUX lors du stage préparatoire à Bonn fin août 2002. De plus, dès le mois de juin,après une rencontre avec ma collègue d’échange, je décidais de passer au moins quinze jours dans ma future région, le Vogtland.Dès le 14 août 2002, j’étais donc sur place et j’en profitais pour prendre mes repères en prenant contact avec la direction du lycée de Reichenbach, les collègues ainsi que mes futurs élèves. Tranquillement, ma collègue Heike Kramer et moi avons réglé énormément de petits détails pratiques pour notre futur investissement dans nos établissements respectifs mais aussi pour la vie de tous les jours.Dès lors, bien avant le stage à Bonn, nous étions bien armés pour faire de cette année d’échange une année pleinement réussie dans et au delà du domaine professionnel. II Une année réussie au lycée Goethe et en dehors du lycée. Dès le départ, les très bons contacts avec l’administration, les collègues et les élèves laissaient présager bon nombre de satisfactions.Le domaine privé devait lui aussi s’avérer extrêmement bénéfique. A Investissement au lycée. Je démarrais l’année scolaire avec trois classes de 9è ( = 3è en France ) en pleine responsabilité à raison de 4 heure par semaine et par classe plus trois clubs ( niveaux 7 et 8, 9 et 10-11-12è classes ). Dès le début, je me sentais à l’aise malgré deux classes chargées.En complément de mes deux années d’expérience du système scolaire allemand dans deux autres Länder, les bonnes indications de ma collègue d’échange qui avait fait la rentrée m’ont permis de trouver des stratégies adaptées à chaque classe. En novembre, je prenais une classe supplémentaire ( une classe de 10è = 2è en France ) en pleine responsabilité pour permettre à une collègue de travailler à temps partiel pour raisons de santé.N’ayant pas un horaire complet, j’ai été énormément sollicité pour remplacer des collègues ponctuellement absents, je n’ai d’ailleurs personnellement jamais manqué. Ma surprise la plus agréable a été la curiosité positive de mes élèves mais aussi d’élèves d’autres classes qui m’ont posé d’innombrables questions sur la France ainsi que sur mes motivations à faire une année supplémentaire en Allemagne.J’ai eu un succès certain en montrant ma propre curiosité pour le Vogtland ainsi que pour le patois régional. Mes collègues aussi, de toutes les matières d’ailleurs, se sont montrés très ouverts, toujours prêts à répondre à mes questions éventuelles et à en poser eux-mêmes, surtout mes collègues de Français.Un petit groupe de collègues dont le Proviseur Adjoint ( M.Lutz Niepold ) a souhaité apprendre le Français, demande à laquelle j’ai aussitôt répondu favorablement. Cette volonté de connaissance de la langue française, de la France et des Français s’est concrétisée par une très forte demande de correspondants et d’adresses pour de futures vacances, demande largement satisfaite. B Investissement en dehors du lycée. A peine arrivé dans le Vogtland, j’ai eu la joie de constater l’extrême gentillesse de la population et son désir de s’ouvrir sur l’extérieur, et partant, d’avoir des contacts avec des Français, d’avoir donc des informations sur la France.A de nombreuses reprises, les gens m’ont adressé la parole en apprenant que j’étais Français ou en voyant la plaque minéralogique de ma voiture. En octobre, une interview radiophonique ( MDR 1 Radio Sachsen ) et un article dans les deux journaux régionaux sur ma présence au lycée Goethe de Reichenbach pour un an ont largement amplifié cette soif de contact.Outre des invitations par exemple à une causerie littéraire ( en grande partie en patois local ! ),j’ai également été sollicité par des institutions ou associations.Pour un office de tourisme ( Nördliches Vogtland ), j’ai traduit gratuitement de la documentation qui se trouve d’ailleurs maintenant sur Internet. Il est cependant un domaine qui m’a apporté une très grande satisfaction : deux élèves de 10è (=2nde en France ), que j’avais en club de Français, ont souhaité faire un stage d’été en France et ce pour quatre semaines minimum.Très vite, j’ai fait jouer de nombreux contacts dans le nord de la France, ma région d’origine, - je suis de Sangatte-Blériot-Plage-, et en Vendée.C’est un hôtel de luxe de Calais, l’hôtel Meurice, qui s’est rapidement montré enthousiasmé à l’idée d’accueillir deux stagiaires allemandes particulièrement motivées.Une fois les formalités administratives et les conditions réglées, tout était fin prêt pour permettre aux deux Vogtlandaises de faire un séjour amplement positif en France.Même le voyage Allemagne-Calais et le retour ont été bien préparés, de même que le soutien moral et logistique, puisque j’ai passé une grande partie de mes vacances en famille dans le Calaisis.En cas de problème ou pour un simple conseil, mes amis, ma famille et moi-même étions disponibles. Satisfaction supplémentaire, sept autres élèves ont émis entre-temps le souhait de faire également un stage d’été en France l’an prochain.J’ai bon espoir de satisfaire leur demande non seulement d’améliorer leurs connaissances linguistiques mais aussi d’aller à la rencontre des autres. Conclusion. De cette année à Reichenbach dans le Vogtland en Saxe, une région que je ne connaissais pas du tout auparavant, même pas de façon livresque, je retiendrai une chose : les professeurs de langue, d’allemand en particulier, ne doivent pas hésiter une seconde à tenter l’expérience de l’échange de leur poste, et ce pour un an minimum. Au delà des nombreux cadeaux d’adieu ( ?! ) des collègues, des élèves, des parents et de personnes extérieures au milieu scolaire, j’ai l’extrême satisfaction d’avoir découvert une région et surtout des gens attachants, beaucoup ont d’ailleurs exprimé leur volonté de rester en contact.Avec joie ! Le contact humain, voilà le meilleur pont entre les peuples. Claude SEGARD.
Publié le 11/12/2006 à 14:25
Par claude.segard
Rapport d’échange poste pour poste Pour professeurs de langues. Année scolaire 2001-2002 Monsieur Claude SEGARD Madame Ulrike BREMER Collège Jean Monnet Erich Fried Gymnasium 85180 LE CHATEAU D’OLONNE 10243 BERLIN VENDEE FRIEDRICHSHAIN
Une année globalement positive. I -Préparation -Séminaire à Paris II Surprises désagréables dans le domaine privé. III Investissement au Lycée Erich Fried. IV Conclusion. Une année globalement positive. Comme pour mon échange en 98-99 avec une collègue de Saxe-Anhalt, surtout mon entourage français et mes amis allemands ont exprimé un certain étonnement à me voir postuler à nouveau, cette fois-ci pour la Thuringe.Leurs remarques concernaient toujours les différences climatiques entre la Vendée et le centre de l’Allemagne.Lorsque Berlin a remplacé Erfurt, le discours a été totalement différent.Il est vrai que la capitale allemande a valeur de symbole ; dès lors, j’avais la chance extraordinaire de passer un an dans une ville en pleine mutation. Malgré certains désagréments dus à l’attitude de ma collègue d’échange, mon expérience berlinoise a été si positive que j’ai décidé de prolonger mon séjour en Allemagne toujours dans le cadre d’un échange. I - Préparation. Fort de mon expérience réussie en 98-99, ma motivation pour un nouvel échange n’avait pas faibli même deux ans après, bien au contraire.Pour optimiser mes chances d’être à nouveau sélectionné, je n’avais pas tardé pour me mettre en quête d’un partenaire identifié.Avec l’aide de l’Institut Français d’Erfurt, auquel j’avais envoyé un courrier avec ma photo en l’an 2000, j’avais réussi à trouver rapidement unpartenaire motivé. Visite et contre-visite étant prévues longtemps à l’avance, les possibilités de surprises désagréables étaient écartées d’emblée.De plus, en constituant suffisamment tôt un dossier avec de nombreux détails aussi bien pour l’école que pour la vie de tous les jours, l’intégration de mon collègue en France ainsi que la mienne en Allemagne en seraient facilitées. Fin mars 2001, nous étions avisés de l’acceptation de notre demande d’échange.Malheureusement, pour des raisons personnelles, mon collègue d’Erfurt ne pouvait plus donner suite ?Cependant, j’acceptais aussitôt une proposition d’échange avec une collègue de Berlin.Une fois les dernières formalités administratives réglées, j’abordais avec confiance cette année berlinoise et j’invitais ma collègue à venir passer une semaine à Pâques au Château d’Olonne de façon à mieux préparer l’échange, ma contre-visite à Berlin étant prévue pour la deuxième semaine de juillet.Les deux visites ont eu lieu en période scolaire du partenaire pour une première approche des réalités de l’établissement d’accueil – administration, collègues, élèves, matériel – sans oublier les aspects principaux de lavie quotidienne. Cette bonne préparation est malheureusement entachée d’un bémol : Lors de la visite de ma collègue chez moi à Pâques, je lui ai remis un dossier complet et je l’ai priée de me préparer la même chose.Mais ni en juillet lors de ma contre-visite, ni fin août à mon arrivée à Berlin, je n’ai obtenu ce qu’elle m’avait pourtant promis.Elle n’avait tout simplement pas de temps à me consacrer.Elle reportait sans cesse le moment de parler travail.Cela explique certainement le fait qu’elle a écourté son séjour à Pâques ; elle n’a fait que du tourisme avec son amie Angela Wanke qu’elle avait d’ailleurs emmenée au Château d’Olonne.De plus, en juillet à Berlin, elle m’a prié de partir au bout de deux jours prétextant une autre visite.Juste avant son départ pour la France, elle s’est contentée de me dire que j’avais de l’expérience vu mon année en Saxe-Anhalt.J’ai été étonné d’une telle attitude. L’Allemagne étant un pays fédéral, je suis convaincu qu’il faut toujours faire attention.Il est préférable d’avoir des certitudes plutôt que des surprises : par exemple, les maigres indications sur le matériel données à la va-vite par ma collègue juste avant son départ pour la France se sont révélées inexactes.Heureusement, j’ai pris la peine de tout vérifier avant de commencer les cours. Séminaire à Paris. Ce séminaire n’a malheureusement pas eu lieu.Tous les collègues auraient pu avoir les réponses à leurs questions en interrogeant directement leurs partenaires ou si nécessaire les représentants des deux ministères.Les dates retenues n’étaient pas les meilleures semble-t-il.A mon humble avis, ce séminaire ne devrait pas avoir lieu juste avant la prise de fonction ; il serait préférable de le situer avant la fin de l’année scolaire précédente pour que les participants puissent mieux s’organiser ?Un dossier, donc quelque chose d’écrit, devrait absiolument être préparé par les professeurs désirant faire un échange et celui-ci serait contrôlé par les chefs d’établissement respectifs ainsi que par les animateurs du séminaire. Tous les documents officiels et recommandations comme par exemple le « Guide du Professeur d’Echange » devraient être envoyés dès la demande d’inscription et le dossier préparé par le collègue aussi vite que possible pour optimiser la préparation.Même lorsque l’on est pas bête, on ne peut pas deviner les questions que l’on doit poser.Je pense par exemple à mon collègue Jean-Marc Chassard, qui lui non plus, n’a pas eu d’informations préalables de la part de sa collègue d’échange.J’ai dû lui donner bon nombre de renseignementd, conseils scolaires et extra-scolaires car nous avons partagé le même logement ( Ulrike Bremer et Angela Wanke habitent ensemble dans un très grand appartement, en fait plusieurs logements indépendants avec une cuisine commune).Peut-être pourrait-on également avoir les noms et adresses d’anciens partenaires d’échanfe ( lors de la demande ou bien au plus tard lors de l’acceptation ). Une très bonne préparation éliminerait de façon certaine les surprises désagréables dues à la négligence et à la désinvolture. II Surprises désagréables dans le domaine privé. Je n’ai pas pour habitude de critiquer, mais il est des cas où il faut que les choses soient dites, ou mieux, écrites ne serait-ce pour que d’autres ne connaissent les mêmes expériences négatives.Voici quelques exemples significatifs : -téléphone. La perspective de vivre à Berlin avec un collègue français me laissait quelque peu perplexe, mon but étant une totale immersion dans un environnementallemand en général, berlinois en particulier.Mon collègue étant aussi respectueux que moi, nous avons vécu en bonne intelligence.Il est vrai que chacun disposait d’un espace suffisant, un véritable appartement pour chacun, seule la cuisine était commune. Chacun disposant de sa ligne téléphonique, cela ne devait a priori ne poser aucun problème.La difficulté est venue du fait qu’une connaissance d’Angela Wanke venait quelquefois dormir dans un des appartements et s’est permise à maintes reprises d’utiliser les deux lignes téléphoniques sans permission.Cette personne, à qui il était prévu que nous réglions nos factures, m’a réclamé la totalité des consommations passées de ma ligne sans évoquer ses propres coups de fil en prétendant même faire payer la TVA sur une somme déjà calculée avec la TVA. Nourriture. Ma collègue m’a proposé de consommer ce qui restait ( notamment dans son réfrigérateur ).Or, une partie avait déjà dépassé la date limite de consommation. Logement. Ma collègue s’est permise de rénover à sa façon mon salon-salle à manger sans m’en parler ni consulter le propriétaire, et cela à trois mois de la fin de l’année scolaire.De plus, elle a demandé à mon propriétaire de lui rembourser les frais engagés ! Courrier. Bien que ma collègue ait insisté pour avoir mon adresse de vacances, elle ne fait pas suivre mon courrier ; en effet, du courrier arrivé à Berlin peu après mon départ a été retourné à l’expéditeur, comme par exemple une lettre du chef d’établissement du Lycée Goethe de Reichenbach ( Saxe ) où j’exercerai en 2002-2003. III Investissement au lycée Erich Fried de Berlin/Friedrichshain. Ma collègue n’ayant pas du tout préparé ma venue, je redoublais d’efforts dès le départ afin d’être à la hauteur de exigences d’un Land où tout ne fonctionne pas obligatoirement comme en Saxe-Anhalt.Cependant, mon approche positive de réalités bien différentes m’a permis de m’intégrer rapidement.Que ce soit au niveau de l’administration ou des collègues, je trouvais l’aide nécessaire et j’avoue que j’ai été très agréablement surpris du bon accueil et de l’accompagnement qui m’ont été réservés. Même si la disponibilité des collègues – chef d’établissement en tête – était prévenante et rassurante, je cherchais l’information au lieu d’attendre qu’elle me soit donnée.Je n’hésitais pas non plus à poser des questions même pour des points paraissant évidents, cela m’a d’ailleurs permis de nouer plus vite le contact. Très vite, la bonne entente avec les collègues de Français a donné lieu à un échange fructueux.Il est vrai que la présence d’unlocuteur natif donnait une autre dimension à leur travail habituel.Sollicité régulièrement, je répondais volontiers aux questions pertinentes, notamment à celles d’une nouvelle collègue et à celles d’une stagiaire que j’ai d’ailleurs souvent accueillie dans mes cours. Les autres collègues se sont aussi montrés très intéressés par la présence d’un « vrai » Français comme ils se plaisaient à le répéter.En plus des traductions ponctuelles et des informations sur la France, les conversations étaient toujours amicales. Les élèves pour leur part m’ont apporté beaucoup de satisfactions, les débutants tout d’abord dont l’attitude était motivante, les 8èmes, 9èmes et les deux classes de 11ème ensuite qui incitaient à l’innovation et les 12è et 13è enfin qui m’ont frappé par leur ouverture d’esprit.( la 8ème classe en Allemagne équivaut à la 4ème en France, la 9ème en Allemagne équivaut à la 3ème en France, etc.Les Allemands ont une année scolaire de plus que les Français dans certains Länder. )J’avoue que j’avais plaisir à aller en cours et que je n’ai pas rencontré de problèmes particuliers.J’ai eu la chance d’enseigner à des élèves gentils, ouverts au dialogue et surtout ayant certes une soif d’apprendre le Français, mais désireux également d’appréhender la culture française au delà des manuels. L’animation d’un club m’a permis par ailleurs d’être encore mieux apprécié.J’étais plus qu’un simple professeur, confident parfois.Une autre satisfaction m’est venue des élèves du primaire lors de mes interventions en faveur du Français, certains déclarant ouvertement leur choix dès la fin de ma présentation. Au fil des jours, je me sentais de plus en plus à l’aise.L’ambiance favorable au travail, le très bon contact avec toutes mes classes m’encourageaient à penser que l’investissement personnel est payant. Comme en Saxe-Anhalt, je concluais l’année scolaire par un rallye à travers la ville, auquel ont participé d’autres classes, doté à nouveau de nombreux lots offerts par des commerçants et des organismes institutionnels français.Au passage, je remercie le Maire de Calais, Jacky Hénin et la ville de Calais, les Conseils Généraux du Pas-de-Calais et de Vendée, les Comités Départementaux du Tourisme du Pas-de-Calais et de Vendée, la Maison de la France en Allemagne pour leur soutien. Enfin, j’ai beaucoup apprécié les cadeaux-souvenirs, certains d’ailleurs à titre individuel, venant de chacune de mes classes et des collègues .Beaucoup ont souhaité garder le contact. IV Conclusion. De cette année à Berlin, je retiendrai une chose de plus en plus évidente à mes yeux : l’engagement personnel des enseignants – professeurs de langues en particulier – est le meilleur moyen pour construire des ponts entre les peuples.Enseigner une langue apporte beaucoup plus que les simples connaissances scolaires, c’est avant tout transmettre un outil de communication pour apprendre à se connaître mutuellement.La jeunesse a besoin de repères forts pour ne pas tomber à nouveau dans les préjugés.Certes, les efforts à fournir sont importants et demandent à être poursuivis mais c’est une mission exaltante. Même si quelques déceptions apparaissent ici ou là, dues notamment à l’attitude désinvolte de ma collègue berlinoise, je n’en suis que plus motivé pour faire un nouvel échange et pour conseiller une expérience tellement enrichissante au niveau humain. Claude SEGARD.
Publié le 08/12/2006 à 17:56
Par claude.segard
Rapport d’échange poste pour poste pour professeurs de langues vivantes. Année scolaire 1998-1999 Claude SEGARD Sabine ROLOFF Collège Jean Monnet Gymnasium am Thie 85180 LE CHATEAU D'OLONNE 38889 BLANKENBURG VENDEE SACHSEN-ANHALT Remarque préliminaire. Mais pourquoi donc quitter, même pour une année scolaire, son collège de la côte atlantique, avec le doux micro-climat vendéen de surcroît, pour un lycée situé en plein cœur de l’Allemagne, au climat réputé rigoureux ? De plus, pourquoi échanger le confort du poste fixe français contre des habitudes et des exigences certainement bien différentes ? Par dessus le marché, pourquoi choisir le Land de Saxe-Anhalt, connu pour les scores élevés de la DVU ( DeutscheVolksunion ) aux élections, son haut niveau de chômage, sa difficile adaptation à l’économie de marché, sa lente intégration à l’Europe ? Et pour couronner le tout, qu’espérer d’un séjour d’un an dans une petite ville d’à peine 20 000 habitants, à l’écart des grandes voies de communication, pas universitaire, à la vie culturelle a priori provinciale donc limitée ? Pourquoi ? Pourquoi pas ! Tous ces pourquoi ont été exprimés par mon entourage français et mes connaissances allemandes, que ce soit au niveau familial, amical ou professionnel.Le plus étonnant, à cet égard, est que ces préjugés viennent de personnes qui n’ont – pas encore – mis les pieds dans le Land de Saxe-Anhalt en particulier, et dans les nouveaux Länder en général.Raison de plus pour y aller moi-même, dépasser la simple approche linguistique, aller au delà de la connaissance d’un autre système scolaire, en fait aller à la rencontre des autres dans le cadre du travail certes, mais également au quotidien, et pour témoigner ensuite d’une expérience positive. Préparation. Afin d’optimiser mes chances d’être sélectionné pour un échange d’abord, et ensuite de mieux préparer celui-ci, je décidais de me mettre en quête d’un partenaire identifié.En passant suffisamment tôt une annonce dans le bulletin des professeurs de français en Allemagne ( Französisch heute ), j’eus la satisfaction d’avoir une réponse écrite et plusieurs appels téléphoniques.Heureusement, je n’eus pas l’embarras du choix car j’avais ciblé mon annonce sur les nouveaux Länder avec certes une préférence pour Berlin et le Land de Brandebourg mais la lettre était suffisamment claire dès le départ pour que je décide de donner la priorité à ma collègue de Saxe-Anhalt.Très vite, nous nous sommes mis d’accord sur les questions de logement et sur une visite réciproque bien avant l’échange.C’est ainsi que j’ai reçu ma collègue – accompagnée de ses parents d’ailleurs ! – pendant une semaine en février 98. Ainsi, elle a pu prendre contact avec mon chef d’établissement, voir les locaux , le matériel pédagogique, avoir un aperçu du fonctionnement du collège ( avec en plus, le bulletin de rentrée avec des tas de renseignements écrits ).Outre la découverte du lieu de travail, la partie vie quotidienne n’était pas oubliée : contact avec mes propriétaires, mes collègues, mes amis susceptibles de l’aider en cas de besoin.Pour terminer, visite « active » de la ville, repérage des magasins, des administrations, etc…, et plein de conseils pratiques, par exemple comment éviter les embouteillages pour arriver à l’heure au collège ! Heures d’ouverture des magasins, des banques, de la poste, pharmacie, médecins, plans de villes, de la région, lignes de bus, etc… En résumé, plein d’informations à l’avance pour ne pas tout découvrir en catastrophe à la rentrée, le tout d’ailleurs mis par écrit.Donc, tout faire pour faciliter l’intégration de ma collègue, à l’école et en dehors de l’école. Ma contre-visite quant à elle s’est déroulée du 02 au 08 avril 98.Je serais bien resté à Blankenburg plus longtemps mais je devais rentrer pour accueillir des Bavarois de la ville jumelle des Sables d’Olonne le 09 avril. Ma collègue ayant bien préparé ma venue, j’ai pu également prendre contact avec le chef d’établissement, les collègues et mes futurs élèves allemands.Les questions matérielles ( logement notamment ) ne posant pas de problèmes particuliers, je dus dès lors découvrir la ville et la région malgré le mauvais temps. Désirant également faire un peu de tourisme approfondi dans le Harz, je décidais dès ce mois d’avril de passer pratiquement toutes mes vacances d’été à Blankenburg ( avec seulement une coupure d’environ 15 jours dans le nord de la France pour voir mes parents âgés et de santé délicate ). C’est ainsi que dès le 03 juillet 98, je me trouvais à Blankenburg et j’ai pu voir la fin de l’année scolaire ( 20 juillet 98 ), assister à nouveau aux cours de ma collègue, aux conseils de classe et participer à l’excursion de fin d’année à laquelle était présent pratiquement tout le personnel administratif et enseignant. Séminaire préparatoire à Saarbrücken. L’utilité de ce séminaire qui permet entre autres choses de rencontrer des « anciens » et de profiter de leur expérience est évidente.La présence de représentants officiels des deux pays est également une aide précieuse pour des questions administratives.Il me faut cependant souligner deux points me paraissant essentiels : 1) Tout d’abord, ce séminaire intervient trop tard : Soit certains collègues viennent de faire la pré-rentrée allemande ( comme moi en Saxe-Anhalt ), soit d’autres ont déjà plusieurs semaines derrière eux ‘ Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, par exemple ), de sorte que la préparation n’a pas le temps d’être vraiment « digérée ».Ce faisant, beaucoup de bons conseils ne trouvent pas immédiatement d’application aussi efficace que souhaitée.Rejoignant nos postes directement après ce séminaire ( échanges à l’année ), nous devons attendre les prochaines vacances scolaires pour éventuellement aller chercher du matériel ou même des produits régionaux. Personnellement, je ne suis pas du tout rentré en Vendée pendant presque 14 mois vu la distance ( près de 1400 km ) entre Blankenburg et Le Château d’Olonne.Je suis plutôt allé dans le nord de la France, vu la santé déclinante de mes deux parents, mon père est d’ailleurs décédé le 21 juillet 99, dernier jour de classe en Saxe-Anhalt. 2)Le deuxième point sur lequel j’aimerais insister concerne une évidence, mais comme toute évidence, elle a parfois besoin d’être rappelée : Tout professeur participant à un échange de poste doit bien avoir en tête qu’il doit s’adapter à un pays, à un système scolaire, à une mentalité et des habitudes différentes et non chercher à « imposer » son propre modèle de référence.C’est dans ce cas courir à coup sûr à l’échec.Lors d’une rencontre du 2 au 4 octobre 98 à Stadthagen près de Hanovre entre les professeurs d’échange, une collègue en poste près de Brême n’a fait que répéter : « Oui, mais en France… « tout en se plaignant de divers problèmes.Elle avait du mal à comprendre qu’on ne peut pas arriver en Allemagne et vouloir travailler comme en France.Eventuellement, il est possible de faire des propositions ponctuelles, mais il ne s’agit en aucun cas de « chambouler « l’organisation allemande. Ce séminaire devrait avoir lieu en mai. Déroulement au quotidien. Bien armé en théorie pour cette expérience, je démarrais avec confiance cette année d’échange.Chaque fois que j’avais une question, je n’hésitais pas à consulter mes collègues de français mais également les autres ainsi que l’administration et même les agents de service.Pendant les trois premiers mois environ, je prenais la précaution de noter pratiquement tout.Le semainier en salle des professeurs était une aide précieuse car écrite ; à côté de cela, il fallait être plus attentif au dit, et surtout au non-dit.Je dois dire que j’ai été très bien épaulé par mes collègues – de français en priorité – ainsi que par le proviseur et son adjoint qui prenaient sur leur temps pour éclairer ma lanterne chaque fois que j’étais concerné.Ceci étant, j’ai très vite compris qu’il faut savoir aller chercher l’information et ne pas attendre qu’on nous la livre sur un plateau.Ce bon conseil nous avait d’ailleurs été donné à Saarbrücken. Que ce soit en matière de programmation des Klausuren, des tests, de rythme de travail ( cours de 45 minutes au lieu de 55 minutes ), de notation ou de concertation avec les collègues, ce qui m’a frappé, c’est le travail en équipe des Allemands face à « l’individualisme » des Français.En Allemagne, il est pratiquement impossible de faire cavalier seul, de rester dans son coin, et c’est tant mieux.Mes collègues de français m’ont très vite sollicité pour « profiter » de la présence d’un locuteur natif et j’ai beaucoup apprécié les échanges d’idées car c’est un véritable « donner et prendre » d’où chacun sortait avec un plus pour sa pratique quotidienne de classe. Ce contact fructueux avec les collègues a bien entendu été élargi au point qu’une exposition de travaux d’élèves français a eu lieu au lycée de Blankenburg – et vice versa –à la grande satisfaction des collègues d’arts plastiques français et allemands concernés. Pour ce qui est des élèves allemands, j’avoue ne pas avoir constaté de grosses différences avec les élèves français, sauf au niveau de la discipline, les élèves allemands étant très disciplinés.J’ai bien évidemment rencontré des problèmes – petits et grands – avec des élèves, surtout en classe de 9ème ( = 3ème en France ), mais n’est-ce pas l’âge de la puberté qui explique certains troubles ? Qu’ils soient allemands ou français, les élèves se cherchent encore, commencent à affirmer leur personnalité, quelquefois par quelques débordements verbaux ou comportementaux, qu’il faut comprendre en restant calme mais aussi cadrer avec l’aide de l’équipe éducative.Le plus étonnant, c’est qu’au lieu de me plaindre de cette classe de 9ème, je me suis mis très vite en quête de solutions, tâche pour laquelle le professeur principal m’a été de bon conseil.Les efforts fournis ont été concluants.Même si les autres classes m’ont également offert un petit cadeau d’adieu en fin d’année, j’ai beaucoup apprécié celui venant de cette classe.C’est justement cette classe qui m’a poussé à innover, à faire preuve d’immagination, dont ont d’ailleurs profité les autres classes et mes collègues de français et de langue, tout en respectant les programmes.De plus, j’ai conclu l’année scolaire par un rallye à travers la ville, rallye doté de nombreux lots offerts par des sponsors d’abord du nord de la France- ma région d’origine- et de Vendée. Je remercie au passage Jacky Hénin et la ville de Calais, Monsieur Barron et le Président de la Chambre de Commerce de Calais, Monsieur Philippe Garcia, responsable de la Communication à la ville d’Arras, ainsi que le Conseil Général du Pas de Calais, l’Office de Tourisme des Sables d’Olonne et le Conseil Général de Vendée pour les nombreux lots.Les élèves étaient enthousiasmés, surpris de mettre en pratique leurs connaissances de façon plaisante certes, mais aussi concrète. Investissement en dehors du Lycée am Thie de Blankenburg. Dès mon arrivée à Blankenburg, le bouche à oreille a fonctionné.D’abord, bien évidemment dans mon voisinage immédiat ; un « vrai » Français était là pour un an ! Les gens cherchaient le contact, posaient beaucoup de questions sur la France, me demandaient mes motivations, voulaient être conseillés pour leurs enfants apprenant déjà le français ou envisageant de l’apprendre. Un architecte paysager dont le fils apprend le français m’a sollicité pour traduire son livre.Il voulait une version en plusieurs langues en vue de la BUGA ( Bundesgartenschau ) de Magdeburg. A l’occasion de la rencontre amicale entre le Chancelier Fédéral Gerhard.Schroeder et le Premier Ministre Lionel Jospin le 09 janvier 99 à Quedlinburg ( 16 km de Blankenburg ), j’ai fait la connaissance de représentants du Comité de jumelage entre Quedlinburg et Aulnoye-Aymeries ( dans le nord de la France ).J’ai également pu saluer le maire de la ville française.Très vite, j’ai été amené à apporter mon aide à ce comité, comme par exemple lors de la venue de retraités français. Le bouche à oreille continuant à fonctionner, une secrétaire de la mairie de Quedlinburg m’a contacté en vue de l’accueil de jeunes français, âgés de 10 ans environ, enaoût 99, dans le cadre d’un camp de vacances franco-allemand.Mon aide a consisté à donner quelques cours de français aux petits allemands de façon à faciliter les premiers contacts grâce à quelques bases. Ensuite, par mon intermédiaire, un étudiant en langues appliquées à Boulogne- sur- mer- Cyrille Vanbaelinghem de Blériot-Plage, commune de Sangatte – a pu faire un séjour d’un mois dans une famille de Blankenburg ayant une fille à peu près du même âge.Il a fait un stage dans d’observation dans mon lycée. Enfin, une collègue de Quedlinburg, responsable de formation continue pour le français, a organisé une rencontre studieuse avec des collègues enseignant le français dans la circonscription de Halberstadt. En somme, à part les bébés, les différentes classes d’âge ont été touchées par mes interventions. Conclusion. De cette année à Blankenburg, je retiendrai une chose à mes yeux primordiale : à côté des grandes théories et des grands discours sur le rapprochement entre les peuples, notamment entre les Français et les Allemands, il y a la force de l’expérience vécue, de l’investissement personnel, avec son lot de difficultés surmontées, de satisfactions diverses et le sentiment d’avoir obtenu des résultats positifs en ayant toujours en tête qu’enseigner une langue – surtout à l’étranger – ne se limite pas à faire ingurgiter du vocabulaire et quelques règles de grammaire, c’est transmettre un outil de communication qui sert à aller à la rencontre des autres ; et même si quelques fautes apparaissent ici ou là, l’essentiel est que la communication s’établisse entre les gens et qu’ils aient envie de continuer à faire des efforts pour se comprendre mutuellement. Ma seule déception est de ne pas avoir pu prolonger d’une année ce séjour- oh combien- instructif. En conclusion, je recommande à tout professeur de langue de faire cette expérience d’un an minimum et j’ai déjà en tête de renouveler ma candidature avec un partenaire identifié ou non. L’Europe est un chantier permanent. Claude SEGARD.
Publié le 07/12/2006 à 11:54
Par claude.segard
COLLEGE JEAN ROSTAND DE LICQUES. SUR LES TRACES DE CHARLEMAGNE A AIX-LA-CHAPELLE. Le vendredi 26 mai dernier, 42 élèves germanistes de 3è et 4è du collège Jean Rostand de Licques se sont levés de bonne heure pour une escapade d’une journée dans la belle ville allemande d’Aix-la-Chapelle. Accompagnés de 5 professeurs, Mmes Bénéfice, Benneton, Degrillasse(organisatrice) et MM Immouni et Ségard, les élèves ont pu découvrir la ville du premier vrai grand Européen, à savoir Charlemagne, lui qui, comme le dit France Gall dans une de ses chansons, « a eu cette idée folle, un jour d’inventer l’école ».Au programme figurait notamment une visite guidée de la cathédrale ( Dom ) où Charlemagne s’est fait couronner Empereur en l’an 800.Juste à côté se trouve le musée ( Domschatzkammer ) où l’on peut admirer de nombreuses reliques ; les élèves étaient ébahis. Avant de rejoindre le bus qui attendait tout le monde sur le grand parking gratuit nommé Bendplatz, chacun a pu apprécier les nombreuses rues piétonnes situées à l’intérieur du Ring( Rocade entourant le centre-ville ) mais surtout celles près de la mairie où a lieu le fameux marché de Noël. Beaucoup d’élèves ont pensé à ramener un cadeau original pour la fête des mères et garderont un très beau souvenir d’Aix-la-Chapelle malgré la météo. Aix-la-Chapelle leur a beaucoup plu, même s’il a beaucoup plu ! Cet article est paru fin juin 2006 dans les journaux suivants : Nord-Littoral et La Voix du Nord édition de Calais. L’Indépendant de Saint-Omer.
Publié le 06/12/2006 à 11:21
Par claude.segard
COURRIER DE LECTEUR Cet article est paru en 1998 dans le bulletin de l'association des professeurs d’allemand ( ADEAF ). Claude SEGARD, professeur au Collège Jean Monnet au Château d’Olonne en Vendée, a pour cette année scolaire 1998-1999 échangé son poste avec une collègue de Blankenburg/Harz dans les nouveaux Länder.Il nous décrit les difficultés rencontrées par cette collègue, Sabine Roloff qui souhaitait comme lui intervenir en primaire pour des cours d’initiation. Sabine Roloff a été très surprise à son arrivée de constater que l’initiation à l’Allemand dans le secteur n’avait pas été mise en place.Dans deux écoles, 13 parents au moins désirent que leur enfant soit initié à l’Allemand.Pourtant, malgré l’appui du Principal du collège, rien n’a démarré, et « quand ma collègue pose des questions pour comprendre, elle obtient des réponses telles que : « il y a des problèmes techniques pour vous payer. », alors que le Bulletin Officiel concernant les professeurs d’échange.Elle a même entendu : « pour nous, vous n’existez pas » ! Bravo l’accueil ! Ici, à Blankenburg, j’ai été en revanche très bien accueilli ; le russe est en perte de vitesse, et le français en bénéficie car il n’y a pas d’autres langues en concurrence. A l’heure de l’Europe, de la naissance officielle de l’Euro, de la nécessaire mobilité des personnels, alors qu’on souhaite de plus en plus que les langues soient enseignées par des professeurs de langue maternelle, on assiste sur le terrain à un « guillotinage » de tout ce qui n’est pas l’anglais ( en contradiction également avec ce qui a été rappelé au récent sommet franco-allemand de Potsdam, à savoir la nécessité d’apprendre la langue du partenaire).Pour moi, il s’agit d’un rouleau compresseur simplificateur ayant pour seule logique une logique comptable.Ah, comme les choses seraient simples si l’anglais était la première langue pour tous.On pourrait bourrer les classes à tous les nveaux dès la sixième. Cette pure logique comptable s’applique déjà à l’Espagnol victime de son « succès » avec des classes de plus en plus chargées.Cette même logique – si elle est appliquée jusqu’au bout- atteindra l’anglais lui-même.Alors, les professeurs d’Espagnol, d’Anglais et l’ensemble des collègues seraient bien inspirés de défendre la pluralité des langues proposées et donc entre autres l’Allemand en 6ème car ce sont leurs conditions de travail qui s’aggravent et s’aggraveront encore plus si rien n’est fait contre l’aveuglement ( ?) de notre ministre qui nous construit une Europe à la remorque de l’Anglais et des Etats-Unis au lieu de bâtir une Europe respactueuse de ses diversités (…)Il nous faut une vraie politique DES langues à tous les niveaux et non ce choix qui n’en est pas un : l’Anglais et le reste pour ne pas dire le néant. Même si l’Anglais peut servir de langue intermédiaire dans certains cas, il faut voir la mine réjouie des touristes lorsqu’on fait l’effort de les accueillir dans leur langue.Le Ministère du Tourisme n’a-t-il pas édité une plaquette spéciale à l’occasion de la coupe du monde de football avec des rudiments des langues des visiteurs accompagnés d’un descriptif de leurs goûts et habitudes pour ne pas commettre d’impairs ? Et quand un Français va à l’étranger, n’est-il pas content lorsqu’on s’adresse à lui en Français ?Même avec un accent et quelques fautes qui d’ailleurs ont leur charme et ne sont pas si graves que cela, l’essentiel étant que la communication s’établisse entre les gens et que ceux-ci aient envie de continuer à faire des efforts pour se comprendre mutuellement. De plus, apprendre une langue ne se limite pas à ingurgiter du vocabulaire et quelques règles de grammaire, c’est aussi aller à la rencontre de gens qui vous semblent bien différents, mais qui le sont beaucoup moins dès qu’on communique avec eux dans leur langue sans passer par une sorte de basic-english.Les industriels et les commerçants le savent bien, les efforts à ce niveau sont toujours récompensés.Alors, pourquoi l’Allemand, langue du premier partenaire économique de la France, langue qui permet également de conquérir des marchés dans de nombreux pays de l’Est, devrait-il être relégué comme les autres langues au rang de sous-langue ? Claude SEGARD. Professeur d’Allemand et européen convaincu.
Publié le 05/12/2006 à 09:38
Par claude.segard
Rendez-vous. Hier soir, j’avais rendez-vous, Et, je vous l’avoue, Cela m’a fait quelque chose, Même avec une jolie rose, Une jolie rose rouge à la main, J’étais comme un gamin. Heureusement, c’est elle qui a parlé, Ou plutôt m’a questionné De sorte que je répondais Tout simplement, sans hésiter. Aujourd’hui, nous nous sommes revus, Et là, bien entendu, J’étais moins timoré Pour parler le premier. En fait, pas besoin de préparation, Il faut oser, sans façon. Les questions me sont venues Tout simplement, sans plus, Et elle m’a répondu, Elle n’est plus une inconnue. Et demain, je le sais, Ce ne sera pas compliqué. Je sais ce que je vais lui dire, Je lui parlerai de notre avenir, De notre avenir à tous les deux. Ensemble, nous serons heureux. Sur un ton bien naturel, Je lui dirai qu’elle est belle, Qu’elle est une merveille, Et qu’elle m’est éternelle. Monsieur Claude SEGARD. 1374 route Nationale 62231 SANGATTE. Tél : 0321973034 Mél : claude.segard@ifrance.com http://blog.ifrance.com/claude.segard PS : J’ai écrit cette poésie quand j’étais à Berlin dans le cadre d’un échange poste pour poste pour professeur de langues, pendant l’année scolaire 2001-2002.Cette poésie est parue dans le journal du lycée Erich Fried où j’enseignais le Français.Le journal s’appelait « Provokation » et était fait par des élèves.
Publié le 04/12/2006 à 09:34
Par claude.segard
COLLEGE REPUBLIQUE DE CALAIS L’ALLEMAGNE POUR 49 ELEVES Quarante-neuf élèves des classes européennes du Collège République sont partis lundi soir pour l’Allemagne, un séjour à objectif culturel et linguistique.Ce déplacement qui est devenu maintenant une tradition bien établie au sein de cet établissement scolaire, doit conduire les jeunes à Gutach, puis aux bords des chutes de Triberg, visite du musée de la Forêt Noire, Meersburg, Constance avec avec sa tour de poudre, sa Basilique, la Maison des Palmiers…ainsi que l’île de Mainau puis Freiburg.Pour l’hébergement, nos jeunes amis sont accueillis dans des familles pour les soirées, le midi, le repas pique-nique afin de permettre un maximum de promenades et de visites.Les enfants sont accompagnés de Mmes Chantal Hamy, Danièle Sauvage-Gunther et de MM.Claude Ségard ( professeur d’allemand, en brigade de remplacement à Coubertin ) et de Freddy Gambier.A noter que les frais de participation se sont élevés à 1000 francs par élève.
Cet article est paru dans le journal Nord-Littoral en mai 1995.
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